Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Chroniques d’une vie ordinaire'

Questionnaire…

Refilé par Madame Patate qui m’a taguée avec ceci… Concernant l’informatique donc.

Mon premier contact avec un PC
1979 : parfaitement et je vous la coupe : je venais de rentrer dans une boîte qui était la première en France à commercialiser ce que l’on appelle maintenant un PC. L’engin était vendu avec deux programmes de base et la société mettait en place un programme personnalisé pour l’entreprise à laquelle elle l’avait vendu. Personne ne voulait me croire dans la famille quand je disais que non, il n’y avait pas une pièce spéciale pour y ranger l’ordinateur… C’était un truc pas trop gros, qui fonctionnait avec d’immenses disquettes (taille d’un 45 tours) et imprimante à marguerite d’où la joliesse des tableaux… J’ai fait la connaissance avec mon premier logiciel de traitement de texte : on donnait les ordres en raccourcis anglais… Je m’y suis très vite mise…
Puis : 1986 : Albert venait d’ouvrir sa boîte et fit l’acquisition d’un des tous premiers Mac… Là j’ai découvert Mc wrigth + word en toute première version. J’ai commencé mon dictionnaire d’une civilisation tordue. Les filles ont fait clamser cette antiquité et sont venues me voir au son de “maman, le Mac il fait la bouille” (pour ceux qui n’en ont jamais eu, quand on allume Mr Mac il sourit. S’il fait le sourire à l’envers c’est qu’il y a un problème)
Puis aux hasards de mes affectations boulot, j’ai travaillé sur de multiples trucs en regrettant la souris Mac, pour arriver en 1994 dans une boîte au bord du dépôt de bilan qui avait un vrai PC avec souris, et ne fonctionnait plus sous DOS. Comme je n’avais qu’à répondre au téléphone, j’ai passé mon temps à potasser word version X + excel, ce qui fait que quand je suis rentrée chez Truchon and Co, j’étais considérée comme une pro…

Premier jeu vidéo
Heu, comment dire… Ma soeur et mon beau-frère venaient de faire l’acquisition de la première play-station, ils nous prêtèrent donc leur console Nitendo sur laquelle j’adorais jouer à Mickey (je me souviens de la musique). Inconvénients : disputes perpétuelles entre les filles et moi pendant leurs vacances pour savoir à qui c’était le tour de jouer. J’ai rendu la console pour craquer sur la play-station 2. Re-disputes affreuses : je l’ai revendue à un collègue avide, pour la paix du ménage… Nous avons trouvé rapidement les filles et moi, d’autres raisons de nous disputer.

Premier contact avec internet et premier E-Mail
1998 chez Truchon qui commençait à s’équiper. J’ai tout de suite adoré Internet, mais à l’époque on ne surfait pas trop parce que nous n’avions pas l’ADSL. C’est chez lui également que j’ai envoyé mon premier E-Mail. Au fur et à mesure nous nous sommes équipées, et là encore j’étais considérée comme championne : ça me plaisait trop !

Premier site/blog
Juin 2006 en découvrant le blog de Pulchérie. Pour moi un blog c’était un journal intime. J’ai passé des heures à lire des blogs divers avant de me décider à ouvrir le mien. Pulchérie s’est occupée de ma mise en page. Elle a toujours mon mot de passe et accès à tout, et fait blog master pour aider sa mother totalement nulle en mode avancé (j’ai mes limites, mais elle n’a qu’à me montrer aussi…)

Premier dégainage en ligne de CB
1992 quand Charles Hubert a fait l’acquisition de mon PC actuel. Pour l’achat à la FNAAC de DVD multiples… Mon péché mignon : les vieilles pièces de théâtre de “au théâtre ce soir”. Généralement je n’abuse pas trop et j’ai peu acheté en ligne…

A qui le tour ?

Posté le 25 octobre '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

La grande peur

Charuel_HuguetteMaman s’en souvient encore… Mrs Morgan avait été arrêtée par la Gestapo parce que son signalement correspondait à une femme recherchée (c’est elle sur la photo, ma grand-mère, pas la femme recherchée, restez Korrekt NDD et suivez un peu !).

Elle n’était donc pas rentrée à la maison… Elle n’avait rien fait, elle n’était pas résistante, mais elle correspondait à un certain signalement. Elle avait répondu à l’interrogatoire au début assez soft en toute innocence.

Deux hommes en imper noir et véhiculés par une traction, vinrent se renseigner et tombèrent sur Mrs Bibelot qui jouait à la balançoire “oui c’est ma maman Mrs Morgan ! et elle est en retard !” “non elle ne parle jamais avec le voisin, ils sont fâchés pour une histoire de pommier” (c’était réel en plus et c’était lui le résistant en cause via sa femme).

Mrs Bibelot comme tous les gosses ne s’inquiéta pas plus et continua à se balancer… Jusqu’au retour de son père à qui elle raconta la visite des hommes en impers noirs.

Il est devenu livide paraît-il, elle le revoit encore devenir blême être obligé de s’assoir. Et si sa femme était active dans la résistance sans le lui avoir dit ? Mon dieu quelle horreur, qu’allait-elle devenir ?

La femme qui ressemblait à Mrs Morgan ayant été découverte, cette dernière rentra chez elle vers 22 H. La Gestapo fut correcte et la ramena en voiture avec des excuses (il était important que les allemands soient corrects, mais finalement on apprend que les gens s’en foutaient qu’ils soient corrects : qu’ils soient corrects chez eux et point barre…)

Elle s’effondra dans le canapé, demanda la bouteille d’alcool, de n’importe quoi, à boire. Mon grand père alla taxer le voisin (le bon, l’autre, pas celui qui avait menacé la vie de sa femme et à qui il n’avait (ignorant tout du reste) qu’à reprocher une histoire de pommier) et elle descendit paraît-il une bouteille de prune en deux heures en pleurant, tellement elle avait eu la trouille, sentit qu’il pouvait se passer n’importe quoi, que tout pouvait basculer d’un moment à l’autre, alors qu’elle n’avait rien à dire (elle l’a toujours dit : “pas besoin de me torturer, j’aurais tout craché tout de suite, mais là ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient je n’avais rien à dire et j’aurais vécu quoi ?”…

Mon grand père qui envisageait de faire quelque chose, renonça ce jour là… Pas envie de voir les hommes en noir embarquer sa femme et sa fille… Il décida donc de faire partie des neutres…

Le fit-il réellement ? Il était tellement secret que nous ne saurons jamais, et la question reste en suspens… A-t-il ou non fait quelque chose ?

Ce secret là est parti avec lui… Peut-être a-t-il trop insisté sur sa neutralité… Et peut-être à y bien penser aujourd’hui, a-t-il été trop en relation avec Robert à une certaine époque…

Ce passé désormais fermé, m’est par période insuportable… Je voudrais tant savoir pour en transmettre le plus possible

C’était le 9 octobre 1943. Une date que ni mon grand père, ni ma grand mère n’ont jamais oubliée…

Posté le 9 octobre '07 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 3 Commentaires.