Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour août, 2006

Ingrédient indispensable…

Couple_et_disputesUne sciatique mal venue m’ayant clouée sur mon canapé (on échoue où on peut) pour 2 jours (j’ai toujours du bol pendant mes vacances), j’ai été dans l’obligation de me refaire quelques vieux films. Enfin certains ont 10 ans, voire même 15, c’est dire les niaiseries que je peux regarder. Et puis j’ai pris ce qui me tombait sous la main.

J’avais sous le coude quelques films catastrophes et autres, tous américains, et il m’est apparu, à les visionner les uns après les autres, qu’il y a un ingrédient quasi indispensable pour réussir un film catastrophe.

C’est le couple qui ne s’entend pas – plus – en instance de séparation – déjà séparé – divorcé.

Sans cet ingrédient miracle comme le coriandre dans les champignons à la grecque, le film sera un échec.

  • Le couple ne s’entend plus, mais rapport à un enfant forcément difficile (vu l’ambiance familiale), reste ensemble (“Le jour d’après” où le père est tout le temps barré aux pôles d’où une certaine lassitude de l’épouse, la garce !). On sent dès le début que cela va craquer de toutes manières, sauf catastrophe annoncée qui sauvera le ménage en ruinant la planète.

  • Le couple est déjà séparé. L’homme vit sous l’eau (“Abyss”) ou à la recherche d’un typhon (“Twister”).

  • Le couple est divorcé. Il se partage la garde des chiens (“Alerte”), non sans disputes l’un n’étant pas là comme prévu pour prendre les fauves quand c’est sa semaine, et vice versa (pour faire plausible on prend des terres neuves)

  • N’ayant pas non plus revu 42 films, je m’arrête là.

Une catastrophe va leur tomber dessus : une glaciation accélérée, un typhon, une tempête, un sale virus, liste non exhaustive. Bien évidemment au cours de cette catastrophe, le couple sera héroïque. L’un d’eux sauvera le monde (lequel ????) voire même leur association qui leur fait prendre conscience qu’ils ont eu tort de se disputer pour des histoires de chaussettes sales et de lavabo non rincé (on n’ose imaginer le héros ne rabaissant pas la lunette des toilettes).

Dans pas mal de cas, le couple travaillait ensemble avant de ne plus s’entendre (“twister” où ils se retrouvent, l’un courant après l’autre pour lui faire signer les papiers du divorce le remariage urgeant) (“Abyss” où il dirige la station sous-marine qu’elle a conçue). Leur non entente reste un mystère qui ne sera pas élucidé (à moins de se rabattre sur les hypothèses ci-dessus). Ce n’est pas important d’ailleurs, ce qui est important c’est de savoir si :

  • Ils vont se réconcilier

  • S’ils vont au moins faire crac crac une fois avant “the end” ou tout au moins s’embrasser laissant présager que…

  • Si l’un des deux va sauver l’autre tout finissant bien.

  • Si l’un des deux sauvera l’autre en y laissant sa vie, mais ce n’est pas grave parce qu’au dernier moment il s’entendra dire “je t’aime”. N’empêche qu’on est émus et qu’on se demande si le survivant n’ira pas s’enfermer dans un monastère tibétain (trop tard).

  • Si à eux deux ils vont résoudre le problème et chasser ce vilain typhon ou cette grippe aviaire, voire remonter à la surface sans respecter les palliers de décompression indemnes… (bon là d’accord il y a l’intervention des extra-terrestres, mais c’est un autre débat, je parlerai des extra-terrestres un jour)

Le suspense du film réside là. On sait bien que le volcan va sauter, que le typhon va passer, que le virus va sévir, que la station va couler, la glaciation s’installer. Ce qui compte c’est l’héroïsme comme dans “le jour d’après” où le père si peu présent, et pour une fois qu’il est là, est obligé de rallier New York avec deux potes pour sauver son fils coincé dans une bibliothèque. On ne se demande pas s’il va y arriver : il y arrivera. Ce que l’on se demande c’est comment sa femme prendra la chose (plutôt bien : ouf !, elle n’a pas attendu de coup de fil pendant tout le film pour rien) et combien d’états il aura parcouru au bout du compte, avec un traineau et des skis de fond, en semant des cadavres partout (oui les deux potes n’arriveront pas, c’est écrit d’avance).

Dans “Alerte” Dustin Hoffman se bat vraiment pour sauver son ex avant tout, donc il piste tous les singes qui passent avec un flair infaillible. Dans “Abyss” c’est à qui se sacrifiera pour l’autre (je me noie, non toi, non moi mon amour, heureusement que tu es là, etc…).

C’est ce qui rend la catastrophe émouvante : de voir que le pire nous rend meilleurs. Surtout dans la stricte légitimité car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les films américains, le couple qui ne s’entend plus, est toujours marié (ou l’a été, d’où remariage en vue) : on ne concubine pas aux USA.

Je serais complètement perdue si au départ d’un film comme cela, je ne pouvais pas repérer les héros à leurs disputes (souvent au téléphone d’ailleurs au début, pour brouiller les pistes (qui c’est ? – Ce doit être son mari – t’es sûr ?- Oui c’est dans le résumé du film).

