Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour janvier, 2007

Les héros sont moins fatigués…

Je ne regrette pas que Pulchérie m’ait obligée à faire une petite pub sur mon blog pour le festival de Romans… Elle en a fait une sur le sien également, et les votes en ont pris un sacré coup, j’ai cru faire une crise cardiaque lundi matin à l’aube, juste avant l’heure où j’allais dégivrer mon pare brise… Bloguer mère/fille (ça fait mieux que fille/mère), c’est très sympa.

Du coup mon moral remonte et mes héros également… Faut suivre et avoir lu le post précédent. Sinon celui qui recherche via gogole “le crime parfait” n’est pas sorti de l’auberge…

Le héros de mon polar n’est pas définitivement tiré d’affaire, mais il n’ira pas faire un tour dans une ancienne galerie à champignons de Paris. Il se cassera toujours la jambe (je n’ai pas dit non plus que j’avais le moral au beau fixe, mais bon je ne compte pas non plus gagner ce festival), mais pour l’instant, en dérapant sur un liquide suspect, aux urgences où il est allé consulter pour un panari. On a les héros qu’on peut… Sa soeur (l’héroïne qui risquait de finir dans une prison biélorusse !) est théoriquement tirée d’affaire vu qu’elle assistait son frère devant deux internes pendant la remise en état de la jambe qui a eu lieu à l’heure exacte du crime (2 témoins). Pour l’instant une gangrène gazeuse (c’est mieux) n’est pas exclue pour le héros (sur une fracture ouverte, ce n’est jamais exclu), ni qu’un flic astucieux ne vienne prouver que les deux internes ou les deux témoins, ou tous les quatre, n’y voyaient pas très clair…

Pour les filles ça s’arrange : je ne suis plus assoiffée de sang. Juste de fric et je leur colle des amendes pour tout. Chambre mal rangée, devoirs mal faits, bricolages intempestifs, et fugues migratoires interdites. Je ne leur pompe plus le sang c’est déjà ça : juste l’air et le fric (qu’elles sont obligées d’emprunter à mes parents, c’est eux qui sont mal barrés). Et en plus la seule maladie grave qui me guette est un rhumatisme du petit doigt droit (ça vous fait rire ? Ca fait mal !)

Le chercheur d’Atlantide a la combinaison repousse requins ad hoc, et un lance roquettes dont il sait très bien se servir. Pour peu que les votes stagnent, va savoir, je n’exclue toujours pas une guerre nucléaire générale, encore qu’une voie diplomatique se dégage. Si la voie diplomatique ne donne rien, il crèvera juste de faim et de soif en plein atlantique nord (pour réaliser qu’en fait il avait trouvé le Titanic…)

J’ai toujours tué beau papa il y a 20 ans (20 ans déjà ????), de la manière que personne ne me prendra d’abord, parce que je suis la reine du crime parfait. C’est quand même le but de la nouvelle, mais bon, j’échappe à la mongolie inférieure, je vais juste à Fresnes (pour avoir diffusé la nouvelle et le crime parfait)… Ou la maison de retraite : 20 ans déjà ! Je rêve !

Le moral va nettement mieux, mais il y a de mauvais restes…

Posté le 16 janvier '07 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

De la gestion d'un blog… De héros à sauver…

De_la_gestion_d_un_blog_tlp676151J’ai créé ce blog après avoir découvert (par hasard, mais y a-t-il des hasards vrais ?) celui de la méchante et au passage que ce n’était pas qu’un journal intime mis à disposition de n’importe qui et tout le monde, ce qui est écrit régulièrement dans les journaux (qui persistent et signent, et maintenant ça m’énerve)…

J’avais tout mon “dictionnaire d’une civilisation tordue” à éditer + mes listes de sorcière et quelques (!) mésaventures avec mes deux filles + pas mal d’articles et autres, somnolant sur mon vieux Mac Intosh.

J’ai écrit un peu au hasard au début, après avoir galéré pour mettre en place une mise en page merdique. J’écrivais sur le net pour moi finalement, car je ne pensais pas avoir un jour un seul lecteur. La méchante qui m’avait dépistée (car je m’étais vendue auprès d’elle en lui disant que j’avais ouvert un blog-du-coup, et qu’elle sait enquêter et connaissait mon style), m’a proposé de faire ma mise en page, et m’a fait de la pub au passage, et j’ai commencé à avoir quelques lecteurs et commentaires. Elle a toujours aujourd’hui mes codes d’accès et toute ma confiance. De plus elle m’a obligée à tenir ce blog (vous aviez bien senti la contrainte et le révolver braqué sur ma tempe, n’en doutez plus…)

Mon blog m’a droguée quand la méchante m’a parlé des statistiques. J’y allais 15 fois par jour, augmentant sans le vouloir mon nombre de visites. Zut j’ai moins de visites qu’hier. Quel est l’andouille qui m’a trouvée avec “requête google photo jeune vagin rasé” ???. Super ! Hier j’ai eu 85 visiteurs (dont 80 fois moi + la méchante qui contrôle). Merde j’ai fait 50 % de moins qu’hier (le WE c’est mort surtout quand il fait beau). Un beau jour j’ai cessé d’aller voir les stats. Un beau jour également on s’est décidé à me les envoyer sur mon mail perso et depuis pas mal de temps les visiteurs grimpent, grimpent… Je ne m’en plains pas, j’en suis ra-vie.  Les requêtes Gogole ayant abouti chez moi me font mourir de rire et me consternent parfois : quand je pense que je me sers de ce moteur de recherche…

Bien obligée devant un succès d’estime,  d’essayer de structurer l’ensemble ne pouvant pas balancer n’importe quoi n’importe comment. Il m’a fallu vous présenter la cousiiiine avant de passer à la suite (les vacances, la drague, etc…). Je vous ai présenté Jean Poirotte qui eut plus de succès que Mrs Bibelot. Mon écran total m’a apporté pas mal de commentaires, mon départ en vacances aussi, le chien abandonné ayant intéressé beaucoup d’entre vous (amis des bêtes merci !), ainsi que les tribulations d’un chinois en chine des filles qui semblent plaire (et qui sont 100 % authentiques, d’ailleurs elles s’amusent bien et me rappellent de bons souvenirs qu’elles croient oubliés…) et ne sont pas terminées.

Petit à petit j’ai eu mes commentaires réguliers d’amis. A visiter avec émotion et passion et chez qui laisser des commentaires aussi quand je suis inspirée (sinon je ne poste pas, ce n’est pas par mépris, c’est du manque d’inspiration). J’ai mon noyau dur et du mal à l’élargir (d’un autre côté si je mets tout le monde, ma liste à droite va s’allonger jusqu’à l’Australie, ça va faire désordre), même si je vais en visiter d’autres régulièrement qui ne sont pas cités dans mon blog. Je sais que nous nous visitons mutuellement quasi tous les jours. Quelque part on s’apprécie même si on ne se poste pas à chaque post… On espère se rencontrer un jour et on le fera !

La famille est venue petit à petit se greffer dans mes posts, les anciens, les disparus, les plus jeunes, les actuels, la vie vraie quoi. J’avais toute une histoire à raconter finalement. Et tout un petit monde à faire revivre. L’oncle Jules, la tante Alphonsine, tous mes grands parents à faire découvrir et revivre… D’autres oncles et tantes à venir… J’ai tenté l’humeur du jour pas drôle et découvert que cela plaisait aussi.  Je ne ferai pas de post triste pour le succès, mais je sais que j’ai le droit d’en écrire.

J’adore tenir mon blog. J’écris le plus que je peux et je suis accro à mes lecteurs (tiens, pas de commentaires de Miss Marple depuis 3 mois !), mais j’ai été rattrapée via lui par mon vrai virus : celui d’écrire, et pas uniquement sur internet. Au départ je postais tous les jours. J’ai décidé un beau jour de faire grève le dimanche qui est généralement morne plaine, sauf quand il pleut… (et ce jour là j’ai posté deux fois…). Actuellement je poste un jour sur deux en gros : manque de temps.

