De la gestion d'un blog… De héros à sauver…

De_la_gestion_d_un_blog_tlp676151J’ai créé ce blog après avoir découvert (par hasard, mais y a-t-il des hasards vrais ?) celui de la méchante et au passage que ce n’était pas qu’un journal intime mis à disposition de n’importe qui et tout le monde, ce qui est écrit régulièrement dans les journaux (qui persistent et signent, et maintenant ça m’énerve)…

J’avais tout mon « dictionnaire d’une civilisation tordue » à éditer + mes listes de sorcière et quelques (!) mésaventures avec mes deux filles + pas mal d’articles et autres, somnolant sur mon vieux Mac Intosh.

J’ai écrit un peu au hasard au début, après avoir galéré pour mettre en place une mise en page merdique. J’écrivais sur le net pour moi finalement, car je ne pensais pas avoir un jour un seul lecteur. La méchante qui m’avait dépistée (car je m’étais vendue auprès d’elle en lui disant que j’avais ouvert un blog-du-coup, et qu’elle sait enquêter et connaissait mon style), m’a proposé de faire ma mise en page, et m’a fait de la pub au passage, et j’ai commencé à avoir quelques lecteurs et commentaires. Elle a toujours aujourd’hui mes codes d’accès et toute ma confiance. De plus elle m’a obligée à tenir ce blog (vous aviez bien senti la contrainte et le révolver braqué sur ma tempe, n’en doutez plus…)

Mon blog m’a droguée quand la méchante m’a parlé des statistiques. J’y allais 15 fois par jour, augmentant sans le vouloir mon nombre de visites. Zut j’ai moins de visites qu’hier. Quel est l’andouille qui m’a trouvée avec « requête google photo jeune vagin rasé » ???. Super ! Hier j’ai eu 85 visiteurs (dont 80 fois moi + la méchante qui contrôle). Merde j’ai fait 50 % de moins qu’hier (le WE c’est mort surtout quand il fait beau). Un beau jour j’ai cessé d’aller voir les stats. Un beau jour également on s’est décidé à me les envoyer sur mon mail perso et depuis pas mal de temps les visiteurs grimpent, grimpent… Je ne m’en plains pas, j’en suis ra-vie.  Les requêtes Gogole ayant abouti chez moi me font mourir de rire et me consternent parfois : quand je pense que je me sers de ce moteur de recherche…

Bien obligée devant un succès d’estime,  d’essayer de structurer l’ensemble ne pouvant pas balancer n’importe quoi n’importe comment. Il m’a fallu vous présenter la cousiiiine avant de passer à la suite (les vacances, la drague, etc…). Je vous ai présenté Jean Poirotte qui eut plus de succès que Mrs Bibelot. Mon écran total m’a apporté pas mal de commentaires, mon départ en vacances aussi, le chien abandonné ayant intéressé beaucoup d’entre vous (amis des bêtes merci !), ainsi que les tribulations d’un chinois en chine des filles qui semblent plaire (et qui sont 100 % authentiques, d’ailleurs elles s’amusent bien et me rappellent de bons souvenirs qu’elles croient oubliés…) et ne sont pas terminées.

Petit à petit j’ai eu mes commentaires réguliers d’amis. A visiter avec émotion et passion et chez qui laisser des commentaires aussi quand je suis inspirée (sinon je ne poste pas, ce n’est pas par mépris, c’est du manque d’inspiration). J’ai mon noyau dur et du mal à l’élargir (d’un autre côté si je mets tout le monde, ma liste à droite va s’allonger jusqu’à l’Australie, ça va faire désordre), même si je vais en visiter d’autres régulièrement qui ne sont pas cités dans mon blog. Je sais que nous nous visitons mutuellement quasi tous les jours. Quelque part on s’apprécie même si on ne se poste pas à chaque post… On espère se rencontrer un jour et on le fera !

La famille est venue petit à petit se greffer dans mes posts, les anciens, les disparus, les plus jeunes, les actuels, la vie vraie quoi. J’avais toute une histoire à raconter finalement. Et tout un petit monde à faire revivre. L’oncle Jules, la tante Alphonsine, tous mes grands parents à faire découvrir et revivre… D’autres oncles et tantes à venir… J’ai tenté l’humeur du jour pas drôle et découvert que cela plaisait aussi.  Je ne ferai pas de post triste pour le succès, mais je sais que j’ai le droit d’en écrire.

J’adore tenir mon blog. J’écris le plus que je peux et je suis accro à mes lecteurs (tiens, pas de commentaires de Miss Marple depuis 3 mois !), mais j’ai été rattrapée via lui par mon vrai virus : celui d’écrire, et pas uniquement sur internet. Au départ je postais tous les jours. J’ai décidé un beau jour de faire grève le dimanche qui est généralement morne plaine, sauf quand il pleut… (et ce jour là j’ai posté deux fois…). Actuellement je poste un jour sur deux en gros : manque de temps.