Ma sciatique allant mieux, je ne suis pas en état de vous faire un compte rendu plus complet sur les couples à disputes des films catastrophes. Il y a aussi dans d’autres films, le couple non marié qui s’engueule dès la première rencontre : on peut prédire à coup sûr un mariage pour la fin…

PS : ce message est programmé pour partir le 17 août à 13 H 30 car ce jour, j’suis encore à Paris…

Posté le 17 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

A comme Architectes

psychose

Certaines personnes sont poursuivies par des architectes infâmes depuis leur plus tendre enfance.

 

Les architectes adorent concevoir des immeubles, bâtiments, etc… originaux, mais dans lesquels ils n’iront jamais vivre : pas si bêtes.

 

Cela leur permet de faire sortir du sol de grands ensembles immondes dont Sarcelle a été longtemps la vedette.

 

J’ai quant à moi commencé ma modeste existence dans un grand ensemble, dans un appartement chauffé par le sol. Belle invention très vite reprise (inutile de se demander où mettre les radiateurs). Cela peut vous ruiner les jambes à tout jamais, rapport à une circulation défectueuse.

 

Dans l’appartement de mon enfance, la salle de bain donnait dans la cuisine. L’architecte s’en fichait : lui habitait dans un hôtel particulier du quartier « résidentiel »

 

J’ai une prédilection particulière pour celui qui a conçu mon appartement actuel. En rétrécissant bêtement un placard, il a pu créer une alcôve assez grande dans mon entrée pour y loger la Victoire de Samothrace. Comme celle-ci est au Louvre, je n’ai eu qu’un choix : faire un autre placard moi-même. C’est ce que tout le monde a fait dans l’immeuble, en se demandant le pourquoi de cette alcôve. Sauf ceux qui ont des statues de valeur à y loger : il est bien connu que les riches collectionneurs logent dans des 4/5 pièces en banlieue parisienne : merci d’avoir pensé à eux.

 

Nous avons deux grandes baies dans le séjour/salon qui fait 10 mètres de long. Entendons nous bien : il y a une petite porte fenêtre à droite et une petite porte fenêtre à gauche. Faire de grandes baies OK, mais surtout pas de panneaux coulissants qui permettraient d’aérer en grand, l’été. Non. On n’aère pas EN GRAND l’été, surtout quand on donne plein sud. Dès que la température extérieure dépasse les 25°, il faut descendre les stores et vivre dans une pénombre sépulcrale pour éviter d’étouffer. Car ce ne sont pas les deux petites portes fenêtre qui donnent de l’air. Quant aux baies proprement dites, ce sont des vitres fixes, de 3 mètres de larges par 2 mètres de haut : agréables certes et peu onéreuses à changer en cas de bris de glace.

 

Les concepteurs de locaux « à usage industriel » font aussi ma joie, et j’aimerais rencontrer l’architecte qui a conçu l’endroit où je travaille, pour lui dire ma façon de penser, car il nous a fait la totale.

 

Pour commencer, un escalier de taille immense qui réduit de moitié la surface habitable des trois étages : pratique en cas d’incendie et d’évacuation d’environ 10 personnes. Tout au long des murs : d’étranges tuyaux sans doute décoratifs, qui empêchent de mettre des étagères et armoires. Nous adorons ces tuyaux qui décorent (!) sans avoir la classe d’un tableau de Botticelli.

 

Plein sud, une façade en briques de verre, qui laisse bien passer la chaleur dès qu’il y a un brin de soleil, surtout l’été. Dès midi quand on pose la main sur la façade on a l’impression de la poser sur un radiateur bien bouillant par moins 10° en février. C’est plus qu’il n’en faut pour réchauffer l’atmosphère quand il fait 30° à l’extérieur. C’est bien simple, on cuit, on dégouline, on frise le coup de chaleur.

 

Au rez de chaussé, il fait 2° de plus qu’à l’extérieur, et on prend 3° par étage. Quand il fait 35 dehors, la comptabilité (au troisième) et le directeur, ont l’impression d’être dans un four : il peut faire jusqu’à 43° (2003).

 

Pour couronner le tout, les fenêtres ne s’ouvrent que peu. Elle s’entrouvrent par le bas : impossible d’aérer. Il faut cuire tranquille. Et pour avoir des carreaux propres, faire appel à une entreprise spécialisée.

 

L’hiver par contre, on gèle. Apparemment la brique de verre laisse passer la chaleur dans les deux sens. Et pour avoir un 19° correct, il faut mettre la société au bord du dépôt de bilan en mettant les radiateurs électriques à fond : on n’y résistera pas.

 

Nos locaux d’avant étaient du même acabit : on s’y gelait l’hiver et on transpirait l’été.

 

Quelques plaintes multiples glanées ça et là : 

  • Les murs et cloisons dans lesquels on ne peut pas planter de clous et qui laissent filtrer le moindre soupir : éviter les tableaux de maître et les voisines nymphomanes.

  • Les murs qui ne laissent rien filtrer sur le plan bruit, mais qui attirent les moisissures en résistant toujours aux clous (prévoir un marteau piqueur pour accrocher la toile de maître).