J’ai à répondre à vos commentaires et je le fais strictement (du moins je l’espère). J’ai du mal à me repérer dans les “nouveaux” ou “anciens”, ce qui est bon signe (il y a du monde). J’ai également des mails personnels auxquels je réponds également, et qui sont très nombreux quand je fais dans la série “triste”.

Je travaille en plus (et combien je préfèrerais me consacrer à mes lecteurs…), et j’ai à relever un nouveau et intéressant challenge dans mon boulot, c’était la bonne nouvelle pour 2007. J’ai tout de même une vie privée, et j’écris à côté de ce blog désormais (à cause du virus). Deux (on dira quatre) romans, des nouvelles (il n’est pas exclu que je monte un blog parallèle pour les nouvelles), plein d’idées qui ne demandent qu’à murir… Je garde l’espoir secret (finalement non, puisque je le dis ici) d’être éditée un jour. J’ai eu un espoir déçu mortellement en novembre dernier et j’ai eu du mal à m’en remettre.

les choses se gâtent, car je tiens mon blog et j’écris donc, tous les jours. La méchante m’a obligée (on la reconnaît bien là !) à m’inscrire au Festival de Romans. Normalement, vous avez une bannière qui vous l’indique quand vous arrivez chez moi (à gauche).

Je ne vais plus voir mes stats, je vais voir combien j’ai de votes
et là c’est carrément dramatique, et TOUT PART A LA DERIVE

Un de mes romans est un polar humoristique. Vous croyez que j’ai le coeur à rire moi ? Le héros va terminer alcoolique, bouffé par des rats dans une ancienne galerie où l’on cultivait jadis les champignons de paris, parce qu’il s’est cassé la deuxième jambe (dans le roman d’origine il boite de la jambe droite, mon moral en prenant un coup, il va se casser la gauche, là où personne ne le retrouvera, bien fait pour lui !). Quant à l’héroïne, elle devient cruche et, anesthésiée par les malheurs, va se faire prendre par la police après son crime, et terminer ses jours dans une prison biélorusse, à se faire violer par un maton sadique un jour sur deux, alors que ce n’était pas du tout ce qui était prévu au départ. Mon moral flanchant joue forcément sur mes héros qui peuvent se débattre comme ils le peuvent : c’est moi qui raconte leur histoire et bien fait pour eux !

Les tribulations des filles prennent un sacré coup dans le roman n° 2, dans la mesure où les votes ne grimpant pas, je me transforme en mégère assoiffée de sang (heu oui…). Cosette à côté de leurs vies tristes et misérables avec une mère indigne et vampire en plus, c’était de la petite bière : Mr Hugo sera enterré avec son sens du drame de l’humour quand elles seront séquestrées dans une cave, à vie par une mère devenue carrément folle (et hypocondriaque, faut suivre) (moi). Elles y mourront de faim dans environ 10 ans, quand je serai, moi, rattrapée par une pyélo néphrite galopante… Moi morte, qui saura ce qu’il y a dans la cave ? Mes filles… Mais personne ne le saura à temps, c’est l’horreur… Et je choisis la maladie que je veux d’abord, pour en finir avec la vie en faisant crever mes zamours…

J’ai abandonné pour l’instant un roman pas très drôle au départ dont l’action se situe à la rigolotte période 14/18 : j’aurais peur de faire éclater une bombe atomique au dessus des tranchés de Verdun ou autre, dans une crise de délire “moral à zéro, mes votes stagnent”. Je déteste les anachronismes.

Quant à l’Atlantide, tout le monde saît bien qu’elle a coulé un jour… Donc elle reste au fond de l’eau… Et le chercheur têtu qui sait finalement où elle se trouve ne la retrouvera jamais, parce que son bateau va couler et qu’il va lui, se faire bouffer par petits bouts, par des requins, sa combinaison de survie tombant en panne et n’émettant aucun bip destiné à le faire repérer par des satellites qui seront d’ailleurs eux aussi, tous en panne, parce que c’est la guerre nucléaire

Quant à la nouvelle que les filles adorent “comment tuer beau papa“, elle ne va plus être le reflet du crime parfait, le jour (où les votes stagnent) où je m’en vas trucider le monstre à la tronçonneuse devant la maréchaussée éberluée. Je finirai donc mes jours non pas en toute quiétude, à vous bassiner avec mes posts, mais dans une cellule en Mongolie inférieure, avec même pas internet pour survivre…

Pitié pour mes héros ! Aidez les à vivre leur histoire ! Pensez à eux quand vous voyez se pointer ce festival. Vous sauverez des vies et mes filles de la misère la plus noire…. Et puis je ne ne veux paaaas finir mes jours en Mongolie inférieure !!!!!

Merci pour eux (et pour moi, j’ai perdu le mode d’emploi de la tronçonneuse).  

Une sorcière qui ne regrettera jamais de n’avoir jamais choisi de “faire politique” un jour… Si Pulchérie n’avait pas une fois de plus braqué un révolver sur ma tempe, je ne vous aurais même pas causé de ce festival….


Posté le 14 janvier '07 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Alphonsine a eu 4 enfants…

Alphonsine_accoucheAlphonsine eut avec l’oncle Jules, 4 fils nés respectivement en 1911, 1912, 1913 et 1914, tous les quatre un 15 août. On admire la performance.

Lorsqu’elle eut connaissance de sa première grossesse, sa mère crut bon de la “prévenir” de ce qui l’attendait. Nausées, vomissements, enfler jusqu’à ressembler à une baleine, et enfin risquer sa vie pour accoucher. Le programme sympa que beaucoup de femmes connaissent ou ont connu.

Tante Alphonsine avait déjà été “avertie” de ce qui l’attendait d’horrible à partager son lit avec un homme. Elle n’avait rien remarqué d’horrible particulièrement, bien au contraire, mais n’avait jamais osé contrarier sa mère sur ce terrain là, de peur de passer pour une femme de mauvaise vie.

Elle avait entendu ça et là tout de même, qu’accoucher c’était l’horreur, la douleur, que cela pouvait durer des heures et des heures, que la mère pouvait mourir et le bébé aussi, et que le père parfois était prié de choisir entre la mère et l’enfant. Cela devait remonter le moral comme pas possible.

L’oncle Jules pour une fois prudent, lui affirma qu’il choisirait la mère bien sûr… Pas envie de manquer de sel jusqu’à l’accouchement, et en plus il tenait à sa petite puce.

En premier lieu, Alphonsine n’enfla pas particulièrement, comme beaucoup de crevettes de nature. C’est injuste mais les petites puces enflent parfois très peu, et les femmes théoriquement faites pour enfanter enflent elles, beaucoup. Juste le ventre et juste ce qu’il fallait. Elle marchait normalement (à noter, mon père repère une femme enceinte de dos à sa démarche…) et prit juste 6 kg pendant sa première grossesse. Tout le monde pronostiquat une fille, car elle “portait”, en travers tout de même. Sinon elle pêtait la forme, comme quoi ça existe. Elle avait un peu peur de la fin tout de même, toutes les femmes de son entourage se relayant pour lui raconter les pires horreurs, véridiques en plus. Il fallait qu’elle soit prête. Elle l’était. Elle écrivit son testament 30 jours avant l’échéance fatidique et fit jurer à l’oncle Jules que s’il reprenait femme après elle, il mangerait sans sel pour se rappeler d’elle…

On ne peut donc pas dire qu’elle était particulièrement préparée à un accouchement super. En plus elle lisait Freud, c’était une femme pervertie, et elle savait que le mental est important. Elle se préparait donc à accoucher dans la douleur, c’était écrit et raconté partout. Elle allait souffrir un martyr et peut-être même mourir. C’est à cela qu’elle se préparait : mourir dans la douleur pour avoir conçu l’enfant dans le plaisir (ça ne rigolait pas ce truc là). Donc le côté psychologique, exit sur ce coup là.

