La guerre du feu (part 3) (le mariage de Pulchérie)

200471538-001Le WE d’après le feu infernal et les vents tournants, Pulchérie me consterna en me déclarant « pas de feu demain (dimanche) », on a trop de trucs à faire.

Avec le gentil, plus question de perdre de temps. Dans le petit bois dès la fin de matinée, on mange sur place pour ne pas perdre trop de temps. J’étais chargée de leur apporter leur casse croûte dans le petit bois après avoir fêté mon anniversaire avec mes parents (devinez quel jour c’était ?).

J’ai tenté là une expérience inoubliable que je vous raconterai une prochaine fois (à tenter, c’est à mourir de rire).

Bref, Pulchérie m’annonce que finalement il y a encore à brûler. Ca et là. Mais plus à mon emplacement favori, dans une petite clairière désormais labourée et aplanie pour recevoir la baraque du traiteur/barbecue (endroit prédestiné sans doute).

Je dois reprendre donc le site de leur feu infernal, avec lequel je vais prendre évidemment mille précautions. En allant chercher ça et là (et surtout là d’ailleurs, un endroit où dormiront sous des tentes certains téméraires) de quoi alimenter mon feu.

« Ca » c’est du bois mort à découper en tronçons et « là » des ronces et des épines noires.

Mrs Bibelot s’occupe innocemment de l’endroit « ça », pour m’amener de quoi alimenter le feu, un sécateur à la main dans sa poche pour terrasser les ronces qui l’obsèdent et dont je crains encore, à l’heure où j’écris ce post, qu’elles ne survivent pas à la fin des préparatifs du mariage, et qui se trouvent dangereusement près de l’endroit « ça »… Forcément à un moment donné, Pulchérie va tourner le dos à sa grand mère…

Un petit clic est si vite fait…

Moi pour aller chercher ce qu’il faut « là », je prends une fourche et une brouette que je charge bien. Après je gère le contenu de la brouette, et suppute si je peux tout mettre sur le feu ou non. Le vent est faible ce jour là, mais toujours tournant.

Mon petit feu va bien. Il semble aller vite, mais je sais que c’est trompeur. Sous un petit tas de braises, des cendres en apparence… Je charge petit à petit. Fourchée après fourchée…

C’est au moment où l’on décide que c’est terminé pour le feu, que Pulchérie éclate de rire :

  • « Tu sais maman, tout à l’heure quand je t’ai vue avec ta première fourchée de ronces, arriver pour alimenter ton feu, tu avais l’air d’une junkie en manque qui venait de trouver sa dose ! »

Faites des gosses tiens !

Je vous raconterai la prochaine fois, à quoi elle ressemblait quand j’ai apporté le casse croûte…

La vie n’est qu’un long calvaire !

0 réponse sur “La guerre du feu (part 3) (le mariage de Pulchérie)”

  1. Je parie que c’était le jour de ton anniversaire ! Gagné !
    Dis à ta fille que pour le mariage, tu porteras la même tenue (junkie en manque qui vient de trouver sa dose) oui, avec le tas de ronce aussi !
    Non mais !

  2. bon anniversaire en retard alors !
    moi, cette semaine, alors que j’inaugurais de nouvelles lunettes de soleil à monture blanche, j’ai eu droit à  » Polnareff, sors de ce corps  » ! Et dire qu’on les appelle « le fruit de nos entrailles …  »
    le rosier a toujours la vie sauve alors ?

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