Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour août, 2006

T comme Téléphone épisode quatre : l'homme et le téléphone : l'homme qui adore téléphoner

t_l_phone_r_troJe ne vous referai pas le coup des croisades. Une autre fois peut-être mais pour un autre sujet.

Donc nous avons laissé là Albert et sa phobie du téléphone pour rencontrer l’homme qui aime bien téléphoner. Comme une femme quoi et c’est lassant ! Usant ! Flippant !

C’est Charles Hubert m’appelant 15 fois par jour (au boulot c’est  mieux) pour me dire :

  • Rien de spécial

  • Le facteur est passé, pas de courrier

  • Au fait j’ai oublié de te dire… (liste non exhaustive de ce qui peut attendre le soir)

  • Comment ça je te dérange ?

  • J’en ai marre d’être au chômage et de devoir t’appeler à ton boulot

  • Je te prends des carottes râpées ? il n’y en a plus.

  • Je viens d’avoir Pulchérie, elle te rappelle au boulot. Ah tu es déjà en ligne avec elle ? Je voulais juste de prévenir

  • Rien sur les petites annonces Internet. Ah je te dérange encore ? On voit bien que tu ne sais pas ce que c’est qu’être au chômage (ben si j’ai su)

  • Comment on fait avec l’aspirateur ? Le brancher ? Oui bien sûr…

  • Qu’appelle-tu exactement : passer la serpillère dans la cuisine ? J’ai pris un torchon et le balais, c’est un peu mouillé mais quand tu rentreras ce sera sec. Quel produit ? Non j’ai juste pris de l’eau

  • Le chat n’arrête pas de miauler je ne sais pas quoi faire. Non il n’a pas l’air malade.

  • Toujours rien de spécial

Le pire c’est l’accro du téléphone au boulot. Il a 3 portables (?) et sa ligne fixe sur laquelle je peux lui transférer ses appels. S’il pouvait se faire greffer un portable à la place du bras gauche, il serait volontaire pour l’expérience (sa femme s’insurge et ses gosses aussi).

Mon ancien patron qui depuis à pris sa retraite (Dieu soit loué, Allah agbar (ne pas me reprendre sur l’orthographe je ne maîtrise que 3 phrases en arabe et non écrites), par Toutatis et tout le tralala), ne pouvait absolument pas se passer de son portable. Il m’appelait pour un truc bien sûr supra urgent, et passait sous mes yeux éberlués tout en continuant à me causer dans le téléphone : en fait il avait décidé de m’appeler alors qu’il se garait en bas des locaux de la boîte, ne pouvant attendre 15 secondes pour me dire le truc urgent. Et moi le croyant loin, et le voyant passer “au secours le v’là ! Pitié ! A l’aide !” (je goupillais ses voyages pour qu’il parte bien tôt et revienne bien tard, il s’est toujours étonné de la surcharge dans les trains, avions et autres, à des heures décentes).

Le collègue aux 3 portables a une spécialité : il file dans le stock pour vérifier un truc urgent également (c’est toujours urgent, un jour la terre s’arrêtera de tourner) en oubliant ses portables qui bien évidemment en son absence vont bourdonner comme des malades (il aime bien le mode vibreur pour s’épargner les tympans quand il est déjà en ligne), sauf pour un qui reproduit l’antique sonnerie du téléphone des années 60 : drrrrrinnnnnng !). Remontant pour prendre connaissance de mes nombreux messages sur le fixe, il prend connaissance des autres et est in-joi-gnable pendant le reste de la journée. Pour une chantier à 1 million d’Euros, je pardonne, pour un joint à 10 je m’insurge.

Pour le devis à 1 million à traiter en urgence, il est injoignable, ses trois portables me renvoyant sur le répondeur “déjà en ligne”. Il n’a que deux oreilles et deux bras, à moins que quelque chose ne m’ait échappé.

