Coincée dans mon manteau…

Faut être honnête, mon auguste personne même non rondouillarde, ne passait pas juste dans l’encolure du manteau. J’avais le choix entre massacrer un manteau neuf (plutôt mourir), appeler mon père cette fois ci (plutôt mourir), ou crever de chaleur (chez moi il fait minimum 25) donc plutôt mourir également. Comme c’était un samedi qu’il n’était finalement que 14 H 15 (déjà ?) je me suis dit que j’étais née sous une mauvaise étoile, et je me suis couchée sur mon canapé en attendant la mort tout en essayant de descendre cette foutue fermeture éclair tout de même.

15 H, la morte est lente à venir, heureusement, Mrs Bibelot téléphone, elle irait bien traîner. Pas de problème, j’arriiiiiive !.

Et là, hypocrisie suprême : alors qu’elle a préparé le thé, que Jean-Poirotte est ravi de pouvoir regarder son match en toute tranquillité, me voici arrivant, un peu rouge certes, mais l’air de rien. Je fais celle qui descend sa fermeture éclair comme depuis toujours…

Allons bon, me voici coincée dans mon manteau maintenant… Comme c’est ballot !

Mon père doit avoir une affinité particulière avec les fermetures éclair… D’un coup d’un seul, il m’a délivrée. C’était juste un bout de tissu qui coinçait légèrement (légèrement, mon c…). J’ai enfin eu mon thé !

Maintenant je laisse ouvert de quoi m’extirper de la chose, donc je me pèle le cou. Et depuis des années que les fermetures éclairs me font suer (où me laissent dépoitraillée en refusant de remonter juste en dessous du décolleté), j’envisage très sereinement de créer un comité de réhabilitation des boutons. Certes, il faut les recoudre, mais ce n’est rien à côté d’une fourme éclair (dixit Delphine), qui rend l’âme… Là si vous n’avez pas une personne couturière dans l’âme munie d’une machine à coudre, vous êtes cuite.

En plus, il y a la féturme éclair (dixit Pulchérie), sur un très joli cardigan, mais qui de profil vous fait un ventre de 7 mois-7 mois 1/2 puisqu’elle condole.

Il y a celle du pantalon qui descend d’un coup en vous arrachant un morceau. Toujours ça de moins sur la balance, mais qu’est-ce que ça fait mal !

Celle qui se déglingue subitement : elle veut bien descendre ou remonter, mais toujours en restant ouverte et c’est bien fait pour vous si vous n’avez rien mis dessous qu’un vieux soutif.

Bien sûr il y a des trucs : du savon, de l’huile, j’en passe. N’empêche que se retrouver coincée dans son manteau ou avec un bide immérité, et bien ça ne pardonne pas.

La vie n’est qu’un long calvaire.

3 réponses sur “Coincée dans mon manteau…”

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