Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour novembre, 2006

Moi et le téléphone (déjà)…

Je_t_l_phone_53328817J’avais une chance inouie : mes parents avaient le téléphone. Il faut dire que Jean Poirotte s’était mis à son compte et qu’il attendait les appels de clients potentiels. Sinon les médecins et les riches étaient les seuls à l’avoir (le téléphone).

Pendant longtemps mes parents furent les seuls à posséder un combiné dans tout l’immeuble. Celà nous posait un peu et permettait à mes copines de me traiter de crâneuse (même pas vrai, je trouvais cela normal, mais cela leur faisait plaisir). En cas de problèmes médicaux graves en pleine nuit, les voisins venaient timidement sonner chez nous pour que l’on appelle le médecin d’urgence.

C’était un téléphone noir qui sonnait pire que l’alerte des pompiers le jeudi à midi pile. Oui en cette époque préhistorique, c’était le jeudi le jour sans école. A la naissance de la dernière, maman fut obligée de cerner la sonnerie avec des coussins pour éviter que BB ve soit réveillé en sursaut et en hurlant de terreur (justifiée) par la sonnerie DRIIIIIIINNNNNNNGGG !

Quand je fis connaissance avec meilleure amie à l’âge de 12 ans (donc on se fréquente depuis 36 ans), le téléphone se répandait petit à petit. Ses parents avaient également le téléphone + la télévision, mes parents eux étant réfractaires à l’unique chaîne.

Bien évidemment, une fois rentrée à la maison en bus ou en vélo, je n’avais qu’une idée en tête : appeler meilleure amie pour lui raconter la dernière du jour, alors que l’on s’était quittées une demie heure plus tôt.

A l’injonction “raccroche, ton père attend un appel et va faire tes devoirs”, je boudais un peu, histoire d’exister, et m’éxécutais en silence tout de même.

Le temps passant je me mis à ramper sur le dalami et à faire la chandelle en parlant “codé/parents pas compris” pendant des heures avec meilleure amie. Tout cela pour ne rien dire. Enfin si c’était très important. Il faut dire que sa mère à elle travaillait (était donc absente pendant le coup de fil),  que meilleure amie était tombée amoureuse de son voisin de pallier (qu’elle a épousé et qui lui a fait 4 enfants, ils sont toujours ensemble merci). Elle l’avait croisé en rentrant du lycée et devait urgemment m’avertir de la nouvelle du jour.

  • Il m’a dit bonjour que dois-je penser ?

  • Il m’a regardée que dois-je penser ?

  • Il m’a ignorée que dois-je penser ?

  • Il m’a sourit que dois-je penser ?

Tout ceci pendant que cet innocent mangeait des chips en regardant la 1 ou la 2, vu qu’il n’y avait pas d’autre chaînes (l’arrivée de la 3ème chaîne fut émouvante pour tous).

Je passe sur les coups de fil idiots (il y en a eu très peu, si si… j’insiste). Genre “j’ai fait du thé très fort, c’est super pour teinter les jambes !” “La tomate c’est génial contre les points noirs” “qu’est-ce que je fais demain matin, je fais semblant d’avoir crevé ? pour voir s’il me porte secours ? (roue dégonflée à juste regonfler à coup de pompe à vélo, ancêtre de la bombe anti crevaison)

Au bout de deux heures, maman m’intimait l’ordre de raccrocher “ton père cherche peut-être à nous joindre” (argument bidon et suprême, mon père a toujours détesté le téléphone, comme Albert).

Ces mères quelle plaie ! La vie n’était déjà qu’un long calvaire… voir là

Posté le 3 novembre '06 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Le questionnaire qui tue…

Personne ne m’a invitée à le faire (snif), mais il m’amuse…

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Mélanger les oeufs et la farine + la levure (je fais un gâteau, donc c’est forcément un livre de cuisine)

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ? 13 H 35, la dernière fois que j’ai regardé c’était à peu près ça et je regarde tout le temps

3) Vérifiez :
13 H 42, est-ce important ? Ca a changé samedi, d’ailleurs ça change tout le temps…

4) Que portez-vous ?
Un vieux tee shirt pourri que si les filles le voyaient elles me lapideraient avec des figues molles et en feraient du chiffon à chaussure…

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Si le thermostat de mon four était bien réglé, car il décode souvent (oui j’ai un rhube et alors ?).

