Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour juillet, 2010

Les aventurières… (1)

C’était l’époque où de sombres maléfices m’avaient amenée avec mes filles chez mes parents. Au départ c’était pour 3 mois, nous y sommes restées 4 ans…

Cette année là (la la la), j’avais les filles au mois d’août et Albert pour le mois de juillet (moins une semaine sur la fin). C’était un bel été plein de promenades en forêt, au cours desquelles les filles jouaient les aventurières (pour les aventures en forêt, ce sera un autre post).

Dans le jardin de mes parents “leur” cabane, apportée par le père Noël avant qu’Albert ne décide de cesser d’hiberner avec moi. Cette cabane de jardin classique, en pin, avait été déménagée, et ne servait pas à grand chose d’autres qu’aux enfants et c’était sa vocation première, mes parents ayant un immense sous-sol pour y ranger leur bordel de jardinage…

Et puis un bel après midi, idée de génie des filles “maman, on aimerait bien dormir dans la cabane jusqu’à la fin des vacances” “Siteupléééé !”.

Pourquoi pas ? Rien à craindre vu la manière dont le terrain était clos, et vu la garde assidue que montait ma chienne, leur petite soeur…

Déménagement de 2 matelas de rab dans la dite cabane + 2 oreillers + couette. Dormir dans la cabane d’accord, mais façon “hôtel 2 étoiles”. Pour la première  et sans doute unique fois de leur vie, elles furent ravies de balayer, passer la serpillère, avant installation de la literie + une petite table de nuit pour bouteille d’eau et lampe de poche.

Ma mère optimiste, avait acheté plein de piles pour la dite lampe et jamais elles n’avaient manifesté un tel désir d’aller se coucher, ce qui fut fait à 22 H, la mère (moi), vérifiant que sa progéniture était bien installée.

A cet âge là, on se lève rarement la nuit pour aller faire un petit pipi, mais elles avaient tout de même accès au sous sol, où il y avait des toilettes…

0H00, je suis en train de lire tranquillement dans mon lit, fenêtre ouverte sur le jardin, quand des hurlements me font bondir et descendre l’escalier quatre à quatre. Mon père qui regardait la TV est en train de se lever pour aller voir, inutile, j’y vais.

Mes deux filles, se tenant dans les bras l’une de l’autre, étaient debout sur une souche, à hurler.

En me voyant arriver, le ton baisse.

  • On a entendu une grosse bête
  • On a vu une grosse bête (genre, les visiteurs)
  • On ne veut plus dormir dans la cabane…

Je récupère la couette, et direction la chambre que nous partageons, où elles s’endorment rapidement, vu que je leur intime l’ordre de se taire, la grosse bête allant fort probablement passer du hérisson à l’ours, puis au mammouth laineux…

C’était sans compter sur leur grand père qui partit à l’assaut dès le lendemain matin :

  • Ah elles sont belles les petites filles des bois !
  • Ah les aventurières du Rio Grande !
  • Debout sur la souche d’un tilleul à bramer comme jamais, et pourtant dieu qu’elles savent faire !
  • Ah comment qu’elles ont décabané les aventurières !
  • Décabaner ça n’existe pas papy (ton vexé)
  • Si, les iroquois employaient cette expression
  • Ah les iroquoises !
  • Elles ont entendu un ours fort probablement !
  • Ou pire !
  • Hi hi, voici les aventurières à la conquête de l’ouest
  • Vous préférez votre viande cuite ou cru pour le déjeuner les aventurières ?
  • Etc…

Piquées au vif et fort vexées de s’être fait traiter d’aventurières du Rio Grande HI HI, toute la journée, elles décidèrent de retenter l’aventure, mais avec une condition : que ma chienne ou celle de mes parents leur tienne compagnie.

Ma chienne n’était pas l’idéal, elle était effectivement capable de gueuler toute la nuit en entendant un hérisson dans le jardin, et allait s’étaler de tout son long sur le lit en leur mordillant les orteils pour avoir  plus de place. La chienne de mes parents fut donc mise à contribution. Plus petit gabarit, et plus trouillarde tu meurs. Elle était idéale pour RASSURER les filles, pendant que la mienne monterait vraiment la garde dans la maison.

