Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Chroniques d’une vie ordinaire'

Les livres 4 à 4…

SourireMe voici invité par Danaée aux livres 4 à 4… Donc je réponds… Bien évidemment mes 50 ans proches vont se faire sentir…

4 livres qui ont marqué mon enfance :

  • Les aventures de Suzy la rouquine, traduites du danois dans la série “rouge et or”. Je sais c’est une série, mais pour moi c’est un livre.

  • Les aventures de Puck, là encore traduites du danois dans la série “rouge et or Dauphine” (on progresse). Pareil, c’est une série mais pour moi c’est un livre uniquement.

  • “Gulla” fille de la colline et ses suites (là encore pour moi juste un livre). Rouge et or Dauphine également, traduit du Suédois et montrant vraiment la misère d’une époque et des conditions de vie difficiles (pas étonnant qu’ils aient émigré en masse aux futurs USA…)

  • “Aggie” (bande dessinée). La jeune américaine qui a changé souvent de dessinateur. On passe de l’infortunée Aggie malheureuse à l’Aggie gaie et flamboyante en pleine adolescence, dans l’Amérique d’après guerre. J’adorais. Il y avait “l’espiègle Lilly” aussi, mais je n’avais droit qu’à 4 (et comment je triche !)

4 écrivains que je relirais, encore et encore

  • Margaret Mitchel : dommage qu’elle n’ait écrit qu’un seul livre

  • Maurice Druon : j’ai débuté à 14 ans avec les rois maudits, et j’ai lu tout le reste dans la foulée. Mes parents avaient la paix pendant les vacances à la campagne sans meilleure amie…

  • Zola : pas drôle drôle mais j’adore son écriture. En plus comme il n’est pas traduit, je pense qu’il a vraiment bien écrit….

  • Agatha Christie (que j’appelais petite “tagada Christine” quand maman me demandait d’aller lui chercher son livre) Je ne m’en lasse jamais, et j’espère un jour avoir l’intégrale à la maison, sans racheter un livre que j’ai déjà… (ma spécialité)

4 écrivains que je ne relirai plus

  • Boris Vian : désolée ce n’est pas classe de l’avouer, mais je déteste (jamais pu finir un truc de lui…)

  • Balzac : ce mec m’a toujours gonflée grave, ce n’est pas de sa faute, de la mienne certainement, mais c’est comme ça

  • Patrick de Carolis : Pulchérie connaissant mon amour du moyen âge m’avait offert les “demoiselles de Provence”. Choix judicieux quand on me connait, sauf que je le préfère en journaliste qu’en écrivain (je n’ai pas pu terminer le livre). Ca m’a fait peine comme on dit dans le midi, que ma fille se soit donné du mal pour trouver le bon livre qui tombe pile dans mes goûts et manque de bol…

  • Pour tuer définitivement ma réputation : Jean Paul Sartre… J’ai hésité avec Albert Camus, mais ma réputation est à jamais ruinée… Ils me gavent comme pas possible… (Désolée Simone, et l’autre aussi d’ailleurs…) (et comment que je triche encore)

4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque

  • “Nous les dieux” de Bernard Werber. J’adore depuis les fourmis et surtout les “thanatonautes” (ah bon ça ne s’écrit pas comme ça ?)

  • Le dernier Dan Brown qui en fait était le premier comme celui d’avant d’aiilleurs (“Deception point) qui  fut déception  tout court… (c’est l’auteur dont on édite les livres à rebours en précisant “par l’auteur de Da Vinci Code”

  • Rien d’autre, je n’ai jamais 4 livres en attente dans ma bibliothèque, sauf cas d’angine monstre… Ah si, Dame Vénézia m’a prêté “le parfum”…

4 livres que je suis en train de lire

  • Je lis un livre à la fois… Désolée… Donc “les cavaliers” de Kessel que je relis régulièrement…

4 livres que je n’ai pas terminés

  • “la mémoire dans la peau” de Ludlum. J’aime bien les films que l’on fait de ses bouquins, mais le lire me fatigue (j’ai hésité à le citer comme auteur un peu plus haut)

  • Le dernier “Mary Higgins Clark” : je n’ai pas accroché, d’ailleurs depuis pas mal de temps j’ai du mal à la lire…

  • L’histoire des croisades en 15 volumes que m’a léguée mon grand père maternel (celui qui avait des ruches). C’est sympa les croisades et j’adore le moyen âge, mais en 15 volumes forcément ça fatigue…

  • Le journal d’Anne Franck : de savoir comment ça c’est terminé ça m’a toujours plombé le moral. Je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout à cause de cela…

4 livres que j’apporterais sur une île déserte (c’est quoi cette restriction barbare ?)