Le 15 août 1911, alors qu’elle devait accoucher 2 semaines plus tard, elle se préparait pour la fête de sa mère (devinez comment elle s’appelait ?), se faisait belle, se poudrait un peu, se préparait pour une belle journée, quand elle ressentit une envie de faire pipi comme pas possible sur le coup de 12 H 30, alors que Jules commençait à lui signaler qu’elle allait être en retard comme de coutume, en allumant son cigare.

Elle avait bien remarqué que “la fille” lui appuyait sur la vessie depuis un moment, mais là, c’était à crever. Elle se précipita dans les toilettes. Jules en homme extravagant voulait les toilettes dans la maison et non pas dans le jardin, la population du village toute entière les regardait d’un sale oeil à cause de cela. C’est incroyable ce que certains peuvent être originaux !

Alors là, je vais être obligée de dire les choses comme elles l’étaient. Tante Alphonsine voulu s’asseoir sur le siège des toilettes (à l’intérieur de la maison, une honte), et ressentit quelque chose de curieux. De l’eau coulait d’elle, mais ce n’était pas de… Elle prit du papier et sentit qu’il se passait un truc anormal en s’essuyant. Effectivement il se passait quelque chose. La tête du bébé était en train de sortir. Elle était sortie !

J’imagine sa position et sa panique “Jules !!!!!” hurlat-elle, “c’est le bébé qui est en train de sortir !!!!”.

L’oncle Jules qui fumait son cigare tranquille réalisat qu’il n’y avait pas d’eau à bouillir. Sa femme délirait très probablement… Dans les récits qu’il connaissait (par coeur, bien sûr), on faisait bouillir de l’eau en grande quantité, et des femmes envahissaient la maison. Un bébé ne nait pas en l’absece d’eau bouillante et de troupeau de femelles glapissant.

Jules au secours, il est sorti tout entier, j’ai peur de le faire tomber, il glisse !”

Jules nonchalant se dirigeat vers les toilettes pour trouver sa femme dans une posture difficile, un truc gigotant et braillant (déjà) à la main, éructant “une serviette ! vite !”. Il n’eut que le temps d’aller chercher un drap ou autre chose (non finalement un drap) pour que la mère y dépose ce qui était finalement un garçon qu’il emportat dans la chambre avec la mine de la poule qui a couvé une clef anglaise et ne sait pas quoi en faire.

Pendant ce temps là, Alphonsine se pansat comme elle le put, rejoignit sa chambre pour s’affaler dans son lit et exigeat du père pétrifié qu’il appelle au moins sa mère ou une voisine “enfin fait quelque chose chéri, tu verrais ta tête !”. Ceci en récupérant le nourrisson même pas braillard et en parfaite santé apparement, entortillé dans un drap de 120 pour le prendre contre elle, ne sentant pas finalement le fils en sécurité à proximité de son père.

Les voisines et la mère accoururent au cri de ralliement de Jules. Il fut convenu qu’il était tout bonnement scandaleux d’accoucher aussi facilement, sans aucune douleur préliminaire. Un médecin rappliquant bien évidemment très en retard constatat qu’en plus tout allait bien pour la mère et l’enfant. Il n’avait jamais vu cela, il devait le revoir 3 fois…

Tante Alphonsine accouchat les 3 autres fois dans les toilettes également (et toujours un 15 août). Elle avait apprit, elle, par contre, vers la fin, à partir équipée de serviettes, langes, et tout et tout, quand elle se rendait dans les sanitaires trop petite pour un stockage tout bête. Parce que Jules se fit avoir à chaque fois. Car le malheureux était toujours présent et pour cause (jour férié oblige), et incrédule face au “Jules ! c’est le bébé !”.

Elle expliquat à Mrs Morgan que l’accouchement ce n’est rien du tout, du pipeau, du n’importe quoi, “n’écoute pas les autres femmes ma chérie, c’est de la comédie…”. Elle ne chiait même pas une pastèque, elle avait juste envie de faire pipi… Et encore, c’était sans douleur.

Mrs Morgan, ma mère, moi-même, avons cru dur comme fer que le gène serait arrivé jusqu’à nous. Nous étions programmées pour accoucher dans les toilettes et sans douleur…

T’en foutrais moi du gène aléatoire… et de l’importance du psychisme sur le corps…

(PS : cette histoire est 100 % authentique et véridique)

Posté le 13 janvier '07 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Un jour sans fin…

Il s’est levé un peu en retard ce matin, mais ce n’est pas grave, rien d’important ne l’attend aujourd’hui.  Il se prépare tranquillement comme il en a l’habitude et entend vaguement que la petite est malade. 38,5°. La grippe ?

Clothilde s’inquiète comme à son habitude et appelle le médecin. Il lui demande de le tenir au courant et sort en claquant la porte comme à l’ordinaire : elle va le lui reprocher ce soir, c’est certain. Il fait doux pour un mois de janvier. Et si les théories sur le réchauffement de la planète étaient réelles ? Quel avenir pour lui, sa femme, ses enfants, ceux à venir ?

En tous cas, pas besoin de gratter le pare brise, c’est toujours ça de pris. Il respire un air doux pour la saison, il se sent bien.

Il conduit machinalement. La voiture connaît la route pour arriver au bureau.

Ne pas oublier ce midi d’aller chercher la bague qu’il a commandée pour l’anniversaire de Clothilde. Elle va être contente, elle qui déteste être née après les fêtes, à une période où tout le monde trouve pratique de l’oublier ! Demain c’est déjà vendredi, le temps passe à une vitesse vertigineuse.

Le week end qui s’annonce est super sympa. Ses beaux parents prennent les deux petits, car il a réservé un week end en amoureux avec Clothilde pour fêter avec elle ses 35 ans. Demain soir, ils partent pour Amsterdam, reviendront tranquillement lundi dans la journée : il a posé son premier RTT de l’année, sans lui en parler bien sûr.

Sa belle mère le lui a dit : il a vraiment des attentions merveilleuses pour sa femme ! Bien sûr qu’ils garderont les enfants et les mettront à l’école le lundi matin. Pas de problème. Pourvu qu’une sale maladie pour la petite n’interdise à Clothilde de partir. Il n’est pas un père indigne, mais il sait que sa belle mère peut faire face à la grippe, à la gastro et à n’importe quoi, elle a eu 3 enfants…

Il rentre tôt le vendredi, assez en tous cas pour prévenir Clothilde de faire sa valise pour où elle verra bien. Elle aura le temps de préparer de quoi partir au moins 8 jours. Il sourit. Clothilde et ses sacs et valises, c’est toute une histoire, il a renoncé à comprendre. Lui bouclera son sac en 5 sets et emmènera les petits chez ses beaux parents, le temps qu’elle hésite entre pull bleu et rose pour prendre finalement le rouge.

Il a réservé un super hôtel dans Amsterdam, et déjà le rischtaffel qu’ils dégusteront dans un restaurant réputé et dans lequel il lui offrira sa bague : elle rêve de perle depuis des années…

Dernière intersection. Il est prioritaire. Machinalement il tourne la tête vers la gauche en ralentissant un peu, par habitude. Un camion est là, sur lui, qui roule à une allure vertigineuse pour la zone, lui est déjà engagé. Tout tourne soudain au ralenti. Le camion va lui rentrer dedans c’est certain, la voiture de derrière aussi qui lui colle au cul, alors qu’il songe vaguement à ralentir sans en avoir le temps, ni de braquer follement vers la droite.

