Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour septembre, 2008

Pulchérie se barre à New York, je m'insurge !!!

C’est bien d’elle de me téléphoner pour me percer le tympan gauche au son de “JE PARS A NEW YORK, TOUS FRAIS PAYES POUR 4 JOURS”. Alors qu’elle déteste téléphoner, msn c’est mieux, et puis ça fait gagner du temps…

Je ne sais même pas vraiment pourquoi on lui a offert ce voyage, je n’ai pas bien compris, parce qu’elle explique trop bien en règle générale… Je l’imagine déjà expliquant à son clone comment faire une division ou comment distinguer une amanite phalloïde d’un cèpe de Bordeaux…

Bref…

Pulchérie se tire à New York avec Deedee et Anne So dans le cadre d’une promotion pour un désodorisant à WC. Pour 4 jours. C’est clair : elle en gambadait à l’avance et a fait peur aux chats… Quant à prendre le taxi à 4 H 45 (du matin bien sûr) avec ses copines : même pas peur. C’est le chauffeur qui va se marrer…

Elle abandonne Vianney, j’hallucine que gendre n° 1 soit approbateur : on ne peut compter sur personne.

Ne connaissant pas personnellement Anne So, j’ai par contre écrit à Deedee de bien veiller sur ma fille, et que comment qu’elle doit regretter (Deedee) de m’avoir rencontrée un jour et de m’avoir révélé son vrai prénom, pour que je me permette de lui écrire que si Pulchérie prend l’ascenseur il faut la tenir à l’oeil et que si elle sort, il faut qu’elle fasse attention en traversant…

Ce que me chagrine le plus n’est pas que ma fille parte pour une ville dans laquelle il y a un sérial killer à chaque coin de rue (quoique…). Non, ce qui me chagrine, c’est qu’elle qu’elle prenne l’avion.

Si vous avez suivi, quand je dois prendre l’avion, je révise mon testament la veille. Et je regarde les étoiles, toujours la veille, en regrettant de devoir quitter un monde aussi beau.

Pulchérie s’est déjà barrée à Bali avec le gentil. Des heures d’avion, 3 vols à l’aller et au retour, j’en ai perdu 2 kg de peur. Delphine est sympa comme tout cette petite mignonne, elle ne prend que le métro. Encore que cela me stresse d’y penser parfois, vu qu’il y a des agresseurs et des attentats (parfaitement !) dans le métro. Je pensais être tranquille pour un moment avec Pulchérie, mais non, PAF ! elle part à New York. Pour y quoi faire d’ailleurs ? je m’interroge m’interroge. Tout ce que je sais, c’est que cela ne va pas être triste.

Vous allez me rétorquer que j’ai déjà pris l’avion. Oui. 50 fois très exactement. 50 décollages (je déteste, la poussée m’est très désagréable, j’ai bien fait de renoncer à faire pilote de chasse) et 50 atterrissages (j’adore). Sauf que moi je ne suis pas ma fille et que je prends l’avion si je veux. En lui léguant mes perles et à Delphine le piano (j’imagine toujours des chamailleries sur l’héritage de Mouth, notre pauvre mamounette qui aimait trop les voyages…).

Donc vous avez saisi le principe : si mes filles veulent prendre l’avion, elles me demandent l’autorisation. Même si elles sont majeures et vaccinées. C’est le moment de leur rappeler que les rappels ce n’est pas fait pour les chiens, même s’il s’agit d’une piqûre… (hein Delphine ? Pulchérie a été obligée pour aller à Bali, mais toi, pas d’excuses…)

Elles ne me demandent pas mon autorisation, n’ayant plus besoin de le faire, et sachant très bien que la réponse sera “non”. Pour le TGV je suis déjà limite, alors un long courrier… Donc je ne suis pas consultée. J’ai juste le droit de dire “super ma chérie ! je suis contente pour toi ! (pour moi, non…)

Entre son départ et l’E-mail qui me précisera (si elle y pense et rien n’est moins sûr, parfois elle a tout du piaf qui ne pense à rien, et surtout pas à sa mère, d’ailleurs elle l’avoue elle-même, mais je suis mauvaise langue, pour Bali, elle ne m’a pas oubliée) qu’elle est bien arrivée, je vais perdre de la graisse et des neurones.