  • “Autant en emporte le vent”

  • “Les rois maudits” de Maurice Druon (ça fait 6 tomes mais pour moi c’est UN livre)

  • “Les mémoires de Zeus” du même auteur (idem, il y a deux tomes mais c’est UN livre)

  • “Les semailles et les moissons de Troyat”. Curieusement je n’aime que ces 5/6 tomes là de lui (donc un livre) sinon il me fatigue (surtout quand il se promène en Russie dans la première partie de la série : “tant que la terre durera” “les semailles et les moissons rassemblant les français et les russes dans le dernier tome)

  • l’intégrale de Nicole de Buron

  • “Les fourmis” de Werber et le reste avec d’ailleurs

  • “l’esprit de famille” (en plusieurs tomes également) de Jeannine Boissard, et tout ce qu’elle a pu écrire d’autre au passage, on dira qu’un auteur = un livre

  • L’intégrale de Tagada Christine (idem pour elle)

  • Y’a les Robin Cook aussi (le meurtre médical et l’infirmière qui a une tête de sérial killeuse dès le premier chapitre)

  • L’intégrale de Zola pour rigoler un peu sur mon ile…

  • En BD il me faut l’intégrale de Franquin… + Aggie bien sûr et l’espiègle Lilly…

  • “les lions diffamés” de Pierre Naudin

Je ne peux pas tout prendre ? (et encore j’ai fait des restrictions) J’y vais pas sur cette île de merde ?! (pour y faire quoi d’ailleurs ?) Je préfère tout de suite m’ouvrir les veines avec un post-it.

La vie n’est qu’un long calvaire… Faudrait aller sur une île déserte qui ne le sera plus dès que j’y aurais posé les pieds, et en plus de ne pas avoir d’ordi, faut se restreindre sur la lecture… (bon d’un autre côté faut se nourrir et j’aurais bien fait de lire “Robinson Crusoé” plus à fond dans mon enfance au lieu de lire Aggie, comme Jean Poirotte me le conseillait)…

La vie n’est qu’un long calvaire. Si quelqu’un a des insomnies je peux lui énumérer ma bibliothèque, il ne sera pas déçu (j’ai même des livres sous mon lit, dans des cartons…). Pour l’insomnie tenace, aller jeter un coup d’oeil chez Jean Poirotte et Mrs Bibelot : les chiens ne font pas des chats…

Posté le 30 juin '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 4 Commentaires.

7 révélations sur moi…

SourireRécupéré chez madame patate au hasard, car personne ne voulait de moi, snif (à savoir que je n’ai été nominée chez personne même si nominer ne fait pas partie de la langue française si on veut être un peu vache sur le coup du vocabulaire). Du coup je ne recopie pas le règlement et je ne tague personne.

Donc 7 choses à vous révéler de moi… Le jeu se corse un peu, c’est la mode de mentir. Madame patate a mentit une fois, la méchante aussi. Moi, il n’y aura qu’une chose de vraie… (rigolo non ?) (je sais je suis puérile)

  • J’ai été promeneuse à cheval en Camargue parce que j’étais tombée bêtement amoureuse d’un camarguais. Savoir que je me levais à l’aube pour nourrir les petites bêtes, accompagnait à longueur de journée des touristes ravis de découvrir la Camargue et ses moustiques, me couchait très tard après avoir nourrit les petites bêtes. Histoire d’amour qui m’a fait perdre 9 kg en 9 mois…

  • J’ai été secrétaire d’une gynéco homosexuelle (je l’ai sû trop tard), qui m’a virée quand elle a sû que j’allais épouser Albert (un homme quoi). Là j’ai regretté d’avoir quitté mon secrétariat médical à la radiologie d’un hôpital que je n’aurais jamais dû quitter sous prétexte qu’on était mieux payés à l’époque dans le privé. J’y serais encore sans ce prétexte maintenant faux, sans me demander de quoi demain sera fait (à part de malades venus se faire radiographier et échographié et scanner à l’occasion)

  • J’ai eu raison d’un jésuite (avec l’aide d’Albert au départ) après 3 heures de discussion acharnée pour savoir si le christ était le fils de dieu ou non. Il a finit par dire qu’il n’était pas certain… J’étais ravie, sauf qu’en fait je ne lui avais pas fait perdre la foi, il se foutait de ma gueule autant que moi de la sienne. Pas honteux pour un jésuite ? il se devait de me faire changer d’avis.