A la maison (donc on quitte mon chef) c’est l’homme qui se précipite sur le fixe (conservé au caz’où) avant nous, ce qui est humiliant parce qu’il nous coiffe toujours au poteau. Pour raccrocher au nez de notre meilleure amie : il attend un appel important rapport à son chantier en cours alors n’est-ce pas…  Qu’elle rappelle dans deux mois… Et son portable bourdonne jusqu’à 23 heures et dès 7 heures du mat.

On reprend le téléphone fixe quand il est parti forer la mer du nord à la recherche de pétrole (original), pour découvrir qu’on en a perdu le mode d’emploi (c’est ballot, mais il a acheté le plus compliqué qu’il pouvait, à lui aucun téléphone ne résiste)

C’est diabolique un homme qui squatte le téléphone…

Posté le 7 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

J'AI HONTE D'APPARTENIR A L'ESPECE HUMAINE !!!

chien_abandonn_Je pense que vous l’avez compris dès l’instant où mon titre vous a sauté aux yeux. Aujourd’hui je suis la méchante sorcière, qui vomit du vert, éructe, dit des gros mots (honte à moi), et déteste tout le monde (des sorts, des sorts, des sorts, efficaces pour une fois, merci).

Hier, j’ai eu un coup de cafard. Ca m’arrive même si j’écris drôle (enfin je m’efforce de l’être). Contre cela deux remèdes : aller me tremper ou aller me promener en forêt (exit “la maison assasinée” qui m’achève généralement, et pour mon premier jour de vacances, point de syndrôme serpillère). J’ai choisi la deuxième option, vu l’heure. J’ai marché longtemps comme toujours en respirant mieux (important la respiration).

Un cri bizzare soudain. Personne dans la forêt, je commence à baliser un peu, on dirait une voix d’enfant. J’ai peur mais je me dirige vers le bruit. Cela ne sert à rien de fuir, j’ai toujours un couteau sur moi (du genre efficace) quand je me promène seule en forêt,  et quelqu’un peut avoir besoin de moi.

Et là… Après avoir cherché d’où venait le cri,  un chien, un épagneul, attaché à un arbre, une oreille en sang, efflanqué et affolé. Un chien abandonné et de la pire des façons. Attaché à un arbre par un maître bien aimé pour crever de faim et de soif (vu le secteur). Un membre de ma famille avait recueilli une chienne dans les mêmes conditions : elle l’avait mordue de trouille, de faim, de désespoir. Il l’a gardée 10 ans jusqu’à sa belle mort, mais elle ne l’a jamais quitté, et toujours refusé d’aller en forêt…

Me voilà perplexe : je sais ce que j’ai à faire mais comment ?. Pas de souci pour ramener le chien il y a une laisse pour l’accrocher à l’arbre, donc pour le prendre (je ne me ballade pas avec une laisse en règle générale). Reste à l’approcher. C’est un épagneul, chien gentil normalement, mais là il est mort de trouille et complètement paniqué, et un chien qui a peur mord systématiquement. Je m’approche en lui parlant doucement : il grogne…. Me v’la bien sans portable pour appeler la SPA dont je ne connais pas le n° ou les pompiers qui se déplacent même pour un chien (vu le coin de forêt d’ailleurs, pas évident que les pompiers trouvent)

Fort heureusement j’ai mis un jean avec une ceinture. Je me souviens de la manière dont le vétérinaire muselait ma chienne, malinoise fort aimable pour tout intrus et chez le vétérinaire (toutes dents sorties, un vrai loup montrant son peigne, personne ne s’y risquait). Je retire ma ceinture, je la boucle comme faisait le véto, je m’approche. Grondements affolés : il va me mordre, mais je ne peux pas le laisser là. J’arrive du premier coup à museler la bête qui s’affole encore plus. Je regarde l’oreille : tranchée net par un rasoir ou autre pour qu’on ne retrouve pas le tatouage (reste 2 lettres). C’est propre, non infecté. Je caresse la petite bête (une fille), et en avant on quitte ce lieu de malheur. Du mal à ce qu’elle me suive au départ, , elle résistant à la laisse et moi tirant de l’autre côté, mais bon, c’est moi le chef et il y a urgence.

