Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour décembre, 2006

Damned !

Lunettes_2Ce dimanche 3 décembre, tout était bon pour le moral. Le temps déjà… Comme un début de tempête dans la nuit (zut, c’est le 25 décembre 1999 qui recommence). Puis la pluie qui est venue s’en mêler. J’avais promis à Mrs Bibelot d’aller prendre le thé avec elle et d’aller me promener. Sauf qu’il aurait fallu me payer très cher pour que j’y aille (me promener) sous cette pluie battante.

Certains dimanches je me réveille en pleine forme et tout. Le 3 décembre c’était le cas, alors que tout le monde avait une excuse pour rester sous la couette avec un bouquin. J’ai donc rangé l’appart et fait le ménage et les lessives qui vont bien, et j’ai pris la décision de faire de la couture. Ceci pour la première fois depuis environ 3 ans…

Oui. Les pantalons achetés depuis quelques temps, avec revers j’aime pas trop. C’est peut-être la mode, peut-être pas, mais moi j’aime pas les revers : je me prends les pieds dedans… Donc l’heure était venue de faire un ourlet, puis deux et enfin trois (enfin de faire deux ou trois points discrèts pour fixer la chose) et me voici mutine et tout, bien décidée à faire ces maudits ourlets et cesser de remettre au WE prochain. Une éternité que je n’ai pas fait de couture…

  • Où est ma boite à couture, achetée quand j’avais 17 ans pour y ranger mes affaires de maquillage (c’est très pratique pour ranger ses affaires de maquillage)

  • Pourvu que Charle Hubert ne l’ait pas embarquée, ce rat !

  • Non elle est là. Un peu défraichie mais bon. On va voir ce qu’on va voir

  • Une aiguille, du fil bleu marine et hop !

  • Où est le châs de l’aiguille ? Ils vendent des aiguilles sans trou ? Je rêve. J’en prend une autre.

  • Idem. Je deviens aveugle. Depuis 2 semaines, de près ce n’est pas vraiment ça, surtout le soir, où je prends les lunettes de repos de Delphine pour bloguer ou bouquiner…

  • Je mets les lunettes de repos et je vois distinctement le châs. Tout petit. Ils sont fous. D’un autre côté faire un point discret avec un pieu à broderie, cela ne vas être idéal du tout. J’essaye d’enfiler le fil dans ce châs idiot. Rien à faire, même en pleine lumière.

  • Ai-je une loupe ? Non. Je vais tester les lunettes “loupes” que j’ai achetées sur le conseil d’un zopticien mais qui sont trop fortes pour moi et me donnent le vertige (oui c’est idiot, mais lire avec me déclenche le tournis). Rien à faire. Au secours je deviens aveugle ! Je mets les loupes + les lunettes de Delphine. Youpee, ça marche, juste pile poil sous une ampoule, en pleine lumière. J’enfile l’aiguille enfin, après moultes jurons (c’est horrible ce que je peux être grossière, même le chat a peur).

  • Pas de bol pour la couture, ça s’est nettement dégagé. Puisque c’est comme ça je vais aux champignons (il y a plein de coprins). (je vous l’avais dit qu’on allait voir ce qu’on allait voir…)

  • Mrs Bibelot me confirme : enfiler une aiguille relève du parcours du combattant dès qu’on est atteint d’une même légère presbytie. Lire, le reste, ça va, mais enfiler une aiguille, non. Il lui faut 2 paires de lunettes + une loupe.

  • J’en ai marre, j’arrête la broderie définitivement cette fois-ci…

  • Ne me reste plus qu’à aller acheter de quoi faire des ourlets sans fil, avec la ténacité qui est la mienne quand j’ai une idée fixe.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 4 décembre '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Les filles on part en vacances !!!!!

D_part_en_vacances_57210945Echaudée par un départ en vacances annoncé trop tôt (c’est quand dans une semaine ? C’est quand après demain ? c’est quand demain ? aujourd’hui on est demain ?), je préparais les valises en douce pendant que les filles faisaient de la soupe dans le jardin avec de l’eau, de l’herbe et un sac de plâtre oublié par le plâtrier (un saladier de fichu entre autres) sous l’oeil intéressé de la chienne et du chat, qui adoraient les inventions des filles (elles étaient bien les seules à l’époque).