Après le crash qui dure une éternité lui semble-t-il, il se relève : un miracle, c’est un miracle qu’iil ait été éjecté de la voiture ainsi, et n’ait pas une égratignure.

Sa voiture… Mon dieu, c’est sa voiture cette chose broyée, pliée en deux, ouverte, un chaos de tôles en vrac, projeté à 15 mètres de l’impact, dans les arbres qui bordent la route….

Les sirènes… Déjà ? Il va lui dire ce qu’il pense à ce camionneur dangereux qui roulait comme un fou et lui refusait la priorité, il va lui dire… Tout le monde l’a vu, qu’on lui avait refusé la priorité. Tout le monde court sur le bord de la route, plusieurs voitures se sont téléscopées, ça crie, il y a des blessés. Tout s’entrechoque dans sa tête, il ne comprend pas, car un homme se penche sur sa voiture et vomit longtemps dans l’herbe. Personne ne semble le voir. Par contre la vision de ce qu’il y a dans sa voiture, semble faire impression.

C’est alors qu’il comprend.

C’était un jour ordinaire, un jour comme les autres, rien d’important ne l’attendait ce jour là. Le seul vrai rendez-vous qu’il avait était avec la mort. Il n’a rien senti, rien pressenti. Il n’ira pas chercher la bague, il n’ira pas à Amsterdam, il n’a pas assez dit à ses parents et à sa femme et ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs qu’il les aimait, il ne respirera plus l’air tiède d’un matin, tout lui a été retiré en une fraction de seconde, car maintenant tout est fini. Lentement il se sent aspiré vers un ailleurs qui ne lui fait plus peur.

Avec l’arrivée des pompiers, de la police, a commencé une longue chaîne téléphonique. Un pompier a pu récupérer son porte-feuille. Une femme sait tout à coup qu’elle ne reverra jamais son mari, des enfants qu’ils ne reverront jamais leur papa, des parents qu’ils ont perdu leur fils. Tout le monde va savoir et plus de gens qu’il ne l’aurait pensé vont pleurer. Des étrangers vont s’horrifier devant l’état du véhicule en se demandant comment on peut sortir vivant d’une telle horreur. On ne peut pas. Les sirènes continueront à évacuer les blessés légers, lui partant en dernier, car on ne pouvait plus rien pour lui. Du tout. On dira à madame “non, il vaut mieux ne pas le voir, gardez de lui le souvenir que vous en avez”. Quelqu’un d’autre ira à la mise en bière quand on aura remis en place les morceaux. C’est l’horreur. Lui, n’est plus qu’une chose informe que perosnne ne peut reconnaître. Et ce matin là, c’était un jour comme les autres….

Ce matin un homme est mort bêtement à 300 mètres de moi. J’ai pensé à lui toute la journée et je lui ai créé cette petite histoire pour lui rendre hommage. Nous avons été plusieurs à nous dire qu’heureusement on ne sait pas à l’avance “le jour et l’heure”, et tout le monde a conduit prudemment et été étrangement silencieux. Nous entendions tous les sirènes du matin, certains revoyaient la voture broyée et entendaient les commentaires. La version circulant était que le camion roulait vraiment trop vite pour l’endroit, a effectivement refusé la priorité et que le choc a été tellement violent que la voiture de Mr X a été littéralement projetée contre les arbres du bord de route sur lesquels elle s’est disloquée et lui avec.

Qu’importe la vérité, la priorité forcée ou refusée, et vos droits. La voiture est un engin mortel, contre lequel il n’existe pas d’interdiction. Alors faites attention… Soyez prudents.

Je n’ai pas le coeur à répondre à vos commentaires ce soir… Je vous dis donc à demain.

Une sorcière qui entend encore et encore le bruit des sirènes sans fin, du matin d’un jour sans fin pour Mr X.

Posté le 11 janvier '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

J'aime pas les frites, les filles non plus…

J_aime_pas_les_frites_53329639Ce sujet est très grave, à aborder après méditation et OOOO-MMMMM (en rythme c’est mieux, entraînez-vous) (vous pensez que vous n’êtes là que pour rigoler ? z’avez tout faux) Ce post est très important, il est même capital, je referme mon blog après l’avoir édité…  (comment ça vous êtes ravis ?)

Donc je vais être brève, cela va vous changer (croyez-z-y) : je n’aime pas les frites et les filles non plus d’ailleurs si je m’en réfère au passé (elles ont changé de goûts depuis, je suis perdue entre ce qu’elles aiment ou non)… (je vous avais prévenus que c’était capital et que je faisais un post très important)

Le passé c’est moi avec Albert et les deux pastèques, puis moi toute seule avec les mêmes (suivez), en visite chez des amis ravis de leur annoncer qu’il y avait pour elles du steak haché ET des frites, et pour moi du caviar et du saumon fumé (avec du champagne).

Je constate avec consternation que je ne vous ai pas parlé du steack haché et que donc, je vais être obligée de m’étendre sur le sujet, moi qui aime à être concise…

Je déteste la viande rouge, hachée c’est encore pire, puisque Jean Poirotte la boulotte comme cela toute crute en se faisant un steak tartare, et c’est l’horreur (pour moi en tous cas, rien que de le voir boulotter, j’ai mangé pour 4 jours et on s’étonne que je dépérrrrisssse) (et je n’aime pas la consistance du steak haché, ni la viande de boeuf, crute en plus je n’ai jamais voulu essayer, je suis certaine de tomber dans les poires).

Donc je me dois d’avouer à tous mes lecteurs que je n’ai pas élevé mes filles dans le culte de la viande crute ou saignante, dieu m’en garde et que la force soit avec moi, mais je préfère le poisson (comment ai-je pu survivre jusqu’à un âge aussi avancé ?).

Alors évidement ces pauvres petites puces que j’adore, arrivaient un beau jour chez des barbares pour qui la viande hachée vaguement passée à la poële  représentait le top du top AVEC DES FRITES.

“C’est quoi des frites maman ?” fut la question que me posa un jour Delphine pour me flanquer bien la honte devant tout le monde : elle aimait bien manger et goûter du nouveau cette bibique, elle avait 4 ans et je ne lui avais jamais fait de frites.

Je déteste les frites et la friture en règle générale (sauf celle de poisson, la petite friture de gardons). La friture je la mange pendant environ 4 jours, ma vésicule ne doit pas aimer… Sinon pour la cuisiner pour les autres (je suis tolérante), j’ai une vision horrible de la bassine d’huile bouillante se renversant sur une de mes puces, sur moi, sur le chat : plutôt mourir. Donc, pas de frites, pas de friteuse, pas d’huile bouillante chez moi (je suis tolérante avec des limites : pas de friteuse chez moi, les gens vont bouffer de la friture ailleurs).

Comme elles n’ont pas été élevées à la frite, forcément elles ne la digèrent pas ces petites biches. C’est normal. Elles savent qu’elles me doivent de ne pas avoir été greffées de la moitié du corps pour cause de brulures graves à cause de renversement de friteuse que je n’avais pas (pour ceux qui n’auraient pas suivi)

Où veut-elle en venir et où est le problème ?

Testez le je n’aime pas les frites et vous comprendrez que la vie n’est qu’un long calvaire (je ne vous parle même pas du steak haché, là c’est le goulag mérité), devant l’air ahuri de vos hôtes, du serveur au restaurant, ou n’importe qui d’autre.

Je répète : la vie n’est qu’un long calvaire (et le cuisinier secoue les nouilles, je répète…, et les nippons sont cause du soulèvement de la Chine, je répète (non je n’ai pas été dans la résistance pourquoi ?)