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Le chat qui miaule, mais ce n’est pas un scoop, il miaule tout le temps.

7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
Entendons nous bien : que voulez vous dire avec “sortir” et “faire” ? Sinon je suis partie à Paris pour une soirée troc avec blogueuse non psychopathes sélectionnées par Hélène

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui bien sûr, comme tout le monde !

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin en lisant un commentaire laissé sur mon blog, sinon je ne rigole jamais, ça favorise les rides.

10) Qu’y a t’il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Du papier peint très moche que j’ai la flemme de changer depuis 10 ans, des photos des filles et une applique qui clignote.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une voiture, la mienne ce n’est plus possible, elle fait rire même les parents des mômes…

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Vu au cinéma ? Je cherche. Vu à la TV : HATARI. Je regarde la TV environ une fois par semaine, de vieux films de préférence d’où le titre étrange…

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Oui, je me suis vue dans la glace de la chambre des filles en train de RANGER mes fringues.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
J’adore les questionnaires, voire même les QCM, et en règle générale j’évite de penser pour éviter un ulcère.

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Je suis une fan de “Docteur Quinn”, je ne me ronge pas les zongles et je déteste le café. Pour le reste c’est personnel…

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
J’ai deux filles qui se prénomment Pulchérie et Delphine, c’est écrit partout, donc je m’interroge sur le SI.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Georges Bush Junior de Junior, j’aime bien la provoc. C’est facile je sais que je n’aurai plus d’enfant…

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
La Guadeloupe. Comment ça c’est en France ? Bon alors la Martinique. Non finalement je mens, j’aime bien ma cambrousse et mon pays, je n’ai jamais songé à m’expatrier et apprendre une langue forcément barbare.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je me lève parce que c’est toi, et je retourne me coucher, mais tu peux faire ce que tu veux, tu as tous les pouvoirs

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Dieu existerait, et il m’aurait laissé carte blanche (d’où la transformation de certaines armes en chose dans laquelle marcher du pied gauche porte bonheur, entre autres…)

21) Aimez-vous danser ?
Si j’avais dû être petit rat à l’Opéra, j’en aurais forcément parlé…

22) Georges Bush ?
Je l’adore. Je suis son unique fan en France, et je persiste du coup, être unique ça me plaît bien…

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
HATARI. Je ne regarde jamais la télévision sauf pour me mettre une K7 ou un DVD

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Forcément la méchante, les ménagères de moins de 50 ans, ma sérénité sereine, et mercutio… (ce n’est pas que je n’aime pas les autres, mais 4 ça limitait forcément et la vie n’est décidément qu’un long calvaire)

Posté le 2 novembre '06 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Les filles chez le médecin !

Les_filles_chez_le_m_decin_57210879Cette image idyllique est de l’intox !

Il faut bien emmener les chérubins chez le médecin (hélas !).

Pour des raisons diverses : angine qui pointe, otite qui persiste, vaccins à refaire, variole droit devant, peste à tribord, ou rubéole avec symptômes…

L’homme (ou la femme) de l’art ne se déplace pas toujours (3 fois hélas).

Pulchérie a débuté sa vie de malade avec des otites (j’ai fait un post là dessus). La pédiatre donc, fatalement, en cas de visite pour d’autres motifs (non, finalement,  toujours une otite), devait, la malheureuse, lui regarder les tympans dans le blanc des yeux pour vérifier que tout allait bien de ce côté là (réponse toujours négative, quelle innocente !).

A la vue de cette pauvre femme, Pulchérie se mettait à brailler avec force et application, là dessus elle a toujours été championne du décibel. Je partais donc équipée de Mrs Bibelot : 2 pour la tenir c’était un minimum. On la pesait braillant, la mesurait hurlant, lui testait les réflexes éructant en “charabia développé”. Jusqu’au jour où  je suggérais de lui regarder les tympans en premier lieu, et de passer au reste après…

Ce qui fut fait. Une fois l’appareil retiré des oreilles (on peut comprendre, ça fait mal quand l’oreille est purulente), Pulchérie retrouvait son sourire, arrachait le collier de la pédiatre + une boucle d’oreille et le lobe de l’oreille qui allait avec, en se marrant très fort car c’était une nature joyeuse, (sauf quand on lui regardait les tympans ou lui demandait de terminer son assiette (suivez, c’est obligé, je l’ai déjà dit !)).