Sur la route une rivière. En entendant l’eau couler elle s’affole. “Je sais que tu as soif ma fifille, tu vas boire”. Je la fais rentrer dans l’eau et je retire la muselière, pas le temps de me mordre, elle se précipite pour boire, boire, boire, et boire encore. J’en avais les larmes aux yeux. Pour mon moral c’était réussi !

Après avoir bu elle est venue vers moi et m’a léché la main avant de se blottir contre moi en tremblant de toutes ses pattes, j’en ai encore pleuré, mais exit la muselière. Nous étions copines et moi déjà coupable.

En effet j’ai toujours connu des chiens dans ma famille, mais en pavillon. Je trouve déjà que Diabolos, mon chat noir, n’est pas à sa place en appartement, alors un chien… Non, pas question. J’ai déjà eu ma Chloée qui m’a tenu compagnie pendant les périodes noires mais qui ne supportait pas l’appartement : j’avais dû la confier à mes parents chez qui elle avait vécu 4 ans avec moi, elle y était bien, mais je lui manquais. Donc cette petite bête rescapée du pire, je ne pouvais pas la prendre en charge, gros au coeur, car déjà je sentais qu’elle me prenait pour une amie. Un chien a besoin de repères, j’étais le premier depuis l’abandon.

Quel être dégueulasse, quel salaud a pu abandonner ainsi sa petite chienne pour des vacances ?

Et que je te prends un chien, et qu’il est mignon le bébé. On le gâte, on le chouchoute, mais il grandit. Et la contrainte est la même tous les jours. Eh oui un chien cela sort au minimum matin et soir (vous arrivez vous à rester 12 heures sans faire pipi ?). Et les vacances arrivent. Si je n’ai personne moi, pour s’occuper de Diabolos, je ne pars pas et point barre. Lui infliger un abandon de plus (il vient de la SPA) ? Jamais !

Et lui, il pense quoi le chien qui est bien et qui vous aime ? Lui il ne vous abandonnera jamais !

Je hais le maître de cette chienne qui a eu le cran atroce de lui couper l’oreille après l’avoir attachée à un arbre, alors qu’elle batifolait très probablement, toute contente, et de partir, en la laissant complètement paniquée, ne comprenant rien, et souffrant en plus. Lui je le tuerais sans scrupules : on n’est pas humain quand on fait cela.

Je milite déjà contre le chien à manger en Chine, que l’on écorche vif pour que la viande soit meilleure (ne vomit pas méchange sorcière) ! Je déteste les femmes avec de la fourrure, et ceux qui achètent de l’ivoire en contrebande (qu’ils se fassent piquer : bien fait ! je ne signerai pas la pétition pour qu’ils sortent de tôle)

Je suis rentrée à la maison en panique. La petite mère a bien voulu des croquettes pour chat qu’elle a dévorées (Diabolos a juste fait KCHIIIIT et s’est barré dans l’ex chambre des filles, elle ne l’a même pas vu). Et me voilà partie avec elle pour la SPA de Plaisir. La SPA pour le moral c’est ultra super !!!! J’étais mal. Pourvu qu’on ne pense pas que c’était mon chien que je venais abandonner là… Non tout le monde a été sympa. On m’a suggéré de la prendre. Je suis absente de 8 H à 18 H 30 : ce n’est pas une vie pour un chien. On a compris. On m’a promis qu’elle ne serait pas euthanasiée. Restaurée et abreuvée elle était toute mignonne et câline cette petite mère… J’ai laissé tout de même mon numéro de téléphone au caz’où (je pense que Jean Poirotte et Mrs Bibelot pourraient la prendre pour le cas extrème, vu qu’ils ont déjà une épagneule qui s’ennuit et prend de la bouteille (14 ans tout de même))

Je suis repartie en pleurant, car elle a chouiné en voyant que je m’en allais, j’étais son premier et seul repère depuis l’horreur… J’avais honte d’être un être humain. J’ai passé une super soirée ! à faire la serpillère sur mon fauteuil en pensant à cette pauvre petite bête.

Félicitations à tous les salauds, et ils sont légion, qui abandonnent leurs animaux parce que les vacances sont là ! J’espère que tout se paye un jour !

