Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour décembre, 2009

Le feu de cheminée…

feu-de-chemineeMardi 15 décembre : Johnny serait sorti du coma et aurait même prononcé quelques mots. Nous sommes ravis.

Fort hélas pour lui, nous attendions plutôt les résultats de l’ETO de papa qui avait lieu ce matin, pour apprendre qu’il lui reste des végétations microbiennes sur le machin truc chose gauche de son coeur (un nom à se flinguer), malgré le traitement de cheval qu’il subit depuis le 4 novembre.

Exit pour l’instant, la repose d’un défibrillateur, faut d’abord le débarrasser de ces fichues végétations (vous ne saviez pas qu’on pouvait avoir des végétations sur le coeur, nous non plus avant son hospitalisation du 2 novembre).

Maman était aux 100 coups, et manque de bol j’avais RV avec Acromion qui avait bien entendu 1 H de retard, et je n’ai donc pas pu l’accompagner à la clinique.

D’un autre côté je ne voulais pas qu’elle rentre toute seule chez elle à la nuit, avec un cafard qu’elle nous cache de moins en moins bien, et après une visite à ma soeur, je suis arrivée chez mes parents, avec l’idée de lui allumer un bon feu de cheminée qui l’attendrait avec moi.

Normalement le feu de bois c’est mon truc, Charles Hubert prétendait que j’avais dû être vestale dans une vie antérieure et que cela avait dû inspirer mes parents pour mon prénom. T’en foutrais moi des vestales, et pourquoi que je n’aurais pas aussi mis au monde des jumeaux malgré le voeu de chasteté, et contribué à la naissance de Rome ?

Ainsi pensais-je en rentrant des buches à ranger à côté de la cheminée pour épargner cette corvée à maman, et en préparant mon futur feu.

  • Du papier journal
  • 2 buchettes de PQ (quand on a une cheminée, les cartons de PQ sont généralement recyclés en allumes feu)
  • Du petit bois
  • Une petite petite buche
  • Une moyenne buche sur le dessus, le tout bien calé, et hop, un coup d’allumette, ça va aller tout seul.

Au départ cela semblait vouloir effectivement aller tout seul. Et puis la petite petite buche s’est mise à fumer, et je m’en suis pris plein la gueule en constatant que j’avais oublié d’ouvrir la trappe de la cheminée.

Bêtise réparée. Et que ça fume et que ça fume, et que ça me fait pshit et que ça périclite, et que la petite petite buche ne pense qu’à charbonner vaguement. Généralement un feu qui commence à charbonner vaguement va forcément vous faire chier. Mais normalement un feu de bois n’a pas le droit de me résister, je suis la préposée au feu, et on va voir ce que l’on va voir.

Enfin, on a entendu. Surtout le chat de mes parents qui ressemble à une loutre (rapport à son gabarit), qui, très intéressé par mon énervement, me regardait faire avec intérêt. Probable que ma mère ne procède pas de la même manière que moi.

Je ne sais pas quel langage les vestales utilisaient quand un bout de bois leur résistait. Certainement pas le mien, qui même mis à la sauce latine, ne laisse rien augurer de bon. Plus le temps passe et plus je suis grossière, en maison de retraite je vais carrément leur faire l’exorciste.!

Et cette putana de buche qui continue à faire de drôles de bruits en fumant, l’autre au dessus ne risquant pas de prendre.

Je remets du petit bois en soulevant les deux bûches : feu sauvé juste à temps, mais pas très en forme. PDBDM de petite buche de… censuré.

Je me rappelle qu’un mégot jeté dans les bois par un con peut faire flamber 5000 hectares de forêt et je jette le mien dans l’âtre. Les buches sont restées de bois. Et mon feu avait de quoi déprimer n’importe qui. T’en foutrait des mégots moi !

Tisonner ne servait à rien, à moins que je ne me décide à tisonner jusqu’à la mise en braises de la petite petite buche… Si j’aime bien m’occuper du feu, faut pas pousser non plus.

Je ressors, un peu énervée, à la recherche du bout de bois qui va tout faire bien aller, et je trouve effectivement un buchette bien sèche qui n’attendait que mon arrivée. J’enlève la petite petite buche, je mets celle là sur le peu de braises qu’il y a et alleluia, kir y est, Hélène y sonne, voici le feu vraiment parti (et la moyenne buche flambant de bonheur).

