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Archive pour février, 2010

Mrs bibelot fait les soldes…

chaussures-copierC’est un fait assez rare pour être souligné… Un placement arrivé à échéance et replacé en grande partie illico, a mis mes parents un peu l’aise pour un petit bout de temps.

Du coup, Mrs Bibelot a été prise d’une fièvre acheteuse contre laquelle les anti-viraux sont totalement inefficaces, pour la première fois depuis longtemps.

Il faut dire en plus qu’à une époque, nous allions “traîner” elle et moi, tous les samedi après-midi, avec ou sans les filles, et qu’elle a la nostalgie de cette époque. Mon chômage et donc ma disponibilité, quelque part ça l’arrange, tout comme pendant les deux mois où papa a été à l’hôpital quand elle comptait tant sur moi…

Donc, le mercredi, appel de maman un peu excitée : elle irait bien traîner à Rambouillet malgré le froid de canard (on reste soft, on ne fait plus la chaussée d’Antin et Cie), car elle a besoin d’une paire de bottines, de se racheter du parfum, et puis de la poudre, et puis du rouge à lèvres, ETC

Ce jour là, j’ai la tête dans le sac, n’ayant pas pu m’endormir avant 6 H du matin, mais bon, je me résigne, nous allons aller traîner… Cela m’oxygénera en plus de me frigorifier

Acte 1 : faire tous les magasins de chaussures de la ville pour repérer les bottines. La vendeuse du premier magasin peut toujours vanter la qualité de la bottine : Mrs Bibelot ne prendra aucune décision avant d’avoir vu toutes les bottines de la rue principale, heureusement pas si impressionnante que cela. Mais la vendeuse l’ignore cette malheureuse, qui use de la salive pour rien. Idem pour toutes les autres vendeuses…

Acte 2 : coup de foudre dans le dernier magasin, pour une paire de bottines à franges. Je ne tiens pas que de mon père pour les franges… Manque de bol, rien à faire, la bottine lui fait mal aux pieds, même prise taille au dessus.

Acte 3 : on refait tous les magasins à la recherche de franges… Idem, aucune paire ne lui va : elle a le pied creux, le coup de pied fort…

“Puisque c’est comme ça ma chérie, nous irons demain faire la Zone Pariwest…”, perspective enchanteresse pour moi.

Direction la parfumerie. Mrs Bibelot sait ce qu’elle veut et s’offusque de l’absence de certaines grandes marques dont Héléna Rubinstein que Mrs Morgan utilisait exclusivement (et dont Pulchérie est également fan). Elle trouve son parfum Guerlain.  Puis elle trouve sa poudre, son rouge à lèvres, son mascara, après avoir déploré l’absence de certaines vieilles marques désormais disparues, que fort heureusement la patronne connaissait, ayant une bonne soixantaine (la jeune vendeuse par contre…). La patronne nous déroule le tapis rouge vers la sortie et vu la note, nous refile 1 kg d’échantillons…

Demain est un autre jour (jeudi) et nous voici parties vers la zone que je maudis d’avance. Suggestion : s’arrêter chez Bes*on qui n’est pas loin. J’ai en tête que l’on va trouver là.

Effectivement nous avons trouvé.

Les franges n’allaient toujours pas (5 paires), j’apporte à Mrs Bibelot pas moins de 15 cartons à la suite alors que la première paire sans frange lui va très bien, qu’elle est jolie, et qu’elle est confortable au possible.

C’est là qu’elle va me demander au bout d’une heure, d’aller rechercher le premier des 15 cartons sans franges et prend sa décision en pensant tout haut. Les bottines sont jolies, et en plus si elle s’y sent comme dans des chaussons… Ailleurs peut-être (…qu’elle trouvera la paire à franges qu’elle veut, alors qu’elle a essayé toutes les marques…). J’objecte (en essayant de ne pas me trahir) qu’il n’est pas certain de retrouver ces merveilles après d’autres pérégrinations car c’est la dernière paire en taille 37 (vrai) et elle cède…

Une vendeuse nous observe depuis un moment et sourit finement. Je me retrouve projetée 12 ans en arrière, quand j’accompagnais Pulchérie pour ses achats de fringues ou chaussures, avant de décider de lui refiler le budget et qu’elle ne se démerde. Cela doit se voir sur mon visage que je suis légèrement agacée.

Mrs Bibelot a donc acheté la première paire, comme dans mes souvenirs de jeunesse… Et comme ma grand-mère qui avait trois quartiers à chaussures dans Paris, et les écumait tous les trois, avant d’acheter la première paire essayée dans le premier magasin dans le premier quartier !…

Un jour, malgré mes 16 ans et toute la santé, je m’étais bien promis de ne plus jamais aller traîner à Paris avec ma mère et ma grand mère, si l’une d’elles avait besoin de quelque chose… Pour juste lécher les vitrines et boire un thé quelque part j’étais OK, mais pas pour l’expédition.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Pensées émues pour gendre n° 1 et 2 qui voient leurs moitiés partir traîner dans Paris… (Elles non plus ne m’auront plus…)

Posté le 9 février '10 par , dans Ah ces parents !, Tous aux abris. Pas de commentaire.