Posté le 6 août '06 par , dans Coup de gueule. 2 Commentaires.

Mrs Bibelot

BibelotsIl faut que je vous parle de Mrs Bibelot. Pour ceux qui n’auront pas suivi depuis le début, il s’agit de maman qui trouve son surnom tout à fait mérité.

Donc ma mère adoooooorrre les bibelots, d’ailleurs sa maison (et celle de Jean Poirotte), qui est immense, est envahie de bibelots. Et encore, elle en a 3 cartons pleins d’autres qui n’ont pas trouvé leur place sur une étagère (cruel manque d’étagères, et à la seule expression “étagères à accrocher” Jean Poirotte se trouve une tendinite et une double rupture de la coiffe des rotateurs, ce qui est un minimum).

Elle a commencé petit, mais on sentait bien qu’elle aimait les petits trucs jolis à poser partout, et à épousseter soigneusement.

Sa mère (ma grand mère donc, suivez un peu), Mrs Morgan (c’était le sosie de Michèle M….. mais personne ne lui ressemble pour l’instant, la vie étant injuste et le larguage des chromosomes aléatoire), avait ouvert une boutique de luminaires. Jusque là tout allait bien. Sauf que pour décorer la boutique, il fallait des bibelots. Des boîtes, des statuettes miniatures, des reproductions d’oeufs de Fabergé, etc…).

Mrs Morgan refaisant sa décoration régulièrement, refilait à sa fille les bibelots qu’elle avait trop vus. Ainsi commença la collection (2 jolies étagères à accrocher par Jean Poirotte).

Les choses se gâtèrent quand Mrs Bibelot reprit la maison de Tante Hortense partie à 99 ans en maison de retraite, à sa demande (elle s’ennuyait et avait envie de cancaner un peu). Il y avait en effet dans cette maison une vitrine (très jolie d’ailleurs) pleine de bibelots, dont le carnet de bal de l’arrière arrière grand mère qui dansait la Polka, la Valse et le Galop final sans avoir le droit de refuser l’invitation du Hussard qui squattait son carnet de bal + les éventails de la dite arrière arrière grand mère, de toutes ses filles et petites filles + quelques bricoles de valeur, (liste non exhaustive).

Par un étrange détours de sa pensée, Mrs Bibelot décida soudain, à la vue de cette vitrine, de démarrer une collection de timbales en argent pour que la vitrine soit bien pleine (on replie les éventails, du coup c’est moins joli) ET une collection de boîtes à pilules anciennes. Visualiser donc une femme par ailleurs normale, écumant les brocantes, prête à trucider le quidam désirant la même timbale ou boîte qu’elle.

50 timbales en argent après (c’est suant l’argenterie à entretenir) et environ 70 boîtes à pilules + une étagère à poser pour exposer les timbales, Mrs Bibelot se prit de passion pour les dés à coudre de toute espèce… Là le drame intervint et son père nous quittat pour notre plus grande peine à tous (là ce n’est pas de l’humour). Et elle décida de reprendre la maison paternelle… Dans les armoires de laquelle elle retrouva d’autres carnets de bal, de la barbotine à exposer absolument (et résolument magnifique, j’adooooore la barbotine ancienne), et d’autres bibelots anciens, le mot ancien finissant par déclencher de l’urticaire à tout le monde. Garde l’ancien et vend le moderne du départ NDD !!!!

Jean Poirotte se refusat à garnir les murs de multiples étagères, mais sur ce coup là il se fit avoir. Des fenêtes furent posées dans l’ancienne grange transformée en immense séjour/salon et cuisine, s’ouvrant vers l’intérieur. Vu l’épaisseur des murs l’appui de fenêtre fait environ 30 cm qu’elle a fait recouvrir de bois….