Après examen, la petite petite buche était un morceau d’un vieux meuble sacrifié un jour. Un morceau de bois ignifugé, ça on peut le dire, on va le garder pour une fois, quand le feu ronflera vraiment et que l’ignifugé ne pourra plus rien pour elle.

Il ne m’aura fallu éructer que pendant une bonne heure, épuiser le soufflet, abimer le tisonnier (mais non, je plaisante !), et surtout, surtout, employer un vocabulaire démentiel et non latin que si ma mère avait été là, elle m’aurait demandé ce que c’était que ce langage : je ne t’ai pas élevée comme ça, merde alors ! (c’est très exactement ce que j’ai mailé à Delphine, qui après les news du jour m’avait répondu : fuck, fait chier, putain (l’infection, pas son grand père)).

Les jours où ça ne veut pas, même allumer un feu n’est qu’un long calvaire.

La vestale (ne me manquait que la tenue, mais il fait un peu froid).

Posté le 15 décembre '09 par , dans Crise de nerf. 14 Commentaires.

Nouvelles du lundi 14 décembre 2009

pneu-creveJe n’ai pas regardé les informations à l’heure où je vous écris, alors je ne sais pas si Johnny va mieux (prions mes frères).

Il a fait moins 4° cette nuit, copine n’aime pas, elle était totalement embuée, cette voiture m’emmerde régulièrement, je me suis faite avoir par le concessionnaire qui me l’a vendue.

L’information capitale du jour est la suivante :

C’est qui qui était là quand je suis revenue chez moi à l’heure habituelle ?

Le plombier (le retour) !

Mes graveleuses et ricanantes suppositions qui étaient qu’il avait une maîtresse dans l’immeuble sont totalement tombées à l’eau car un raffut pas possible sévit dans la salle de bain qui jouxte la mienne depuis 8 H ce matin.

Si je n’ai pas vu la camionnette du plombier (et donc tout compris) en partant de chez moi c’est sans doute parce qu’il était parti déjeuner, vu que j’ai des horaires farfelues et un père à visiter tous les jours, en remontant le moral de ma mère.

Mais ce soir, elle est là, et bien là. Il fait sans doute des heures sup…

Bien évidemment la place qu’il a choisie est la même que le jour du : je te bombe ton pare brise à la colle, je te crève un pneu, je t’en dégonfle 4.

Donc cet homme est vraiment con, qui cherche la petite bête, parce que les places visiteurs sont toutes libres. Et que même s’il transportait une baignoire neuve avec de l’aide, cela ne lui rajoutait qu’environ 8 mètres à faire sans emmerder personne.

Ou bien c’est un homme qui aime le conflit et qui attend que l’autre klaxonne pour descendre lui péter la gueule avec une ventouse. Auquel cas je ne veux pas manquer la scène pour tout l’or du monde.

Ou bien, ils se sont déjà expliqués chez le plombier dont l’adresse est inscrite en gros sur la camionnette. Comme dans les bons vieux westerns débiles, ils se sont tapés dessus à n’en plus finir, pour se réconcilier devant une chope d’alcool fort en devenant les meilleurs amis du monde.

  • Je te laisse ma place de parking quand tu viens bosser
  • Mais non, je prendrai une place visiteur
  • Mais non prends ma place
  • Et gnagnagna.

Je ne saurai jamais la vérité. J’attends simplement de croiser le plombier pour lui signaler que la place 91 est la mienne, et que je suis maquée avec un membre de la mafia russe qui tire d’abord et explique pourquoi après.

J’ai hâte. D’autant plus que maintenant il scie je ne sais quoi, qu’on dirait que ça se passe dans mon salon, et que ça me fait vraiment scier.

Sinon Johnny je m’en tape un max, papa a été ré-hospitalisé pour une opération prévue depuis un mois et nous sommes tous fous de joie… C’est ça la période des fêtes : que de la joie !

Je pense que j’avais le droit de faire comme les infos et de pomper l’air à tout le monde…

Posté le 14 décembre '09 par , dans Pan dans les dents !. Pas de commentaire.

Révélation du dimanche 13 décembre 2009

Carottes rapées faites maison par Mrs Bibelot + son chili con carne fait maison également = renvoi de maquereaux au vin blanc dès le début de la digestion.