  • Les portes mal placées : exemple : dans un certain nombre d’appartement on peut, en se débrouillant bien et en ouvrant les portes au bon moment, faire entrer directement les invités dans les toilettes au moment de leur arrivée (les y enfermer c’est plus drôle).

  • Ne parlons pas des portes qui s’ouvrent vers l’intérieur en faisant perdre une place de rangement, et qui nous empêchent d’aller porter secours à l’oncle Albert qui fait un infarctus dans les toilettes.

  • Il y a aussi les constructions modernes et décoratives. Comme la pyramide du Louvre à laquelle je ne me ferai jamais, et Beaubourg, généralement qualifié d’horreur. Surtout pour ceux qui le découvrent avec vision parallèle sur Notre Dame de Paris. (Je me demande si l’architecte de Beaubourg a une vue imprenable dessus. Cela m’étonnerait).

Merci Messieurs les Architectes. (La vie n’est qu’un long calvaire)

Posté le 16 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

La cousine débarque !

Filles_chahutantJe vous avais caché jusqu’à présent l’existence d’une cousine germaine aux filles (entre autres, mais celle-ci est la cousine). Il faut absolument que vous connaissiez son existence, sinon des posts à venir vous échapperont totalement…

Cosette, la fille aînée de mon frère, s’intercalait pile poil entre les deux filles : c’était la cousine rêvée. D’ailleurs elles s’entendaient comme larrons en foire et les avoir toutes les trois en même temps dans la même pièce, relève toujours de la haute voltige à leur âge (je ne sais pas comment gendres n° 1 et 2 font).

Donc une cousine. Que je prenais régulièrement pour les vacances scolaires (à charge de revanche, voui mais on n’en prend qu’une, pourquoi diable ?), dans la mesure où j’avais cessé toute activité salariée pour me consacrer aux filles.

Le premier jour c’était chahut et compagnie, disputes également, trois étant un mauvais chiffre. Soit les deux grandes se liguaient contre Delphine, soit les deux plus jeune tyranisaient Pulchérie, soit les deux soeurs snobaient la cousine. Généralement je transformais une des deux chambres de fille en dortoir, pour éviter les disputes destinées à savoir avec qui Cosette dormirait. L’autre chambre était pompeusement rebaptisée “salle de jeux”…

Les vacances de la Toussaint étaient toujours grandioses, le temps étant rarement souriant à cette période de l’année. Et moi en mère indigne, je ne voyais pas la nécessité de sortir les enfants sous une pluie battante (d’autant qu’il me fallait les accompagner, et même la chienne se refusait parfois à mettre le museau dehors) sous prétexte qu’il faut les aérer tous les jours. Ca jouait dans tous les coins, à nous les parties de 7 familles devant la cheminée crépitante et la confection de crêpes. La “salle de jeux” était jonchée de jouets multiples et Chantal Goya persécutait les oreilles de la chienne et de la chatte qui se réfugiaient dans les pattes l’une de l’autre. Seul le retour d’Albert calmait un peu le jeu après le bain du soir (trouble fête !). Là, elles s’installaient dans l’escalier, Pulchérie coiffant Cosette qui coiffait Delphine qui coiffait la tête à coiffer…

Cosette me faisait fatalement un coup de drame un soir ou un autre, consécutif généralement à une réflexion méritée de son oncle (ça marquait plus que moi qui pourtant ne la ménageait pas). A pâques une belle année, après une belle journée passée à Thoiry, elle nous a fait le coup, assise sur le siège des toilettes (relevée pour la 4ème fois en 15 minutes) d’un “j’en peux plus, c’est plus possible, je veux mon père ma mère et mon petit frèèèèère, ils m’ont mêêême emmenée au zoo, et j’ai mangé des crêêpes !” (en larmes c’est mieux) (d’où le surnom). Comme les vacances duraient deux semaines, ses parents sont venus la récupérer le vendredi soir pour me la ramener le samedi au lieu du dimanche. Ils avaient craqué face au “je veux mes cousiiiiiines !” et la mine défaite et boudeuse de leur ainée (très forte également pour l’air pas aimable).

Le dernier jour était un grand jour, l’arrivée des parents de Cosette la précipitant sous un lit (dès fois qu’on ne pense pas à la chercher), ses cousines camouflant la cache. Puis les trois cousines en larmes, dans les bras les unes des autres “on a pas eu le temps de joueeeeeer !”, Cosette précisant “je veux resteeerrrr avec mes cousiiiines !”. Généralement après son départ un silence de mort régnait dans la maison, les filles allant bouder vainement pour le retour de leur chère copine de jeux.

Je précise que ces pauvres enfants n’avaient effectivement pas eu le temps de jouer du tout. Je leur avait fait récurer la maison du grenier à la cave et les malheureuses n’avaient pu souffler qu’en se couchant le soir (et en chahutant jusqu’à pas d’heure, ce qui me permettait de dormir un peu le matin). La salle de jeux disait le contraire, l’intégralité des jouets jonchant le sol, mais bon. Ouf le lendemain c’était la rentrée, j’allais pouvoir me reposer (après avoir rangé les chambres).