Les filles en voiture (leur cousine devant nous rejoindre le lendemain par avion avec billet “enfant voyageant seul” façon de parler tout l’équipage s’occupant de l’innocente), Albert un mouchoir à la main, me voici partie sur le coup de 18 heures avec la chienne et mes deux gamines pour faire 800 km et rallier les Saintes Maries de la Mer où mes parents prenaient pension 1 mois par an (toujours juillet, août ils ne pouvaient pas), et nous attendaient de pied ferme.

Albert devant nous rejoindre pour la dernière semaine. Après nous devions rallier une autre villégiature en bord de mer pour y passer 3 semaines et continuer à y martyriser les filles (avec sadisme, on l’aura compris).

Je ne vous parle pas des bagages encombrant le coffre de la grande voiture dont le réservoir faisait très exactement 81 litres (voir Albert et sa voiture) : “tu n’auras pas à refaire le plein ma chérie”. Et dont le quart seulement du contenu était utilisé au retour (je parle des bagages, le réservoir ayant ses limites)…

Au bout de 3 km “quand c’est qu’on arrive, c’est long !”. Que celui qui n’a jamais entendu cette phrase fatidique alors qu’il y a 800 km à faire, me jette la première valise (excepté ceux qui n’ont pas d’enfants bien entendu). Que celui qui ne l’a jamais prononcé en fasse autant (sauf s’il n’a jamais fait plus de 3 bornes en train ou en voiture…)

Ne pas déprimer du tout. Je me disait qu’il était 18 heures 05, qu’elles étaient crevées et qu’elles allaient dormir, ayant mangé avant de partir (la salade de riz et le riz au lait, ça plombe l’estomac). Une mère c’est toujours un peu innoncent et ce, jusqu’à un âge avancé.

Venait le moment où elles se demandaient qui prenait le plus de place à l’arrière et décidaient que c’était dégoutant que l’autre prenne plus de la moitié du siège. Coups de pieds, crêpage de cheveux, hurlements dangereux pour la concentration du conducteur. Eh non à l’époque le réhausseur n’était pas obligatoires, on se contentait de leur boucler une ceinture qu’elles débouclaient immédiatement (pas obligatoire, on renonçait rapidement).

Premier arrêt “claques” (j’étais une mère indigne) à l’entrée de l’autoroute au bout d’une demie heure, sous l’oeil horrifé d’un routier à qui Pulchérie tirat la langue. Il fut encore plus horrifié sans doute à mon départ, car le lendemain elles m’avouèrent lui avoir montré leurs fesses au démarrage, ces petits coeurs. Un gosse qui pleure après le deuxième arrêt “fessée” n’est pas long à s’endormir, et nous voici arrivées sur le coup de minuit trente, et Albert rassuré m’aboyant dans l’oreille “à combien tu as roulé ?????” “Ben 180 il n’y avait personne sur l’autoroute” (exact, c’était en milieu de semaine vers le 7 juillet). Lui en effet se traînait à 50 au volant de la Mercédès sans doute ? et les radars ne pullulaient pas comme de nos jours… Moi j’allais toujours trop vite (6 H 30 pour 800 bornes avec personne sur la route, c’était honnête) (et ce n’est pas moi qui se fit prendre à 250 au lieu de 90 et condamner à rouler à bicyclette pendant 3 mois, ceci après notre séparation, ce qui me fit bien ricaner, (je sais je suis une garce immonde)).

Albert m’ayant quitté et le divorce ayant été prononcé, un peu à l’aise rapport à ce que j’avais touché, le juge ayant trouvé mes exigences normales, je les emmenais à Crète pour deux semaines, dans un centre prévu pour les enfants (on notera qu’elles étaient réellement martyrisées). Silence sur ce voyage, bouclage des valises par surprise, et direction l’aéroport où pour une fois elles furent sages, assises avec leurs petites robes et chapeaux sur les deux trois valises, et un peu angoissées de la disparition de leur môman, alors que j’allais me renseigner sur le retard de l’avion, les ayant confiées à un vigile attendri (pauvre naïf).

Dans l’avion elles furent un peu impressionnées le temps du décollage. Après elles eurent soif, faim, et envie de faire pipi toutes les 15 minutes (c’est rigolo les toilettes dans l’avion, et l’hôtesse qui donne du chocolat chaud et un croissant dès qu’on meurt de faim). Elles boudèrent les crayons de couleur et le papier offerts par une hôtesse aguerrie, et repérèrent tout de suite les copains qu’elles pourraient se faire à grand renfort de courses dans l’allée centrale. Pas de bol ils étaient dans un autre club, celui que j’eusse dû choisir, le mien se révélant pourri…

Mais cela c’est une autre histoire… Un enfant en avion ne risque pas de faire une phlébite lui, c’est moi qui vous le dit.