Comment raccrocher définitivement son vélo…

200285073-001Entre mon bourg et le village de mes parents, il y a une côte assez méchante quand on veut la monter en vélo (quelle idée aussi que de vouloir se faire du mal !).

D’ailleurs je ne me souviens pas l’avoir jamais montée jusqu’au bout, même quand j’étais jeune et en pleine forme (maintenant si je veux me suicider, je me remets au vélo et je ne lâche pas dans cette côte, en trainant le cercueil derrière, ça fera gagner du temps à tout le monde (le cimetière est en bas de la côte))…

Pour la descente sinon, je n’ai jamais eu de problèmes, comme c’est tétrange…

Cette côte dangereuse pour les piétons, a été entièrement aménagée il y a quelques années, et il y a désormais une piste pour eux, protégée par un muret au caz-où une voiture sortirait de la route (descendant la côte trop doucement…). Jadis les voitures sortant de la route pour cause de prudence exagérée,  dévalaient une pente abrupte dans les bois, et il y en a eu des accidents graves… Car la pente faisait limite piste noire/noire, mais avec des arbres partout… La commune a dépensé des fortunes pour aller dégager les épaves, les pompiers se chargeant juste des blessés graves et des morts, on ne peut compter sur personne…

Donc ce jour là, dans le milieu de la côte, un cycliste. Jeune, dans les 25 ans, avec le vélo de compétition et la tenue qui va bien, y compris le casque profilé digne du tour de France.

Cycliste qui visiblement suait sang et eau (pas étonnant non plus, même à mobylette faut pédaler…). A mon avis une bulle au dessus de sa tête aurait donné : “mais qu’est-ce que je fous ici, je m’étais bien juré de ne plus jamais remonter cette côte, mais qu’est-ce que je fous ici…”

Et là, sur sa droite, sur la piste piéton, tout à coup, un minot, genre 8 ou 9 ans, sur son VTT, qui pédalait comme un dératé TIC TIC TIC TIC, et qui l’a doublé à vitesse grand V ! TIC TIC TIC TIC TIC TIC TIC

Le grand bien équipé a tout à coup mis pied à terre, achevé sans doute par la rapidité du môme qui avait déjà disparu de notre vue (lui montant à la sueur de son front et moi coincée par lui par sa lenteur abominafreuse et ne risquant pas ma vie dans les virages).

Le temps que je le double (ne serait surtout pas passé de l’autre côté du muret, surtout pas, et il n’y a que des virages), et j’ai pu voir son visage rouge, en sueur, et son air profondément découragé/dégouté.

C’était marrant, d’autant que le môme n’était plus en vue quand je suis arrivée sur le plat, après la côte (d’ailleurs vu l’allure à laquelle il montait, il devait être impressionnant sur du plat).

Bon d’un autre côté il venait peut-être de faire 100 bornes le jeune cycliste bien équipé, mais devant sa mine dépitée, je me suis dit que si cela se trouve, le cyclisme a perdu un futur champion, et qu’il a raccroché son vélo direct en rentrant chez lui…

A ranger dans la catégorie du jour où mon père qui faisait encore bien jeune était en train de jardiner dans la cour de l’ancienne maison de mes parents, que j’ai occupée 4 ans avec les filles, avec l’école juste en face, et tous les mômes (ou quasi) qui passaient donc devant chez eux à la sortie des classes, le passage piéton se trouvant pile poil devant le portail.

La sortie des classes passionnait d’ailleurs les chiennes (mais ceci est une autre histoire).

Et tout à coup :

  • Tu viens Maurice ?
  • Non attends 5 minutes, je regarde le pépé qui fait son jardin !

Mon père a posé sa binette, s’est vouté subitement, et est allé accablé s’avachir dans la cuisine, sans grâce… Il avait un bon motif pour ne jamais reprendre la binette ! (et a tenu parole, on reconnait bien là, les hommes)

Ah ces mômes !

Les filles vous serez gentilles de noter que je ne prends pas n’importe qui pour illuster mes délirants propos…

Posté le 7 février '10 par , dans Dans la série Diabolique. 12 Commentaires.

Le mariage (part 2)

mariee-2-copierC’est LE GRAND JOUR !

