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'Modèles de lettres'

Lettre aux impôts (bis)

profilLe contexte : un centre des impôts qui après avoir été incapable de me mettre une adresse complète, pendant 6 années consécutives, et dont je ne recevais donc les courriers qu’une fois sur deux, et encore, s’avère maintenant incapable d’assimiler le fait que je suis divorcée et que j’ai repris mon nom de jeune fille.

Après avoir fait un courrier à la perception en envoyant mon chèque car les salauds m’ont bloqué mon compte en banque (par l’intermédiaire d’une notification d’avis à tiers détenteur (ATD à la banque)) (glups) j’ai mitonné ce petit courrier qui partira demain au centre des Impôts. NON MAIS SANS BLAGUE.

Note : le premier problème ne s’est résolu qu’après l’envoi de ma 30ème lettre réclamant que mon adresse soit désormais complète, avec en PS “faute d’une réponse de votre part sous deux semaines, j’adresse une copie de l’ensemble de mes courriers à la Présidence de la République). Bon à savoir EN EFFET : on peut toujours écrire au Président de la République, au Premier Ministre, etc… Ils ont une armée de personnes qui répondent toujours… Miraculeusement ON me contacta pour m’assurer que le problème était résolu.

Triffouillies les Oies, le 27 juin 2006

Objet : la complainte d’une contribuable excédée.

Madame, Monsieur,

J’ai reçu il y a deux semaines une lettre de ma banque m’informant d’un ATD émanant de la Trésorerie et je me suis aperçue, en contactant immédiatement mon banquier que :

Nonobstant mon courrier en date du 12 juin 2005 à votre centre, par lequel je signalais de m’adresser tout courrier à mon nom de jeune fille (DABRA), étant divorcée de Monsieur ABRACA depuis le 13 avril 2005, l’ATD concernait Madame ABRACA Coraline née DABRA (cette importante précision à la ligne pour que le facteur n’y fasse pas attention).

Il se trouve que mon ex époux fait bien entendu suivre son courrier. Il se trouve également que mon facteur préféré qui saît qui je suis, est atteint d’une maladie invalidante qui l’amène à être en arrêt maladie 6 mois sur 12 (je ne parle pas des congés payés). En son absence tout courrier adressé à ABRACA (Monsieur ou Madame) est systématiquement renvoyé à mon ex époux, par les remplaçants divers qui ne prennent pas la peine de faire la différence entre Monsieur et Madame (je peux vous transmettre si vous le souhaitez la longue complainte du contribuable en but avec les PTT). Mes remarques successives (à votre disposition vous l’aurez compris) n’ont été suivies d’aucun effet, les facteurs de remplacement changeant régulièrement. Quand mon ex époux reçoit un courrier qui me concerne, il se fait une joie de ne surtout pas me le retourner. Du coup je fais la même chose en ce qui le concerne et que le facteur se trompe dans l’autre sens, mais il ne s’agit jamais de courriers importants que je me ferais un plaisir de brûler dans l’évier).

Bien évidemment, le grand ordinateur des impôts (dit “la machine infernale“), après avoir refusé pendant 6 ans d’ingurgiter mon adresse complète (pendant 6 ans, c’était “allée Chicane” et rien d’autre, alors que l’allée Jules Chicane compte 52 pavillons et 3 immeubles, et une Madame DABAS qui mettait sans doute régulièrement mon courrier à la poubelle, maintenant il y a un progrès il est précisé “résidence des Harpies”, mais c’est toujours incompet il manque le n°), donc je disais, l’infernale machine va maintenant refuser de me rendre mon nom patronymique auquel je tiens beaucoup. Par ailleurs et par jugement, je n’ai plus le droit de porter le nom de mon ex mari et c’est tant mieux.

J’ai dans un premier temps été dans l’obligation, ne recevant pas ma déclaration “pré-remplie” (et fausse), de sommer mon ex mari de me l’adresser illico, puisque de toute évidence c’était lui qui l’avait reçue. Fort heureusement il s’agit d’un homme très désordonné, mais qui ne jette rien, et j’ai pu obtenir, en retard bien sûr, la dite déclaration. Car elle était adressée à Madame ABRACA, et le changement de nom ne pouvait s’effectuer sur Internet (10 % facilement gagnés, mais je n’en resterai pas là j’ai des preuves).

Force m’a donc été de constater que la diabolique infernale machine n’avait pas pris en compte mon changement de nom.