J’ai à répondre à vos commentaires et je le fais strictement (du moins je l’espère). J’ai du mal à me repérer dans les « nouveaux » ou « anciens », ce qui est bon signe (il y a du monde). J’ai également des mails personnels auxquels je réponds également, et qui sont très nombreux quand je fais dans la série « triste ».

Je travaille en plus (et combien je préfèrerais me consacrer à mes lecteurs…), et j’ai à relever un nouveau et intéressant challenge dans mon boulot, c’était la bonne nouvelle pour 2007. J’ai tout de même une vie privée, et j’écris à côté de ce blog désormais (à cause du virus). Deux (on dira quatre) romans, des nouvelles (il n’est pas exclu que je monte un blog parallèle pour les nouvelles), plein d’idées qui ne demandent qu’à murir… Je garde l’espoir secret (finalement non, puisque je le dis ici) d’être éditée un jour. J’ai eu un espoir déçu mortellement en novembre dernier et j’ai eu du mal à m’en remettre.

les choses se gâtent, car je tiens mon blog et j’écris donc, tous les jours. La méchante m’a obligée (on la reconnaît bien là !) à m’inscrire au Festival de Romans. Normalement, vous avez une bannière qui vous l’indique quand vous arrivez chez moi (à gauche).

Je ne vais plus voir mes stats, je vais voir combien j’ai de votes
et là c’est carrément dramatique, et TOUT PART A LA DERIVE

Un de mes romans est un polar humoristique. Vous croyez que j’ai le coeur à rire moi ? Le héros va terminer alcoolique, bouffé par des rats dans une ancienne galerie où l’on cultivait jadis les champignons de paris, parce qu’il s’est cassé la deuxième jambe (dans le roman d’origine il boite de la jambe droite, mon moral en prenant un coup, il va se casser la gauche, là où personne ne le retrouvera, bien fait pour lui !). Quant à l’héroïne, elle devient cruche et, anesthésiée par les malheurs, va se faire prendre par la police après son crime, et terminer ses jours dans une prison biélorusse, à se faire violer par un maton sadique un jour sur deux, alors que ce n’était pas du tout ce qui était prévu au départ. Mon moral flanchant joue forcément sur mes héros qui peuvent se débattre comme ils le peuvent : c’est moi qui raconte leur histoire et bien fait pour eux !

Les tribulations des filles prennent un sacré coup dans le roman n° 2, dans la mesure où les votes ne grimpant pas, je me transforme en mégère assoiffée de sang (heu oui…). Cosette à côté de leurs vies tristes et misérables avec une mère indigne et vampire en plus, c’était de la petite bière : Mr Hugo sera enterré avec son sens du drame de l’humour quand elles seront séquestrées dans une cave, à vie par une mère devenue carrément folle (et hypocondriaque, faut suivre) (moi). Elles y mourront de faim dans environ 10 ans, quand je serai, moi, rattrapée par une pyélo néphrite galopante… Moi morte, qui saura ce qu’il y a dans la cave ? Mes filles… Mais personne ne le saura à temps, c’est l’horreur… Et je choisis la maladie que je veux d’abord, pour en finir avec la vie en faisant crever mes zamours…

J’ai abandonné pour l’instant un roman pas très drôle au départ dont l’action se situe à la rigolotte période 14/18 : j’aurais peur de faire éclater une bombe atomique au dessus des tranchés de Verdun ou autre, dans une crise de délire « moral à zéro, mes votes stagnent ». Je déteste les anachronismes.

Quant à l’Atlantide, tout le monde saît bien qu’elle a coulé un jour… Donc elle reste au fond de l’eau… Et le chercheur têtu qui sait finalement où elle se trouve ne la retrouvera jamais, parce que son bateau va couler et qu’il va lui, se faire bouffer par petits bouts, par des requins, sa combinaison de survie tombant en panne et n’émettant aucun bip destiné à le faire repérer par des satellites qui seront d’ailleurs eux aussi, tous en panne, parce que c’est la guerre nucléaire

Quant à la nouvelle que les filles adorent « comment tuer beau papa« , elle ne va plus être le reflet du crime parfait, le jour (où les votes stagnent) où je m’en vas trucider le monstre à la tronçonneuse devant la maréchaussée éberluée. Je finirai donc mes jours non pas en toute quiétude, à vous bassiner avec mes posts, mais dans une cellule en Mongolie inférieure, avec même pas internet pour survivre…

Pitié pour mes héros ! Aidez les à vivre leur histoire ! Pensez à eux quand vous voyez se pointer ce festival. Vous sauverez des vies et mes filles de la misère la plus noire…. Et puis je ne ne veux paaaas finir mes jours en Mongolie inférieure !!!!!

Merci pour eux (et pour moi, j’ai perdu le mode d’emploi de la tronçonneuse).  

Une sorcière qui ne regrettera jamais de n’avoir jamais choisi de « faire politique » un jour… Si Pulchérie n’avait pas une fois de plus braqué un révolver sur ma tempe, je ne vous aurais même pas causé de ce festival….


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