Enfin bref, tout ça pour vous dire que je ne n’aime pas les frites, c”est nul. Mais bon quand on est française c’est un débat important dans la mesure où le plat nationnal est le steak frite pour faire rapide, parce qu’entre la choucoute de l’est, le poisson de l’ouest, l’oie gavée du sud ouest, la tarte au sucre et la tourte aux poireaux du nord, l’olive du sud est, son anchoïade, avec ses 13 desserts y’avait du mourron à se faire pour le plat national, et je ne vous parle même pas du fromage, la bouffe française étant un post à venir (je suis désolée d’en avoir oublié naturellement, je réalise que j’ai ommis la fondue savoyarde, la potée et l’escargot de bourgogne + un millier de plat…)

ET puis bon c’est mon blog et l’endroit idéal pour dire QUE JE DETESTE LES FRITES ! (Je déteste aussi la cervelle et les épinards, mais sur ce coup là je pense que j’aurais plus d’adeptes…)

Oui je sais, ce post est nul et je suis une emmerdeuse. Et alors ? Je dis ce que je veux NA ! ET J’AIME PAS LES FRITES ! Et j’en ai marre qu’on me les propose avec tous les plats et que quand je dis NON on me les propose SANS SEL ! (la friture sans sel c’est pire que tout ! car je mange tout de même du frit chez un chinois (limite) ou de la petite friture que papa ne pêche plus (Albert reviiiiennnnns !) (non je rigole))

Vous avez tout compris, j’ai fait il y a peu un restau où l’on a faillit appeler l’hôpital psychiatrique le plus proche parce que je ne voulais pas de frites. Ni de viande rouge non plus d’ailleurs (testez le “je n’aime pas la viande” pour voir à quel degré de tolérance on en est), même pas hachée (option proposée dès fois que mon dentier se débine…) Non monsieur je n’aime pas la viande de boeuf, même hachée, même trop cuite, je veux de l’andouillette (il n’en avait plus, d’où son insistance à me faire la promotion de sa côte de boeuf qu’il était prêt à me hacher sous le nez, mais moi j’aime bien le porc)

Et en plus pour couronner le tout, je n’aime pas le café non plus. Même décaféiné, merci, c’est le goût du café que je déteste (je dépiste une goutte dans un litre d’eau, mes proches ont testé). C’est la tare la plus absolue, une panne de machine à café me laissant de marbre au boulot, alors que 35 personnes peuvent se rassembler pour chercher d’où vient le problème…

La vie n’est qu’un long calvaire (ne comptez pas sur moi pour vous faire de la cerveille frite).

Et vous, vous avez un truc particulier qui fait que l’on vous regarde avec un oeil torve quand vous précisez “je n’aime pas” ?

Posté le 10 janvier '07 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Les filles dorment dans une chambre (enfin on appelle cela comme ça)

Chambre_en_fouillisEt oui je sais, ce titre est trop long…

Quand elles étaient petites, Pulchérie et Delphine avaient chacune leur chambre. Elles passaient d’ailleurs leur temps à s’installer l’une chez l’autre, passé 20 H 30, discrètement qu’elles croyaient (la charge de la brigade légère sur ma tête tous les soirs). Puis vint l’époque des vaches maigres et un retour chez mes parents, où nous partagions une immense chambre, coupée en deux par deux placards. Leur méthode de rangement s’opposait farouchement à la mienne, encore que je suis loin d’être maniaque (heureusement), et il y eut des frictions, après la nuit où me levant sans bruit, je posais le pied sur une chaussure de barbie renversée (ça fait mal les talons aiguilles !), et une autre fois sur une ceinture dont la pointe me perça carrément le talon (bon elles étaient réveillées malgré mes précautions, mais se percer le talon ça fait très mal (j’en entend qui rigolent… Il en faut pour percer le talon et ça se sent très nettement))

Arriva le moment espéré où j’eus mon chez moi, et les filles emménagèrent dans une grande chambre pour deux (pas les moyens de prendre plus grands, et la même surface avec trois chambres c’était moche). La chambre est vraiment grande et je l’avais joliment arrangée et coupée en deux par l’ameublement (je n’allais pas monter une cloison non plus, Jean Poirotte était contre, il faisait déjà les travaux de papier peint et montage de meubles en kit).

En bonne mère pas encore indigne, je rangeais régulièrement la chambre, n’y rentrant que munie de chaussures de sécurité (punaise dans le talon au début de l’histoire des posters, suivez bon sang !) et d’un casque pour me protéger d’objets tombant du plafond, Delphine adorant accrocher des objets au plafond (qui attend un peintre, maintenant qu’elle a retiré ses voilages de la dernière heure, merci de votre aide).

Je rangeais donc. Tiens des épluchures de Kiwi, tiens une chaussette (on ne trouve jamais la seconde pour faire la paire, c’est pour moi et d’autres femmes un mystère non élucidé : qu’est devenu la deuxième chaussette ?), tiens un slip, tiens un journal intime, tiens ma pince à épiler, tiens une tomate cerise, tiens sa dernière compo de maths (quoi ???? 3/20 ?????), tiens mon coupe ongle…

Le surlendemain tout était à refaire et je désespérais, quand une journaliste psychologue eut l’excellente idée d’écrire un article sur la chambre de l’adolescent. Je la cite en gros “passé un certain âge, délaissez sa chambre même si c’est un fouillis infâme (ça l’est). Si vous ne supportez pas cette vision, contentez vous de fermer la porte. C’est son territoire, il le gère comme il veut, il doit apprendre à le gérer”… Je n’écoute pas toujours ce qui est dit dans les journaux féminins loin s’en faut, mais là elle tombait bien cette psychologue et je ne demandais qu’à la croire.

Bénissant cette femme, j’appris donc aux deux filles que je ne mettrais plus les pieds dans leur chambre (youpee !) sauf pour récupérer ma pince à épiler (beeerk). Elles s’enguirlandèrent donc joyeusement, n’ayant pas du tout la même manière d’envisager la chambre de rêve. Pour Pulchérie c’était tout bien rangé, pour Delphine rien de rangé et “vive l’anarchie !”. Pulchérie détermina donc une ligne idéale coupant la chambre en deux, et aucune épluchure de kiwi n’était autorisée à dépasser cette ligne.

D’où le choc en entrant dans la chambre (devinez pour quoi faire ?) avec deux chambres en une (même le plafond était coupé en deux). Le placard c’était idem : une étagère bonne pour l’armée la plus stricte du dictateur le plus infâme, l’autre en désordre avec le chat couché dessus, bien emmitouflé dans un pull douillet (et en vrac).

Une fois par mois elles décidaient de tout ranger et y passaient une journée, me laissant 2 sacs poubelles à descendre aux ordures (deux ? oui !) et le panier de linge sale débordant. En fait les crises de rangement débutaient par un “je n’ai plus rien à me mettre, que fait Mouth avec ses lessives ? tout est par terre dans la chambre faut qu’on range un peu”. J’avais en plus 4 machines à faire au minimum, ayant en bonne mère indigne décidé de ne pas laver ce qui n’était pas dûment mis dans le panier de linge sale.

Pulchérie partie, Delphine s’occupat de la chambre seule. Une fois par mois elle en changeait toute la disposition, et rangeait à fond, ce qui lui donnait des courbatures pour 4 jours. Le lit eut 27 places, dont une au milieu de la chambre, le dit lit transformé en canapé (relever un sommier pour faire dossier ne lui posant aucun problème, le tout étant de le fixer mais elle était d’une ingéniosité diabolique (j’en ai déjà parlé)).

Maintenant que Delphine est partie, j’aimerais beaucoup faire de cette chambre une chambre d’amis, où elles pourraient dormir lors de leurs visites… Manque de bol il y a tous leurs cours qu’elles ne peuvent se résoudre à jeter après tri (elles peuvent garder leurs rédactions qui nous font toujours mourir de rire), un canapé rescapé du premier appart de Delphine, 3 coffres pleins à craquer, et tout un tas de bardas qu’un de ces jours je m’en vas descendre aux poubelles, ou brocanter.