  • Au cours d’une période de chômage, je me suis lancée dans le “métier” “écrivain public” (en tapant également au passage des thèses toutes admirables et passionnantes, surtout une sur un haricot mexicain qui intéresse beaucoup les chercheurs), pour découvrir très rapidement que cela ne payait pas parce qu’on profitait de la misère des autres (et je ne pouvais pas exploiter mon prochain, honte à moi, même si les lettres aux impôts étaient ce que je préférais rédiger, ainsi que les lettres de rupture). Finalement entre le temps que j’y passais, le prix de la cartouche du vieux mac, j’ai renoncé (les thèses par contre c’était pas trop mal payé mais toujours très mal écrit).

  • J’ai l’intégrale des Beatles et des Moody blues chez moi, en vinyl et CD

  • Je fais toujours pipi dans mon bain. C’est mon pipi et c’est mon bain, et je n’oblige personne, mais dès que je mets un pied dans l’eau je ne peux pas faire autrement que de faire pipi, même si c’est 3 gouttes… J’ai beau prendre les pires précautions, c’est l’horreur…

  • J’ai toujours 2 bouteilles de mousseux au frais au caz-ou… avec de la liqueur de cassis pour faire kir princier…

Je refile le BB à qui qu’en veut, sous la forme qui lui fera plaisir…

Ne me remerciez pas, moi j’ai hérité de “dans la peau de”… via les ménagères… Un vrai plaisir…

Posté le 22 juin '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Moi aussi je faisais la cuisine

Je_faisais_la_cuisine_53329790Je tente le coup du postage à 11 H sans conviction.

Jour d’ennui sans doute, ou de lassitude devant la cuisine familiale, un beau jour j’ai décidé de me mettre à cuisiner. Je devais avoir environ 13 ans, maintenant les filles sont plus précoces.

En fait c’était chez mes grands parents paternels chez lesquels j’adorais passer mes vacances (ils avaient la télévision et en plus je les adorais, j’alternais avec Mrs Morgan chez qui c’était super aussi, et qui avait également la télévision, oui je sais on dit TV maintenant, mais mes parents étaient contre (il faudra que je le leur rappelle un beau jour d’ailleurs)). J’ai comme un souvenir très vague de mon grand père se forçant un peu pour me dire que c’était excellent. Tout ce dont je me souviens avec une certitude absolue, est que j’ai attaqué par un dessert.

Des iles flottantes caramélisées. Le pauvre homme détestait le lait et donc la crème anglaise, et le caramel (impossible pour moi de comprendre que l’on puisse détester le caramel, donc la nougatine). (Admirons au passage l’abnégation de cette génération qui avait connu la guerre et les privations et lui le stalag pendant 5 ans, et qui pouvait ingurgiter n’importe quoi sans broncher ou presque, ma grand mère ayant interdiction de lui servir des rutabatrucs)

Cela n’a l’air de rien mais c’est très difficile à faire (les îles flottantes), surtout si comme moi on a la fâcheuse habitude (pas perdue depuis) de ne pas lire une recette jusqu’au bout avant de commencer (pour découvrir à 16 heures qu’il faut laisser au frigo pendant 24 heures… avec des invités attendus pour 19 H 30, direction le boulanger qui n’a plus qu’une bombe glacée naze à me proposer)

J’ai donc fait tourner 2 crèmes anglaises (en gardant les blancs d’oeufs), avant d’aboutir à la crème parfaite (2 heures à touiller et ma grand mère inquiète pour ses oeufs de réserve, m’intimant toutes les 30 secondes de ne pas hausser le feu sinon “c’est l’échec assuré”).

J’ai lu trop tard qu’il fallait réserver un peu de lait pour y faire pocher les blancs (en quantité, on l’aura compris) et opté pour le pochage à l’eau sucrée habilement suggéré. Très réussi, sauf que la poêle était ruinée par le caramel se formant au fur et à mesure. Du coup j’ai abandonné la poêle pour faire mon caramel final et pris une casserole. Le téléphone a sonné, c’était pour moi : meilleure amie s’ennuyant en Bretagne (je l’aiiiiimeeuu ! il me manqueeeuuu !). Casserole défunte à son tour. Mais je suis arrivée au bout de ma recette que j’ai voulu agrémenter avec des amandes grillées. Vite une poêle ! Et vlan le programme TV de demain : j’y cours.

