Les chaussures infernales… (part 1)

La_chaussure_infernale_57210724S’il y a bien un objet dont on ne peut se passer que je déteste, c’est bien la chaussure.

Farpaitement mesdames, mesdemoiselles et messieurs, je déteste les chaussures. Hors je ne peux vraiment pas me déplacer pieds nus ailleurs que sur une plage de sable (bénie soit-elle), ça fait mauvais genre (et ça fait mal).

Ce n’est pas chez moi que l’on trouvera 365 paires de pompes, c’est moi qui vous le dit. La vision d’un magasin de chaussures ne m’égare pas plus que celle d’un chocolatier (je tiens moyen au chocolat, ça existe, je préfère les charcutiers traiteurs)

La chaussure existe sans doute depuis un bon bout de temps. On a commencé par s’enrouler des bandelettes de peaux de pauvres bêtes autour des pieds pour marcher plus confortablement dans la jungle ou traquer le mamouth dans la toundra.

Puis on a inventé la semelle (géniale invention) et la manière de la faire tenir. On a créé la botte chaude, la sandale aérée (les spartiates reviennent régulièrement à la mode), la chaussure à talon et la poulaine que me rappellent trop les chaussures à bouts pointus actuellement pour que seulement je les regarde. Il a fallu un bout de temps avant qu’on ne construise les chaussures avec un modèle pied droit et un modèle pied gauche. Cela devait être confortable avant ! Et dans l’histoire de l’humanité cette invention est relativement récente ! (si si, je vous assure, on avait inventé la poudre avant (celle qui explose bien sûr)). J’ai vu dans un musée du moyen âge une paire de chaussures de femme à talons très hauts, sans distinction pied droit/pied gauche, en métal. On comprend que celle qui les portait soit morte. A cette époque là on mourrait d’un rien, mais là c’est la totale.

Bref on ne marche pas pieds nus sauf dans les pays pauvres. Il paraît que l’on développe à marcher pieds nus, une corne sous le pied aussi efficace qu’une semelle, je n’ai pas testé, mais je crois sur parole que c’est vrai.

La chaussure est mon ennemi mortel depuis mes 18 ans. C’est l’âge où j’ai pu constater (avec joie) que j’avais hérité des pieds de la mère de Jean Poirotte, Mrs Tricot (il m’a filé tout ce qu’il ne fallait pas celui là via le chromosome X de sa mère (et non pas ce que j’aurais voulu), un de ces jours je vais lui faire une scène sur son manque de concentration pendant la conception). A savoir le pied carré déjà d’une part, avec ce que l’on appelle communément un « hallux valgus ». Ce qui veut dire que vous avez le pouce qui fout le camp comme s’il voulait rattraper le petit orteil et que ce faisant il se développe ce que l’on appelle tout aussi communément « un oignon » sur le côté du pouce, et c’est super esthétique. J’aime bien les oignons en soupe ou en cuisine, mais pas sur mes pieds…

Bon, Jean Poirotte ne m’a pas légué son petit doigt de pied ridicule dont les filles ont hérité (bien fait, elles ne pouvaient pas être parfaites), et ma dernière soeur aussi. Plus ridicule que ce petit doigt de pied on meurt (et ceux qui le possèdent prétendent qu’on en parle avec jalousie, je m’esclaffe). Au moins j’ai le pied égyptien, ça tombe bien, je déteste le pied grec, ou le deuxième doigt est plus long que le pouce (quelle horreur ! avec un hallux valgus, ça doit être top !).

Je lutte contre « l’oignon » depuis mes 18 ans, en faisant de la gym des doigts de pied, ce qui est une occupation absolument passionnante, mais que l’on peut faire n’importe quand pour peu que l’on soit déchaussé (exit le boulot donc, mais devant la TV ça occupe pour peu que le programme soit débile, et il l’est souvent). Ca donne de bons résultats, c’est une chance, pour une fois que je fais un truc qui sorte de l’ordinaire et qui marche, j’ai un peu de bol. Mon début d’oignon est stabilisé depuis mes 18 ans. Alors que si ma mémoire est bonne, celui de ma grand mère paternelle était déjà suffisant pour une soupe à mon âge…

Bref il faut chausser le pied carré en respectant le bout toujours carré, sous peine de favoriser l’hallux valgus qui déteste le bout pointu qui le contente dans son désir de fuguer vers le petit orteil. Il faut aussi être bien dans ses pompes pour avoir une jolie démarche.

J’ai longtemps trotté avec élégance avec des talons haut comme ça. Sauf que Jean Poirotte m’a aussi refilé un dos de merde (faut vraiment que je lui cause à celui-là) et que ma colonne verticale déteste désormais les talons hauts comme ça. En cloque de Pulchérie, j’ai été dans l’obligation de choisir entre rester couchée avec une sciatique ou adopter le talon plat. J’ai préféré le talon plat. Quand on y a goûté on ne peut plus s’en passer. Difficile de reprendre le talon haut sans marcher en pliant le genou, ce qui est le comble de la non élégance, ou en se ruinant une cheville ou une rotule.

La mode est mon ennemie. Rares sont les années où l’on vous propose des chaussures à bout carré. J’ai vécu deux fois le truc : j’ai acheté 3 paires de la paire dans laquelle j’étais comme dans des chaussons avec les doigts de pieds épanouis. Ce qui fait que deux ans après la sortie des chaussures, je n’étais plus à la mode. Mais ma démarche était intacte et mes doigts de pieds ravis.

Il faut tenir compte de la cambrure des chaussures pour être à son aise. Oui, ce qui signifie que l’on peut avoir la colone verticale qui se révolte à 2 cm de talons, et qui supporte bien par contre les 8 cm d’une autre paire. Tout est dans la cambrure de la chaussure. Généralement on n’a pas vraiment l’occasion de tester dans le magasin. On fait trois pas, pas le km lancé. On pense que l’on va être bien dans ces pompes là (j’en prends deux paires (enfin moi, j’en prends deux paires, ça me regarde, mais je déteste acheter des chaussures, du coup, je fais le plein quand je me lance)). Après 1/2 journée au boulot on espère la mort ou rentrer chez soi les retirer (les pompes). La cambrure n’est pas bonne, on a tout faux. Une paire sera donnée aux pauvres (les pauvres, encore que cette cambrure leur convient peut-être). L’autre  paire attend que la mode revienne ou que la colonne verticale ait changé d’option pour les adopter…

Cambrure, talons ou non, pied gauche et pied droit, mode ou pas. C’est insupportable. Je m’énerve et du coup de vous fais le post n° 2 sur les chaussures infernales…

Une sorcière grincheuse (on peut être gentille et grincheuse)

2 réponses sur “Les chaussures infernales… (part 1)”

  1. Moi le problème avec les chaussures c’est que je ne peux pas mettre ce que je veux (je porte des semelles orthopédique).
    De plus j’ai aussi le pied carré + des semelles donc je suis obligé de prendre une ou deux tailles au dessus… la galère quoi!

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