La petite épagneul  n’avait jamais rêvé de dormir sur une couette. La deuxième nuit, se passa donc sans encombre, avec la “gardienne” (attention, chien trop gentil) ravie de dormir sur couverture pour protéger la couette : confort absolu.

Ma mère alla délivrer sa bête dès son petit lever, pendant que les filles pionçaient du sommeil du juste.

Elles passèrent tout le mois d’août dans la cabane, ravies d’avoir été à la hauteur de leurs souhaits. Et puis ça sentait bon dans la cabane, et puis elles pouvaient parlotter, et puis c’était super.

L’arrivée de la cousine pour le premier WE de septembre gâcha tout. Elle était moyennement décidée à dormir dans la cabane et passait son temps à allumer la lampe de poche pour en scruter les parois.

Et que donne une toute petite araignée grosse comme l’ongle du petit doigt, grossie X fois par une lampe de poche ? Ca donne une tarentule. Au moins.

Chienne de garde ou pas, ce soir là, ce sont les 3 cousines que nous avons retrouvées debout sur la souche, se serrant les unes contre les autres, en criant “au secours, à l’aide, PITIE !”

Terminé la cabane…

Mais bon, Pulchérie et Delphine pouvaient tenir la tête bien droite, face à leur grand père qui ne se moquait plus d’elles : elles avaient été des aventurières même si le Rio Grande c’était loin, et c’était leur cousine qui avait tout gâché !

NA !

Posté le 26 juillet '10 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Le mariage de Pulchérie : Les photos !!!

femme-horrifiee

HIIIIII, quelle horreur !

Ah, ça n’est que moi…

Ah, c’est moi :-(

Si j’ai parlé du martyre de la photo d’identité, ce n’est pas sans raison.

En effet, pendant le mariage de Pulchérie, la photographe a mitraillé énormément, ainsi que Anne So et d’autres d’ailleurs. J’ai tout fait pour éviter le clic fatal, mais vous pensez bien qu’en tant que mère de la mariée, j’étais carrément cuite…

Je suis tout, sauf photogénique et je craignais donc le pire, quand Pulchérie sous le sceau du secret, m’a transmis les coordonnées du site sur lequel je pourrais découvrir les photos de Marianne Taylor.

Je craignais le pire.

J’avais tort.

En ce qui me concerne personnellement moi je, c’était au delà du pire : en fait il n’y a pas de mot pour ça.

Ca démarrait gentiment le visionnage des photos : la maison de mes parents sous toutes les coutures, la coiffure de la mariée, les deux soeurs en train de se maquiller, Delphine en train de rectifier la barbe de gendre n° 2 (n’a pas le droit au majuscule, il vit dans le péché avec ma toute petite, et ça ne se pardonne pas !-))

Et puis tout à coup “c’est moi ça ?” qui m’a flingué le moral pour plusieurs jours.

C’était moi ça, avec un air que plus ahurie tu meurs, pendant que tatie chérie me donnait un dernier coup de peigne.

Le regard de la femme traquée par le photographe (j’ai dit “ahurie”), un double menton deux fois plus volumineux que dans ma glace de salle de bain (qui serait donc, trop indulgente).

D’ailleurs en ce qui concerne ma glace de salle de bain, elle est aussi indulgente concernant les rides. Sur la photo j’en ai une quantité incroyable. Une seule solution dans mon cas : la crème la plus chère possible, même si elle est radioactive. Un lifting complet serait peut-être à envisager. Et encore, cela sera-t-il suffisant ? Et où trouver le fric ?

Le martyr a continué, à chaque fois que je me suis vue en photo, j’ai retenu mon souffle.

Mon meilleur profil ? C’est quand on me prend de dos.

