Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour juillet, 2006

C comme Camouflage

CamouflageJe n’évoquerai en aucun cas les merveilleux camouflages créés par la nature.

L’homme, le soldat, dispose d’une tenue idéale (paraît-il) pour se camoufler dans la jungle (il y a beaucoup de guerres dans les jungles). C’est vert avec des taches d’ombre. On invente aussi le “bleu horizon” dans les pays où il flotte 250 jours par an (j’ai vu du bleu, j’ai tiré), le beige sable sans teinte aucune pour se confondre avec les dunes et que les secours ne les retrouvent pas. Du blanc “arctique” pour ne pas être repérés par l’ours polaire en voie de disparition (loupé, on ne fait jamais aussi blanc que neige)

Nous les femmes nous avons :

  • Le fond de teint miracle et la poudre qui va avec (teint imparfait, voire même pustule en évolution)

  • L’anti cerne efficace

  • Les faux cils si l’on sait les mettre sans se mettre aussi le doigt dans l’oeil

  • Le pull ou la chemise gigantesques et bien amples (bourrelets et surpoids)

  • Le soutien gorge blindé (ptose mammaire)

  • Le soutien gorge rembourré (petits seins)

  • Le soutien gorge rapproche seins en les étoffant un peu (ce n’est pas drôle)

  • La culotte gaine applatit ventre

  • Le collant affine jambes

  • Le collant affine jambes, remonte fesses et applatit ventre (une fortune)

  • Le pantalon ample (poteaux et le treillis n’est d’aucun secours)

  • La cape quand rien ne va plus (à une époque il y a eu la robe sac, le manteau sac… Que sont-ils devenus ?)

  • Les verres de contact colorés

  • Je ne parle pas du maquillage tout bête

BON A SAVOIR : quand on a TOUT utilisé et TOUT retiré successivement, Charles Albert s’évanouit (à juste titre). Car il faut leur rendre justice : je n’ai jamais vu de caleçon “efface bedaine”…

Posté le 13 juillet '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

L'homme cuisine

10077549L’homme ne sera aujourd’hui, ni Albert, ni Charles Hubert, ni l’oncle Jules. Ce sera tout bêtement mon père surnommé à partir de ce soir Jean Poirotte pour des raisons que ses petites filles comprendront aisément (que tout le monde se rassure, il n’a pas internet, parce que pas d’ordinateur, n’a jamais été capable de maîtriser notre bête minitel et sait à peine se servir de son téléphone portable, pourtant sinon, c’est un homme cultivé qui devrait participer à “questions pour un champion”)

Jean Poirotte s’était épris d’un restaurant grec dans la petite ville estivale dans laquelle il allait passer tous ses mois de juillet avec ma mère (Mrs Bibelots) et s’était particulièrement amouraché d’une moussaka certe excellente. Devant cette clientèle régulière et agréable (Pulchérie mettant une certaine ambiance, et moi émouvant avec Delphine dans mon ventre) un beau jour la patronne du restaurant, lui offrant l’Ouzo (payé par la maison) s’est laissée aller à lui donner la recette de la MOUSSAKA. Femme maudite !!!!

Et c’est ainsi que Jean Poirotte a débuté en cuisine. Jusqu’à ce moment précis il avait montré tout son talent avec les oeufs sur le plat, l’omelette aux fines herbes ou aux cèpes (ramassés par lui, épluchés par sa femme), et Mrs Bibelot malade, avec du foie et des nouilles (4 enfants dégoutés du foie de veau à vie, après une angine diabolique ayant cloué au lit Mrs Bibelots pour 8 jours).

La première moussaka s’est plutôt bien passée pour ceux qui l’ont dégustée. La tête un peu crispée de Mrs Bibelot nous échappant quelque peu : il avait fait le dîner non ? Craignait-elle qu’il ne lui damne le pion en cuisine ? C’était Ex-CELLENT

Des revers de fortune m’ont ramenée un jour chez papa et maman. Je devais y passer 3 mois, j’y suis restée 4 ans, avec Pulchérie et Delphine en pleine époque de créativité.

Et j’ai découvert la moussaka infernale (aussi infernale que le grand ordinateur des impôts) un beau samedi où Mrs Bibelot s’était éclipsée (je ne savais pas pourquoi, mais elle voulait que je comprenne en fait) et où Jean Poirotte avait décidé de faire le dit plat.