Devinez ce qu’il y a sur les rebords de fenêtre ??? Elles ne seront jamais ouvertes, il eut mieux valu poser des fenêtres fixes…

Mrs Bibelot est interdite de brocantes par toute la famille, et une police spéciale “anti brocantes” oeuvre depuis quelques années, avec succès… Quand par contre il y a une brocante dans le village nous sommes nombreux à avoir la tentation de poster un fléchage “musée, antiquités, tout à brader” dans le bas de sa ruelle pour diriger les acheteurs direct chez elle… (Jean Poirotte est d’accord mais on se dégonfle tous).

Curieusement ma soeur et moi ne collectionnons que les bougies et détestons les bibelots dont Pulchérie a déjà juré à sa grand mère, qu’elle récupérerait tout (minute, il y en a de très jolis…). Le syndrôme semble en effet sauter une génération…

Vous retrouverez Mrs Bibelot dans un prochain épisode : “Jeter ? Ca ne va pas ???!!!

Posté le 5 août '06 par , dans Tous aux abris. Pas de commentaire.

VACANCES !!!!!!!!!!!

VacancesCe soir j’ai un cafard épouvantable. Me voilà en vacances pour 3 semaines et c’est carrément l’enfer.

Comment vais-je pouvoir survivre sans le réveil tous les matins, aller pointer chez Truchon/Trucmuche & Co ? Sans le téléphone et sa floppée d’emmerdeurs ? Hein ? je vous le demande. Merci de ne pas répondre.

Trop dur. La vie n’est qu’un long calvaire.

Je n’ai pas les moyens de partir où que ce soit : mon compte en banque appartient toujours au fisc et au syndic… N’empêche que je fourmille de projets pour les 3 semaines à venir.

Ceux qui vont aboutir :

  • Je me couche quand je veux

  • Je me lève quand je veux (sauf si le voisin décidé à transformer un de ses murs en gruyère joue de la perceuse)

  • Je zone grave avec un vieux T shirt de Charles Hubert,, un masque sur le visage, un autre dans les cheveux.

  • Le chat me fout la paix : je suis là, il est heureux

  • S’il fait beau je vais me baigner (dépend du temps qui généralement se pourrit dès que je pose un RTT, (pourquoi n’avoir pas intimé l’ordre à mon patron de me mettre en congés pendant la canicule de 2003, c’est ballot, bravo le gouvernement !))

  • Je vais gérer mon blog et prendre 360 jours d’avance

  • Je vais recopier tout Mr Mac Intosh (du boulot mais même pas peur)

  • Je relis l’intégrale des Angéliques (en bouquin c’est super, les films c’est de la daube destinée à ce qu’on ne veuille pas lire les livres) et Autant en emporte le vent, plus des trucs pas lus piqués dans la bibliothèque des parents (en espérant récupérer au passage une pince à épiler qui vaille le coup)

  • Je me refais la saison 1 de “Desperate Housewifes” en une nuit, avec une bouteille de blanc et des moules marinières à la crème. Saucer, c’est mieux…

  • Je pleure devant tous mes films tristes. Après j’écoute la BO en gérant mon blog

  • S’il faut beau (rêves donc), en allant me baigner je terrorise tout le monde avec mon écran total. Sinon je vais à la piscine, de toutes façons je vais me baigner.

  • Dès que Mrs Bibelot me suggère une excursion, je dis “j’arrive”

  • Je m’occupe un peu de moi (voire même beaucoup)

  • Je range correct un peu au fur et à mesure pour m’épargner les courbatures.

Ceux qui ont peu de chance d’aboutir :

  • Je remets l’appartement à neuf et je change toute la disposition du salon (je le veux et l’exige) en 4 jours et après je fais ce que je veux.

  • Je trie mes cassettes et je leur met un titre enfin… Lasse que je suis de devoir savoir que “la maison assassinée” est sur la cassette “Ben Hur” que je me suis offert en DVD

  • Je termine mes tricots et mes points comptés

  • Je repeinds la cuisine

  • Je mets les affaires qui me restent de Charles Hubert dans des cartons et non pas dans des sacs poubelles qu’il portera comme il le peut, le pauvre bouchon

  • Je porte TOUTES mes affaires d’été, je me maquille tous les jours,

  • J’envoies une lettre doublée d’un mail à Albert Hubert “marre que tu fores la mer du nord, je te quitte et je file droit chez Meetic”.