Et depuis le temps que je le dis, un beau jour je vais le faire !!!!

PS : C’est fait : Delphine et Pulchérie ont pris le taureau par les cornes et c’est une vraie chambre ! (sauf pour le papier et les peintures, et que du coup j’y mets mon propre bordel) SNIF car ce n’est plus la chambre “des filles“. (Jamais contente !)

La vie n’est qu’une gigantesque pitrerie (je vous ai bien eus sur ce coup là !)

Posté le 8 janvier '07 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Les gentilles petites histoires de notre enfance…

Cendrillon_4363Cendrillon, Blanche Neige et la Belle au bois dormant (très peu, à peine 3 heures), ne sont bien entendu pas les pires. Il y a plus horrible, absolument. Je garde le plus beau pour la fin, qu’on nous mettait à l’école sur un tourne disque, juste avant Noël…

- Le petit poucet : en voilà une histoire réconfortante. Un bucheron et sa femme avaient 7 fils dont le dernier, le plus intelligent, n’était pas plus haut que le pouce, d’où son surnom. Une famine arrive et les parents n’ont qu’une idée en tête : perdre leurs 7 enfants dans les bois (il faut penser aux loups et ours à nourrir, les pauvres). Le petit poucet entend le complot, et prend des petits cailloux qu’il sème pendant la promenade “égarons-les”. Il va donc retrouver son chemin et ramener ses frères chez les parents. Ca tombe bien, ils avaient retrouvé deux sacs de farine, et pleuraient sur la disparition des héritiers… Mais ils vont remettre ça quelques semaines plus tard, le petit poucet se fait avoir, il ne sème que du pain que les oiseaux mangent. Les voilà perdus pour de bon à chercher partout, pour trouver la maison d’un ogre qui a 7 petites filles. La femme émue les accueille et les couche, mais l’ogre sent “la chair fraîche” et décide de faire un bon repas. Fort heureusement le petit poucet a eu l’idée de prendre les couronnes des 7 filles de l’ogre pour ses frères et lui. Du coup l’ogre égorge ses propres filles dans le noir, en se trompant de lit. Je fais l’impasse sur les bottes de 7 lieux car à y repenser, ça me fout encore le bourdon ce bain de sang et ces égorgements.

- La chêvre de Monsieur Seguin : belle histoire là encore qui remonte le moral à tout le monde. Mr Seguin a une chèvre qui n’a qu’une envie : aller brouter dans la montagne où c’est certainement meilleur que chez elle. Mr Seguin devine sa pensée. Il en a ras le bol que ses chèvres aillent se faire bouffer par le loup. Il lui fait la morale, il l’attache, rien n’y fait : elle sera plus maligne que tout le monde celle-là, et elle part batiffoler dans la montagne. Jusqu’au soir où qui se pointe ? Non ce n’est pas Mr Seguin qui a retrouvé sa bête (quel incapable celui-là !), c’est le loup. C’est couru d’avance : elle va se battre avec lui toute la nuit, mais au petit matin il la mange (j’avais tellement été traumatisée par cette histoire qu’aux filles je changeait la fin, au moment où la petite chèvre se couche, 3 coups de fusil, c’est monsieur Seguin qui arrive et rescape sa chèvre in extremis…)

- Barbe bleue : là encore une histoire rigolotte comme tout, qui a le mérite de bien se terminer in extemis. Voici un homme qui fait peur à tout le monde avec sa barbe bleue (l’avait qu’à se raser aussi). Il s’est marié plusieurs fois, et se remarie une fois de plus avec une petite jeune fille qui ne voit que sa fortune et pas sa barbe. Au départ il est plutôt sympa avec elle : elle a le droit de tout faire, de tout voir, de dépenser ce qu’elle veut. Elle a simplement interdiction d’aller dans le petit cabinet au fond du couloir à droite (dont il lui a laissé la clef) et bien évidemment elle n’a qu’une envie : aller voir ce qu’il y a dedans. Profitant d’une absence de son mari, la curieuse pénètre dans le petit cabinet pour y trouver les corps des 7 précédentes femmes de Barbe bleue qu’il a égorgées les unes après les autres, et dont il a accroché les dépouilles dans cette pièce inondée de sang. On rigole bien, une fois de plus. L’autre andouille laisse tomber la clef dans le sang parce qu’elle a bêtement peur, et elle ne peut pas la nettoyer après car c’est une clef magique qui garde le sang de la curiosité. Donc Barbe bleue découvre le pot aux roses (la clef tachée) et donne 1/4 d’heure à sa femme pour prier avant qu’il ne l’égorge à son tour. Fort heureusement on attend les beaux frères qui tardent à venir (un quart d’heure c’est court dans certains cas). La future victime fait monter la soeur Anne en haut de la tour, et passe son quart d’heure, non pas à prier, mais à demander “Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?”. L’autre ne voit que le chemin qui poudroie, le soleil qui flamboie et les arbres qui verdoient. Bien avancées les frangines… Finalement les frangins rappliquent par le chemin qui poudroie, au dernier moment et trucident le monstre à coup d’épées. Leur soeur se remariera un jour avec un homme glabre (les barbes elle ne peut plus, même roses).

- La petite fille aux allumettes : Andersen a écrit plein de comtes qui se terminent tous très mal, sauf les cygnes sauvages… Ce devait être un joyeux vivant celui-là tiens ! Déjà la petite sirène ça flanque le bourdon, mais cette histoire là est vraiment à relire un jour où vous vous amusez trop et avez peur de mourir de rire. C’est une petite fille orpheline qui vit comme elle peut dans la rue en vendant des allumettes pour survivre très mal, depuis la mort de sa grand mère. Maigre, en haillons et affamée, elle meurt de froid le soir du 24 décembre et se réfugie dans l’encoignure d’une porte, après avoir vu les réveillons se préparer un peu partout, par la fenêtre,  avec sa dernière boîte d’allumettes non vendue. Elle décide de se chauffer et craque une allumette : sa grand mère morte lui apparaît et lui parle. Du coup elle renonce à se chauffer et craque allumette sur allumette pour retrouver sa grand mère. Dans la flamme de la dernière la grand mère vient la chercher… On était contents à l’école, sauf que la tombée de l’histoire c’était que le lendemain matin on la retrouva morte de froid à côté de ses allumettes brûlées et que les passants en étaient attristés tout en terminant de digérer leur dinde de la veille…

 

Je pense qu’il y en a encore d’autres….

Posté le 6 janvier '07 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le questionnaire qui tue… (2ème)

J’ai pleurniché chez mes ménagères préférées, et du coup, elle m’ont refilé un questionnaire… Bien fait pour moi…

 

7 choses que l’on fait bien
Déjà c’est sadique au départ, il faut trouver 7 choses que l’on fait bien7. Ce chiffre est abominable dans ce cas précis.

  • Je tricote très bien. Si. C’est régulier, c’est joli, je sais faire du jacquard et tout. Le problème c’est que je ne suis pas fichue de terminer une moitié de devant de pull. La seule robe que j’ai terminée était pour Pulchérie qui avait 2 ans (on visualise la taille du truc) et ma grand-mère l’a fait bouillir en machine pendant que j’accouchais de Delphine sans douleur…
  • Je tape à la machine comme une mitraillette, tout le monde m’envie pour cela (sauf ma sœur qui va aussi vite, c’est dégoûtant)
  • Je suis la championne des lettres désagréables ou ironiques et en plus j’adore les écrire et les envoyer. J’envisage de devenir écrivain public.