Je m’égare. Le “quand c’est qu’on arrive” est la phrase clef du départ en vacances, à renoncer d’y aller…

(Non mais sinon c’était des anges. Elles étaient juste vivantes mes petites puces que j’adore… Mais la vie n’est qu’un long calvaire)

Posté le 2 décembre '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Le pique nique c'est fantastique !

Pique_Nique_53329626J’adooooore les piques niques (je sais, ce n’est pas la saison, justement). Si, si, surtout ceux que je faisais quand j’étais petite et que je n’étais pas chargée de l’intendance. Comme cantinière je suis nulle à fond, autant le reconnaître tout de suite (si vous me conviez à un pique nique j’amène le pinard).

Soit j’ai été cantinière dans une vie antérieure, j’ai été tuée en touillant de la soupe aux choux et ça m’a dégoutée pour les autres vies (du chou aussi d’ailleurs), soit je n’ai jamais été cantinière et je manque d’entraînement.

Et d’une quand que j’étais petite (vous aurez un jour droit à ma vie en 134 épisodes, vous n’avez pas fini de souffrir) le pique nique était très classique. C’était sandwiches, oeufs dur et tomates (sans mayonnaise, on appelait cela “à la croque au sel”, sauf que Mrs Bibelot oubliait toujours le sel) et des fruits. Tout ceci se passant dans l’herbe sur une vague nappe étalée, moi m’asseyant forcément sur le seul nid de fourmis à 5 km alentours (je n’étais pas encore allergique à l’acide formique donc ça allait, mais je préparais l’avenir).

J’ai découvert une autre dimension du pique nique quand Albert m’a présenté à Mrs Furoncle et son mari Stalinne (zut, j’ai oublié de vous parler de lui, je vais donc le faire un jour, promis (et que les filles arrêtent de ricaner)), qui avaient prévu un pique nique le dimanche midi au bord d’un cours d’eau pour cause de pêche à la ligne et de causer entre hommes (que je n’étais pas une femme pour Albert). Les deux hommes (Stalinne et Albert) se trimballaient leurs boîtes à pêche avec fauteuil incorporé + 2 lancers, Mrs Furoncle et moi même : 2 glacières + 1 panier vachement lourd qu’elle m’avait refourgué cette salope (sur mon lit de mort je ne dirais pas d’autre mot, sauf que forcément j’aurais envie de revenir à cette époque là).

Déballage du panier : une nappe brodée main + de la porcelaine de Limoge + les couverts + des coupes à champagne et des verres auxquels j’étais priée de faire très attention car c’était un cadeau de mariage cristal de roche 100 % authentique, aussi immondes que les meubles (suivez, c’est obligé).

Moi j’avais pique niqué toute mon enfance en buvant de l’eau du robinet à la bouteille, mais bon pour le champagne, direct la bouteille ce n’était pas divin, effectivement, donc, vive les coupes que j’ai lavées le soir en rentrant.

Dans la glacière : forcément le champagne. Du foie gras avec le Sauterne allant avec, une salade au confit, des moules gratinées que les hommes avaient juste à réchauffer pour peu qu’ils sachent encore allumer un feu et aient pensé à prendre une grille (râté pour la grille, on s’est tous brûlé les doigts, les hommes sachant toujours comment allumer un feu) + un claquos qui tuait sa mère divin, et un fondant au chocolat.

Pour moi ce n’était pas un pique nique, c’était repas chez Boccuse sauf que chez lui, y’a pas de fourmis (l’allergie pointait son nez) et qu’on est bien assis : aucun homme ne nous avait proposé son fauteuil confortable, j’eusse dû quitter Albert sur le champ mais les filles ne seraient pas là alors…

Donc à moi après d’organiser des piques niques super de temps à autre. Sandwiches exclus mais salades composées oblige (il en faut pour tous les goûts) + plat divin + desserts variés avec le vin ad hoc…

Généralement maintenant quand on me parle pique nique, je préfère manger avant et aller me promener dans les bois ou m’affaler sur un nid de fourmis rouges après. Sauf si quelqu’un d’autre prépare. Je veux bien porter une glacière, apporter l’appérot puisqu’on ne peut plus pique niquer sans appérot, trimballer un repousse fourmis et mon fauteuil de plage, mais ne pas m’en demander plus… Le pique nique à la dure c’est un sandwich, de la flotte et un fruit, point barre…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 1 décembre '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.