Les voies du seigneur sont impénétrables… (d’un autre côté cela peut peut-être aider ceux qui concoctent les bouillies pour les astronautres…)

Posté le 13 décembre '09 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Je crains le pire…

57520741Si, si, sincèrement j’ai peur. Pourtant je ne suis pas trouillarde de nature (enfin pas tant que ça).

Je me fais un sang d’encre pour papa Johnny vous ne pouvez pas savoir à quel point.

J’espère qu’il va s’en sortir et tenir le coup encore un bout de temps.

Parce que là déjà ça me saoule grave d’entendre :

  • Nous vous rappelons l’information principale de ce journal, Johnny Hallyday a été replongé dans un coma artificiel.

Dans le monde il ne s’est rien passé d’autre…

Cela me rappelle tristement ce sale jour où l’URSS envahissait  l’Afganistan depuis le matin :

  • “Mais avant toute chose, la victoire de l’équipe de France de Rugby contre la tchétchénie inférieure  (cette information là, tout le monde s’en foutait, face à un évènement qui pouvait mettre la planète au bord de la 3ème guerre mondiale)

Alors oui, j’ai la trouille.

Parce que s’il n’est pas costaud, ça va être l’horreur, en terme d’émissions à se farcir pendant des semaines, d’hommages à n’en plus finir, sans compter l’enterrement de la star au cours duquel des fans vont tourner de l’oeil ou hurler en pleurant (n’ayez aucune inquiétude, je croise les doigts).

Je garde un souvenir ému de l’enterrement de Claude François, dont on nous a repassé quelques images à la date anniversaire de sa mort, et je me demandais comment des jeunes filles, jeunes femmes, femmes tout court, pouvait être dans un état tel que l’on aurait pu penser qu’elles enterraient un proche très très cher.

Sûr que pour un parent elles se sont mieux tenues.

Et je me souvient aussi d’une émission hommage à Charles Trenet qui tout à coup n’était bourré que de qualités (personne n’a fait allusion à quoi que ce soit de déplacé dans sa vie, que tout le monde connaissait). J’avais regardé jusqu’au bout de l’exaspération une bande de cons le glorifier en se glorifiant au passage.

Là s’il arrive quelque chose à Johnny ça risque d’être l’horreur !

Donc, j’ai peur.

Seuls quelques ministres, députés ou autres, prient-ils en douce pour qu’une  tourmente télévisuelle et journalistique, leur permette de voter une loi à la con de plus, sans que personne n’en sache rien…

Donc, j’ai doublement peur…

Prions pour lui mes frères, pour qu’il s’en sorte, même si cela doit le laisser aphone…

(Personnellement je n’ai rien contre cet artiste dont j’ai bien aimé quelques chansons, ce n’est pas à lui que je m’en prends, mais à la manière qu’ont les journalistes de nous pomper l’air (pour rester polie)  lors de certains évènements…)

Posté le 13 décembre '09 par , dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

La guerre est déclarée, tous aux abris…

pneu-creveLa Castafiore va chanter…

Ben non, je rigole…

C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit tout a commencé un soir où j’étais en train de papoter avec ma soeur sur le fait que la vie n’est qu’un long calvaire, quand tout à coup, coups de klaxon à n’en plus finir.

C’est classique, régulièrement des visiteurs se garent sur les places réservées. Je suis moi-même très souvent exaspérée par ce fait, car ma place je l’ai achetée, et je paye taxe foncière et taxe d’habitation en ce qui la concerne (avec 10 % de majoration car je paye toujours mes impôts en retard, ces rats ne voulant pas admettre que quand on n’a pas de sous on ne peut pas payer, et je n’ose imaginer leurs trombines devant un chèque rejeté par la banque (un jour ils nous pomperont notre sang)).

Donc, certains vont se garer où ils le peuvent, d’autres, dont je fais partie, klaxonnent jusqu’à ce que la personne mal garée se déplace, en s’excusant ou pas. Passé une certaine heure je me contente de dire des gros mots, je n’ai pas envie d’emmerder tout le monde pour un connard, je laisse un mot sec sur le pare brise “ceci est une place privée”, et je vais me garer ailleurs.

