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C'était tout simple !

SourirePour la généalogie, ce n’est pourtant pas compliqué de s’y retrouver.

  • On décide un jour de folie furieuse, de faire son arbre généalogique. Donc il faut retrouver les parents des parents des parents, et ce jusqu’à ce que l’on bloque (souvent à la révolution, les révolutionnaires ayant brûlé beaucoup de registres dans les églises). Quand on est d’une branche noble on peut remonter beaucoup plus loin, mais généralement on sait de qui on descend (un tueur sanguinaire anobli par Saint Louis pendant les croisades)

  • Pour les grands parents, généralement on ne rencontre que peu de problèmes.

  • Pour les arrières grands parents (dans mon cas) non plus. Les enfants (mes grands parents), étaient là pour évoquer les disparus (4 sur 8) et se rappeler même de leur ville de naissance et approximativement la date.

  • Après ça se corse, et ça prend du temps, parce qu’il faut se déplacer dans les mairies, consulter les registres d’état civil (qui doivent avoir plus de 100 ans, sinon interdit de les consulter). Ca y’est, on tient la naissance de l’arrière arrière grand père et donc le nom de ses parents. En cherchant bien, on peut trouver l’acte de mariage des parents dans la même mairie et donc d’autres noms. C’est super, on est bêtement heureux !

Mon arrière arrière grand mère donc, avait une soeur. Le jour de son mariage, le frère du marié craqua pour la soeur de la mariée et donc, mariage à nouveau l’année suivante. Les deux soeurs avaient épousé les deux frères. D’où le fait que les cousines ayant tous les grands parents communs étaient génétiquement soeurs.

Sauf que les deux frères étaient des Benoist. Dans la famille nous savons pourquoi, mais, chez les Benoist, aucun homme n’était appelé par la famille par son prénom donné comme le premier à l’état civil.

Parce que c’était la grand mère paternelle qui choisissait le prénom du nouveau né mâle (la grand mère maternelle pour une fille). Comme il correspondait rarement aux goûts des parents, ces derniers choisissaient comme prénom d’usage, celui auquel ils avaient renoncé à contre-coeur, car les deux autres prénoms étaient ceux des grands-pères (par autre coutume). Il fallut un jour une bru de mauvaise humeur et déclarant “mon fils ne s’appellera pas Alfred ou je m’enfuis avec” pour que les coutumes cessent (curieusement les grand-mères maternelles semblaient consulter leurs filles, car les filles portaient bien leur prénom de baptême).

Bien évidemment dans la famille, on parlait de ces hommes en leur donnant leur prénom d’usage “Achille” “Georges” “Louis” “etc’”. Tout le monde avait oublié leur vrai prénom. C’était un usage assez répandu, suffisement pour que lorsque l’on remplit des papiers encore actuellement, il y ait une case pour le “prénom d’usage”. Celui par lequel tout le monde nous connaît et qui n’a parfois rien à voir avec le vrai prénom, celui inscrit à la mairie comme premier de l’état civil. Nous avons même tous le droit de choisir un prénom d’usage et l’imposer (du coup je vais cesser de m’appeler Coraline pour devenir Pulchérie, ce qui va bien emmerder mes descendants avides de faire leur généalogie, et na ! et puis si je peux convaincre Delphine de s’appeler Coraline désormais, cela sera encore plus marrant)

Le problème donc était le suivant. J’ai toujours entendu parler de “Robert” (Benoist) “Georges” (son frère) et autres (leurs pères)… Sauf que face aux papiers on est paumés. Parce que sur le livret de famille il y a trois prénoms qui ne nous disent rien : tout ce qu’on sait c’est que c’est un Benoist de la bonne génération, mais lequel ???… Alors qui était le père de qui ? Avec Mrs Bibelot, nous n’arrivons pas à savoir qui était le mari de son arrière grand mère à elle et idem pour son frère. Hors c’est important. Mon arrière grand-mère j’aimerais bien l’inscrire avec le vrai prénom de son père (+ le prénom d’usage), mais là c’este la pagaille.

Et même la seule survivante de la période ne sait pas quel était le vrai prénom de son père… Elle hésite entre Louis et Léon pour les deux frères, mais elle n’est même pas sûre qu’il ne s’agissait pas d’un autre prénom… En tous cas, on ne l’a jamais prononcé devant elle… Quant au vrai prénom de son grand-père, elle ne s’est jamais posé la question (dommage, on aurait le prénom du grand père de mon grand père…)

C’est pour cela que j’ai précisé qu’il était plus difficile de remonter dans l’arbre que d’en descendre. Ceux qui n’ont toujours pas compris, peuvent remonter dans l’arbre de leur choix en pensant à Darwin

Posté le 25 septembre '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire.
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