Si c’est dans le noir d’ailleurs, c’est encore mieux…

D’ailleurs l’objectif rajoute du poids superflu : en plus d’être moche (et vieille, avec l’oeil torve et le cheveu plat sur le dessus du crâne) je suis grosse. Ma balance aussi est indulgente (mais formelle)…

On peut dire que l’objectif rajoute du poids, cela n’empêche pas les autres d’êtres toutes belles, et minces, et tout et tout !

Le visionnage des photos m’a donc déclenché une crise de cafard terrible, d’autant que Delphine m’a précisé que sur une ou deux (mais pas plus), je suis très bien !

Comme je vous le disais dans mon post précédent, si sur une ou deux photos je suis très bien, qu’est-ce que c’est quand je suis très moche ? (en fait ce sont les autres photos)… Donc, je suis très moche…

Mrs Bibelot a pris des photos l’an passé à la Grande Motte. Sur une, je me trouve “assez bien”. D’où le dialogue :

  • Ah tiens, pour une fois je ne suis pas trop loupée en photo
  • Fais voir ? Oh c’est sombre !
  • Oui justement…

Justement, c’est pour cela que j’étais bien…

Les négociations de diffusion des photos avec Pulchérie vont être difficiles, je le sens bien !

La vie n’est qu’un long calvaire !!!!

PS : ceci avec une photographe talentueuse, alors je ne vous dis pas quand c’est ma nièce de 11 ans bientôt qui fait “clic”…

PPS : seul avantage : quand j’ai commencé à regarder les photos j’avais un hoquet qui persistait depuis 2 heures, quand j’ai vu ma tronche il est passé tout seul…

Posté le 21 juillet '10 par , dans Crise de nerf, Faites des gosses !, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 34 Commentaires.

Le long martyre de la photo d'identité…

Simone_02Sur cette photo : la maman de Jean Poirotte, autrement dit ma grand mère paternelle.

Vous pensez bien que s’il s’agissait de moi, cette photo figurerait régulièrement sur mon blog et même ailleurs…

Zolie vous ne trouvez pas ? Elle l’était effectivement, et même plus que jolie. Mais elle n’était pas folle elle, elle allait se faire photographier chez un photographe professionnel qui coûtait moins cher qu’on ne croit et lui tirait 50 exemplaires de ses nombreux portraits (tout le monde en a, dont moi 15 à tous les âges, elle est toujours sublime).

Mon autre grand mère faisait comme elle, et un jour je vous la montrerai : impossible de me reconnaître dans la rue avec les photos de mes grands mères : l’hérédité n’est qu’un long calvaire et mon incognito assuré (surtout quand on sait que Delphine tiendrait plutôt de la photo et que je ne vois pas pourquoi cela saute 2 générations, même si je suis heureuse d’avoir des filles ravissantes (Pulchérie tient de l’autre grand mère…).

De nos jours il est fréquent que l’on ait besoin d’une photographie dite “d’identité” (pas comme ici), et là le parcours du combattant commence, car il est exceptionnel que l’on s’adore via ce biais.

Déjà en règle générale, on se trouve moche, donc on s’adooooore tout particulièrement en photo, surtout quand le bon copain qui fait “clic”  choisit le moment où l’on ferme les yeux en disant “bof” avec une grimace, un verre de beaujolpif à la main. C’est divin.

Donc, il faut une photographie qui nous ressemble, respecte les règles strictes imposées (ne pas sourire, etc…) et ne fasse pas peur au douanier ce qui est primordial (mais difficile) pour éviter la fouille… de nos bagages. Une qui ne fasse pas douter le flic qui contemple notre permis de conduire d’un air dubitatif, et contente l’ambassade des USA qui essaye de dépister les terroristes avant de délivrer un visa (en plus la photo est fichée et fera le tour du monde).

On teste la cabine automatique. Généralement quand je récupère les clichés (on a le choix entre 3 prises et on se trompe toujours), je me retrouve rousse alors que je suis blonde, ce n’est plus de vagues cernes que j’ai sous les yeux mais carrément des lunettes, et j’ai le nez en biais alors qu’après vérification il est normal (il faut bien que quelque chose soit normal chez moi). Je déprime donc à mort.