Un de mes voisins teigneux, a chez lui des étiquettes 21 x 29,7 imprimées à son bureau, et plastifiées de manière à être collées sur le pare brise. Si que j’aurais eu cette idée géniale, j’en aurais préparé quelques unes chez Truchon.

Mais bon, nous n’en étions pas là. Ca klaxonnait, klaxonnait, et j’ai reconnu un autre de mes voisins teigneux, de l’escalier d’à côté, dont la place était occupée par une grosse camionnette de plombier. Personne ne se dérangeant, il s’est garé de manière à bloquer la dite camionnette, sauf que là, il bouchait carrément la route, et que je suis sortie sur mon balcon pour lui signifier qu’il ne pouvait pas rester là. Il m’a dit d’aller me faire foutre et est rentré chez lui en laissant sa voiture bloquant tout le monde.

Non mais quel grossier personnage !

Bloquées par lui, 3 voitures ont désespérément klaxonné, avant de faire de multiples manoeuvre pour sortir de la résidence en empruntant le sens interdit.

Espionnant un peu après le départ de ma soeur, j’ai assisté à la déclaration de guerre.

  • Le teigneux est arrivé pour coller à la bombe, un énorme papier sur le pare brise du plombier (avec sans doute écrit en gros “CECI EST MA PLACE”, car on voyait de loin, malgré la nuit, qu’il était écrit quelque chose…
  • Il est reparti
  • Une voiture de police s’est montrée via ses girophares, dans la résidence.
  • ILS ont dû trouver très rapidement, grâce à la plaque d’immatriculation, les coordonnées du malfrat qui bloquait la circulation, lui dire “on ne veut pas le savoir” au “on m’a pris ma place”, ou tout simplement ON leur a dit que monsieur Machin bloquait la route
  • Le malfrat est venu retirer sa voiture et dégager le passage sous le regard admiratif des flics. Mais comme c’est un teigneux, j’ai un peu guetté, contrairement à mes habitudes, j’aime bien l’animation dans la résidence.
  • J’ai bien fait… 15 minutes après le départ des flics, le malfrat est redescendu avec un engin suspect et a crevé un pneu à la camionnette du plombier, en vérifiant bien que personne n’arrivait.
  • Puis, se déplaçant tel le ros-minet, il est retourné chez lui.
  • Le plombier est descendu peu de temps après, a constaté les dégâts sur son véhicule, s’est démerdé pour le papier collé à la bombe et a changé sa roue. Ceci en éructant bruyamment, ce qui m’avait permis de me dire qu’il se passait quelque chose, et de regarder quoi.
  • Puis il est parti
  • 5 minutes après son départ, le malfrat est venu garer sa voiture à sa place.
  • 10 minutes après, est revenue la camionnette du plombier qui lui, a, carrément dégonflé les 4 pneus de l’autre. Je me doutais bien qu’il était en embuscade quelque part (hi hi !)
  • L’autre va bien se douter de qui il s’agit, car il avait noté (je l’avais vu), les coordonnées du plombier et son numéro de téléphone (qui étant un fixe, ne lui permettait pas de téléphoner sur un portable en lui demandant de dégager vite fait).

J’attends la suite…

Fort hélas, j’ai autre chose à faire que d’espionner derrière mes rideaux à longueur de journée et de soirée.

Peut-être pourrais-je demander ce service à Madame Vampire avec laquelle je suis réconciliée depuis qu’elle ne fait plus de bruit, en lui demandant de me faire un minute après minute…

Car je sens bien, que l’histoire n’est pas terminée…

D’un autre côté, si le malfrat se déplace chez le plombier pour lui péter la gueule sa voiture, je n’en saurai jamais rien…

SNIF !

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 11 décembre '09 par , dans Tous aux abris. Pas de commentaire.

Comment je pique une crise de nerf de mon plein gré…

sudoku-copierComme je ne peux pas aller faire le siège du Pôle emploi avec un munster qui pue ou un fromage corse qui explose, que le percepteur n’est pas visible pour m’accorder des délais et m’abstenir des 10 %,  et que le syndic n’est qu’un arnaqueur qui essaye de faire plus fort que l’Etat (nous) (il est ambitieux le syndic), je pique une crise de nerf quand je veux…

J’ai mon truc à moi, je vais sur un site dédié aux Sudoku.