Rien ne brûle plus vite que des amandes effilées dans une poêle et la poêle avec (j’en ai ruiné 9 de poêles y compris 3 à Mrs Furoncle, je sais de quoi je parle). Ma grand mère stoïque me laissa achever. Jeta les récipients décédés à jamais, récura la cuisine et mangea la part de son mari au bord de l’évanouissement (il détestait vraiment le lait et le caramel).

Pas grave, le surlendemain je leur ai fait un gratin de crustacés un peu trop salé mais sinon pas mauvais… Pour eux qui avaient connu la guerre, c’était un calvaire de plus, mais bon les grands parents se doivent d’être indulgents…

Je ne sais plus le nombre exact de pannes de cuisinière, ou de coupures intempestives de gaz qu’elle a pu avoir ma grand mère, quand je prononçais le mot fatal “je nous ferais bien un petit plat”…

MAIS : la vie n’est qu’un long calvaire….

Posté le 8 juin '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

1 an déjà…

Mon petit blog a un an aujourd’hui… Le jour où j’ai posté mon tout premier message…

Même pas fait attention que j’avais débuté le jour du débarquement (oh la honte !), c’était le lendemain de la Pentecôte, et j’étais en colère d’avoir dû bosser la veille.

Merci à ma méchante de m’avoir poussée sur ce blog et de m’avoir fait de la pub. (Ici et ) (je vous épargne tous les là là là…)

Merci à mes lecteurs fidèles et à leurs commentaires, et même aux fidèles qui n’en laissent pas… Je sais qu’ils sont passés.

Un an déjà… Qu’à l’an qui se termine… comme on dit dans le midi “si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins”.

Posté le 6 juin '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Bon anniversaire ma petite maman !

Coeur_LS015908Bon anniversaire à Mrs Bibelot, née juste avant l’anniversaire du débarquement et surtout, la pauvre, juste aux périodes “fête des mères”… (à un jour près elle cumulait les deux)

Que l’avenir nous accorde de t’avoir longtemps encore avec nous, avec ta fougue, ton côté un peu “à côté de la plaque” qui fait tout ton charme, ton amour de la vie, ton énergie qui parfois me manque, moi avec qui tu n’as que 21 ans de différence (mais nos vies ont été tellement différentes que j’ai décidé de ne plus culpabiliser)

Que l’espoir ne soit pas vain de te voir encore tailler avec amour tes rosiers dans 10 ans et voire même encore plus longtemps, pendant que je t’aide à tondre ta grande et vaste pelouse parsemée “ça et là” de plantations qui obligent à faire des détours pas possibles… (passer la tondeuse dans ce jardin magnifique est une horreur absolue…)

Que tes souvenirs restent, oui, qu’ils restent, toi qui est la mémoire de ta famille dans laquelle je puise souvent… Que tu sois encore là longtemps pour me recueillir le coeur en vrac ou la tête brisée, quand je viens m’abriter à l’ombre de l’amour tutélaire de mes parents qui savent faire ce qu’il faut, et dire ce qu’il faut.

Que je t’entende dire “gouzi gouzi arrheu il est mignon le tout petit” au prochain bébé qui sera de mes filles ou de leurs cousins/cousine…

Que tu garde encore pour longtemps ta démarche alerte, toujours de jeune fille, ton côté excentrique, ta passion des bibelots… Quoi que puisse en penser Pulchérie il y en aura que je récupérerai, certainement en larmes, en pensant à toi, le plus tard possible je l’espère…

Bon anniversaire ma petite maman. Tu n’as pas Internet alors je te téléphonerai bien sûr… Je n’aime pas te voir prendre un an de plus. Egoïstement je sais que je te suis à 21 ans à peu près, et surtout surtout, que le temps passe de plus en plus vite, qui fauche nos espoirs, nos amours, notre vie…

Pour moi tu es toujours la jeune maman de 30 ans, ces 70 ans, c’est une mauvaise blague du destin…

Tu es toujours la jeune grand mère de 44 ans couvrant ta première petite fille de vêtements, tu es toujours la femme enceinte de ma petite soeur, celle sur laquelle j’ai toujours pu compter. Je sais que tu sais que tu peux également compter sur moi. Enfin je l’espère.

J’ai mis le gros coeur sur Internet, car se dire “je t’aime” entre nous, comme je le fais avec les filles, cela n’a jamais été de mise. Je n’ai néanmoins jamais eu de doutes sur l’amour que tu me portais et en cela je te dis à jamais merci.

Bon anniversaire Mrs Bibelot (et bien SI, je lui ai offert un bibelot pour la fête des mère et son anniversaire…)

Posté le 4 juin '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.