La dernière fois que j’ai été obligée d’aller me faire tirer le portrait en 12 exemplaires, un rat italien m’avait chourré  à Rome tous mes papiers avec le portefeuille qui allait avec et  donc le fric qu’il y avait dedans.  J’étais donc de fort bonne humeur. Contrainte et forcée de me faire refaire : carte d’identité, permis de conduire et passeport. Direction la cabine automatique. J’en suis ressortie avec la bave aux lèvres en déchirant les clichés pour que personne ne les mette dans une sordide collection, et j’ai filé droit chez le photographe.

Une femme en sortait avec la mine d’un abominable tueur psychopathe , et j’aurais dû me méfier car elle n’avait pas l’air d’être en train d’accoucher. Et le photographe n’a pas fait dans la dentelle, a essayé de me refourguer de la couleur à quoi j’ai dit non avec fermeté, m’a demandé de baisser la tête, m’a fait le fond d’oeil et m’a tendu 15 minutes après de quoi rameuter à mes trousses tous les flics de France et de Navarre, Interpool, le FBI et la CIA  + la mafia bretonne, en me précisant “vous êtes particulièrement réussie“.

Si cette chose là, sur les 12 carrés c’était moi particulièrement réussie, je n’avais plus qu’à aller m’ouvrir les veines ou aller tuer quelqu’un, comme la femme que j’avais croisée, et que j’aurais dû interroger avant de m’enfuir pour devenir une sans papiers. Mais comme j’étais particulièrement réussie, je n’ai pas osé retenter un autre tirage : de peur que je ne sois ratée au deuxième essai.

Avant… Il y a très longtemps, les photographes faisaient poser avec ou sans sourire, recherchaient le meilleur profil, choisissait le fond adapté à leur modèle et même pour l’identité, ils faisaient du joli (j’étais ravissante sur mon permis qui circule en Italie, mais bon j’avais 20 ans tout en n’étant pas plus photogénique qu’aujourd’hui). Maintenant ils vous font asseoir devant 12 personnes qui attendent, font clac et vous tendent de quoi faire un serial killer de plus. C’est donc à la mochitude absolue que je ressemble sur tous mes papiers d’identité. Manquerait plus que le fisc nous demande notre photographie, je ne vous cause pas des 50 % qu’on se prendrait en pénalités, pour avoir essayé de traumatiser un honnête fonctionnaire…

La vie n’est qu’un long calvaire.

(Réédition d’un post du 5 septembre 2006, qui a ses raisons d’être réédité)…

Posté le 19 juillet '10 par , dans Crise de nerf, Nos grands moments de solitude. 14 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : rangement…

mariage-copier1Les jeunes mariés devaient impérativement rentrer chez eux le mardi 29 au soir, travaillant tous les deux le lendemain.

Le lundi, l’ampleur de la tâche était = un travail de romains. Pire que les préparatifs qui s’étaient tout de même étalés dans le temps, sauf les deux jours avant le jour J. Je n’étais pas dans une forme olympique (je découvrirai le lendemain matin que j’avais oublié mon comprimé contre l’hypertension), mais il y avait les tentes de réception à démonter et à ranger dans leurs cartons, les bouteilles à rassembler pour la récupération, les chaises à rassembler, et j’en passe. Le “yapuka” et bien, c’était “enkoretoutça” !

Quelques poubelles à rassembler et à fermer correctement en pensant “voyages à la déchetterie : minimum 3″. La voiture de papa et sa remorque seraient à nouveau réquisitionnées…

Le lundi soir, nous étions tous crevés, et le fort grand séjour salon de mes parents, à nouveau totalement encombré. Il avait fallu rendre bancs, tables et tréteaux à qui de droit, et en particulier à des voisins de mes parents, qui avaient prêté largement du matériel, et offert leur maison en leur absence si nous voulions y faire dormir du monde.

