Les campagnes de pu…. électorales

Elections_53328783Je m’en vais devancer l’appel des prochaines élections présidentielles dont on va nous rebattre les oreilles jusqu’à ce qu’elles en soient rompues, et avant qu’au mot « électoral » vous ne me quittiez avec rage ce qui m’attristerait fort… Je reviendrai peut-être sur le sujet en avril, avec la bave aux lèvres (j’aime bien).

Je ne vais pas vous saoûler avec la politique, je pense que vous avez votre dose et que dans le cas contraire vous avez à faire ailleurs que sur mon blog (sortie autorisée, retour bienvenu pour d’autres thèmes).

Moi ce que j’aime tout particulièrement pendant les campagnes électorales, c’est le tour des marchés et les poignées de main que les candidats distribuent avec autant de générosité que leurs promesses qui n’engagent que ceux qui les recoivent.

JE TROUVE CELA BEAU
pour un peu j’en pleurerais d’émotion
(d’ailleurs je pleure rien que d’y penser).

Voici un homme ou une femme, qui vit benoîtement dans son 12 pièces ou hôtel particulier, quartier tranquille exposé plein ouest à l’abri des émanations des usines proches généralement positionnées à l’est rapport aux vents dominants, ou à Matignon, voire même carrément à l’Elysée et qui découvre soudain qu’il lui manque quelque chose d’essentiel dans sa vie morne : faire son marché et la tournée des boutiques.

C’est-y pas ballot tout de même ? Louper le marché ? Et les boutiques ? (encore qu’aucun ne se promène chez H&M ou Sephora ce qui est louche).

Et voici donc l’homme ou la femme (on dira l’homme rapport à l’Elysée pour simplifier) qui se découvre un soudain besoin de se rapprocher de la vie de tous les jours, du filet de boeuf non frelaté distribué par un marchand forcément souriant, des oeufs non en boîte, du poulet fraîchement plumé, et du poisson à l’oeil vif.

Et voilà ce beau monde faisant le marché avec 3 gardes du corps et la garde républicaine aux aguets, il faut ce qu’il faut.

Question piège : « votre poisson est-il frais ? » avec un grand sourire au poissonnier qui n’en revient pas et ne va surtout pas répondre « il a 8 jours, je vous le déconseille« . On se serre la main. L’homme politique qui lui, porte des gants l’hiver précise « vous avez les mains froides ! dans la glace les poissons sont bien conservés, vous êtes un homme de confiance« .

Là où mon coeur se serre c’est quand je réalise à la lueur qui s’allume dans les yeux du poissonnier, qu’il va forcément voter pour le crétin qui lui a demandé l’état de santé de ses daurades et des 3 sardines qui lui restent. Il va rentrer chez lui, émotionné et bouleversé d’être passé aux infos, et il sommera toute sa famille de voter pour cet homme tellement près du peuple qu’il fait son marché lui-même (mais sans panier).

Et vas-y que je te continue le marché. Les oeufs ont-ils survécu à la grippe aviaire et les volailles ont-elles été bien vaccinées ? Le boeuf est-il indemne de pyroplasmose et la trippe est-elle aussi fraîche que le maquereau ?

Je précise que tout doit être frais sur les marchés où l’on vient acheter de la daube qui a dépassé la date de péremption de 6 mois, sauf l’homme politique qui généralement n’est pas un perdreau de l’année. En France un jeune ça n’irait pas du tout, l’homme politique doit avoir minimum 50 ans (au pire) : le français est anti-jeune : un homme politique de 30 ans est un suicidaire : s’il vit en concubinage ou n’est pas marié, il ne lui reste qu’à commander le peloton d’exécution et à courir droit vers les fossés de Vincennes pour rappeler le bon vieux temps.

Rayon lingerie sur le marché maintenant. Il va prendre une super blouse sexy pour sa femme qui jardine régulièrement (si si). Vous voyez le look de la blouse ? Celle avec un mélange rayures verticales/pois/carreaux/rayures horizontales en caimaëu de vieux rose, vert, jaune et bleu des mers du sud ? Avec des bottes en caoutchouc c’est magnifique et à rétamer Albert si l’on porte la culotte gaine qui va avec (ne pas oublier de récupérer l’assurance vie quand il aura enfin clamsé à la vue de la blouse et de la lingerie fine).

Bon l’homme politique ne la prend pas tout de suite (la blouse), n’est-ce pas ? il a oublié son panier, mais choupinette jardine et il y pense très fort : deux électeurs de plus : le marchand de blouses + celui des culottes gaines juste à côté (on attend Choupinette en blouse à ses côtés pendant la campagne).