Marche nuptiale de la belle au bois dormant (c’est celle là et pas une autre…)

  • Le réveil sonne à l’heure alors que vous êtes déjà dans la salle de bain. Ca met le chat de mauvaise humeur, il pisse dans une de vos chaussures.
  • Albert n’a pas “que ça à faire” de laver vos chaussures. Vous vous y collez, un masque vert pas sec sur le visage.
  • La première photo de ce grand jour, c’est votre père en retard qui se fait prendre par le flash d’un radar.
  • Vous devez faire rajouter un couvert en catastrophe parce que tante Hortense est sortie de l’hôpital (où elle était entrée, en pleine forme 3 jours plus tôt, avec son voile comme linceul futur, histoire de vous emmerder).
  • Votre seule idée est de la placer à côté de la porte de la cuisine et tout le monde s’insurge, mais personne ne se propose pour prendre à sa table l’aïeule emmerdante (si si, il faut bien le dire, tante Hortense a toujours été une emmerdeuse, même jeune, vous avez eu des échos).
  • La coiffeuse a du retard.
  • Vous avez l’impression que la robe vous boudine, et votre soeur qui doit accrocher les agrafes dans le dos (oui, des agrafes, la couturière est excellente mais sadique) est en retard aussi mais sans radar.
  • Vous loupez deux fois de suite votre maquillage normalement discret ce jour là.
  • Tout le monde est en retard, surtout vous, mais bon, il faut se dire que la cérémonie ne se fera pas en votre absence. Vous avez tout de même peur que le maire ne se barre. Il est à noter qu’Albert qui n’avait pas le temps de nettoyer vos chaussures, n’a eu qu’à prendre sa douche, s’habiller sans agrafes, et se raser…
  • Vous avez l’impression qu’Albert a hésité à dire “oui”.
  • Par contre ce n’est pas une impression, l’oncle Alfred abuse du champagne au vin d’honneur, et même s’il est charmant normalement, il a l’alcool mauvais.
  • Le plan de table a été chamboulé par les invités, vous êtes obligée avec votre mère revenue de Finlande (en fait non, d’une croisière sur le Nil), de remettre les bons cartons, aux bonnes places.
  • Vous avez l’impression que votre sourire est crispé et que les agrafes vont craquer.
  • Vous constatez minute après minute que l’expression “faire ses chaussures” n’est pas vaine et que vous auriez du, une fois de plus, écouter votre génitrice.
  • On vous a refilé un diurétique ou quoi ? Et vous ne pouvez pas aller aux toilettes sans votre mère et votre soeur pour soulever les jupons, la robe, et autres, vous n’avez jamais été autant humiliée depuis votre dernière couche…
  • Votre neveu n’arrête pas de vous demander si c’est maintenant qu’il va pouvoir aller chercher la jarretière. Vous n’avez pas de jarretière. Il vérifie.
  • Ca y’est, l’oncle Alfred attaque les chansons paillardes (au secours !)
  • Pour compenser, le vague cousin shlurps, entame “nuits et brouillards” avec les copains qu’il s’est fait. L’ambiance se plombe…
  • Vos parents après s’être salués d’un air crispé, semblent s’amuser beaucoup à danser ENSEMBLE une valse imposée par votre père pour ouvrir le bal avec vous. Malgré le service d’ordre dont votre soeur a la responsabilité, ils n’arrêtent pas de se marrer et s’esbignent même dehors EN DOUCE, D’UN AIR COMPLICE (le comble de l’horreur)…
  • Ou bien ils tentent de s’assassiner mutuellement, avec tout ce qui leur tombe sous la main, et le service d’ordre est débordé, malgré des renforts appropriés qui ont vidé 3 caisses de champagne.
  • Albert s’endort comme un bienheureux (donc il a bien dit OUI), épuisé par cette journée, à 6 heures du matin, et vous laisse seule, incapable de dégrafer les agrafes sans aide (le service d’ordre piste vos parents qui ont finalement décidé d’aller passer ensemble le reste de la nuit à l’hôtel, c’est le drame complet)
  • Vous songez avec horreur, au nombre de photos qui ont été prises de cette journée inoubliable, et celle du radar, vous vous en tapez complètement…

L’horreur ne sera complète que quand vos parents vous annonceront leur remariage, pour dans 3 mois, en visionnant les photos de votre grand jour sur lesquelles vous ressemblez à une poule qui a pondu un fer à repasser

Posté le 5 février '10 par , dans On achève bien les chevaux.... Pas de commentaire.

Le mariage (part 1)

mariage-1-copierVous avez commencé à en rêver toute petite de ce jour de votre mariage, à l’époque où vous vous mettiez des linges blancs sur la tête en hésitant entre bonne soeur ou mariée et puis non finalement : mariée…

Restait à trouver l’homme idéal, c’est fait.