Je rappelle à tout le monde que je suis incapable de terminer une grille de mots fléchés dans “femme actuelle” (que ma mère achète uniquement pour les jeux), de faire plus de 10 rangs au tricot pour achever un jour une écharpe qui me tiendra chaud l’hiver, et de passer l’aspirateur quand cela s’impose vraiment.

Mais il faut que tous les soirs j’aille me pourrir la vie à faire 3 ou 4 Sudoku sur un site fait pour piquer des crises de nerfs, enfin en ce qui me concerne.

Car depuis que j’ai expliqué les règles à Mrs Bibelot, elle fait les sudoku les plus tordus sans problèmes, après avoir terminé sa grille de mots croisés qui tuent où qu’il faut mettre les cases noires (il paraît qu’il faut faire travailler ses méninges, je ne suis pas sortie de l’auberge, je ne sais qu’écrire un peu n’importe quoi !)

Ca me vexe que ma mère à qui j’ai appris les règles du jeu, me sorte 1 mois après des “très difficiles” réellement terminés (je contrôle).

Généralement ça commence bien sur internet : la première grille facile, je la torche les doigts dans le nez (j’en ai fait des trucs les doigts dans le nez, y compris mes filles, sauf pour l’accouchement), en ricanant en pensant au moment où j’arriverai à bout de la grille en moins de 5 minutes et que je pourrai envisager le niveau “diabolique”.

Diabolique est le mot.

Deuxième grille. Facile mon cul ! se foutent du monde et puisque c’est comme ça je vais aller mettre une bombe à l’assemblée nationale. Ils iront voter leurs lois à la con ailleurs ces cons… (évidemment je ferai cela de nuit, je suis pacifiste en théorie, mais ceux qui me connaissent savent qu’il faut déjà que j’arrive à l’assemblée nationale en voiture sans problèmes d’orientation majeurs).

Reste à trouver la bombe en plus, ou le mode d’emploi pour la fabriquer + les ingrédients. Quand on rate une quiche lorraine une fois sur deux, faut éviter de prendre des risques inutiles… (en fait c’est mon four qui déconne, mais ça fait suer de louper une quiche lorraine), et la nitro glycérine est un composé hautement instable. On pose la bouteille dans la voiture avec précautions, on pile au stop et PAF !

Donc je m’énerve sur le Sudoku. Facile mon cul (bis repetita…). Pas un seul 1 dans la grille. Comme Mrs Bibelot je parle toute seule et Diabolos m’écoute religieusement (quel con ce chat !).

  • Le 1 ne peut pas être là, ni là, ni là, merde, il peut être là ou là.
  • Les 9 sont tous placés, c’est une malédiction (quand vous tirez les cartes si vous sortez tous les 9 faut reporter le tirage à un autre jour)
  • Le 8 peut être là. Merde, il y est déjà.
  • Etc…
  • L’évidence me saute aux yeux tout à coup et je termine la grille en 5 minutes, après 30 minutes de gros mots infâmes… (vous ne pouvez pas IMAGINER à quel point je peux être grossière…)
  • J’attaque donc avec masochisme une troisième grille.
  • Je me demande comment Nobel a pu stabiliser la nitroglycérine.
  • Puisque c’est comme ça je vais me coucher…

Mais parfois les grilles diaboliques, me suivent jusque dans mes rêves…

Je sais, faut être maso, mais généralement quand je me pointe sur le site sudoku, c’est que je commence à broyer du noir.

Alors autant savoir pourquoi…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Et vous vous avez un truc comme ça, qui vous attire mais qui finit toujours par vous taper sur les nerfs ?

Posté le 9 décembre '09 par , dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

Je te fais pouêt pouêt… (fin)

clin-doeilDivine chanson du passé, de l’époque où l’on écrivait des paroles intelligentes (dixit mon arrière grand mère) et non pas n’importe quoi (bis repetita placent).

Donc, vous l’avez compris, mon oeil gauche faisait gling gling. En fait avant de partir à la Grande Motte, j’étais allée jeter un coup d’oeil sur internet, concernant cet étonnant et tordant symptôme.

Ne JAMAIS dire à Acromion que vous êtes allés voir sur internet. ON ne consulte pas sur internet. D’ailleurs depuis l’avènement du Dr House, il n’a jamais eu autant de consultations pour des maladies rares et forcément graves et ça l’énerve.