Ceux que je peux toujours avoir :

  • J’arrête de fumer

  • Je gagne au loto et je me tire en Tanzanie pour 4 semaines, ayant démissionné de chez… vous savez qui… (Mais j’y reviens quand même au retour de Tanzanie, ne voulant pas le quitter en mauvais termes (finalement je les aime tous bien))

  • Je termine tout ce que j’ai commencé de manuel

  • Je range mes placards

  • Je fais mes ourlets pour ne pas toujours porter la même chose (je hais les revers)

  • En plus de me baigner je reprends la gym

  • Je termine mes 365 romans et nouvelles commencés…

Sur la photo on dirait la mère de Charles Hubert…  Ne lui manque que l’air déjanté à fond… Ce qui est mon cas ce soir ! : être déjantée à fond par ces vacances qui sont déjà là…

J’étais d’ailleurs tellement perturbée que j’ai préféré partir à 17 H tapantes (pas 17 H 01), de peur de me sentir obligée de rester…

Posté le 4 août '06 par , dans Je m'insurge. Pas de commentaire.

D comme Débandade

Si vous ignorez l’origine du mot “débandade”, ne vous plaignez pas…

Posté le 3 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

T comme Téléphone épisode trois : l'homme et le téléphone : l'homme qui n'aime pas téléphoner

Moyen__geIl y a eu toute une longue histoire sans téléphone. Maintenant on n’imagine même pas que cela ait pu ne pas exister, alors que si l’on regarde de près, dans l’histoire humaine, on vient juste de le découvrir.

Au moyen âge par exemple, Tristan s’en allait pour les croisades en abandonnant Iseult la blonde qui n’attendait que peu de nouvelles, car Tristan devait faire appel à un chevaucheur pour la joindre la poste toute bête n’existant pas non plus.

A savoir que parti depuis 4 mois du Pas de Calais et enfin arrivé à Aigues Mortes pour embarquer vers une terre sainte, Tristan réalisait qu’il n’avait pas dit l’essentiel à Iseult. Il dépêchait donc un chevaucheur à la belle et n’attendait que peu de réponse :

  • Parce que le chevaucheur pouvait croiser une épidémie de peste et s’arrêter là

  • Parce que le même pouvait très bien ne jamais arriver à bon port, les routes n’étant pas sûres (exit le doux billet “ma doulce amie je vous aime” piétiné par un brigand)

  • Parce que si le chevaucheur arrivait à bon port, la réponse d’Iseult (“moi de même mon bel ami, j’ai grande crainte pour votre vie et vous attends avec hâte” (bête en plus la belle, comme s’il pouvait revenir comme cela) pouvait ne jamais parvenir à Tristan pour les raisons suivantes :

  • Parce que Tristan avait laissé une indication vague au chevaucheur “je serai avec les armées du roi” et que le chevaucheur enfin arrivé à bon port au bout d’un an, comme tout homme qui se respecte se refusait à s’enquérir du chemin à suivre. Sinon il aurait sû que Tristan était coincé en crête suite à un détournement de navire et que le roi l’attendait justement et pouvait se charger de la missive.

  • Parce que les dangers étaient les mêmes pour le chevaucheur au retour vers Tristan, avec le courrier précieux (peste, bandits de grands chemin)

Sur l’image c’est Tristan qui revient des croisades au bout de 7 ans, et Iseult en cloque pour la 3ème fois du baron pas fou qui lui n’était pas parti et lui a fait une cour assidue (Iseult à cédé : le chevaucheur n’était pas arrivé).

Aujourd’hui les routes sont sûres (qu’on croit), et une histoire pareille est à dormir debout, parce qu’il y a le téléphone.

Tristan ayant pris le TGV vous appelle de Marseille (Aigues Mortes est dans les terres maintenant, rapport au Rhône capricieux et son delta) 5 heures après être parti et vous hurle dans les tympans “Je t’aime, j’arrive !). Ceci pour le cas où il n’aurait pas de portable, sinon tout le wagon aurait profité de son amour fou (se déclarant au départ du train et il est coincé dedans jusqu’à Nîmes).

