La chanson d'amooouuuuurrr

Chanteurs

EH OUI soupirez-vous, ENCORE UNE REDIFFUSION (j’ai de quoi faire, j’ai écrit plein de conneries, et je continue…) L’original a été posté le 20 août 2006, en pleine période de déprime blogueste (2 lecteurs par jour)

Quand on écoute un peu de musique de temps à autre, il est fatal que l’on tombe sur une chanson d’amour voire même plusieurs (on n’est plus à l’abri de rien, et je ne le répèterai jamais assez : la vie n’est qu’un long calvaire).

La chanson sans l’amour n’existerait pas, comme le film catastrophe sans le couple qui ne s’entend plus, ou le champignon à la Grecque sans coriandre (il y en a 3 qui suivent…).

Généralement cela ne chante pas du gai. C’est toujours triiiiste. Il est parti, elle est partie, vont-ils revenir les uns et les autres, les uns vers les autres, pourquoi suis-je abandonné(ée) ? je ne m’en remettrai jamais, je ne t’ai jamais oubliéééé, et gnagnagna et gnagnagna.

Ce n’est jamais « je l’aime il m’aime et tout va bien ». Trop facile de remonter le moral des troupes (celles des plaqués sanglotants ou ne le montrant pas trop, mais plaqués tout de même, celles des isolés parce qu’on sonde toujours la mer du nord, etc… car on ne peut pas énumérer toutes les raisons d’un chagrin d’amour ou d’un vague à l’âme)

Je vais vous en faire une au hasard.

  • Quand tes cheveux s’étalent, comme un soleil d’été : encore une blonde ! Depuis « auprès de ma blonde » je plains les brunes (les rousses aussi) (objectivement car je suis blonde moi même)

  • Et que ton oreiller ressemble aux champs de blé : allons bon, elle a des épis ! Est-ce important, alors qu’avec n’importe quel gel fixant le problème est résolu ? (et elle le vaut bien)

  • Quand l’ombre et la lumière dessinent sur ton corps, des montagnes, des forêts, et des iles au trésooor. Pour le coup des montagnes, je ne sais pas si j’aurais apprécié d’être l’inspiratrice des paroles, pour les forêts non plus d’ailleurs, (…).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : ceci pour le cas où vous n’auriez pas compris : il l’aime. C’est la clef de la chanson.

  • Quand ta bouche se fait douce, quand ton corps se fait dur : Faut savoir ce qu’elle veut. Lui a l’air d’apprécier, c’est le principal. On attend avec angoisse la suite.

  • Quand le ciel dans tes yeux d’un seul coup n’est plus pur : on avait raison d’être angoissés, elle a picolé du martini gin ou du punch et a envie de gerber. Ou alors elle a perdu ses lentilles de contact bleues.

  • Quand tes mains voudraient bien, quand tes doigts n’osent pas, quand ta pudeur dit non d’une toute petite voix : bien la peine d’être au plumard avec le chanteur pour faire sa chochotte maintenant. Fallait y penser avant. (Et un grand merci à Google de m’avoir révélé le « d’une toute petite voix », je n’avais jamais compris la phrase, même en m’appliquant, honte à moi).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : deuxième couche pour les imbéciles, les autres cherchent un couteau pour s’ouvrir les veines.

  • Quand tu ne te sens plus chatte et que tu deviens chienne : une mutante ! C’est la chanson d’amour de la SF !

  • Et qu’à l’appel du loup tu brise enfin tes chaînes : d’où la mutation nécessaire. Lui est incapable de se transformer en tigre (chienne = loup/chatte = tigre) (ben oui, il n’allait pas chanter qu’il ressemblait à un yorshire).

  • Quand ton premier soupir, se finit dans un cri, quand c’est moi qui dit non, quand c’est toi qui dit oui : je vous ai parlé de SF… Vous avez déjà vu un homme qui dit non, une fois arrivé dans le plumard ? (généralement ils se tirent avant s’ils ont de bonnes raisons, sous un prétexte fallacieux : « j’ai une lessive à faire » « j’ai oublié de faire mes poussières » « maman m’attend »)

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : avant dernière couche : faute d’un couteau, prendre un cutter.

  • Quand mon corps sur ton corps, lourd comme un cheval mort, ne sait pas, ne sait plus, s’il existe encore : le cheval mort c’est pour lui faire digérer les montagnes et les forêts (chacun sa croix) et l’amnésie c’est pour expliquer qu’elle avait le droit de perdre ses lentilles de contact bleues cette chochotte.

  • Quand on a fait l’amour, quand d’autres font la guerre, quand c’est moi le soldat qui meurt et qui la perd : alors là je ne trouve rien à dire, c’est tellement horrible et dramatique… (c’est fait pour).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : dernière couche : 7 suicidés.

Vous noterez toutefois avec objectivité qu’il faut à ce Monsieur tout un tas de circonstances très particulières pour qu’il l’aime. Il précise en effet « quand… » pour qu’arrive le : « que je t’aime ».

Elle est mal barrée la pauvre, avec ses épis et son poil aux pattes, ses lentilles égarées et une mutation à effectuer, le tout en faisant la chochotte. En plus il va falloir qu’il s’engage dans une armée quelconque pour la perdre… Comme l’armée française n’est plus ce qu’elle était, la suite c’est l’engagement dans l’armée du Burkina Facho et la chanson « sur un quai de gaaaarrre ! je t’ai dit adieeeuuu !!!! » à moins qu’ils ne soient « emportéééééés par la foooouuuule » (snif)

Sinon c’est beau…

0 réponse sur “La chanson d'amooouuuuurrr”

  1. Johnny revisité par une sorcière même gentille c’est géant! j’adore et je suis MDR! . La journée commence très bien! Je ne connaissais pas encore ton blog à cette époque, donc je suis ravie de ces « redifs »; Merci et bonne journée à toi.

  2. Non, pas l’armée du Burkina, la légion! Tes chansons marchent, mais avec la légion on peut rajouter la 3ème couche qu’il sentait bon le sable chaud son légionnaire 🙂

  3. Réponses en vrac !

    Cathe : merci. Tu es la preuve que les archives sont bien souvent peu consultées, donc les rediffusions ne sont pas une si mauvaise idée…

    felicity : comme quoi on peut se réconcilier avec les explications de textes (je détestais ça au lycée !)

    Erwan : j’avais hésité à la faire mais cela aurait fait trop (déjà que l’original est chargé…)

    Bé@trice : de rien. Il faut bien rire un peu dans ce monde de brutes…

  4. Je me marre cela me reappelle le stekch de Muriel Robin avec la chanson ne me quittes pas.
    Franchement il faut mieux ne pas lire les paroles de certaine chanson.

  5. Melusine : je ne connaissais pas le sketch de Muriel Robin à l’époque où j’ai écris le post. Je pense qu’il y aurait beaucoup à faire sur pas mal de chansons…

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