J’ai donc découvert que :

Il décidait de faire une Moussaka
Ma mère faisait les courses, prévoyant les entrées grecques, le fromage et le dessert (grec de préférence)
Il s’asseyait en bout de table de cuisine pour demander :

  • Passes moi le sel, le poivre, le piment

  • Peux tu m’émincer cette échalotte ? Deux finalement… Un oignon aussi s’il te plaît

  • Peux tu me hacher la viande de mouton ? le hachoir est derrière moi

  • Il faut laver le hachoir sinon ta mère va nous tuer

  • Tu peux me trouver une poêle et y faire revenir les aubergines ? Doucement le feu sous les aubergines, la dame m’a dit “à feu doux”

  • Surveilles les aubergines s’il te plaît

  • Idem pour la viande de mouton hachée, à la poële en remuant constamment, il faut la faire griller en fait…

  • Laves les poêles s’il te plait

  • J’ai besoin de 5 gousses d’ail épluchées

  • Passes moi le presse ail

  • Trouves moi la sauce tomate, je ne sais pas ce que ta mère en a fait

  • Tu peux mélanger ? j’ai mal au bras là

  • Tu sais faire une béchamel ? Bien épaisse hein ? J’ai dit EPAISSE

  • Râpes moi ce morceau de gruyere (chez Jean Poirotte le râpé tout prêt c’est de la M….)

  • C’est-y pas beau MA MOUSSAKA (juste avant d’enfourner et juste avant qu’on ne lui plante le presse ail dans le coeur)

Le seul mot MOUSSAKA a déclenché chez Mrs Bibelots et moi même un réflexe de fuite absolu dès qu’il était prononcé à partir de ce jour là. C’est incroyable ce que l’on peut avoir à faire d’urgence, un samedi après midi…

Hélas Jean Poirotte ayant pris goût à la cuisine et ayant du temps pour la faire, il y a toujours urgence à fuir quand sont prononcés les mots :

  • Moussaka

  • Couscous

  • Paella

  • Aubergines, courgettes, tomates, le tout farci

  • Toïonnade, enchoïade, Tapennade (il aime la cuisine du midi)

  • Moules au barbecue (ON les ouvre, il les fait cuire)

  • Barbecue (on fait les courses, on fait les brochettes, il fait les braises et surveille vaguement la cuisson)

Dieu merci pour l’instant il n’a pas encore attaqué les desserts… Car Mrs Bibelots a de plus en plus de mal à trouver des prétextes pour fuir (et aller faire les boutiques). Généralement c’est moi qui suis :

  • Atteinte d’une crise de colite frénétique

  • Atteinte d’une crise de colite pathétique

  • En plein marasme sentimental

Sauf qu’elle fuit (ce que je comprends tout à fait) en omettant de me prévenir du prétexte…

Vous visualisez ma dégustation de la moussaka le lendemain d’une crise en “ite” dont je n’avait pas été avertie…

Posté le 12 juillet '06 par , dans Tous aux abris. Pas de commentaire.

H comme Homme

hommeEtre doué d’intelligence et d’un langage articulé, rangé parmi les mammifères de l’ordre des primates, et caractérisé par son cerveau volumineux (homo sapiens), ses mains préhensiles et sa station debout (homo erectus)

Etre humain de sexe masculin
Signé : Le Larousse

En tant qu’être humain de sexe féminin, s’attaquer à la deuxième définition dès 12 ans. Constater le temps passant qu’elle se rapproche de celle strictement scientifique du Larousse :

  • C’est un primate (0 à 14 ans)

  • Il a bien les mains préhensiles (dès 15 ans et pour toujours)

  • Il est bien homo erectus (tôt et pour toujours également)

  • Il a un gros cerveau mais moins qu’il le croit (dès 15 ans et pour toujours)

  • Il est mammifère par notre intermédiaire (vers 35 ans en moyenne)

  • Il a un langage très bien articulé (l’arbitre est un con, l’entraineur est un con, le sélectionneur est un con, mais qu’est-ce qu’il fout ce con ? tous des cons…)