Surtout des neurones d’ailleurs, je m’insurge, je m’insurge, je m’insurge… Mon père avait raison, quand on met au monde un enfant, puis deux, puis… on en prend pour perpète alors que l’on est théoriquement innocent…

QUELLE IDEE D’ALLER A NEW YORK ! HEIN ?

Posté le 5 septembre '08 par , dans Faites des gosses !, Je m'insurge. 16 Commentaires.

Rencontre mystique…

Comme beaucoup, j’ai naïvement trainé sur ce site. En fait ce n’était pas vain, car certaines rencontres valaient leur pesant de noix de cajou et quelques années après cela laisse de bons souvenirs. Qu’est-ce qu’on peut se poiler… après…

Le premier d’une petite liste, avait l’air tout à fait normal. J’aurais dû me méfier, un homme normal c’est louche par définition, il a forcément quelque chose à cacher, ou une tare inavouable.

Après quelques échanges téléphoniques (j’avais son numéro mais pas réciproquement), il avait été décidé d’une rencontre. J’étais telle un iceberg à l’idée de m’engager pour un dîner, et avais proposé de boire un coup quelque part et après on voit : restaurant ou pas. Lui insistait pour un dîner, au son de “je t’invite”. Mais invitée ou pas, je n’étais toujours pas chaude. Et puis j’ai fini par céder, et j’avais à la fois raison et tort, raison parce qu’on ne m’y reprendra plus jamais. Et tort parce que finalement j’avais raison…

Donc RV devant tel restaurant. J’avais garé ma voiture de manière à pouvoir m’esbigner au caz-où discrètement sans être suivie et le lieu était neutre.

J’ai vu arriver une voiture dont le coffre touchait quasi terre. J’étais tombée sur un journaliste (ça je le savais), qui profitait d’être allé chercher un maximum d’exemplaires de son dernier magasine parce qu’il changeait d’éditeur, pour me fixer rendez-vous (ça je l’ignorais). Bon on a le droit de rouler en voiture surchargée le problème n’était pas là.

Physiquement il était assez loin de ce que j’imaginais d’après sa photo, et pour cause, en 10 ans un homme peut perdre tous ses cheveux et attraper des lunettes. Je n’ai rien contre le physique des autres, mais quand il y a tromperie manifeste je me hérisse. J’ai donc un peu hésité, mais il m’a précisé que même journaliste il ne se prenait jamais en photo et que son dernier photomaton remontait à 12 ans. Je me suis dit que j’aurais pu mettre sur le site une photo de moi étudiante et que j’étais bien stupide, mais je n’ai rien osé dire. Là encore on ne m’y a pas reprise et la fois suivante apprenant que le gnome qui me frappait sur l’épaule après avoir annoncé 1,80 m avait mis la photo de son frère nettement mieux, j’ai tourné les talons et je suis repartie.

Nous sommes donc rentrés dans le restaurant, nous sommes installés. Il avait l’air assez content lui, et m’a donc fait la totale pour me montrer qu’il était un homme, un vrai, un dur, un tatoué.