On se serre la main avec le sourire c’est important. En plus il y a un cameraman qui passait justement là par hasard, et qui ne filme jamais le marchand de poissons qui rétorque « eh ducon, t’as vu tes taxes glups, et jamais je ne te vois sur mon marché glups, je ne te serre pas la main et je ne vote pas pour toi glups,  d’ailleurs je l’avais bien dit à Germaine de ne pas voter pour toi glups » (du coup Germaine à lourdé sa blouse et sa culotte gaine, il est mal mais il assume)

Celui qui est finalement élu est au bord de la crise de foie, rapport aux saucissons, coups de rouge, harengs bretons, olives alsaciennes et choucroutes périgourdines qu’il a dégustés sur de nombreux marchés. Je n’évoquerais que brièvement sa tendinite du coude droit, son blocage du poignet droit et son épaule en louis XV, vu le nombre de paluches qu’il aura serrées… (bien fait !)

Moi je m’en vais voter généralement contre le poissonnier, le charcutier, le boucher, le volailler, en me demandant comment on peut être aussi… naïf pour basculer ainsi  et finir par voter pour un crétin qui fait semblant de faire son marché (à moins qu’il ne s’agisse du comptable de l’Elysée déguisé pour l’occasion pour toucher un 36ème mois, ce qui expliquerait tout).

Je ne glisse pas de hareng dans l’urne : cela ferait un vote blanc et c’est nul…

Ce qui m’afflige le plus est que le racolage est réprimé par la loi et que je ne vois jamais aucun gendarme venir verbaliser l’homme politique qui racole, alors que la pauvre fille qui gagne sa vie de bien triste manière, ne lui échappe pas…

P comme Parent d'élève

Parents_d__l_vesVous étiez parents tout court, et puis un beau jour le petit ou la petite passe le seuil de l’école maternelle, et vous voilà parents d’élève (la rentrée s’étalant dans le temps je choisis ce lundi 4 septembre où elle est me semble-t-il définitive).

Vous allez devoir affronter des instituteurs successifs, avec lesquels le courant ne passera pas forcément (mais pour le bien de l’élève on la boucle), des bulletins qui se seront pas tous glorieux, et puis surtout, surtout, d’autres parents d’élèves.

Je faisais partie de ceux qui n’ont pas trop de questions à poser à la réunion fatale du début d’année : l’instituteur va se charger de nous mettre au courant. D’autres le devancent tout de suite avec une liste de 3 pages car ils n’ont que des questions et des objections à tout : repérez les, ils vous gonfleront pour toutes les réunions à venir, si vous ne déménagez pas. Les enfants en effet se suivent généralement d’une classe a l’autre.

Pulchérie avait une copine de CM2, pendant que Delphine débutait son CE1 dans cette école où elle allait faire tout son primaire, dont la mère m’a pourrit la vie pendant toute l’année scolaire. A savoir qu’elle était en compétition, via sa fille, avec tous les autres parents d’élèves. Pas de chance pour elle, la classe était dominée depuis le CP (Pulchérie tombait là tout à coup) par deux têtes d’exception que sa fille n’avait aucune chance de battre. Je savais par contre par Pulchérie, toujours honnête et outrée par la triche, que Ludivine copiait plus que largement sur une des deux têtes d’où une baisse de résultats si une grippe venait à terrasser l’autre.

La seule conversation de cette femme était « combien Pulchérie a-t-elle eu à sa compo de maths ? 17 ? Ludivine a eu 1/2 point de plus » (m’en fous). « Jusqu’à quelle heure Pulchérie travaille-t-elle le soir ? Ah mon dieu, Ludivine révise jusqu’à 22 heures » (m’en fous toujours). Elle prenait la parole dès le début d’une réunion et ne la rendait à l’instituteur qu’après l’intervention exaspérée d’un autre parent (elle était brouillée quasiment avec tous, d’où son affection pour moi, fraîchement débarquée « en CM2 »).

Passage en sixième, Pulchérie échappe à Ludivine qui se retrouve dans une autre classe, sans les grosses têtes. Je me croyais débarassée de la mère : j’avais tort. Je me suis toujours demandé si elle n’avait pas placé des micros espions dans ma voiture, voire même la maison de mes parents, pour savoir quand j’en sortirais. Je la voyais surgir, poussant la poussette de son 4ème pour me raconter les déboires de Ludivine travaillant jusqu’à minuit à s’en user les yeux (bien fait la copieuse) et s’enquérir des (bons) résultats de Pulchérie qui la consternaient dans la mesure où elle s’était traînée derrière l’autre avc 1/2 point de retard pendant le CM2. Il m’a fallu lui préciser un jour « les résultats scolaires de Ludivine ne m’intéressent pas du tout, d’ailleurs demandez-vous pourquoi elle s’en sort mal sans Charlène à proximité » pour en être débarrassée (je sais ce n’est pas charitable, mais il faut ce qu’il faut, je n’allais pas me l’appuyer une année de plus). Elle m’a quittée ce jour là rouge comme une framboise et outrée, mais bon c’était pour une bonne cause (la mienne).