En notre compagnie il va faire tous les stades de l’évolution à rebours

  • Drôle, tendre, intelligent, amoureux et plein d’humour, il est homo sapiens 6 mois

  • Il oublie le langage articulé devant le journal des sports ou les questions qu’il juge oiseuses

  • Il perd ses mains préhensiles dès qu’il s’agit de vider la poubelle, faire la vaisselle, changer la petite couche sale ou passer l’aspirateur

  • Il n’est pas “erectus” de manière permanente et sur commande

  • Il vire à l’homme des cavernes quand il monte dans une voiture qu’il conduit, quand on le trompe où qu’on lui dit  “il faut que l’on parle” pendant un match de foot.

Il ne reviendra jamais au stade homo sapiens, sauf éventuellement pour 6 mois avec une autre. Il s’efforce parfois de créer un autre ordre, celui de l’homo ça pionce, non répertorié par les savants, à tort.

Heureusement, l’homme, le vrai, se reconnaît au premier coup d’oeil :

  • Il a des obsessions sexuelles

  • Il est polygame dans l’âme

  • Il demande l’extrême onction au moindre rhume

  • Il est tétanisé par le sport à la télévision

  • Il est incapable de demander son chemin quand il s’est perdu (honte à lui !)

  • Il sait faire les niveaux

  • Il sait ce qu’est un “hors jeu”

  • Il ne sait pas où se trouve le panier à linge sale

  • On veut de lui

Posté le 11 juillet '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

Pourquoi ne suis je pas plombière ?

889706_001C’est la question que je me pose depuis que j’ai posé le pied par terre ce matin, pour une fois débordante de courage. Le matin en effet, en dehors des jours chômés où je peux me lever quand je veux, on ne peut pas dire que je sois resplendissante d’énergie. Je dérive telle un animal marin vers la salle de bain où seule une douche peut me faire émerger en partie.

“MARIN” est le mot qui peut qualifier ce debut de dimanche qui ne peut que mal se terminer. Me levant à 8 heures un dimanche matin (curieux il ne pleut pas), arrivant dans ma cuisine pour m’y faire mon thé matinal sans lequel je ne peux pas rassembler deux idées, me voila constatant qu’une énorme flaque (le mot est faible) décorait mon sol de cuisine.

Cette vision m’a rendu toute ma lucidité d’autant que la flaque (enfin le lac) semblait partir de sous un meuble qui n’a rien à voir avec l’eau. J’avais eu le cas une fois avec mon frigo qui s’était mis en dégivrage automatique (une nuit également), mais là on voyait nettement d’où venait la flotte. Hors là, cela ne venait pas du meuble évier, ni du frigo, ni du lave linge qui n’a pas tourné hier, lave vaisselle itou.

Première chose à faire : éponger avant que l’eau ne pénètre prondément et ne décolle le papier peint du plafond de la cuisine du vieux du dessous (quelle idée aussi de mettre du papier peint au plafond). Pour éponger : une éponge (petite mais juré demain j’en achète une très grosse)  et une cuvette qui se remplissait rapidement. Au bout de 3 couvettes, la cusine était parfaitement nettoyée (cela faisait partie de mes projets pour ce dimanche, mais je ne pensais pas m’y mettre dès mon petit lever) et de l’eau suintait toujours légèrement de dessous ce fichu meuble contre lequel j’ai mis du tissu pour absorber, qui s’est retrouvé rapidement trempé. La moitié de ma réserve de chiffons y est passée.

J’ai vérifié le siphon de l’évier : on ne sait jamais l’eau prend parfois d’étranges passages. Non sec. Je suis restée un moment perplexe, et j’ai même fini par lever la tête pour vérifier si l’eau ne venait pas de l’étage du dessus. Non.

Après m’être séché les pieds, et avoir mis les chiffons à sécher sur le balcon (c’est fun) je me suis décidée à aller regarder derrière le lave linge et le lave vaisselle qui sont voisins, pour constater qu’effectivement, il y avait de l’eau là aussi. Et qu’un petit filet semblait se glisser sous mes meubles.