Albert était un champion toutes catégories du “j’aime pas le téléphone”. A notre époque lointaine, il n’y avait que le fixe qu’il décrochait le moins souvent possible. D’ailleurs je m’en chargeais, comme toutes les femmes j’adore le téléphone (sauf au bureau). Et puis, toujours à cette époque lointaine, pas de signal d’appel, pas de sans fil : qui appelait c’était toujours la surprise, et on était coincés sur une chaise l’engin fiché dans l’oreille tout le temps de la conversation.

Parfois Albert était obligé de décrocher l’appareil, moi étant prise ailleurs (tétée, change, bain du bébé, toutes choses qu’on ne peut pas lâcher sur l’heure pour se ruer sur l’engin, les escalopes pouvant bien brûler). Au son de sa voix je savais que cela pouvait être ma mère (une heure, occupes toi des escalopes), ma meilleure amie (deux heures, va voir les escalopes), une copine déprimée (nuit foutue les escalopes aussi). Il haussait le son de la télévision régulièrement pour me rappeler à l’ordre et me demandait exaspéré après raccrochage “mais qu’est-ce que vous pouvez bien avoir à dire pendant des heures !!!! (alors qu’il avait tout entendu)

Parfois il tombait sur son père. S’ensuivait une conversation extraordinaire et grandiose :

  • “Ah papa ! Ca va ?

  • “Ca va et toi ça va ?

  • “Ca va

  • “Bon bah tant mieux, tiens je te passe ta mère”

S’ensuivait un long calvaire pour Albert qui subissait sa mère et essayait de me la refourguer malgré mes dénégations fanatiques (j’aime bien parlotter au téléphone mais pas avec belle maman).

S’il m’appelait c’était pour une urgence extrême : guerre nucléaire, alerte au cyclone, préavis de peste bubonique ou pulmonaire. Sinon, il ne voyait pas l’intérêt du téléphone… Donc il ne s’usait pas l’oreille (sauf quand il agonisait dans son lit et que j’avais eu l’audace de le laisser seul pour aller bosser. Là il pouvait m’appeler 15 fois pour que je suive l’évolution des symptômes et rapplique avec un prêtre)

Il paraît qu’il a un portable maintenant (dixit les filles). Moi j’y crois pô…

Posté le 2 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

O comme Ordres

Religieuse

Quand on parle d’ordres, il y en a de plusieurs sortes :

 

Ceux qu’on peut toujours donner :

  • Mettez la table
  • Sors la poubelle
  • Rangez votre chambre
  • Envois moi un mail au lieu de m’appeler, mon patron déteste ça (que l’on m’appelle)
  • N’oubliez pas de nettoyer la salle de bain et d’étendre les serviettes
  • Dis moi que tu m’aimes
  • Arrêtes de me prendre pour une conne
  • Prends le pain au passage

 

Ceux qu’il peut toujours donner :

  • Tu feras les niveaux de la voiture (ben voyons)
  • Les filles arrêtez de crier et de faire du bruit
  • Ne me parles pas pendant le match
  • Ne touches pas à mes outils
  • Dis moi que tu m’aime
  • Réponds à mes mails
  • Arrêtes de me prendre pour un imbécile
  • Prends moi des clopes en revenant, le détour est minime

 

Ceux qu’il faut éviter de donner

  • Si tu ne m’aimes plus dis le moi tout de suite
  • Si tu me trompes dis le moi, je préfère
  • Fais moi tout mon amour
  • Laisses : je vais le faire

 

Ceux qu’il doit éviter de donner

  • Si tu me trompes dis le moi, je préfère
  • Si je suis malade achèves moi (tentation)
  • Laisses, je vais le faire
  • Fais moi tout (où est ce foutu cric !!!!!)

 

Sinon les ordres tout court, c’est là que l’on serait vachement bien tranquilles si l’on y était rentrées à 15 ans avec la foi.

 

Une sorcière en pleine méditation spirituelle

 

Posté le 1 août '06 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.