D’un autre côté je le voulais bien aussi…  D’ailleurs, Cosette venait souvent en vacances pour occuper ses cousiiiiines (une autre histoire). Il y a eu aussi cette équipe de fer qui commençait à draguer… Ce n’était pas triste non plus, chacune ayant sa technique, et trois jolies filles ensemble attirant autre chose qu’une mamy en panne d’affection…

Posté le 14 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

D'où venez vous tous ?

mondeJ’ai de plus en plus de visites par jour. C’est beaucoup par rapport aux commentaires, et je suis contente vu l’âge de mon blog. Mes stats égalisent quotidiennement avec le jour où “la méchante” m’avait fait de la pub pour la première fois.

Je peux voir que vous venez : de France (Florence je t’ai repérée) (et mes blogs copines aussi), du Canada, de Suisse, du Luxembour, des USA, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, et même de Norvège et de Patagonie supérieure.

J’ai découvert, via l’aide de ma méchante que j’étais en blog favoris pour pas mal de personnes que je ne connais pas (merci à tous).

Et à chaque fois je m’interroge. Que représentent ces adresses IP qui se répètent ? QUI y a-t-il derrière (à part celui qui est tombé sur moi par hasard en ayant fait “recherche google gros seins ou épilation intégrale” (les mots clefs sont toujours une surprise pour moi)…
A VOUS

Posté le 13 août '06 par , dans Histoire de sorcière. 4 Commentaires.

A comme Araignée

Araign_eJe ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas ces insectes là (les serpents, je m’en fiche et les dragons aussi). Ca marche trop vite, curieusement (8 pattes à bouger en même temps : c’est un monstre) et ça se planque n’importe où (certainement dans mon lit !).

Dès le 15 août en plus elles rentrent dans les maisons et appartements (je me croyais à l’abri au 2ème étage… NON … le chat leur court après et les mange, mais il en rate, vu qu’il y en a qui ressortent au printemps… je les laisse sortir, j’ouvre en grand)

Là elles rentrent déjà. Je peux pronostiquer que l’hiver sera froid et je vis sur mon air de réserve dans l’appartement (si j’ouvre, elles s’engouffrent).

J’en ai croisé une très sympa en Afrique. Interdiction d’essayer de la tuer : elle saute et peut vous atterrir sur la tête (quelle horreur !!!!) ou dans le décolleté (glups). Garder le lézard dans la chambre d’hôtel (il les bouffe, mais on n’est pas trop habitués aux lézards dans les chambres…) ou appeler la réception au cas où. On voit débarquer des types maousses costauds armés d’une mitraillette et d’un lance roquettes…

Mais sinon l’araignée est très utile à Albert. Il sort sa savate et PAN : la trucide habilement. Et nous, nous le regardons d’un autre oeil : mon héros, l’homme de mes rêves… (voir bêtise)

Ceci se passant en France dans une bête campagne, en Afrique c’est lui qui appelle la réception en essayant de nous réanimer et en claquant des genoux…

 

Posté le 12 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

L'expédition parisienne ou les beautés des sites de renseignements

Retour_voyageComme vous pouvez le constater, me voici bien rentrée de mon expédition parisienne qui s’est bien passée (même pas dépensé de sous dans les boutiques des filles).

Par contre j’en ai après un site dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de publicité imméritée.

Ce site fonctionnait très bien jusqu’au moment où un anonyme plus intelligent que les autres a décidé de l’améliorer. Hors je fais partie des gens qui pensent que le mieux est souvent l’ennemi du bien.

J’avais donc consulté mes horaires de train sur Internet, et annoncé un départ 11 H 08, donc arrivée 12 H 30 environ à la station “cité”.

C’était sans compter avec mon aptitude diabolique à être toujours prête 2 H trop tôt. Me voila vérifiant sur Internet et annonçant à ma méchante qu’en fait je prends le train de 10 H 38.

Bien évidemment, me voilà à la gare avec 20 minutes d’avance dès fois que (…j’ai avalé une horloge).

Le train annoncé pour 11 H 38 était en fait à 11 H 45. Soit attendre 27 minutes. Ca tombait bien, j’avais mon parapluie mais oublié mes lunettes de soleil dans ma voiture. Restait 20 minutes à tuer en pestant contre le site, car l’horaire qu’il m’avait annoncé correspondait à un départ dans le sens inverse de Paris.

Le train a été à l’heure, même pas soif, et aucun loubard en vue. Je ne me suis pas perdue à la gare Montparnasse qui a tellement changé depuis ma folle jeunesse. J’ai pu prendre les tapis roulants sans me tôler (encore qu’au retour c’était limite sur le tapis à grande vitesse au moment de passer sur la zone de ralentissement). Enfin tout s’est hyper bien passé.

Rentrée ce matin, me voici voulant en avoir le coeur net sur ce maudit site, et partant à la recherche d’horaires pour aujourd’hui. Et j’ai découvert ce qui s’était passé.