Me voilà partie à la recherche du mode d’emploi du lave linge qui m’a mise sur la paille en février dernier. En effet mon vieux lave linge a choisi de me laisser tomber un dimanche également, le lendemain du jour où je m’étais commandée un voyage sur Internet avec impossibilité de l’annuler. Prix du voyage en Egypte = un lave linge, et mon compte en banque ne s’en est pas remis (surtout que les impôts se sont manifestés APRES).

Bref il me fallait déplacer ce fichu lave linge pour éponger, le lave vaisselle étant cloué sur place car le four est dessus : on ne peut le bouger qu’avec deux costauds pour s’occuper du four.

Mode d’emploi retrouvé (à sa place donc je l’ai cherché partout parce que je n’ai pas spontanément eu l’idée d’y aller voir tout de suite), lave linge déplacé, j’ai recommencé à éponger en me creusant les méninges : d’où vient cette fichue flotte ? Pourquoi ne suis-je pas plombier diantre ?

Il faut dire que depuis que j’habite mon appartement (1995), je suis poursuivie par la fuite intempestive, les joints qui lâchent, les robinets qui se bloquent, les siphons qui fuient, les baignoires qui se bouchent (voir Conseils utiles aux ignorants qui ont mis au monde des filles), la chasse d’eau qui fuit. Le plombier de la résidence, le seul qui sache couper l’eau dans la canalisation centrale pour intervenir sans inonder toute la cage d’escalier, m’aime beaucoup, mais c’est un amour unilatéral car ses tarifs sont prohibitifs (vous en connaissez vous, des plombiers bon marché surtout le dimanche ?).

Les deux dernières fois, c’étaient le robinet de la baignoire qui refusait de se fermer complètement (200 Euros), et juste avant bien sûr, le changement de ma vanne d’arrivée d’eau dans la colonne qui refusait de se fermer (100 euros pour 10 minutes de travail, mais pourquoi je suis pas plombière ?)

Là il m’a fallu identifier la fuite, tout éponger, tout sécher (au sèchoir à cheveux, pas le choix, dans une position fort agréable, coincée entre le lave vaisselle et le lave linge. Et là 5 minutes d’attente pour voir si de l’eau revenait (à moins qu’elle ne suinte de chez le voisin du dessous ????).

Une goutte est tombée soudain et j’ai pu identifier qu’elle venait de l’arrivée d’eau alimentant le lave linge, posé par Farty en février dernier. Question : pourquoi avoir fonctionné parfaitement pendant 5 mois et demi et se mettre à fuir cette nuit ? Autre question, la fuite vient-elle du tuyau mal raccordé par Farty, auquel cas ils n’auront qu’à se déplacer (et me bloquer chez moi une demie journée car je fais toujours partie de la dernière de la liste “à faire”) ? Ou bien du robinet d’arrivée posé lors de mon arrivée dans l’appartement par un plombier qui a disparu depuis ? Auquel cas il me faudra faire appel à l’homme de l’art de la résidence qui me dira comme si c’était drôle “oh madame Dabra, il y avait longtemps !” en venant remplacer le dit robinet (300 euros pour 1/4 d’heure je présume)

En attendant ce jour glorieux j’ai pu constater qu’en fermant ce fichu robinet, la fuite cessait, enfin jusqu’à ce qu’il ne change d’avis. Donc je vais devoir passer ma vie à fermer ce fichu robinet dès qu’une lessive sera terminée, et entourer le coupable d’une chiffon conséquent pendant toute la durée du lavage (comme je suis en train de le faire en ce moment tout en écrivant des imbécillités).

Car je vois nettement d’où vient le problème. Sauf que si je dévisse je ne pourrai jamais revisser correctement. Je n’ai pas les outils nécessaires et aucun don particulier me permettant de maîtriser un robinet facécieux… Au passage j’ai pu constater que la vanne d’arrivée d’eau froide ne ferme plus…

Pourquoi ne suis-je pas plombière à 100 euros les 10 minutes ?

Posté le 9 juillet '06 par , dans Notre vie quotidienne à nous les femmes. Pas de commentaire.