Le temps passe et c’est infâme car on se retrouve au seuil de la vieillesse avant d’avoir eu le temps de dire ouf et…

Oui… Pulchérie devint une petite fille “raisonnable”. Enfin je n’arrêtais pas de le lui dire, sans la convaincre réellement. Elle voyait bien sa petite soeur assez raisonnable, elle, chez le médecin avec ses oreilles infectées ELLE AUSSI (Delphine était du genre à ne pas vouloir l’ouvrir cette petite biiiiiche (dixit sa soeur émerveillée), et me regardait pour savoir si elle avait le droit de pleurer). Pulchérie avait bien envie d’être encore plus raisonnable que sa petite soeur, mais…

Ben non, une piqûre c’était hors de question, je ne parle même pas des prises de sang. J’avais un voisin médecin, dont la fille fréquentait la même classe que Pulchérie. Naïve, je fis une infidélité à mon médecin traditionnel pour un rappel de vaccin, en pensant que devant le père de sa copine elle allait se tenir. En fait elle n’en avait rien à battre de la copine et de sa réputation dans la classe….

Je ne sais pas comment elle a sû qu’il y avait de la piqûre dans l’air. A peine rentrée dans le cabinet après 1 heure d’attente à jouer au trivial poursuite avec sa soeur, elle se réfugia sous le bureau du médecin médusé (je n’ai pas dit : elle se glissa en douce…) et se mit à hurler “au secours, à l’aide ! on torture un enfant innocent ici !” (trois fois de suite) (quand je pense qu’elle a arrêté le théâtre !). Mrs Bibelot manquait, Pulchérie ayant assuré qu’elle était grande et raisonnable… Il fallut l’extirper de sous le bureau, repliée sur elle-même tellement elle était crispée. On sentait le médecin crispé aussi, regardant sa seringue d’un oeil torve en se demandant s’il n’allait pas aller planter de la brebis en Ardèche. Eut lieu LA piqûre avec hurlements atroces vidant la salle d’attente (Delphine était morte de rire). Puis le fatal “aaahhhh je n’ai rien sentit DU TOUT“. Je ne sais pas si elle aurait senti le coup de presse papier que visiblement le médecin-à-la-réputation-définitivement-ruinée était prêt à lui assèner trop tard bien sûr : il fallait commencer par celà.

Pour une prise de sang nous partions à trois. Pour la tenir…, le laborantin hésitant à rentrer dans les ordres boudhistes au moment précis où il devait excercer, le Tibet finalement c’est tout à côté… D’ailleurs le parcours menant au laboratoire était interdit sur mon GPS personnel n’existant pas à l’époque car Pulchérie se mettait à hurler “je leeee savvaiiiiis que tu allais me faire faaaaaiiiiire une prise de sannnnnng !) à la vue de la rue maudite, menant également au Monoprix…

Delphine n’aimait pas trop le médecin non plus, mais elle suçait son pouce, résignée. Coup de bol pour elle un beau jour elle avait un rappel à se faire faire et  MOI AUSSI. Je suis donc passée la première en rigolant (se faire piquer c’est tordant, il me fallait donner l’exemple). Elle a rigolé également (un peu jaune) et empoché 3 bonbons au lieu d’un… Cela compte dans une vie, surtout la sienne (Pulchérie étant totalement allergique au chantage bonbon, mourir de faim ne lui faisant pas peur)

D’un autre côté actuellement pour la prise de sang elles sont à égalité (quoi ? pour la pilule ? mais je l’ai faite il y a 22 ans !). Même pas à reculons au labo. Pas du tout du tout. Quant au médecin, il faut qu’elles soient à l’agonie, et encore. On (Delphine) m’appelle au boulot pour je trouve un médecin corvéable sur les pages jaunes… dans le Marais de préférence et qui puisse recevoir immédiatement. Et puis finalement on n’y va pô parce que cela va passer, on n’est pas la fille d’Albert pour rien… (j’en profite au passage pour leur signaler qu’elles ont des rappels à faire, ah on ricane moins !)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 novembre '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.