Pour mon départ : préciser le lieu et la ville. Bon moi j’avais mis “gare SNCF” en bonne cruche et arrivée également à “Gare Montparnasse” Paris (faut-il être bête). Je réitère aujourd’hui, et bingo le voici qui me demande (le site) de préciser mon lieu de départ : “avenue de la gare”, “tabac”, “laboratoire”. Je clique sur l’avenue de la gare comme avant hier, le choix “gare SNCF” n’existant pas. Pour Paris “gare Montparnasse”, préciser “avenue du maine” “gare SNCF” “rue du départ”. Sans doute pour le cas où des sièges éjectables dans le train permettraient d’atterir directement “avenue du maine” (je ne vous dis pas le bon qu’il faudrait faire).

Et me revoici avec un horaire à 14 H 08 alors que je sais que c’est 14 H 15. Mais moi avant hier, stupidement je n’avais pas demandé le détail du voyage et juste regardé l’heure du départ (pour moi du train), ce que j’ai fait aujourd’hui pour découvrir “allée de la gare, rendez-vous à la gare SNCF (7 minutes) et prendre le train ZIPPO à destination de Paris Montparnasse, heure de départ 14 H 15″.

Alors là c’est vraiment le pompon. Combien d’abrutis arrivés à l’avenue de la gare décident-ils d’obliquer vers le troquet du coin, nonobstant l’indication “gare SNCF ?”. Et pouvez-vous me dire pourquoi le lieu de départ “”gare” n’existe pas ?

Moi je ne sais pas, je ne suis pas technocrate…

Posté le 12 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Aujourd'hui j'suis à Paris

ValiseAujourd’hui, je suis à Paris. Eh oui, prévoyante pour une fois, j’ai préparé ce post hier…qui doit automatiquement s’éditer à midi, pour que vous sachiez pourquoi je ne vous réponds pas ce jour (prière de suivre).

Donc je suis partie voir la méchante et son chéri. J’ai donc tout bien prévu, parce que moi aller à Paris, autant dire que je file en Chine en stop.

  • J’ai acheté mon billet de train hier pour éviter de subir les “je vais à Strasbourg, après je file chez ma soeur à Nantes, d’où je file direct chez mes parents à Bordeaux pour revenir à Paris le 4 septembre”

  • J’ai pris une petite bouteille d’eau pour ne pas mourir de soif dans le train (je monte dedans c’est la pépie instantanée)

  • J’ai pris mes papiers d’identité dès fois que je me perde et que je perde ma tête aussi, on saura qui avertir, d’ailleurs…

  • J’ai mis un post it dans mon sac “personne à prévenir en cas d’accident” pour le cas où le sac rescaperait du déraillage.

  • J’ai emprunté le portable de mes parents pour appeler Pulchérie au secours, reste à savoir si je saurais m’en servir (finalement non, info de dernière heure : ils n’ont plus de crédit, je n’ai plus qu’à me débrouiller et c’est l’horreur)

  • J’ai pris un cran d’arrêt au cas où je ferais une mauvaise rencontre (même pas peur)

  • J’ai tout bien noté sur un post it comment que c’est compliqué d’aller chez Pulchérie (direct Montparnasse, descendre à “cité” (à ne pas confondre avec “cité universitaire”)

  • J’ai mis le post it tout de suite dans mon sac pour ne pas l’oublier.

  • J’ai consulté Météo France tout comme il faut

  • J’ai pris une réserve de clopes dès fois que mon train soit détourné vers Cuba et qu’à Paris il n’y ait pas de tabac d’ouvert en août (par chez moi c’est le désert sur ce plan là, restons vigilante)

  • J’ai laissé à Diabolos de quoi boire et manger pendant 3 jours en cas de grève des aiguilleurs SNCF et il faudra du temps à Mrs Bibelot pour réaliser que j’ai un chat et qu’elle a mes clefs

  • Pour le retour je ne balise pas trop : j’aurais une protection rapprochée avec la présence de la méchante et du gentil qui viennent prendre le vert. D’ailleurs pour me remettre je dors chez papa maman ce soir…

Quand je pars à l’étranger ? Euh non, je vérifie juste que j’ai bien mon passeport et mon écran total (sauf pour la Suède l’hiver, c’est toujours ça de gagné sur le plan du poids de la valise).

Posté le 11 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Les filles ça cuisine aussi (ça en fait des choses)

Filles_et_cuisineVous pensiez tout savoir sur les filles avec mon billet de 3 km sur “conseils utiles aux ignorants…”, et les autres. Et bien NON. Et encore je suis loin de la fin !

Un jour où elle ne sait pas quoi faire “mamannn j’m'ennuuiiiie”, la fille décide de faire de la cuisine. La première fut Pulchérie qui devait avoir 12 ans, et s’ennuyait mortellement pendant ses vacances, les occupations proposées par Mrs Bibelot et moi même étant ringardes comme de coutume, et sa meilleure amie partie.

La fille ne va pas se faire la main sur du bête pain perdu ou des oeufs sur le plat, ni même une salade de tomates. Elle attaque direct avec une recette de dessert de préférence, bien compliquée.

Munie de tous les ingrédients et du livre célèbre “la cuisine de Tante Hortense” que Mrs Bibelot tenait de sa grand mère et annoté de partout, Pulchérie s’est donc enfermée dans la cuisine pendant 3 longues heures, sa soeur regardant pour la 35ème fois “la folie des grandeurs” et ayant décidé de fuir la cuisine avec un instinct très sûr.