Il y a plusieurs sortes de parents d’élèves, que l’on retrouve partout :

  • Ceux qui trouvent qu’il y a trop de devoirs

  • Ceux qui trouvent qu’il n’y a pas assez de devoirs

  • Les lèves tôt qui sont pour le maintien de la classe le samedi matin pour filer faire leur plein à l’hypermarché sans la compagnie de leurs têtes blondes (ou brunes)

  • Ceux qui sont contre le maintien de la classe le même jour, car ils ont des milliers de choses à faire dès le vendredi soir, y compris filer en province

  • Ceux qui prennent l’école pour une garderie et y envoient leurs enfants avec une maladie bien contagieuse. Exaspération de l’instit qui voit les rangs se creuser.

  • Ceux dont les enfants n’attraperont jamais un pou, donc, ils ne leur regardent pas la tête et ils ont tort : c’est leur gamin non traîté qui en refile régulièrement aux autres, merci pour les parents qui traîtent leurs enfants (là c’est le terrain miné par excellence)

  • Ceux qui vous toisent parce que leur môme a 1/2 point de plus que le vôtre nananèreu !

  • Ceux qui sous prétexte que vous êtes au chômage donc disponibles, vous refilent leur pétition à faire circuler (que l’on benne vu qu’on n’est pas d’accord avec le samedi non libéré).

  • Ceux qui militent contre l’instit excellent qui est trop sévère, à l’ancienne qui exige du respect non mais, ils rêvent, pour militer l’année d’après contre l’instit qui remplace le précédent cité qui est parti à la retraite et a été remplacé par un jeune franchement trop cool : ils rêvent encore. Ceux là ne seront jamais contents de l’instit sans se poser de question sur leur môme dont ce n’est forcément pas la faute s’il galère parce qu’il n’en glande pas une.

  • Ceux dont l’enfant n’est qu’un pauvre bouchon innocent, alors que votre môme n’est qu’une teigne infâme, même si le bouchon innocent lui a ruiné le tibia droit.

Bon courage à tous et vous saurez pourquoi la vie n’est qu’un long calvaire, car quand le trésor adoré rentre à la maternelle, vous en avez pris pour 15 ans s’il n’y a pas de loupé.

Demain c'est dimanche…

Les stats sont nulles sur mon blog le dimanche, pires que le samedi où elles me dépriment quand je les consulte, alors je fais grève le dimanche à partir du 3 septembre, d’autant qu’il y a des champignons et qu’il faut bien la jouer rebelle un jour…

C comme Cran

Cran_53272653Il faut avoir du cran dans la vie. Regardez cette femme : elle n’a certainement peur de rien.

Avant que vous n’alliez derechef vous enrôler dans l’armée, je tiens à vous préciser que pour moi le cran c’est :

  • Tuer l’araignée toute seule

  • Violer Charles Hubert qui n’ose pas nous dire bonjour et visiblement en meurt d’envie

  • Sortir un préservatif en précisant « à enfiler et plus vite que ça »

  • Assurer au coiffeur que s’il nous rate on l’émascule. Bien fort et clair

  • Rapporter le chemiser à la vendeuse rébarbative parce qu’il y a « un défaut là »

  • Dire « non décidément je n’aime pas » et ressortir de la boutique sans avoir pris la paire de chaussures que la vendeuse a mis un quart d’heure à récupérer dans la vitrine en montrant son string à tous les passants

  • Dire carrément à belle maman qu’il est désormais inutile qu’elle nous appelle ponctuellement le dimanche matin à 6 H en comptant en plus sur notre amabilité

  • Au passage préciser ce qu’on pense d’elle

  • Le dire également à Charles Hubert, le réveiller pour le faire

  • Regarder Charles Hubert dans les yeux et dire « je te quitte »

  • S’il répond « ça tombe bien » exiger « des explications tout de suite, j’attends… »

  • Faire renifler l’assiette au garçon en demandant « c’est du poisson frais ça ? » alors qu’il a un holster bien visible sous son queue de pie

  • Retourner le saladier plein sur la tête de  cette imbécile de belle sœur

  • Suggérer au chef de service qui nous fait des avances d’aller se faire remettre les idées en place chez les grecs. Préciser « par des moyens éprouvés »

  • Signaler à son patron qu’il fait des citations en se trompant d’auteur

  • Réclamer les 15 livres d’archives de l’état civil (eut égard à notre arbre généalogique planté dans cette commune précise), à l’employée de la mairie qui n’a pas fini de se faire les ongles

  • Téléphoner la première à Charles Edouard pour lui préciser que finalement on n’a pas envie de le revoir

  • Ecrire au président de la république pour lui dire ce qu’on pense de sa politique familiale, anti-chômage, anti-inflation, n’importe laquelle d’ailleurs, en mettant nom, adresse et numéro de téléphone

Je n’oblige personne.

 

PS : grumelumbelum de grognetudju de pdbdm voici la présentation qui fait à nouveau des siennes !