B comme Bêtises

  • 200191681_001Crier devant une araignée, une souris, une vague méduse, un lézard innocent,  alors que l’on affronte 5 jours sur 7 Trucmuche-Truchon & Co et notre belle mère régulièrement

  • Appeler “mon titi adorééééé” ce grand mec brun qui a fait sup de co et passe sa vie à faire des forages en mer du nord, qui surenchérit “ma toutounette blonde des mers du sud”

  • Transformer cela en “pauvre imbécile” et “sale idiote” au sujet des niveaux qui n’ont pas été faits (et qu’on ne fera jamais)

  • Le tromper juste pour voir s’il va remarquer quelque chose et si oui, ce qu’il va dire

  • Le croire quand il nous dit qu’il n’a pas touché sa femme depuis deux ans, qu’elle est gravement malade, au bord du suicide, qu’il ne peut pas la quitter, lui faire cela, (ce qu’il fait pourtant), que sa copine et lui font chambre à part (dans un studio) jusqu’à ce qu’il se trouve un point de chute qui visiblement ne sera pas chez nous. Que sa vie est un enfer et nous sa source le remettant à flot, alors ne pas en rajouter, merci pour lui

  • Ne pas vouloir voir qu’il nous ment, alors qu’il nous raconte visiblement n’importe quoi et nous a dit le contraire il y a 15 jours

  • Lui demander “tu serais malheureux si je mourrais ?”. S’il n’attend que cela il ne va pas nous le dire

  • Prendre la voiture en pensant qu’elle marchera bien toute seule alors que les niveaux n’ont pas été faits depuis… Depuis quand déjà ? ALBERT !!!!!! Ah la pression des pneus aussi ???? Quels pneus ?

  • Lui demander “elle est comment ? plus jolie ? plus sexy ? plus bombe sexuelle que moi ? plus mince ? à Albert qui nous annonce qu’il nous quitte pour une autre

  • S’imaginer que l’on va transformer un bordélique alcoolique accro au foot et portant des maillots “Zidane”, en homme parfait

  • Tomber amoureuse d’un homme marié (si si, on peut toujours partir en courant…)

  • S’imaginer qu’un enfant va transformer notre vie dans le bon sens. En fait si tout va bien avec Albert, l’enfant ne retirera rien, si tout va mal, il n’arrangera rien

  • Le percepteur qui croît en “l’expression de mes salutations distinguées”

  • Croire en l’expression des salutations distinguées du banquier qui nous signale qu’on est dans le rouge (on n’avait pas remarqué ? si, on espérait que lui aurait un moment de distraction)

  • Demander au garçon si le poisson est frais. Vous imaginez qu’il va vous répondre “en fait il a 8 jours il faut qu’on le brade” ?

  • Demander son avis à la vendeuse “elle me boudine non ?”. “NON Mâdâmme elle est faite pour vous”

  • Croire le coiffeur qui vous assure que cela fera des boucles et non-l’immonde-frisure-du-mouton-pas-tondu-mouillé-puis-sec

  • Dire “OUI” devant une assemblée émue, un maire et une secrétaire de mairie, à Charles Hubert alors que l’on s’était juré “le mariage plus jamais”

  • Aller vérifier les stats sur le blog 45 fois par jour

Posté le 8 juillet '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

Trucs de filles

56715772ATTENTION, planquez vous TOUTES quand elles disent :

  • Je peux te coiffer ? (la réponse est oui, j’adore qu’on me tripote les cheveux), tu vas voir je ne vais pas te rater (effectivement vu le résultat on peut dire qu’elle ne m’a pas ratée, Dracula lui même serait parti en courant et sans besoin d’ail) : en fait on se retrouve avec 4 couettes débiles

  • J’peux m’épiler ? C’est quand que la température de la cire est bonne ? l’épilacire fonctionne plein tube et elle a déjà une brulure 3ème degré

  • C’est vrai que l’huile d’olive c’est bon pour les cheveux ? je peux prendre ton huile de chez fanchon à la truffe ? Non ? Trop tard

  • Comment ça je parle mal ? Précises que je cause pas comme il faut, que j’cause pas beau cé koi ce dikat tu bien koser ?