De la cuisine nous parvenaient des bruits de casseroles, de plats violemment posés sur la table, tout un remue ménage inquiétant, d’autant qu’aucun bruit d’eau ne venait nous rassurer sur l’état futur des ustensiles de cuisine qu’elle avait tous monopolisés.

Quand elle a émergé pour aller regarder une niaiserie à la télévision, la cuisine ressemblait à Berlin en mai 1945 et une superbe tarte aux fraises nous attendait. A nous le récurage des plats (il en faut autant pour faire une tarte ?) et de la cuisine.

Pour la tarte elle avait pris pour la pâte la recette de “la pâte à sablés” (le gâteau) et non pas la recette de la pâte sablée. La tarte était exquise (rendons lui cette justice), mais ne résistait pas au découpage, c’était dramatique et le grand père y a laissé sa réputation de découpeur hors pair.

Comme elle s’ennuyait ferme, nous avons eu droit aux éclairs au chocolat faits maison, à la tarte à la rhubarbe, à la bête mousse au chocolat, aux îles flottantes pralinées, à la crème renversée, à la tarte au citron meringuée, aux choux à la crème, à des charlottes multiples et variées. Il était temps que sa meilleure amie (Vivi) rentre de vacances, nous avions tous pris 3 kg.

Ne pas rentrer dans la cuisine pendant que la fille oeuvre, c’est dangereux :

  • Elle peut vous réquisitionner pour laver les plats et saladiers, vous avez tout le temps, toute la nuit devant vous

  • Vous lui faites peur : elle relève le fouet des blancs qu’elle bat en neige sans arrêter le batteur et vous vous retrouvez entièrement moucheté

  • Vous pouvez glisser sur une coquille d’oeuf : un accident est si vite arrivé

  • Elle vous demande l’oeil mauvais si les fraises sont fraîches : vous jouez avec votre vie.

Pulchérie était la reine du riz au lait. Elle mettait le riz au lait en route et l’oubliait. 4 casseroles de flinguées dé-fi-ti-vement… (j’ai tout essayé même le HCl pur et la soude caustique, pas en même temps, mais contre 5 cm de carbonisé, on ne peut rien…)

Delphine elle, a directement attaqué une salade ultra composée. On n’a jamais retrouvé la recette, elle avait fait des variantes délicieuses mais ne se souvenait plus lesquelles…

Quant au nettoyage de la cuisine après avoir oeuvré, elles ont mis du temps à s’y mettre… Une fille en cuisine c’est du boulot pour la mère, même si elle a fait le repas…

Posté le 10 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Les filles ça écoute de la musique…

Fille_et_musique

Cette idyllique image est obsolète…

J’ai essayé d’éduquer mes filles sur le plan musical. L’échec n’est pas total, loin de là, mais le parcours a été pénible.

Sur le plan strict des musiques pour bébé, outre de la musique classique (j’adore), et ce que j’aimais bien, j’ai élevé Pulchérie au son de Anne Sylvestre et ses falulettes. Je trouvais cela poétique et musicalement c’était sympa. Elle avait l’air d’aimer et a chanté très tôt “l’escargot léo” (elle l’a aussi dessiné, mais cela c’est une autre histoire).

Je m’étais déjà farcie “l’ile aux enfants” avec ma jeune soeur, je pensais avoir donné. J’ai hélas été rattrapée par le club Dorothée quand Pulchérie s’est aperçue qu’il n’y avait pas que les infos (l’heure d’aller se coucher) à la télévision. Et puis pendant qu’elle regardait cette émission le soir, elle ne grimpait pas sur le piano ou dans les plantes vertes et ne vidait pas l’intégralité des flacons de shampoing sur la moquette (2 mn de distraction) en goûtant du liquide vaisselle et du détartrant. C’était une enfant vivante et au moins, scotchée à la TV pendant 3/4 d’heure, elle se tenait tranquille.

Dorothée et son nez dans sa valise au milieu des chaussettes rouges et jaunes à petits pois, c’était le top du top, ainsi que ses reprises de vieilles chansons, et ses nouvelles (berk) (tout le monde sachant que Capriiiiii c’est finiiii, c’est très intelligent, mais bon je préférais à Dorothée même si c’était déjà du ré-écouté). Fort heureusement elle se taisait parfois, et j’ai pu suivre avec Pulchérie les aventures de Tom Sayer, son premier grand amour.

Eduquer Delphine s’est corsé : sa soeur s’opposant à la fabulette et ayant découvert, en plus de Dorothée, Chantal Goya, son soulier qui vole et son arbre qui parlotte (pitiéééé !). Delphine avait droit au classique pendant que sa soeur était à l’école. Le soir c’était Dorothée et Chantal Goya, dont leur grand mère (pas ma mère, le furoncle bien sûr) avait eu la bonne idée de leur acheter 2 doubles 33 tours (c’était l’âge de pierre j’vous dis). En plus elle avait gentiment enregistré les “pestacles” en cassette, ce qui permettait à Delphine de se ballader avec son micro (offert par qui à votre avis ?) en chantant en boucle cette unique phrase : “bonsieur le chêêêêne” (non ce n’est pas une faute de frappe)… A moi de me farcir les pestacles pendant les vacances et les jours chômés par les enfants, et dieu sait qu’il y en a !