Donc mon oeil a fait gling gling pendant pas mal de temps. Cela a commencé à m’énerver quand cela s’est manifesté aussi dans la journée ou le soir, et non plus uniquement le matin quand mon nez réclame du pisch.

Et puis un matin, j’ai ouvert les yeux, moribonde comme chaque matin (me lever est un long calvaire même à midi), et là, quand j’ai cligné de l’oeil gauche, cela a bien fait gling gling, mais dans mon oreille.

Depuis quelques temps, je sentais comme qui dirait une petite bulle d’air qui se déplaçait entre le canal lacrymal et je ne sais où. Tout est relié dans le secteur. Tout le monde sait que quand on pleure par exemple, on a le nez qui se bouche.

Je n’en étais pas au point de m’affoler parce que pleurant, j’aurais eu des larmes me sortant par les oreilles par exemple… Là, je serais allée illico aux urgences…

Mais comme pour la première du gling gling, je me suis redressée sur mon lit en me disant “ah non alors !”.

Si à chaque fois que j’avais besoin de cligner de l’oeil (à peu près toutes les 5 à 6 secondes) j’entendais gling gling dans l’oreille gauche, j’allais devenir folle à brève échéance (déjà que je suis bien partie de nature).

Et puis bon, pish dans le nez, secouage de l’oreille, j’ai eu une sensation curieuse au niveau du tympan, et là, terminé le gling gling.

Définitivement terminé depuis un petit moment.

Vous allez rire : il me manque.

Quand j’ai évoqué le truc à Acromion, ne pouvant plus rien lui faire entendre, il m’a dit qu’en cas de congestions nasales répétées, c’était un phénomène moins rare que je ne pouvais le penser, mais sans danger aucun. Une petite bulle d’air en effet, qui se promène.

Espérons que l’oreille l’a bien éjectée. Imaginez qu’elle soit descendue dans la vésicule (au hasard), et qu’à chaque digestion cette dernière ne fasse gling gling…

Je n’ose imaginer cette hypothèse…

Vous si, je vous entends trèèèèès bien ricaner derrière vos écrans…

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 7 décembre '09 par , dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 14 Commentaires.

Les étranges histoires familiales, part 2.

Simone_02Le prisonnier partit en stalag où il resta bien trop longtemps.

La guerre n’était pas terminée quand Mrs Tricot eu connaissance d’un moyen de libérer son mari.

Elle était toujours capable de n’importe quoi pour faire rentrer son mari le plus rapidement possible, malgré le temps passant, n’ayant déjà que trop passé.

Les allemands renvoyaient chez eux les “soutiens de famille”.

Avec la complicité de son père (toujours à la mairie), devenu faussaire pour une bonne cause elle se retrouva avec un acte de décès de ce dernier (considéré par les allemands comme le chef et soutien de famille en ce qui la concernait), + deux actes de naissance de deux jumelles nées en 1940, à une date plausible par rapport à la dernière permission de son mari, s’appelant Colette et Michèle.

Je me demande quel effet cela a fait à mon arrière grand père de rédiger sur du papier officiel son propre acte de décès. Les faux papiers n’eurent pas l’occasion de servir, après le débarquement les allemands ne libéraient plus personne de leur plein gré, mais les papiers étaient bel et bien là, au cas où.

Et le prisonnier rentra.

Mrs Tricot se retrouva enceinte immédiatement ou quasi (à son avis le soir même du retour).

Ils surent assez tardivement qu’il s’agissait de jumeaux (à l’époque il fallait attendre la naissance pour savoir de quels sexes il s’agissait). Là déjà, sans doute dans la tête de Mrs Tricot avait commencé un travail que personne d’autre qu’elle ne pourrait analyser.

Et au bout du compte, ce sont bien deux petites filles qui sont nées, qui se sont donc appelées : Colette et Michèle.

Le destin est étrange, ou nous voulons le voir comme tel. Les filles auraient pu s’appeler autrement que comme sur de faux papiers qui n’ont jamais servi…

Mais bon, avoir ces jumelles déjà nommées, imaginées sans qu’elles existent déjà, avait dû les marquer tous les deux. Comme s’il y avait un destin à respecter absolument…

Le père de Mrs Tricot n’était pas mort, mais les jumelles sont bel et bien nées, alors quelque part, elle devait respecter le destin qui l’avait inspirée…

C’est après que tout soit terminé qu’elle a trouvé la foi, et fort malheureusement un peu enquiquiné sa famille avec…

Mais notre destinée n’est-elle pas étrange parfois et même souvent ?

