Jack London…

jack-londonSi vous prononcez son nom, on vous rétorquera immédiatement « Croc Blanc » ou « le Loup des mers ».

Auteur extrêmement prolifique, mort jeune (oui, quand on approche des 52 balais, 40 ans c’est jeune)  (que n’a-t-il emporté dans sa tombe de merveilleux récits, comme Mozart a emporté de merveilleuses oeuvres), je l’ai découvert assez jeune.

Trônent encore chez mes parents les prémisses de la bibliothèque verte de mon enfance : couverture verte non illustrée, peu d’images, version expurgée pour être mieux lue par des ENFANTS.

Ma pire punition étant d’être privée de lecture « sauf du dictionnaire », j’ai bien entendu lu tous les vieux livres de mes parents. Jules Verne trônait en tête, avant Jack London, en version non expurgée, donc, défendue.

J’ai lu « Croc blanc », petite fille. Puis vers mes 14 ans, parce que je m’ennuyais après avoir terminé « les rois maudits » (et qu’y a-t-il de pire qu’une adolescente qui s’ennuiiiiiie : la peste, et la peste ça se soigne), papa décida que je pouvais lire les aventures des mers de Jack.

Le loup des mers, les mutinés de l’Elseneur, histoire des Iles, l’île des lépreux, Jerry chien des Iles, Contes des mers du sud, Fils du soleil, Histoire de la mer.

La peste était terrassée et les vacances terminées. Restait à finir les devoirs le plus vite possible pour achever le livre…

Et puis un beau jour, chez un libraire (il y en a qui vont s’acheter des chaussures, moi, je vais chez le libraire), édition en collection « bouquin » d’une grande partie de l’oeuvre de Jack London. Je résume en gros les idées, pour le reste vous allez consulter la biographie de l’auteur et les titres de la collection (j »ai déjà dit que je n’étais pas une encyclopédie, et ça m’emmerde de devoir chausser une paire de lunettes pour aller voir les vrais titres, et en plus d’appeler mon père pour qu’il me précise ses titres à lui)

  • Les aventures de la mer
  • Les aventures de terre
  • Du possible à l’impossible
  • L’histoire du grand nord.

J’avais lu les aventures de la mer que j’ai immédiatement achetées, découvert qu’il avait écrit sur les mines, les mineurs, les chercheurs d’or, les boxeurs, et surtout, des histoires fantastiques, dont « le vagabond des étoiles » reste le summum. Livre que j’ai pris pour papa qui pleurait régulièrement qu’il ne savait pas où retrouver « le vagabond des étoiles ».

En gros c’est l’histoire d’un prisonnier, torturé dans une prison américaine, dans laquelle pour punir chaque prisonnier, on le ligote quasi à mort dans une camisole de force. Et cet homme va revivre, la première fois, une de ses vies antérieures, et n’aura de cesse de toutes les revivre et donc d’être régulièrement torturé…

Et bien sûr, et bien, les deux autres « bouquins ». Papa doit théoriquement préciser sur son testament que les histoires fantastiques de Jack London sont pour moi (je ne suis pas pressée, NI sortie de l’auberge).

Comme de coutume à l’époque, le libraire me déroula le tapis rouge pour ma sortie de sa boutique où il aimait que je vienne « fouiner » (acheter 3 kg de bouquins ne m’a jamais dérangée).

Jack London a un style inimitable et fort bien traduit, ce qui compte énormément, une capacité à passer d’un style à l’autre également. Entre les histoires du grand nord et celles de la mer, on pourrait croire que l’auteur n’est pas le même.

Le vrai, le possible, le fantastique et l’extraordinaire se mêlent à la boue des mines, à la recherche éperdue de l’amour et à la préhistoire, en voguant sur l’écume des mers qui nous vaincront un jour…

C’EST JACK LONDON.

A mieux connaître.

Absolument !!!

15 réponses sur “Jack London…”

  1. Cet article a fait remonter des souvenirs.
    Et notamment, Croc Blanc un des (sinon le) premiers films que j’ai vu au cinéma. J’étais tout petit dans mon siège (à tout les sens du terme).

    1. Le film n’a hélas pas grand chose à voir avec le livre (magnifique).
      Personnellement j’ai détesté ce film et eu du mal à aller jusqu’au bout, ce qui n’avait pas été le cas du livre !

  2. Mmmmm! la bibliothèque verte, d’un intense vert bouteille coupé de deux (ou trois, je ne sais plus…)lignes dorées…
    J’y ai découvert Jack London dans Croc Blanc, mais je n’aimais pas trop les histoires de bêtes (à l’époque la mode absolue, c’était Mon amie Flicka et ses suites), mais je me souviens des « Patins d’argent » de P.J. Stahl…

  3. J’adoreeee Jack London, j’ai dévoré ses histoires des mers, dont le fils du soleil, ce Grief est un vrai personnage, comme le capitaine du « loup des mers » dans un autre genre ! j’avais commencé par le vagadon des étoiles, superbe ! ( le film Croc blanc m’avait donné une mauvaise impression sur cet auteur). Cet homme est allé jusqu’à partager le sort des pauvres de Londres dans le peuple d’en bas. Un vrai « aventurier » avec une vie passionnante. Une écriture très agréable pour une lectrice comme moi, j’aime pas les styles « ampoulés ».

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