  • Bouges pas, je vais te mettre de la crème sur les jambes (un pot de Nivéa foutu). Et on ne bouge pas vu que l’autre est en train de ne pas nous rater. On se retrouve avec les jambes grasses à mort ce qui nous rappelle qu’il faudrait que l’on perde un peu de gras

  • Cette chambre manque de décoration (je vais y remédier j’ai trois posters de Titanic et de la colle à papier)

  • Ce papier peint est immonde ! tu es certaine que c’est nous qui l’avons choisi ? On va le recouvrir de posters

  • Ce jaune dans la cuisine c’est immonde, tu n’aimes pas le vert ? On te prépare une surprise pour ton anniversaire

  • Tu crois en la magie blanche ? ELLE y croit

  • Tu peux m’expliquer comment tu as vu la mort de Senna dans les cartes ? Elle va me piquer mon tarot (et elle l’a fait, je ne l’ai jamais retrouvé, et un tarot CA NE SE TOUCHE PAS PAR D’AUTRES, et la mort de SENNA a été mon grand moment de voyance)

  • J’ai un poilt sur le menton c’est normal ? (adieu ma pince à épiler)

  • Je n’ai pas de vagin tu m’as loupée (elle a essayé le tampax au mieux, ou bien son copan et elle… au pire)

  • J’ai fais des plantations, surprise !!!! (ne touche pas c’est un sort magie blanche  pour rencontrer l’amour et tes plantes de bourges peuvent crever)

  • Je t’aime ma petite maman chérie, ma mouth adorée (tu peux venir me chercher chez Marine demain à 4 heures du matin ?)

  • Il va sortir par où le bébé ? (vous expliquez longuement, vous faites lire le livre et Pulchérie se pointe à la maternité, admire la petite soeur, et pose votre main sur votre ventre en posant LA question “ben il est où le bébé ? Echec total d’une éducation réfléchie)

  • Tu n’as pas des jumelles (non, elle piquera celles de son grand père pour admirer le voisin du fond en prétextant s’être éprise des martins pêcheurs)

  • C’est quoi un martin pêcheur ? (elle me prend pour une conne)

  • Tu en as des affaires ! (adieu mes T shirts préférés)

  • Tu te sers de cette poudre ? (non, je l’avais achetée comme collector pour la revendre, mais comme tu l’as ouverte…)

  • Je suis désolée mais… (je vais t’annoncer que j’ai définitivement ruiné le lave linge et l’épilacire ma maman adorée que j’aime tant…)

Posté le 7 juillet '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Le fou du matin

EndoraTous les matins pour aller travailler, je prends ma petite et vieille voiture (qui fait vraiment tas de boue, mais pour 20 km par jour, elle me suffit parfaitement). 13 minutes pour aller travailler c’est honnête. Si je prenais le train, il me faudrait une heure.

Comme je suis à la campagne (enfin quasiment), j’ai le choix entre la RN 10 totalement encombrée et une petite route de campagne à 50 % dans la forêt. Stupidement je choisis cette option (j’ai oublié de vous le dire : je suis blonde).

Ma petite route traverse un petit bled avec enfants traversant pour aller à l’école (le parking a été positionné de manière volontaire lors de la réfection de la route, de l’autre côté de celle-ci pour que cela soit bien dangereux lorsqu’ils se rendent à l’école, alors que le contraire était tout à fait faisable, et permettait en plus de créer un virage obligeant à ralentir). Après elle se perd dans la forêt et la vitesse, jusqu’au prochain bled (et aux prochains mômes), y est STUPIDEMENT limitée à 50.

Pour tous les gens du secteur, cette limitation n’est aucunement stupide et il nous arrive même de rouler à 40. CAR, nous avons tous été un jour confronté au sanglier qui traverse la route, à la laie avec sa troupe de marcassins, au chevreuil égaré, au cerf errant.

Et un sanglier qui traverse, traverse nonobstant le bruit de votre voiture (rien à battre, il la pulvérisera de toutes manières), le chevreuil et le cerf idem. Et se prendre un cerf à grande vitesse c’est signer son arrêt de mort (dans certains pays c’est attention à l’élan ou à l’orignal, idem, cela traverse coûte que coûte)

Donc je roule doucement là où je sais que… Depuis 4 semaine, un immatriculé “78″ (donc normalement du secteur, un nouveau sans doute), me double comme un fou furieux. Suivant l’heure à laquelle je suis partie de chez moi, il me double dans le premier village, juste à la sortie de l’école en klaxonnant comme un débile, ou dans la ligne droite qui concerne justement les animaux précédemment cités, voire même dans une côte extrêment dangereuse où il n’y a que des tournants et aucune visibilité.