Posté le 4 décembre '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, J'aime bien l'histoire. Pas de commentaire.

Les étranges histoires familiales part 1.

Simone_02Sur cette photo : la maman de Jean Poirotte, autrement dit ma grand mère paternelle.

C’était ma grand mère, et cela reste pour moi une grand mère, timorée parfois dans certains cas, culottée dans d’autres, cas plus rares, une femme que finalement je ne connaissais pas..

Comme dit mon père, son fils “nous ne savons rien de nos parents”. Et il a raison. Ca et là tout de même percent quelques histoires, surtout pour ceux qui ont vécu une époque troublée…

Mrs Tricot était pour moi “j’ai peur de tout”. J’avais bien entendu sa mère me raconter qu’à 19 ans elle s’était offert un baptême de l’air sans l’autorisation de son père, mais j’étais trop petite pour me rendre compte du traumatisme que cela avait été pour mon arrière grand père.

1940, le prisonnier est capturé sur une plage de Veule les Roses…

Il en parlait peu. Un jour il m’a raconté “le coup de la morue”, qu’une paysanne désolée par tous ces prisonniers dans ses champs, était venue leur distribuer pour qu’ils aient à manger, et de la soif qui les avait hantés après, toute la nuit…

Il parlait peu de cette débâcle qu’il avait vécu comme une humiliation, nous disant de temps à autres, qu’il s’était endormi à côté d’une batterie de 75 (il était dans l’artillerie à cheval), tellement il était épuisé. Ou nous expliquant que son armée et son pays n’étaient pas préparés vraiment d’où cette défaite sanglante tout de même, et si rapide.

Puis le prisonnier partit vers une destination inconnue, avec arrêt dans une ferme dans la zone interdite. Miracle, il put faire passer une lettre à sa femme.

Ma grand mère, celle qui n’osait rien, beaucoup plus tard.

Zone interdite, peu connue de la jeune génération. Elle tarabusta son père qui était conseiller municipal (avant d’en devenir pour des années, l’adjoint au maire)  à la mairie du village toujours occupé par mes parents qui s’y sont connus.

Elle lui a extorqué de faux papiers. Pour elle, et pour mon grand père.

Elle a pris des vêtements civils pour mon grand père, et elle est partie sur les routes, telle Amélie dans “les semailles et les moissons”. Pour son mari elle était prête à tous les culots et elle les a eus.

Arrivée à la frontière de la zone interdite, à peu de km de la ferme où séjournait mon grand père, elle a pu attendrir un fermier. Sa femme et lui lui ont fourni des vêtements de paysanne et elle est partie avec lui, livrer des légumes, pour arriver dans la ferme où elle a retrouvé son mari.

Elle disait juste sobrement qu’il y a des nuits qui valent une vie. Elle est restée deux jours avec son mari, essayant de le convaincre de revenir avec elle. Tout était prévu avec le fermier, il passerait la ligne sous un convoi de légumes. Il serait en civil pour le reste, avec de faux papiers, elle était prête à tout.

Sauf que lui, les allemands lui avaient dit, comme aux 9 autres, que s’il y avait une évasion, tous les civils seraient fusillés… Il ne pouvait pas imaginer une chose aussi horrible : être responsable de la mort d’une famille. Il avait déjà vu…

Sauf que lui, comme beaucoup, ne pensait pas que cela pourrait durer et durer et durer. Il pensait être rentré chez lui en moins d’un an…

Et qu’il a donc refusé de la suivre, ne voulant pas apprendre un jour qu’il avait été responsable de morts innocents. Parce qu’il se connaissait et qu’il y serait retourné.

Elle est donc repartie, en paysanne, ayant laissé quelque part, les faux papiers, les vêtements civils de son homme qui n’avait pas voulu la suivre, en pleurant.

Mais elle l’a fait son odyssée en zone interdite, prête à tout…

Ma grand mère… Qui n’osait pas dire au boulanger que son pain était mal cuit (mais signalait sur la plage, aux allemands, qu’ils avaient oublié leurs bouteilles de coca…)

Qui avait encore de la ressource….