  • Ca fait 3 seulement ? Ca se gâte…
  • Le porno est interdit, mais tout de même… (ouf, 4)
  • Je conduis très bien. Si. Pour conduire Titine il faut être championne. Et même pas peur en voiture. Le jour où j’en achète contrainte et forcée une normale, je me tue au premier coup d’accélérateur ou je me fais flasher à 130, c’est simple.

  • Je sais toujours très bien faire du gringue aux flics, garagistes, et autres utilités, malgré mon grand âge (quand j’étais plus jeune, je n’osais pas)

     

     

  • Je fais très bien la grasse matinée. Je peux me lever à 12 H 30 sans aucun remords, voire même pire, et légumiser après dans mon canapé….

  • Je sais farpaitement remettre à demain ce que j’aurais dû faire avant hier (on retire le porno)

7 choses que l’on ne sait/veut pas faire :

  • Trouver la comptable sympa, rien à faire, je la dégommerais avec une mitrailleuse lourde si c’était autorisé par la loi
  • Répondre calmement à la pauvre pomme qui tombe là par hasard, quand quelque chose m’a énervée ou que je me réveille, ou tout bêtement ne pas répondre. Il faut que je passe mes nerfs sur quelqu’un et c’est rarement la bonne personne… (non c’est la pauvre pomme qui passe là, et après je culpabilise à mort…)

  • Classer mes papiers au fur et à mesure et payer mes factures quand elles arrivent (d’ailleurs je ne relève ma boîte au lettres que le vendredi soir pour ne pas être stressée par un avis de recommandé)

  • Ranger au fur et à mesure quand j’ai enfin tout remis en ordre

  • Oublier définitivement le mal que certains m’ont fait même il y a 25 ans. Je suis rancuneuse à mort, et il y a toujours un évènement de ma vie qui me renvoit à ce mal là, parce qu’il lui ressemble.

  • Arrêter la clope : j’en rêve, mais pour l’instant, je n’y arrive pas (et c’est un vœux pour 2007, bon d’accord on est à jour 5 sur 365…)

  • Arrêter de gamberger pour une connerie. Je me ruine le moral à me répéter ce qu’on m’a dit et ce que j’aurais dû répondre.

  • Ah faut s’arrêter à 7 ? C’est ballot….

7 choses qui nous attirent chez le sexe opposé :

  • Déjà qu’il soit du sexe opposé. Ca n’a l’air de rien, mais c’est important.

  • Son autisme en certaines circonstances qui me prouvent que c’est bien un homme

  • Qu’il me regarde comme si j’étais bel(le) et bien la seule, et avec de beaux yeux…

  • Qu’il ne pense pas être une merveille du monde parce qu’il est XY. S’il est brun en plus et un peu basané c’est encore mieux….

  • Qu’un lit ne soit pas pour lui que pour dormir (si, ça existe…)

  • Qu’il déteste le foot et le sport en règle générale. Je préfère un début de bedaine à un zappeur hypnotisé par les jeux olympiques…

  • Savoir que je peux m’appuyer vraiment contre son épaule

  • Qu’il ne me trouve pas débile à lire et à écrire à longueur de temps…

7 choses que l’on dit souvent :

  • Ils me font chier à être distraits comme ça (bien fort pour qu’ils entendent)

  • Trucmuche et Co bonjour !

  • Putain de bordel de merde

  • Tu va te connecter oui ou merde ? (à OOOO….. sur l’ordi)

  • J’y réfléchirais (ou le ferais) demain (notez le conditionnel)

  • Qu’est-ce que j’ai fait de….

  • TU AS DES CROQUETTES ! (au chat) 

     

7 béguins pour des personnalités :

  • Rien à faire, en pôle position : Sean Connery dans « pas de printemps pour Marnie”. Je veux bien la même névrose que Marnie si c’est l’autre qui m’en sauve.

     

     

  • Jude Law

     

     

  • Kevin Costner dans JFK

     

     

  • JFK

     

     

  • Brad Pitt dans « Troie »

     

     

  • Et celui qui faisait Hector aussi, d’ailleurs… dans le même film

     

     

  • Ca remonte, mais Burt Lancaster…. Ben Voui… J’hésite avec Charlton Heston dans Ben Hur (Voui, dans les 10 commandements je n’aime pas son brushing quand il descend de la montagne à cheval…)

     

     

  • Sur le plan politique ? Ben non….

QUI QU’EN VEUT ? Forcément Ma méchante à moi, Mme Patate, Danaée, missrainette et mercutio, comme ça à lui, ça lui en fera deux (de questionnaires…)

Et puis ceux qui en voudront. Faites moi juste un signe que je rigole un coup…

Posté le 5 janvier '07 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

La nuit de la Saint Sylvestre

La_Saint_Sylvestre_57210805Y’en a marre d’être née trop tard. Je voulais intituler mon post “c’était pendant l’horreur d’une profonde nuit”, mais comme “les mouches” et “la guerre des boutons”, c’était déjà pris même si ce n’était pas le titre. Ras le bol de ces auteurs inconnus qui ont pris le titre qui m’intéresse (en plus faut vérifier les droits d’auteurs sur gogole, n’avoir rien lu de sa vie, c’est l’horreur)

C’était donc pendant l’horreur d’une profonde nuit. La nuit de la Saint Sylvestre. J’avais décidé de faire un réveillon à l’ancienne chez mes parents, genre on se goinfre à 20 H 30 pour regarder le film inédit sur la X  (Ben Hur au hasard, est-ce que la course de chars (chronométrée par Jean Poirotte et moi en 1995) est toujours aussi longue ? (non, ils ont raboté 7 minutes ces rats)).

C’est comme ça le “à l’ancienne”. Moi quand que je j’étais petite, on fêtait noël avec plein de cadeaux pour les mômes, et pour le jour de l’an on nous déposait chez l’arrière grand mère pour aller faire la nouba avec des amis. Pas de cadeaux, une horreur, je le répête. Et le 1er janvier, des parents avec la tête à la place des pieds qui répondaient tout bien “mais oui ma chérie”. Je sais ce que c’est maintenant que la tête dans le sac… On ne m’aura plus.

Bon là, tout le monde (3 personnes) était OK pour un réveillon tranquille (tu parles, avec les jeunes à Paris on ne risquait rien), et les vieux qui prennent de la bouteille, d’ailleurs en parlant de bouteille j’ai un Saumur excellent), ça allait être calme et reposant…

Donc, nous avons bien mangé, bien rigolé et très moyennement picolé (Vi, y’avait le lendemain à assurer), vu Ben Hur, en zappant sur “singing in the rain” (ou le contraire, ce n’est pas important). On pouvait faire les deux sans problèmes. Mrs Bibelot a décidé d’aller se coucher sur la course de chars dans la mesure où elle s’était levée à 5 heures (quelle idée aussi ! personne ne tient d’elle), et moi idem car je connais le film par coeur et que Jean Poirotte tenait le chronomètre. Je n’avais pas trop sommeil, j’ai donc pris les “histoires extraordinaires” de Mr Poe traduites par Baudelaire, parce que je ne peux pas m’endormir sans avoir lu un peu.

En éteignant la lumière sur une histoire de pendules, j’ai bien senti via le son qui me venait du salon qu’il y avait comme un orage au moment de la crucifixion et que cela allait guérir les lépreuses. Je me sentais sereine (vu que je connaissais la fin). J’avais tort.

Déjà j’avais oublié le raffut épouvantable que peut faire une vieille maison. C’est pire que ma voisine et ça n’a pas d’heure.

Un meuble qui craque, un autre aussi, les fenêtres qui sont archi contre s’être faites rénover, les poutres qui “travaillent”, une porte qui s’ouvre toute seule en grinçant mortel, un mur qui veut s’écrouler, ça n’a pas de fin. Je m’en vas signaler à papa qu’il doit baisser le son, vu, qu’il doit regarder un film d’épouvante dans son coin. Perdu, il ne regarde plus la télé, il est parti se coucher.  Le rez de chaussée est noir et silencieux, si l’on peut dire…

C’est le vent maintenant. Ce n’est pas 1 fenêtre (la mienne) qui a envie de s’ouvrir. C’est toutes les fenêtres de l’étage, + d’autres que je ne visualise pas vraiment. Ca secoue dans tous les coins. Je n’ai pas peur, mais j’aimerais bien dormir. Ce bruit est insupportable.