Le club Dorothé a continué, avec Princesse Sarah, Flo et les robinsons, T’chaou le petit chien errant, le tour du monde en 80 jours, et j’en passe (j’ai encore les génériques en tête, je suivais). Et toujours le pif de l’autre et ses chaussettes à petits pois.

Quand elles sont passées à “Hélène et les garçons” pour la plus grande joie de mes parents (surtout mon père), chez qui nous habitions, elles ont abandonné Dorothée et Chantal Goya (ouf !) pour Mickaël Jackson et Ace of base, écoutant accessoirement Abba pour la joie de tous (oui nous sommes dégénérés mes parents et moi et c’était un CD à moi !). J’aimais bien aussi, donc, pas de conflit de génération, jusqu’à l’arrivée du rap qui m’a toujours vrillé les tympans.

Le premier conflit a été intra-générationel après départ chez moi, enfin, quand Delphine s’est mise à passer Mozart en boucle sur ma chaîne dans le salon, plein pot, avec une préférence pour le funèbre, et que Pulchérie dans leur chambre essayait d’échapper à Mozart en mettant plein pot également je ne sais plus quel groupe que je détestais. Le conflit suivant a eu lieu avec les voisins qui en avaient assez d’avoir en pleine sieste, la stéréo (Mozart dans l’oreille droite et du rap dans la gauche), quand j’étais absente et les filles bien présentes, s’engueulant en plus pour couvrir le bruit des deux chaînes, afin de déterminer laquelle était la plus conne avec sa musique de merde (quel vocabulaire pour des adolescentes ! les filles je vous parle !).

Pulchérie a quitté la maison pour sa chambre de bonne à Paris, me laissant Mickaêl Jackson et Ace of Base, et sa soeur qui écoutait beaucoup de classique. D’ailleurs qui n’a jamais trouvé Delphine en larmes, dans le noir, un beau soir, au son de Rachmaninoff parce que “c’est tellement beau maman, snif, snif”, ne sait pas ce qu’est une amoureuse de la musique classique.

Mais le drame couvait. Car Delphine s’est éprise de… Vous ne devinerez jamais et moi même j’ai été prise par surprise par cette époustouflante révélation. Le conflit de génération a débuté, car je vous le donne en mille, Delphine s’était éprise de… de… (Oui vous savez, vous avez lu plus bas, mais moi j’étais innocente et prête à tout, mais pas à ça !) En premier un CD de Patrick Bruel où il remettait au goût du jour les chansons anciennes de l’entre deux guerres. Hors je déteste (même si j’aime bien Patrick sinon). Quand elle écoutait ce CD j’avais l’impression d’être mes grands mères. Puis est venue… Edith Piaf qu’elle adoooorait.

Hors moi, je ne veux blesser personne, mais Edith Piaf je n’ai jamais pu la supporter non plus. Je reconnais qu’elle avait du talent, mais l’écouter m’insupporte. Je fais une exception pour “l’homme à la moto” et “emportés par la foule”, mais si ces deux chansons sont chantées par quelqu’un d’autre, je préfère (sauf si c’est Dorothée) (j’assume).

Je vais vous dire : rentrer un vendredi soir après une semaine difficile chez un avocat tordu, à l’époque (je ne pointais pas encore chez Trucmuche/Truchon & Co), avoir fait le plein chez Cauchan au milieu d’une foule en délire, et arriver chargée comme un baudet au son de “veneeeeez veneeeeez Milooooord“, c’était le pompon pour moi et ça me mettait de bonne humeur pour le week end. J’aurais bien rétorqué, sur ma chaîne avec “viiieeeens dans ma viiiiiillllle, viiieeennnns dans ma ruuuuuuuue !” de Mireille Mathieu, mais je ne l’avais pas en réserve, comme quoi il faut toujours fourbir ses munitions contre l’ennemi qui rôde.

C’est cela le conflit des générations. Delphine est partie à son tour en emportant Edith. Au passage elle m’a chourré le requiem de Mozart et les concertos pour piano et orchestre de Rachmaninoff, mais bon, c’est pour une bonne cause. D’ailleurs Pulchérie s’est mise à la musique classique aussi, et sait que “la symphonie du nouveau monde” existe.

Je n’ai pas vécu un long calvaire en vain… D’ailleurs j’attends mes petits enfants pour leur faire découvrir Jack (Brel) et papy (Brassens) + quelques niaiseries de ma jeunesse (ça ne manque pas, et je pense que j’insisterais surtout là dessus). Gniarf Gniarf.

Une sorcière déjantée (rien que d’avoir évoqué Miiiilooooord) (qu’il vienne et qu’elle nous foute la paix)

Posté le 9 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

T comme Téléphone épisode Cinq : moi, 2 filles et 1 seul téléphone

Adolescente_au_t_l_phoneEpoque préhistorique où le portable faisait une timide percée et où je me suis retrouvée dans mon appartement avec Pulchérie et Delphine en pleine crise d’adolescence et seulement une ligne et un téléphone.