Le plus drôle c’est qu’arrivée au feu rouge qui marque l’entrée de la ZI où je travaille, je retrouve généralement cet abruti, coincé par le feu. Celà lui a été très utile de risquer sa vie (c’est son problème) et celle des autres (cela me concerne plus) pour en arriver au même point, à la même heure, que moi dans mon tas de boue (j’assume).

Ce matin le fou me double juste avant l’école (j’étais en avance), double une autre voiture très dangereusement. Je continue à rouler, gentiment et là…

La belle voiture du fou dans le fossé, visiblement amochée, l’autre voiture arrêtée derrière.

Je m’arrête (civique). Le fou hébété, mais visiblement entier, contemplant sa voiture (fichue). Il venait de percuter un sanglier monstrueux (au moins 1 tonne à l’écouter, même en Australie ils n’ont pas, pourquoi pas un éléphant pendant qu’il y était ?) qui avait osé traverser devant lui sans clignotant et surtout sans klaxon. L’autre type et moi nous sommes regardés un court instant. On le connaît ce monstre, un gros mâle qui traverse là tous les jours, matin et soir (un coup dans un sens, un coup dans l’autre, toujours aux mêmes heures), pourvu qu’il aille bien, on s’y est habitués !

Et le propriétaire de l’autre voiture de constater “vous n’avez rien ?” “Non” “C’est bien fait pour vous, vous n’avez qu’à rouler normalement, vous me doublez tous les matins comme un cinglé la prochaine fois vous vous tuerez et j’espère que vous ne tuerez personne d’autre…”

Sur ces bonnes paroles, ne pensant pas utile d’intervenir plus, (un fou c’est un fou et apparement le dialogue allait mal tourner)  je suis remontée dans ma caisse qui roule encore ELLE, j’ai laissé le fou du matin s’expliquer avec l’autre qui n’était visiblement pas déterminé à lui trouver la moindre excuse et je me suis dis que je j’allais désormais rouler tranquille le matin…

J’espère que le sanglier s’en est remis. Ce soir en rentrant j’ai croisé la voiture du fou, toujours dans le fossé, mais débarassée de ses enjoliveurs.

Un sanglier sans doute…

Posté le 7 juillet '06 par , dans Coup de gueule. Pas de commentaire.

Conseils utiles aux ignorants qui ont mis au monde des filles

Posté le 5 juillet '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

F… Comme FILLES

J’ai élevé DEUX FILLES (actuellement 21 et 24).

C’est mon prochain post. Il ne faut surtout pas que je zappe des informations importantes pour les parents innocents… Alors soyez indulgents pour un retard éventuel.

Posté le 4 juillet '06 par , dans Notre vie quotidienne à nous les femmes. Pas de commentaire.

B comme Belle au bois dormant

sourire7Le prince charmant arrive pendant qu’elle dort Il a terrassé un dragon, une sorcière en furie et abattu une forêt de ronces (j’aime m’en tenir à la version Disney pour qui j’ai un pervers penchant)

  • Il est à noter qu’Albert renacle à faire les niveaux de la voiture de sa femme avec qui il a fait l’amour 777 fois au moins.

  • Il refuse de refendre les bûches pour ne pas abimer son dos

  • Il est totalement incapable de faire la différence entre un fidèle destrier et un setter

  • Il a arrêté l’escrime à cause d’un rhumatisme articulaire aigü qui lui a terrassé le coude droit à l’âge de 19 ans (je vous raconterai un jour la réaction de l’homme face à gélule, goutte, tout ce qui est médicament en gros)

  • Quant à sa réaction s’il rencontre un dragon, mieux vaut ne pas y penser !

  • Elle a dormi longtemps et est toujours aussi belle (voir nous le matin après 8 heures de sommeil)

  • Le prince est séduit par elle alors qu’elle n’a rien fait pour. Et dieu sait qu’il faut en faire, y compris faire semblant d’aimer le foot quand la cote des bleus remonte en flèche

Le syndrôme de la belle au bois dormant, c’est attendre qu’il nous trouve chez nous, en ronflant sur le canapé.

Inutile de vous dire que cela ne donne aucun résultat.

Posté le 3 juillet '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.