Les gentilles petites histoires de notre enfance…

Cendrillon_4363Cendrillon, Blanche Neige et la Belle au bois dormant (très peu, à peine 3 heures), ne sont bien entendu pas les pires. Il y a plus horrible, absolument. Je garde le plus beau pour la fin, qu’on nous mettait à l’école sur un tourne disque, juste avant Noël…

Le petit poucet : en voilà une histoire réconfortante. Un bucheron et sa femme avaient 7 fils dont le dernier, le plus intelligent, n’était pas plus haut que le pouce, d’où son surnom. Une famine arrive et les parents n’ont qu’une idée en tête : perdre leurs 7 enfants dans les bois (il faut penser aux loups et ours à nourrir, les pauvres). Le petit poucet entend le complot, et prend des petits cailloux qu’il sème pendant la promenade « égarons-les ». Il va donc retrouver son chemin et ramener ses frères chez les parents. Ca tombe bien, ils avaient retrouvé deux sacs de farine, et pleuraient sur la disparition des héritiers… Mais ils vont remettre ça quelques semaines plus tard, le petit poucet se fait avoir, il ne sème que du pain que les oiseaux mangent. Les voilà perdus pour de bon à chercher partout, pour trouver la maison d’un ogre qui a 7 petites filles. La femme émue les accueille et les couche, mais l’ogre sent « la chair fraîche » et décide de faire un bon repas. Fort heureusement le petit poucet a eu l’idée de prendre les couronnes des 7 filles de l’ogre pour ses frères et lui. Du coup l’ogre égorge ses propres filles dans le noir, en se trompant de lit. Je fais l’impasse sur les bottes de 7 lieux car à y repenser, ça me fout encore le bourdon ce bain de sang et ces égorgements.

– La chêvre de Monsieur Seguin : belle histoire là encore qui remonte le moral à tout le monde. Mr Seguin a une chèvre qui n’a qu’une envie : aller brouter dans la montagne où c’est certainement meilleur que chez elle. Mr Seguin devine sa pensée. Il en a ras le bol que ses chèvres aillent se faire bouffer par le loup. Il lui fait la morale, il l’attache, rien n’y fait : elle sera plus maligne que tout le monde celle-là, et elle part batiffoler dans la montagne. Jusqu’au soir où qui se pointe ? Non ce n’est pas Mr Seguin qui a retrouvé sa bête (quel incapable celui-là !), c’est le loup. C’est couru d’avance : elle va se battre avec lui toute la nuit, mais au petit matin il la mange (j’avais tellement été traumatisée par cette histoire qu’aux filles je changeait la fin, au moment où la petite chèvre se couche, 3 coups de fusil, c’est monsieur Seguin qui arrive et rescape sa chèvre in extremis…)

– Barbe bleue : là encore une histoire rigolotte comme tout, qui a le mérite de bien se terminer in extemis. Voici un homme qui fait peur à tout le monde avec sa barbe bleue (l’avait qu’à se raser aussi). Il s’est marié plusieurs fois, et se remarie une fois de plus avec une petite jeune fille qui ne voit que sa fortune et pas sa barbe. Au départ il est plutôt sympa avec elle : elle a le droit de tout faire, de tout voir, de dépenser ce qu’elle veut. Elle a simplement interdiction d’aller dans le petit cabinet au fond du couloir à droite (dont il lui a laissé la clef) et bien évidemment elle n’a qu’une envie : aller voir ce qu’il y a dedans. Profitant d’une absence de son mari, la curieuse pénètre dans le petit cabinet pour y trouver les corps des 7 précédentes femmes de Barbe bleue qu’il a égorgées les unes après les autres, et dont il a accroché les dépouilles dans cette pièce inondée de sang. On rigole bien, une fois de plus. L’autre andouille laisse tomber la clef dans le sang parce qu’elle a bêtement peur, et elle ne peut pas la nettoyer après car c’est une clef magique qui garde le sang de la curiosité. Donc Barbe bleue découvre le pot aux roses (la clef tachée) et donne 1/4 d’heure à sa femme pour prier avant qu’il ne l’égorge à son tour. Fort heureusement on attend les beaux frères qui tardent à venir (un quart d’heure c’est court dans certains cas). La future victime fait monter la soeur Anne en haut de la tour, et passe son quart d’heure, non pas à prier, mais à demander « Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? ». L’autre ne voit que le chemin qui poudroie, le soleil qui flamboie et les arbres qui verdoient. Bien avancées les frangines… Finalement les frangins rappliquent par le chemin qui poudroie, au dernier moment et trucident le monstre à coup d’épées. Leur soeur se remariera un jour avec un homme glabre (les barbes elle ne peut plus, même roses).

– La petite fille aux allumettes : Andersen a écrit plein de comtes qui se terminent tous très mal, sauf les cygnes sauvages… Ce devait être un joyeux vivant celui-là tiens ! Déjà la petite sirène ça flanque le bourdon, mais cette histoire là est vraiment à relire un jour où vous vous amusez trop et avez peur de mourir de rire. C’est une petite fille orpheline qui vit comme elle peut dans la rue en vendant des allumettes pour survivre très mal, depuis la mort de sa grand mère. Maigre, en haillons et affamée, elle meurt de froid le soir du 24 décembre et se réfugie dans l’encoignure d’une porte, après avoir vu les réveillons se préparer un peu partout, par la fenêtre,  avec sa dernière boîte d’allumettes non vendue. Elle décide de se chauffer et craque une allumette : sa grand mère morte lui apparaît et lui parle. Du coup elle renonce à se chauffer et craque allumette sur allumette pour retrouver sa grand mère. Dans la flamme de la dernière la grand mère vient la chercher… On était contents à l’école, sauf que la tombée de l’histoire c’était que le lendemain matin on la retrouva morte de froid à côté de ses allumettes brûlées et que les passants en étaient attristés tout en terminant de digérer leur dinde de la veille…

 

Je pense qu’il y en a encore d’autres….

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