A la vue horrifiée du courrier de ma banque, j’ai dû à nouveau SOMMER mon ex mari de me transmettre votre courrier. Sur le moment je me suis demandé de quoi il s’agissait, et puis je me suis rendue compte que je n’avais pas eu de vos nouvelles depuis belle lurette, ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

En effet, notre dernier contact (certe fort courtois) a été quand j’ai dû me rendre en vos locaux pour avoir un double de mon avis d’imposition (non reçu car étant parti en droite ligne chez mon ex). J’ai ce jour là reprécisé mon changement de nom et on m’a assuré que “cétait fait”.

Là je reconnais être entièrement dans mon tort. J’ai eu de très gros ennuis familiaux, de travail et autres (si vous le souhaitez je pourrais vous les énumérer dans un autre courrier), et j’ai complètement “zappé” la taxe foncière et la taxe d’habitation. Ne recevant rien, rien n’a pu me remettre dans le droit chemin du règlement obligatoire et de la ponction annuelle qui grève le budget des fêtes de fin d’année. Naturellement cela vous est parfaitement égal, mais si vous aviez pris la peine d’envoyer un recommandé au moment du dernier avis que vous n’avez pas dû manquer de m’adresser (je n’ai rien reçu), vous vous seriez peut-être rendu compte qu’il y avait un problème, ou bien le remplaçant de mon facteur aurait peut-être fait son travail correctement.

Mon ex époux, sommé (et moi les sommations ce n’est pas ma tasse de thé) de me restituer le dernier courrier qu’il avait reçu de vous, pour moi, m’a adressé immédiatement l’ATD. Bien évidemment il a gardé le reste étant parfaitement imbuvable (c’est bien pour cela qu’il s’agit d’un ex mari).

J’ai donc pu voir qu’il s’agissait bien de la taxe foncière ET de la taxe d’habitation pour laquelle je n’ai rien reçu non plus (mon dieu, quelle fatigue est la mienne !). Je n’ai pas envie de sommer mon ex mari à nouveau… Lui écrire me perturbe et la vue de son nom me donne de l’urticaire (encore plus quand on me l’attribue, vous le comprendrez aisément).

Ce qui est curieux par contre, c’est le comportement du diaboliquement grand ordinateur du fisc, capable visiblement d’assimiler le fait que je sois divorcée (puisque la taxe d’habitation m’était adressée et non pas au chef de famille qu’a été pendant 2 ans Monsieur ABRACA qui la recevait ponctuellement), mais pas de me rendre mon nom. A moins que mon ex n’ait réglé cette dite taxe d’habitation dans un moment d’égarement, le mot “impôts” le rendant encore plus déjanté qu’il ne l’est à l’ordinaire. Auquel cas je ne la dois pas. Merci de vous pencher sur ce problème (oH minime, pour moi 128 Euros ne représentent que mon essence du mois) car il serait dommage de payer deux fois (pour nous s’entend et pour moi surtout).

Je vous épargnerais les douloureuses années au cours desquelles m’adresser mon courrier Taxe Foncière à une adresse complète a été un véritable calvaire pour votre administration. Maintenant c’est me rendre mon nom qui va être un calvaire pour tout le monde, surtout pour moi. Sachez toutefois que je ne renouvellerai pas l’erreur de vous envoyer 32 courriers (ou 33 je ne sais plus).

Hélas j’ai été dans l’obligation de régler la somme minime de 1200 Euros avec un chèque issu de mon dernier chéquier mentionnant Madame ABRACA DABRA Coraline. Ne vous laissez pas tromper par la trésorerie à qui j’ai relaté mes malheurs (les pauves). Il s’agit en effet d’un vieux chéquier dans la mesure où je fais peu de chèque : je n’ai pas trop d’argent à dépenser et la carte bleue c’est très utile.

Je me permets de vous écrire en recommandé pour être certaine que vous avez bien reçu mon courrier, même si vos services eux, se moquent eux, bien pas mal de savoir si le contribuable a bien reçu ses lettres. Je tiens en effet à retrouver mon nom et ce immédiatement.

Je ne rêve pas. Je sais que mon avis d’imposition va partir directement chez mon ex, et que tout recommencera l’année prochaine.

Aussi j’envisage, faute d’une réponse sous 2 semaines, d’adresser une copie de toutes mes lettres (que vous avez gardées précieusement je l’espère) à la Présidence de la République en lui demandant d’intervenir ce qu’elle ne manquera pas de faire.

