Ode à…

EndoraElle tenait le coup depuis 10 ans. Elle résistait à tous les coups du sort. Elle luttait avec vaillance, fidèle au poste chaque jour.

Je n’y faisais même pas attention, honte à moi. Je n’avais pas de pensée particulière pour elle, jour après jour, nuit après nuit.

Pourtant, elle était malade et avait besoin de soins, d’attentions particulières, d’être mise au repos définitif peut-être.

J’ai des remords. Ce n’est pas souvent pourtant. J’aurais dû m’alerter plus tôt, y faire attention, lui parler gentiment, lui faire voir qu’elle comptait pour moi.

J’ai tout loupé en ce qui la concerne.

Est arrivé le dernier jour, qui pour nous tous arrivera un jour.

Dans un grand vent de tempête du mardi 15 janvier, la cordelette de mon store de droite dans le séjour/salon a décidé de rendre l’âme en claquant net, malgré le remontage des stores au maximum, alors que je constatais la triste fin de mon ficus dont je m’était fort bien occupée par contre.

A savoir que le store s’est écroulé par terre avec un manque de grâce total, fort heureusement freiné par deux pots de fleurs sans fleurs qui trainaient sur le balcon.

Depuis, je vis à moitié dans le noir, attendant samedi où deux mâles costauds vont pouvoir démonter le store pour passer avec moultes jurons la nouvelle cordelette dans le trou ad hoc. J’attends avec impatience de pouvoir à nouveau remonter cette saloperie de store et retrouver un semblant de vision pour dépoter la plante décédée et la remplacer par une autre (bouger le pot ? Et mes lombaires !!!)

2 décès dans une même journée, c’était peut-être ce qu’il me fallait pour aller à nouveau de l’avant…

La vie n’est qu’un long calvaire…

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