  • En premier lieu sans me demander mon avis, il a demandé deux kirs. J’aime bien le kir, mais la moindre des choses était de me demander mon avis.
  • Il a levé son verre “à nous”, malgré mon air un peu crispée de celle qui se demande s’il y a une fenêtre dans les toilettes pour s’échapper (réponse négative après enquête, et je fuis désormais tout restaurant qui ne dispose pas d’une fenêtre dans les toilettes).
  • Il m’a demandé ce que je voulais comme plat dans ce restaurant de poissons. M’a précisé que le saumon c’était de la daube partout, et m’a commandé du Bar. J’aime bien le bar mais pas que l’on choisisse à ma place : c’est simple, je me fige.
  • A la demande du garçon, il a précisé que nous prendrions de la Saint Yorre j’adore, alors que je déteste tout ce qui est pétillant, limite même le champagne d’ailleurs. Il a tiré la tronche quand j’ai demandé un demi de blanc, vu qu’il invitait… Ce qui ne l’a pas empêché de piocher copieusement dedans.
  • C’était bien parti et je suis donc restée un peu silencieuse. Pour qui me connait c’est mauvais signe sauf si j’ai annoncé la fièvre aphteuse en arrivant.
  • Comme je me taisais, il m’a raconté ses déboires avec sa salope d’ex femme qui l’avait dépouillé de tout et à qui il avait laissé sa maison, ses meubles et même ses photos d’enfance. Mais il n’était pas amer, non, une relation amoureuse doit être axée sur la con-fiance. Moi je me disais qu’il me mentait ou qu’il était vraiment con.
  • Comme je n’étais pas totalement d’accord avec sa confiance à 100 % accordée à quelqu’un qu’on connait depuis 3 semaines, il m’a répondu que je n’y connaissais rien et qu’il allait m’expliquer.
  • Le temps qu’il m’explique, il a pu commander, toujours sans me demander mon avis, deux iles flottantes.
  • Après m’avoir expliqué il a pris un air pincé quand je lui ai précisé que je n’étais toujours pas d’accord et que je ne me remarierais que sous la contrainte d’abord. Contrairement à beaucoup d’hommes, il était accro au mariage et venait de divorcer pour la 4ème fois, envisageant avec impatience de se remarier une 5ème fois.
  • Il m’a déclaré que j’étais têtue et que c’était insupportable. Comme il avait 2 ans de plus que moi, il avait plus d’expérience que moi, il en savait plus que moi, et d’ailleurs si nous étions ensemble il me mettrait au pas et plus vite que ça. Là il a pris l’air satisfait de celui qui a marqué un point et m’a demandé si on allait à l’hôtel ou chez moi.
  • Je lui ai précisé qu’il allait à l’hôtel s’il le souhaitait, mais que pour ma part je rentrais chez moi toute seule et plus vite que ça également.
  • Sentant le roussi, le garçon dont on peut admirer l’instinct, a apporté la note et là, l’homme, le vrai, le dur, le tatoué, a précisé sans rougir “c’est pour madame”
  • Il n’était pas question que je me dégonfle, même s’il m’avait gonflé à un point pas imaginable. Je me suis levée, j’ai pris mon sac, ma veste et je me suis dirigée vers la porte avec toute la dignité dont j’étais capable, non sans avoir dit bien distinctement “pauvre crétin !” en créant un petit silence dans la salle. De l’extérieur j’ai pu le voir, tétanisé sur sa chaise, attendant visiblement que je revienne : on n’avait jamais dû lui faire ce coup là.

Une fois dans ma voiture, je me suis promis de continuer à ne jamais donner un numéro de téléphone quel qu’il soit et à ne jamais m’engager pour autre chose que boire un verre, et après on verra si on dine ou non…

Je ne sais pas si son “aura” de journaliste lui permettait de se comporter comme il le voulait… J’ai tout de même eu avec lui, ma plus belle expérience de rencontre mystique…

Après peu de temps, j’ai arrêté…

Je vous l’ai déjà dit (je crois) mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 3 septembre '08 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 26 Commentaires.

Petit mode d'emploi à l'usage des inconscients…

Bon les hommes, l’heure est grave, il me faut dare dare vous donner un petit lexique afin que vous puissiez comprendre votre chère moitié, votre petite amie, votre meuf, votre fille et même, pourquoi pas : votre mère.

La femme est subtile et vous prenez tout au premier degré, c’est insupportable. Vos réponses tombent toujours à plat ou déclenchent un séisme de force 18 sur l’échelle de Richter (qu’est-ce que j’ai diiiit ?). Pour l’échelle de Richter, allez donc plancher un peu pour savoir quel est le maximum et vous comprendrez pourquoi un lexique vous est utile.

Je n’ai rien à me mettre” dit la créature désespérée devant 5 armoires ou placards ouverts, 352 paires de chaussures, autant de bottes, ceintures, foulards, châles islamiques. La vérité est qu’elle ne sait pas quoi mettre. Elle en a de trop. Mais la tête sur le billot, elle ne l’avouera jamais et vous n’allez pas, pauvre malade, débile, téméraire ET inconscient, le lui faire remarquer.

Pour répondre comme il faut, il vous faut faire un petit effort. Si, si, ne me remerciez pas, c’est gratuit et bénissez moi plutôt. Notez bien quelque part le jour où elle s’est trouvée divine avec la robe rouge et jaune à petits pois, le sarouel orange et la tunique hippie, que vous n’étiez pas d’accord sans le dire (vous avez tout compris, c’est bien). Donc devant son “je n’ai rien à me mettre”, rétorquez de l’air de celui qui a tout compris “et ta robe rouge et jaune à petits pois ?”. Ca va la scier, vous aurez la paix jusqu’au lendemain, et le temps d’inventorier le RIEN pour le lui ressortir en cas de crise (c’est comme le palu, ça revient souvent). Genre “moi je t’adore avec ton jean truc et le Tshirt assorti”, etc… C’est faux derche à mort, mais la paix a son prix. Soyez prévenu toutefois que toutes vos suggestions seront mauvaises, mais au moins vous donnez l’impression de participer…

Je suis moche AUJOURD’HUI !” sanglote la même créature. Là il faut être plus subtil qu’elle, même si c’est difficile, après tout, l’homme a pu marcher sur la lune n’est-ce pas ?