Allons bon ON marche dans le jardin et lourdement. Si j’avais amené Diabolos et s’il était dehors je pourrais le soupçonner : ce chat est bruyant comme pas possible, il ne sait pas marcher silencieusement, on dirait un homme adulte qui piétine la moquette quand il vit sa vie la nuit dans l’appart.

En plus ON traîne du bois ou quoi ? C’est la branche morte tombée du poirier il y a quelques temps qui a décidé de migrer vers un autre jardin ? Un troupeau d’éléphants égaré là ? Un cambrioleur ? Un assassin ? (pas discret le type…).

Tiens, un feu d’artifice maintenant. Déjà deux heures, comme le temps passe, on est en 2007. ILS ne pouvaient pas les tirer à minuit leurs fusées ? Si seulement je pouvais visuellement en profiter, mais même pas… Je distingue bien une lueur de temps à autre du côté ouest et j’en profite pour vérifier : point d’éléphants, même rose, dans le jardin, ni vampire ou quoi que ce soit.

Maintenant c’est au-dessus de ma tête que ça galope. Je sais qu’il y a des piafs qui logent là, et je ne veux pas savoir s’il s’agit de mésanges à tête bleue, bouvreuils ou autres. Normalement j’adore les oiseaux, mais je pensais qu’ils dormaient la nuit… Ce sont peut-être des loirs : non ça hiberne (les veinards). Alors des souris peut-être ? Ou des rats gros comme ça ???? (berk). En tous cas c’est la fête au dessus de ma tête et c’est pas chouette (pour moi)

Même pas peur, mais j’ai envie de dormir, et pas d’écouter une sarabande dans le grenier… J’ai dû m’endormir, puisque je suis réveillée en sursaut par des portières de voitures qui claquent et des rires un peu avinés. 4 H 30 : les voisins sont vraiment des fêtards… Ils pourraient faire moins de bruit, zut ! Et les adieux n’en finissent pas… Et les voitures qui roulent sur le gravier c’est divin. Et je les hais tous, cloportes compris (c’est eux dans le jardin, en cohortes, je le sais maintenant).

Vla le chat qui gratte à la porte manquait plus que lui, il est 5 heures 30. Il veut venir dormir avec moi et moi je ne veux pas, je suis allergique à son poil. Il va se lasser. Qu’il gratte.

C’est fou ce que c’est patient un chat. 1 heure avant qu’il ne se lasse et aille s’écrouler sur le lit de la chambre d’à côté. Je l’entends très bien, il en fait grincer le sommier….

Il fait une chaleur dans cette chambre c’est insupportable. 3 fois que je me lève pour baisser le radiateur. (Je pouvais toujours m’évertuer : il n’y a pas de réglage thermostatique…) Où alors ce sont des bouffées de chaleur ? C’est curieux, chez moi je n’en fais jamais…

J’étais en super top forme (et en sueur) en me levant. Mrs Bibelot habituée à ces bruits (chacun les nôtres qui perturbent ou pas, et elle dort en bas, donc n’est pas incommodée par les fenêtes de l’étage qui ont toutes du jeu, (j’ai vérifié), a été surprise par ma mauvaise mine et mon air fatigué : d’ordinaire je dors bien chez eux (dans la chambre verte, ça m’apprendra à avoir pris la rose).

Je me demande si je ne préfère pas la voisine (qui persiste et signe)… Les vieilles maisons, avec de vieux meubles en plus, c’est horriblement bruyant, surtout à la campagne…

Bref, ce fut horrirrifiant ! Du coup par superstition, je pense que l’année sera bonne…

Posté le 4 janvier '07 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

La lecture de l'horoscope….

Zodiaque_BC6335_001Un samedi ordinaire (en fait non), chez mes parents, lecture de l’horoscope pendant l’épluchage des patates.

Ca tombe bien, il y a du monde et personne n’est du même signe. Dans la cuisine, bélier, taureau, gémeaux, lion, vierge, balance et sagittaire.

Pulchérie entame la lecture en commençant par son grand père (bélier). Elle est au centre de la page : elle est le signe de la semaine, elle se garde donc pour la fin.

  • BELIER  : Amour : “attention à l’esprit volage qui partage votre vie” (regard en coin vers Mrs Bibelot qui ne suit pas, comme d’habitude). “Ailleurs l’herbe n’est pas forcément plus verte” (faudrait savoir). Travail (il est à la retraite) “la semaine a été difficile, la  prochaine vous verra plus détendu et plus reposé”. Forme : faites de la danse. (Tout le monde s’esclaffe sauf Jean Poirotte qui n’a plus les vertèbres nécessaires pour faire des entrechats et qui le regrette)

  • TAUREAU (moi) Amour : “tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour peu que vous sortiez un peu” – Tu vois maman tu vas rencontrer l’amour de ta vie c’est écrit là, hein Delphine qu’il faut qu’elle sorte plus ? La soeur répond, on perd un temps fou sur les avantages et inconvénients du coup de pied dans un buisson pour en faire sortir 10 (hommes) ou de la fréquentation assidue d’un pub après le boulot. Travail : “semaine calme” (quoiiii ?), “vous prenez des forces pour la suivante” – Et tu te plains d’être fatiguée, tu exagères comme d’habitude… Forme : “rien à signaler” (alors que je sors de chez le dermato et que je me trimballe une brûlure énorme sur le front et un oeil poché. J’en rajoute, c’est écrit que je suis en forme, que j’arrête avec mon oeuf de pigeon sur le front même si c’est vrai qu’il est moche.

  • GEMEAUX (Mrs Bibelot qui est parti chercher de l’ail, donc on va passer à Delphine). BALANCE : Amour : “des désaccords avec l’être aimé, envisager une séparation temporaire pourrait s’avérer nécessaire”. Gendre n° 2 fait la tronche et s’épluche le pouce gauche, la frangine aussi, mais Pulchérie persiste : l’horoscope c’est quand même important, c’est une tendance. Travail : vous manquez d’assiduité, remettez vous à l’ouvrage avant qu’il ne soit trop tard. Tête de Delphine qui planche déjà ses partiels. Sa soeur insiste : elle a tendance à glander, c’est écrit là. Forme : couchez-vous de bonne heure (on a dit qu’elle planchait et généralement les étudiants planchent la nuit, c’est comme ça.)

On ne saura jamais si la semaine des gendres avait été conforme aux prévisions, Pulchérie veut lire son horoscope de la semaine presque terminée pour vérifier que tout était bien bon. Elle est le signe de la semaine, zut alors…

  • SAGITTAIRE. Amour : “tout va pour le mieux dans votre petit nid douillet” (c’est parfaitement exact hein mon namour ?). Travail : “vous prenez votre ouvrage au sérieux, la réussite vous guette” (hé hé, je le savais). Forme : malgré vos multiples imperfections dont vous devrez faire abstraction (on ne saura jamais la suite)

Elle referme subitement le magasine d’un coup sec, le visage figé, le regard qui tue : “comment ça mes multiples imperfections ???? ils se foutent de notre gueule, tous des cons dans ce magasine !!!

L’horoscope si vous voulez son avis (et le mien), c’est de la daube….

HI HI ! (désolée, mais j’ai trop rigolé sur ce coup là malgré ma tronche en biais dont il ne paraît plus, je vous rassure (ah bon, vous vous en fichiez ?)…)

Posté le 2 janvier '07 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.