J’envisage également de me remarier tout en conservant mon nom de jeune fille comme j’en ai le droit, afin que votre machine diaboliquement infernale explose enfin, pour le grand plaisir de tous.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées, ainsi que toutes mes condoléances pour cette missive un peu longue.

Coraline DABRA (née DABRA)

Posté le 27 juin '06 par , dans Modèles de lettres. Pas de commentaire.

Au percepteur

bewitched2Le contexte : l’huissier qui se pointe pour une contravention que je n’ai pas payée, et pour cause, je ne l’ai jamais reçue. Et qui me déclare pour l’époque devoir saisir ma voiture dans les deux semaines pour les 340 F que je dois.

J’envois donc immédiatement le chèque à la trésorerie :

Madame, Monsieur,

Vous trouverez ci-joint un chèque de 340 F en règlement d’une contravention que je n’ai au passage jamais reçue, et je vous demande de bien vouloir vérifier qu’il n’y a pas une erreur, car, vous trouverez ci-joint une facture justificative, ma voiture ne pouvait se trouver à Beauvais le jour indiqué, étant au garage (et moi à pied et habitant à 400 km de Beauvais).

Je vous joins néanmoins également ma carte de donneur de sang pour le jour prochain où le fisc ne manquera pas de nous sucer le sang, ne pouvant plus supporter de ne nous pomper que l’air.

Salutations

(J’ai été remboursée de tout, ils s’étaient trompés effectivement)

Posté le 19 juin '06 par , dans Modèles de lettres. Pas de commentaire.

A un chef du personnel plus qu'incorrect

bewitched3Les circonstances : j’avais postulé pour un poste de secrétaire de direction il y a 12 ans. J’en avais donc 36. J’avais réussi avec succès tous les tests et l’entretien s’était fort bien déroulé, avec un homme d’une cinquantaine d’années semblant charmant.

Le résultat : j’entendis, un de mes moindres défauts étant d’avoir l’ouie terriblement fine, venant de la pièce à côté, le charmant monsieur déclarer “oui mais elle est peu vieille…”

Je suis rentrée à la maison de fort bonne humeur et j’ai écrit à ce charmant monsieur, avec copie au directeur de la société, une semaine après.

“Monsieur,

C’est avec consternation qu’au terme de notre entretien du vendredi 12 dernier, je vous ai entendu me qualifier de “vieille”. Rentrant chez moi en catastrophe, je n’ai eu qu’une idée : aller vérifier dans le miroir si vraiment mon grand âge s’affichait de manière si évidente. Bien sûr on ne se voit pas tel que l’on est réellement. Vous par exemple ne m’avez pas semblé être un perdreau de l’année, mais je peux me tromper. Si je suis vieille, alors que devrais-je dire de vous ?

Malgré tout, je me suis dit que je pourrais peut-être faire valoir mes droit à la RETRAITE. Eh bien oui, c’est pour les vieux… Je me suis donc empressée de commencer les démarches nécessaires, et le croirez vous ? On m’a rit au nez. Parfaitement Monsieur. Je suis trop JEUNE pour prendre ma retraite.

Trop vieille pour travailler également, je ne vois pas trop où peut être la solution.

Mais je comprends Monsieur. Au vue de mon grand âge, vous avez compris que l’usage du fax m’était inconnu, que l’informatique resterait pour moi de l’hébreu, et que ma voix chevrotante ne manquerait pas au téléphone d’attrister les clients ou fournisseurs auxquels j’aurais été amenée à répondre. De plus ma démarche de vieille dame qui avait laissé sa canne dans la voiture, ne pouvait que vous déprimer également lorsque j’aurais été amenée à me trainer jusqu’au photocopieur (comment ça marche ce truc ?).

A moins que, décidé à faire le bonheur de quelqu’un, vous ne préfériez embaucher une bien jeune (d’environ 22 ans maximum je pense) qui se fera un plaisir de vous faire un enfant ou deux (avec un autre bien sûr, je ne vous sens plus en état). Ah quelle joie pour votre service de voir naître des petits enfants qui payeront un jour ma retraite (mais pas tout de suite) et la vôtre (plus prochainement). Quel plaisir également de trouver la jeune qui sort de l’école et que l’on peut payer nettement moins et à qui vous pourrez donner des leçons d’orthographe.

Vous écrire cette lettre m’a épuisée. Une soupe, une verveine et mémée va se coucher.

Bien à vous

Posté le 19 juin '06 par , dans Modèles de lettres. Pas de commentaire.