Pourtant il faut le savoir, avant cet heureux jour, il va se passer plein de choses…

  • Vos parents divorcés qui ne se parlent plus, penseront plan de table bien avant que la date ne soit fixée et vous appelleront donc souvent à ce sujet.
  • D’ailleurs lors de la dernière révision du plan de table, Albert et vous manquerez annuler la cérémonie : la veille, en vous jetant des cartons à la figure (dixit le Dr Acromion).
  • Votre soeur vous imagine depuis toujours dans une robe meringue, votre mère dans une robe à la grecque, votre grand-mère dans un “petit” tailleur sobre, crème et élégant, votre future belle mère en jogging blanc qui ferait chic et de quoi qu’elle se mêle celle là, on rêve.
  • Arrière grand Tante Hortense exhibera, victorieuse, le voile qu’elle a crocheté elle-même pour elle, qu’elle n’a pas pu porter parce que son fiancé est mort à la guerre et qu’elle lui est restée fidèle. SI vous ne le portez pas (avec le jogging), elle déshéritera votre mère.
  • Votre mère ne supportant pas l’idée d’être déshéritée par tante Hortense vous trouvera une toilette immonde qui ira parfaitement avec le voile jaunit par le temps, qui vous donne la nausée.
  • Puisque vous pouvez acceptez de gaité de coeur qu’elle soit déshéritée par tante Hortense, votre mère menacera d’aller cultiver du chou en Finlande
  • D’ailleurs elle disparait
  • Du coup, avec une vraiment bonne copine de confiance et de goût, vous transformez l’achat de la robe en super expédition genre que si les services secrets apprennent comment vous l’avez réussie, ils vous offriront un emploi chez eux (pour le pont d’or ne rêvez pas non plus…).
  • Votre père aboiera dans le téléphone “c’est quoi ce menu ? Il n’y en a que pour ta mère ?”, parce que vous avez préféré du poisson à la viande rouge, qu’effectivement votre génitrice partie cultiver du chou en Finlande, déteste.
  • Tout le monde se battra pour rédiger des faire-parts “rigolos” (et bien moches). Votre boîte mail sature.
  • Et tout le monde vous enverra la liste des musiques et chansons à passer absolument. Et il y en a encore pour demander “la chenille” et “la danse des canards”…

Quand vous aurez franchi toutes ces épreuves, dont je vous épargne la totalité, vous pourrez affronter le grand jour…

Posté le 4 février '10 par , dans On achève bien les chevaux.... Pas de commentaire.

Mon PC = Big brother…

ordinateur-copierOn ne se méfie jamais assez…

J’aurais dû pourtant, me rendre compte que mon PC est plus intelligent que je ne le crois, même s’il a buggé salement il y a quelques mois plus d’un an et a perdu sa carte machin truc.

Car figurez-vous que je viens de me rendre compte (toujours rapide !) que mon PC m’espionne. Me reste à savoir à qui il envoie ses rapports….

Car j’ouvre gmail environ 30 fois par jour, dans l’attente d’un message ou d’un commentaire sur mon blog. Il faut dire que je n’ai pas grand chose à faire à part le ménage à fond, donc je suis beaucoup sur l’ordi, même pour jouer uniquement au sudoku, après avoir passé en revue mes blogs favoris.

En effet en ce moment la TV m’énerve, on se demande bien pourquoi…

Et là, je ne sais pourquoi, je jette un regard machinal sur la ligne du haut la première (dans gmail), qui est une ligne de publicités… Que je ne regarde(ais) jamais.

Que lis-je ? En étant consternavrée, bien évidemment…

  • Ronflements
  • Traitements ronflements
  • Apnées du sommeil.

Mon PC sait donc que je ronfle (il paraît, mais je n’y crois pas, une femme en train de ronfler étant à mille lieux de l’image de la femme fatale que je suis quelque part..), et il rapporte à gmail le mail que j’ai envoyé d’une autre boîte à tatie chérie, concernant les apnées du sommeil. Je commence ce post et je retourne voir :

  • PC
  • Portables
  • Iphone
  • Jeux vidéos.

Damned, il y a un mouchard chez moi. Mais qui ?

Car là ce soir, alors que je n’ai enquêté sur rien, et même pas écrit le mot “poil”, je vois dans la ligne de mire 7 publicités pour du lait dépilatoire, du laser épilation définitive, etc…

C’est un peu le coup de Florence Foresti qui téléphone à une copine qui, parlant en fait à sa fille lui dit “va mettre une culotte !”. Et l’autre de baisser la tête “comment tu le sais ???”

Comment mon PC sait-il qu’il est grand temps que je m’épile les jambes, dans la douleur, et la larme à l’oeil ?

Donc, je repose la question : il y a un mouchard chez moi. Mais qui ? Je regarde Diabolos d’un autre oeil…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 2 février '10 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.