Car c’est la part 2 qui vous révèlera pourquoi, il y a d’étranges histoires…

Posté le 3 décembre '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, J'aime bien l'histoire. Pas de commentaire.

Je te fais pouêt pouêt, tu me fais pouêt pouêt, on se fait pouêt pouêt et puis ça y'est !

clin-doeilDivine chanson du passé, de l’époque où l’on écrivait des paroles intelligentes (dixit mon arrière grand mère) et non pas n’importe quoi.

En fait je ne fait pas pouêt pouêt, c’est réservé à Pulchérie, je fais gling gling.

Enfin pas moi, mon oeil gauche.

Vous allez rire.

Si.

Vous savez déjà que je souffre de rhinite allergique saisonnière et je suis persuadée d’ailleurs que vous n’en dormez pas de la nuit. C’est gentil.

En plus pour rajouter à vos insomnies dues au souci que vous vous faites pour ma santé, je précise que je suis allergique aux poils de Diabolos, ce qui fait que le saisonnière se transforme en annuelle…

J’ai donc un arsenal pour me soigner, des comprimés que je prends enfin, du pisch dans le nez et des gouttes dans les noeils.

Tout cela pour me réveiller un beau matin avec l’oeil gauche faisant gling gling quand j’en clignais (de l’oeil).

Le bruit m’a tout de suite alertée, et je me suis mise en position verticale à une vitesse infernale, comme si qu’un commando terroriste me demandait de me lever tout de suite.

Une fois debout, pas le choix, première chose à faire : le pisch dans le nez. Et là, mon oeil a cessé de faire des glings.

Etrange.

En tâtant tout de même l’aile du nez côté canal lacrymal, j’ai eu l’impression qu’une bulle d’air se promenait dans le secteur. Me manquait plus que de ne dormir que d’un oeil pendant que l’autre pouvait jouer la symphonie lacrymale en la mineur (j’aime mieux le la mineur que le do majeur et c’est comme ça).

Evidemment, personne ne m’a crue : le chômage ça esquinte.

Donc un matin, en me levant à la grande Motte, j’avais l’oeil qui faisait pif, paf glong, je ne me suis pas mise le pish dans le nez tout de suite, et j’ai fait entendre à Mrs Bibelot. Qui a trouvé cela extraordinaire.

Sauf que quand elle a appelé son mari (mon père), la position verticale avait joué et que mon père a cru que c’était une blague, d’autant que Mrs Bibelot a perdu pas mal de sa capacité auditive (tout en refusant de l’admettre) et qu’elle était donc aussi fiable comme témoin, qu’un aveugle ayant vu la voiture du tueur quitter le parking du super U où l’héroïne s’était fait descendre (oui j’étais en période polars).

Le problème c’est que maintenant, ce n’est plus uniquement à mon petit lever que mon oeil chante, mais parfois dans la journée, quand j’ai la narine gauche qui se bouche (mon oeil droit est insensible à la narine droite qui se bouche), et qu’il me faut faire plusieurs pressions pour que la bulle ou je ne sais quoi (un allien ?) foute le camp et me fiche la paix. Ceci bruyamment, l’oeil n’est pas d’accord, la narine non plus.

Donc ce dimanche, j’ai pu faire entendre à plusieurs témoins dignes de foi mon oeil cliquetant.

Tout le monde a trouvé cela tordant. Comme ça ne me fait pas mal, c’est super marrant effectivement, sauf quand les dialogues de la série made in USA du soir sont couverts par un gling gling gling persistant, à tel point que Diabolos vient me renifler pour vérifier que cela vient de moi.

Je lui confirme : c’est bien mon oeil gauche qui est en cause ou je ne sais quoi d’ailleurs.

J’attends que le droit (d’oeil) s’y mette à son tour pour aller rejouer la symphonie du nouveau monde chez Acromion en lui demandant si je dois consulter un ORL ou un ophtalmo.

Cruel dilemme…

La vie n’est qu’un long calvaire pouêt pouêtant !

J’espère que la musique va vous trotter dans la tête toute la journée, pour ceux qui la connaissent (c’est du grand art !)

Posté le 2 décembre '09 par , dans Histoire de sorcière, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 23 Commentaires.