Donc lui répondre “ah je n’ai rien remarqué”, est immédiatement interprété par “tu es moche tous les jours de toutes manières” et c’est à proscrire ABSOLUMENT. Même si vous pensez qu’en fait elle est toujours divine et qu’aujourd’hui ou hier… N’oubliez jamais qu’elle regarde cernes, poils folâtres, et autres, avec un MIROIR GROSSISSANT. Faites le test pour comprendre son calvaire, en évitant d’aller la voir en pleurnichant que vos poils de barbe sont trop visibles, ça la ferait trop rigoler…

Répondez avec une réelle FRANCHISE “moche ? Hmmmm, je n’irai pas jusque là, mais tu as une TOUTE petite mine ! C’est vraiment parce que tu me l’as fait remarquer, mais bon… J’aime bien quand tu as une TOUTE petite mine mon trésor en sucre adoré, tu te souviens d’hier soir ? Quoi rien hier soir ? Mais tu t’es beaucoup agitée cette nuit (ne jamais prononcer le verbe RONFLER) ma puce, donc tu as mal dormi”. Le “je t’aime” n’est jamais superflu et évitez de rajouter “malgré tout” sous peine de… Vous m’avez comprise.

La créature questionne après avoir batifolé devant son rien à se mettre pendant 1 heure. Vient la question fatale : “Comment tu me trouves comme ça ?” “Je mets la rouge ou la bleue à petits pois jaunes ?”. NE JAMAIS REPONDRE FRANCHEMENT, VOUS AUREZ TOUT FAUX. Elle se pose la question à elle-même, donc une réponse trop franche va la disturber. Evitez le “tout te va de toutes manières” trop faux cul qui va vous embarquez dans une intéressante conversation rapport à : “tu as vu ma tronche en vert pomme ? des explications, j’attends, et les copains attendront aussi…”. Rappelez lui ou apprenez lui que vous êtes daltonien, ou que les hommes déterminent moitié moins bien les couleurs que les femmes (ce qui est exact). Comme vous en êtes conscient, vous vous en rendez à son jugement. A tel point d’ailleurs que vous lui laissez choisir votre chemise (le coup des couleurs est tout à fait réel…)

Un soir de blues, la créature vous pose la question fatale : “tu serais malheureux si je mourrais ?”. Quelque soit votre avis réel sur la question (idiote j’en conviens), la seule réponse est “OUI ! JE NE POURRAIS PAS M’EN REMETTRE”. Après vous pouvez rajouter que vous ne pourriez pas vivre sans elle, que vous iriez vous ouvrir les veines sur sa dalle funéraire. Evitez tout de même de préciser que c’est parce ce qu’elle est la seule à faire des pâtes à la carbonara dignes de ce nom, ça gâcherait la déclaration…

Idem pour votre mère qui déclare “tu as une petite mine mon trésor…”, répondez immédiatement, la réplique est toute prête, que vous avez été malade la nuit dernière parce que vous avez terminé EN DOUCE tout le ragoût que votre petite femme vous avait fait. Car la mère parfois (souvent) pense que la créature affame son fils… Evitez à tout prix d’évoquer une biture grave (mauvaise influence), des nuits blanches (faute à la créature évidemment) ou des sushis pas frais (la créature nourrit mon fils n’importe comment). Parler de votre travail de malade et de votre patron sadique ne vous avancera à rien : il vous faut protéger la créature des attaques de votre génitrice. Et évitez surtout de ne pas répondre, sinon vous n’êtes pas sorti de l’auberge (espagnole)

Si vous voulez d’autres précisions, genre “je fais quoi quand elle a des contractions depuis 1 H et qu’elle me demande de l’achever ?”, n’hésitez pas, je suis là…

Car je le sais moi, que la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 septembre '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.