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Le coup du canapé

Vieux_canap__890086_001Mon canapé et mon fauteuil datent de 1986. Les filles les ont toujours connus donc (dans leurs souvenirs).

Le canapé reste encore regardable mais il est légèrement défoncé (c’est un canapé lit, le sommier frotte par terre), dans la mesure où les filles trouvaient qu’il faisait un trampoline très acceptable et ce, malgré de nombreuses punitions, menaces, amendes, etc…

Pour le fauteuil, mon troisième chat (la plus mignonne pourtant par ailleurs) s’est chargé du cuir. C’est en effet sur lui qu’il avait décidé de faire ses griffes (on notera que je décourage toujours Gogole). On y est très bien assis, mais le cuir est totalement ruiné, déchiré et j’ai dû mettre du cache misère dessus.

D’où ma joie, quand tatie chérie m’a annoncé il y a quelques siècles semaines, qu’elle s’achetait un nouveau canapé et me proposait le sien : en parfait état. Restait à régler quelques menus détails. Comme je suis bénie des dieux en ce moment, il fallait fatalement que cela soit compliqué.

  • Trouver de mâles bras musclés. J’ai pensé tout de suite au gentil et à mon beau frère. Exit mon père dont la colonne verticale est ruinée, et mon frère qui vient de faire réparer la sienne.

  • Que les mâles bras musclés soient libres le même jour, un dimanche donc, car…

  • Les jours de congés de tatie qui travaille dans le spectacle, sont le vendredi et le samedi. Le gentil travaille le samedi, donc, aller chercher le canapé ne pouvait avoir lieu qu’un dimanche matin, avant le départ de tatie au boulot.

  • Dans la foulée, les musclés devaient porter mon fauteuil ou mon canapé à la déchetterie

  • Mrs Bibelot qui s’était mis dans la tête que le déménagement aurait lieu un samedi, m’a confirmé que la déchetterie était ouverte jusqu’à midi (réponse à ma question pourtant claire : le dimanche). Les musclés pouvaient tout faire dans la foulée, mais il nous fallait donc partir de bonne heure.

  • Organisation, prise de mesures frénétiques de ma part dans le salon (que je vais entièrement déménager), pour savoir qui du fauteuil ou du canapé partira à la benne.

  • Je pose 2 RTT (le vendredi et le lundi) pour : préparer l’appartement à l’arrivée du nouveau canapé, et tout bien arranger après son arrivée

  • Je me fais virer et je me ruine le nez le lundi de la semaine dont j’ai posé le vendredi – j’ai un super moral : heureusement que je vais avoir un canapé neuf !

  • Mrs Bibelot m’informe le jeudi que la déchetterie est fermée le dimanche. Il va me falloir garder tout jusqu’au samedi où le gentil sera libre pour venir, donc un bout de temps. Je menace d’aller cultiver du clou de girofle en Laponie supérieure, et je déplace tous les meubles pour caser le nouveau avec les vieux… Le bordel ambiant n’aide pas à me remonter le moral, et en plus je me coince quelque chose dans la colonne Vendôme verticale.

  • Le dimanche, tout bien arrangé (!), nous voici partis : Pulchérie et moi dans Copine qui recueillera les coussins, le gentil et mon beau-frère dans la voiture de Jean Poirotte qui est un grand break

  • Les hommes en chient un max pour sortir le canapé de chez Tatie qui est au rez de chaussée, pour le mettre dans la voiture. Ils appréhendent la montée de l’escalier chez moi, à juste titre. Là ils suent sang et eau, car le canapé, d’origine suédoise ou pas, est sacrément lourd. Il l’installent à la place prévue, mais visiblement ce n’est pas la bonne… Je décide de refaire entièrement mon séjour/salon (j’ai du temps devant moi)

  • Diabolos s’installe sur le nouveau canapé, et commence à sortir quelques griffes… Je fais un post-it “acheter du répulsif à chat qui ne répulse pas l’humain en même temps”

  • Pour épargner à tous des souffrances futures, je passe ma semaine à négocier avec Truchon et à repenser entièrement mon salon/séjour. Avantage du fait que mon salon ressemble à un garde meuble : je pense nettement moins à mon licenciement. Truchon cède : c’est bon signe, une bonne fée s’est un peu penchée sur moi. Je peux ne penser de manière obsessionnelle qu’à la disposition de mon appartement (tant qu’à faire). De toutes manières cela faisait un moment que je voulais inverser coin salon et coin salle à manger. Du coup je pourrais peut-être garder le fauteuil recouvert d’un joli tissu (Pulchérie a des idées aussi…)

  • Je réquisitionne Mrs Bibelot qui vient prendre des mesures avec moi et est pleine d’idées. Pas de problème elle viendra m’aider à pousser le piano (qui fait 500 kg et dont 1 roulette est pétée) et à déménager tous les meubles (la pauvre ne sait pas à quoi elle s’expose, moi je sais, depuis que j’ai inversé les coins salon/salle à manger avec l’aide de Delphine qui à son âge était en pleine forme, car c’était approximativement il y a 5 ou 6 ans, avant l’arrivée de 3 bibliothèques désormais garnies…)

  • Dès que j’ai le chèque de Truchon, je m’y mets, marre que mon salon ressemble à un garde meuble… (date prévue : lundi 15 octobre pour la remise du chèque et de la convention que nous signons, eh oui, c’est donc fait)

Le jour de l’anniversaire de Delphine, ma voisine d’en face déménageait. Femme charmante que je regretterai… La voici qui sonne en fin de matinée

“Madame Dabra, j’ai encore plein de choses dans mon congélateur. Cela vous intéresse ?”

Ben oui. Je prends ma glacière, je fais le plein. Je la remercie. Les déménageurs ont presque terminé, cela fait drôle ce grand salon (le même que le mien) tout vide. Curieusement les déménageurs ont laissé son canapé d’angle en velours vert + les deux fauteuils assortis… Jolis, et très confortables, j’ai testé un jour de réunion tupperouaire.

“ah au fait me dit-elle, j’ai acheté du tout neuf pour mon nouvel appartement, si vous en voulez, je vous donne le canapé et les fauteuils, il y a juste à les pousser chez vous, les déménageurs sont d’accords pour le faire…”

Ah ouais ? Mais pas à emmener mon vieux canapé et mon vieux fauteuil à la déchetterie, justement ouverte encore pendant 2 heures. Me faut donc renoncer…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 16 octobre '07 par , dans Dans la série Diabolique.
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