Je pensais que ce téléphone était ma propriété, puisque j’en réglais la facture. J’avais tort.

A la première sonnerie, bruit de cataclysme dans la chambre des filles (zut tout s’écroule), ouverture sauvage de la porte et double précipitation sur l’appareil à grand coup de “c’est moi !” “non c’est moi connasse !” (sinon elles s’entendaient bien et s’entendent toujours bien). J’arrivais toujours trop tard. Quand c’était pour moi, elles me tendaient l’appareil avec réprobation et retournaient faire semblant de faire leurs devoirs.

Malheur à moi si je m’attardais à compatir aux malheurs de Fernande pendant 2 heures. Regardant d’un oeil la télé et me jetant l’autre très noir, elles me faisaient bien comprendre qu’elles attendaient elles aussi éventuellement un appel, voire même plusieurs.

Cas n° 1, appel pour Pulchérie. Delphine retournait dans sa chambre éplucher un kiwi en claquant la porte (les voisiiiinnnnsss !!!!). Pulchérie utilisait un langage codé que je comprenais parfaitement, ayant eu le même avec ma meilleure amie, Mrs Bibelot n°2. Du coup l’ayant compris elle m’enfermait dans la cuisine, s’asseyait par terre, coincée par la longueur du fil (oui, ce n’était même pas un sans fil, ayant eu des déboires avec le premier, antique, j’étais contre), chuchotait à m’en faire rappeler les locomotives à vapeur de mon enfance, et raccrochait au bout de 2 heures. Elle trouvait donc le repas froid et sa soeur hystérique qui avait dû louper au moins 4 appels. S’ensuivaient des échanges délicieux dont les voisins pouvaient profiter (curieusement je ne les entendais plus s’engueuler…).

Cas n° 2, appel pour Delphine. Pulchérie retournait dans sa chambre potasser ses maths en claquant la porte. Delphine s’allongeait par terre et chuchotait à son tour, tout en changeant de position toutes les 30 secondes à peu près. A plat ventre, sur le côté en se grattant le pied, sur le dos les jambes en l’air, reptations illimitées, pour terminer les jambes en l’air appuyées sur le mur (d’où la photo d’illustration). Elle raccrochait au bout de 2 heures et retrouvait sa soeur hystérique et le repas froid elle aussi. Elle s’en fichait totalement, mangeant de tout, à l’époque, et dans tous les états. Bien évidemment elle rétorquait à sa soeur et en faisait profiter les voisins, mais je m’en fichais, le film ayant commencé.

Delphine était la championne toute catégorie du “je me précipite sur le téléphone sitôt rentrée à la maison”, (comme moi jadis et cela tapait sur le système de maman, je ne me demande plus pourquoi).

A savoir que Delphine était partie pour le collège le matin avec Marine. Qu’elle y avait passé la journée, toujours avec Marine, qu’elles rentraient ensembles, l’autre habitant quasi en face, parlottaient 2 heures en bas de l’immeuble. Le temps de monter l’escalier, de se poser (compter 1 minute 60 maximum), elle se ruait sur le téléphone pour appeler Marine et commençait sa gymnastique.

Ayant besoin de l’appareil pour mon propre usage, j’étais dans l’obligation de tourner à la mère indigne et d’exiger un “raccroche immédiatement où c’est la baffe, j’ai besoin du téléphone”, quand j’attendais un appel ou éprouvait le besoin d’en passer un.

Elles raccrochaient donc, l’une et l’autre me fusillant du regard et quittant la pièce avec un air de princesse outragée très au point. Je prenais donc le téléphone, m’apprêtais à décrocher quand drrriiiiinnnnng !

L’appel attendu ? Non Mrs Bibelot me signalant que ma ligne avait été en dérangement pendant 3 heures, où cela avait sonné occupé pour elle tout le temps. “Mais puisque je t’ai en ligne ma chérie”…

Les deux filles se rongeant les poings dans leur chambre…

1 téléphone par personne de sexe féminin, c’est un minimum…

Est venue l’époque du portable où seule Delphine demeurait à la maison (snif). Hors à l’époque appeler un portable d’un fixe c’était la ruine garantie. J’ai d’ailleurs reçu une note de 1 500 F un jour et demandé à France Télécom “j’exige des explications”. J’ai reçu la facture détaillée et crisé à la vue du nombre d’appels que Delphine avait pu passer sur des portables. Facturation détaillée donc, et achat d’un sans fil que je pouvais coder pour interdire l’accès à certains numéros (je n’ai jamais réussi à bloquer le fatidique 06, mais la facture a fait une chute libre quand j’ai précisé à Delphine qu’il y avait un espionneur de numéros composés sur ce téléphone).

Pas grave, munie du sans fil, quand on l’appelait, elle pouvait faire les pieds au mur ou la chandelle dans sa chambre pendant des heures, à l’abri d’oreilles indiscrètes (moi) jusqu’à complet déchargement des batteries.

Maintenant j’ai toujours la facturation détaillée. C’est fou ce que cela me coûte moins tout de même depuis que je n’ai plus de filles à la maison…

Posté le 8 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.