Quand je serai grande, je serai écrivain.

Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre « quand je serai grande je serai écrivain« ecrivain-3.

Coucou
Je lisais ton post ce matin, et ça m’a fait rire (c’était l’oeil qui fait pouêt).
Et je me suis dit que tu écrivais décidément trop bien pour te cantonner à ton blog. (le reste nous appartient, sauf que j’ai dû rectifier deux fautes de sa part, et que le « décidément trop bien » c’était un peu trop pour moi…. Si vous ne l’avez pas compris, je me hais…).

Comment pouvait-elle savoir que dès que j’ai su écrire, j’ai créé des westerns, des nouvelles fantastiques, et qu’après j’ai attaqué un journal que j’ai tenu de mes 12 ans à mes 19 ans ?

Journal que j’ai brûlé un jour en l’absence d’Albert qui était très indiscret de nature et aurait tout lu sans scrupules, et mon dieu que je regrette ce sacrifice de ma vie en 5 cahiers, un samedi solitaire… Et mon dieu que je regrette d’avoir perdu la plupart de mes nouvelles, même si je me souviens de la teneur de ces dernières. Réécrire est une chose très difficile, et je sais que j’avais bien touché au but pour certaines nouvelles.

Mrs Tricot me traitait « d’écrivassière » en me voyant, stylo plume à la main, écrire à toute allure sur le carnet qui ne me quittait jamais. Le prisonnier, un sourire aux lèvres précisait « écrivain en devenir : la plume est salvatrice ma petite fille, n’abandonne jamais ». Comme je les aime toujours…

Vous croyez que je suis assez grande maintenant ?

Et que quand je serai grande, je pourrai être écrivain ?

Le doute m’assaille. Un blog, des posts, c’est une chose. Ordonner sa pensée sous la contrainte en est une autre… Suivre les tribulations d’une résidence, les tribulations d’une chômeuse, cela limite tout à coup mon affectif, ma grammaire et ma pensée tout court…

Mais la phrase de Pulchérie me hante depuis qu’elle m’a envoyé ce petit mail, et malgré tous mes soucis…

Quand je serai grande, je serai écrivain !

37 réponses sur “Quand je serai grande, je serai écrivain.”

  1. Quelle contrainte? Aucune contrainte! Oublie-tout ça… Y compris tes inhibitions et écrit pour te faire plaisir!
    Le côté « politique de terre brûlée » chez les artistes m’a toujours horripilé. Combien d’entre eux ont regretté leur geste après-coup? Combien d’œuvres, de souvenirs ou d’émotions perdues pour toujours? 🙁

    1. J’écris pour me faire plaisir.
      Mais suivre un thème m’est très difficile ! Ce n’est pas de la terre brûlée, c’est tout simplement que je voudrais pouvoir écrire sans suivre un thème.
      Et c’est hélas ce que les éditeurs demandent, d’où mes doutes.
      Merci à toi, sans le vouloir tu m’as soutenue !!!

  2. Je te l’ai dit plusieurs fois aussi que tu étais faite pour ecrire,tu as du style et de la verve,écoute ta fille,la vérité sort de la bouche des enfants.

  3. Pour « la terre brûlée » je pensais à tes 5 cahiers mais aussi au fait que certains artistes se sentent obligés de détruire leurs brouillons ou leurs « ratages » pour pouvoir passer à la création suivante. Pour les éditeurs, présenter ce que tu prépares en blog, faire un sondage et l’utiliser pour appuyer une oeuvre libre pourrait être une stratégie. Au fait… IL NEIGE!!! Et ce sont de beaux flocons! 😀

    1. Merci pour « l’artiste » !
      Ton idée concernant mon blog pour faire un sondage, je la retiens…
      Sinon, oui, il neige, mais quand on est obligé de prendre sa voiture tous les jours, ce n’est pas la joie !

  4. Euuuuuhhhh…
    Comment dire ? T’es grande, t’es un écrivain… déjà. Un écrivain, ce n’est pas forcémént quelqu’un de publié, (et j’en veux pour preuve que ceux qui sont publiés ne sont pas forcément des écrivains, et, oui, si on me pousse dans mes retranchements, je donnerai des noms).
    Des auteurs de blogs qui ont franchi le pas de la publication, il y en a, et beaucoup ; j’affirme donc que l’argument « écrire pour un blog, et écrire un livre, c’est pas pareil » est spécieux ; en outre, tu n’es pas obligée de te lancer dans ton projet d’écriture par un roman de 2000 pages, tu peux laisser tes mots te guider.
    Enfin, pour ce qui est de la grammaire, du style et du reste, je ne crois pas que beaucoup d’écrivains contemporains fassent l’économie d’une relecture par un tiers que ce soit un éditeur, ou non.
    Bref (oui, bon, le commentaire ne le sera pas, mais je pars bientôt en vacances, ça fera une moyenne avec ceux que je ne ferai pas), essaye-toi à l’écriture « consciente ». Tu écris déjà, tu montres déjà ce que tu écris, le plus difficile est fait…

  5. @Nita: long, certes, mais rien à ajouter…

    @Calpurnia: Depuis le temps que je pense que tu devrais te lancer… Je suis contente que cette idée fasse son chemin! 😉

  6. Pour ma part si un jour je publie quelque chose, ce sera un recueil de nouvelles; cela permet de toucher à plusieurs sujets, de faire simple et court tout en nous permettant d’être lu… C’est aussi, je crois, beaucoup plus facile à écrire qu’un roman de 500 pages !

  7. A mon avis la question d’écrire pour toi ne se pose pas. Tu le fais déjà, tu peux donc le refaire. Je sais bien qu’un livre (roman ou autre d’ailleurs, je pense à tes nombreux billets historiques) c’est différent d’un blog, mais je ne vois pas ce qui t’empêcherait de t’y lancer. Après tout tu n’as justement pas la pression d’un éditeur pour le moment, tu peux prendre le temps qu’il faut, écrire pour toi, ce qui te fait plaisir. Le passage en maison d’édition se fait, je crois, après rédaction, donc écris déjà, tu penseras à être publiée après. Bonne chance car tu le mérites.

  8. Bah la question de fond est: en as tu vraiment envie et as tu suffisamment d’idées pour ça?
    Et de motivéchone?

    Bien, maintenant qu’il est entendu que tu es sotte et velléitaire convenons que tu devrais; comme je le fais; te cantonner à la rédaction de notices pour aspirateurs et si le dessin te tente peut etre pourras tu envisager un livre de coloriage?
    Non mais c’est vrai: pensons à ces auteurs de l’ombre, talents enfouis aussi sûrement que mes neurones.

  9. Moi, j’ai tellement la flemme que j’attends d’être amnésique.
    J’ai déjà le titre : « Mémoire d’un amnésique »
    200 pages blanches et sur la dernière… « Non vraiment, je ne me souviens de rien »
    Éventuellement une suite : « Tout ce que je n’ai pas encore dit ».
    Bah quoi, c’est l’époque des blagues de papillotes, non ?

  10. Je t’avais déjà dit de te lancer lors de ta dernière période de chomage, en plus les sujets tu n’en manques pas. Notamment tes chroniques familiales qui sont tellement en rapport avec l’histoire de France.

    1. Oui, là j’ai plein de conseils, donc plein de choses à faire.
      Hélas pas autant de temps que l’on pourrait le penser rapport à papa qui est toujours à l’hôpital et maman toute seule chez elle…

  11. écoute, ce que je trouve hyper important c’est que ta fille reconnaisse tes talents ! c’est quand même drôlement plus important (même si moins rémunérateur …) que d’être reconnue par des gens dont tu te contrefiches !

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