Je dis “chapeau” à ces gens qui ont donné leur clef en toute confiance, à des personnes qu’ils connaissaient à peine. Pulchérie et MON GENDRE avait trié sur le volet les personnes qui pourraient bénéficier du maximum de confort (la maison de mes parents était pleine à craquer).

A charge de revanche, pour ces personnes qui reçoivent beaucoup, les tentes leur seront prêtées en cas de besoin, cet arrangement satisfaisant tout le monde.

Lundi soir donc : dernier barbecue, avec pour le lendemain, le tri du “à donner” ou pas. La simple idée de remettre les pieds dans le petit bois défrisait tout le monde, même moi qui frise un cran par mètre… Les chaises avaient été rassemblées sous une bâche ou reprises par leurs propriétaires. Restait à démonter les tentes restant sur le camping (la mienne et celle de mon ex beau frère), mais personne n’a eu le courage de le faire.

Le mardi, j’ai pratiqué une occupation qui avait été souvent la mienne pendant la préparation du mariage : attendre…

Les deux mariés ont donc trié à n’en plus finir. Un voyage était prévu sur Paris avec le break de papa pour remporter ce qu’ils souhaitaient garder et les deux chats en villégiature à la campagne depuis le mercredi soir.

Ils avaient prévu de partir vers midi, ils le firent, exténués à 14 H 45, le break de papa plein à craquer…

Après leur retour, yavépluka les emmener à la gare afin qu’ils rentrent s’écrouler chez eux.

J’avais compté un peu : tant pour aller à Paris, tant pour vider la voiture et rendre le studio utilisable, tant pour revenir…

Voyant l’heure tourner, je me suis dit que j’allais les emmener au RER de Saint Rémy lès Chevreuse qui les mène en bas de chez eux, et non pas à la gare, car le trajet train + métro prend 45 minutes de plus.

Pour moi c’est quasi une heure aller et retour, mais je pouvais bien faire cela pour eux.

Quand Pulchérie m’a téléphoné d’une voie épuisée, vers 17 H, que ça y’est, ils étaient sur le chemin du retour, elle a pris mon annonce avec une joie non dissimulée : “oh maman, c’est super gentil”. Qui a dit que j’étais méchante ? Cela me semblait normal, je n’avais pas pu donner toute l’aide que je voulais, en maudissant souvent mon dos et mes articulations de merde (merci les parents !).

J’avais par contre beaucoup attendu et véhiculé avant le mariage, la fête vraiment finie je trouvais normal d’être à leur disposition pour le voyage de retour.

Comme je les conduisais vers le RER (25 minutes de route environ), ma fille, fine mouche, me déclara :

  • “Maman tu ne vas pas déprimer maintenant que tout est terminé hein ? (comme elle me connait bien). Et puis tu vas venir plus souvent nous voir à Paris, pas de problèmes pour te coucher.
  • “Et puis tu as promis à Katia et Deedee un thé entre “filles”, alors, pas de cafard hein maman ?

MON GENDRE était bien d’accord, et je les ai débarqués devant le RER, heureuse de leur trajet “direct”, leur économisant du temps.

Bisous “reposez-vous mes chéris”, et départ, vers chez moi.

Où j’ai pleuré comme une fontaine car je n’avais rien promis du tout. La fête, préparée pendant 9 mois  était vraiment finie…

Elle restera dans les annales c’est certain, la minutie, la maniaquerie, l’imagination, le “sortant du commun” ayant payé pour que tout soit parfait, et une bonne fée ayant donnée la météo qu’il fallait, pendant les jours qui convenaient…

Et c’est parce que c’était parfait, que nous avons été nombreux après coup, à cafarder  sur le temps qui n’avait pas suspendu son vol, pour nous faire profiter un peu plus de ce qui était féérie réelle…

Posté le 18 juillet '10 par , dans Histoire de sorcière, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 10 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : dimanche 27

mal-de-tete-copierLe dimanche, nous devions nous retrouver pour des grillades et autres, dans le petit bois.

Il y avait ceux qui avaient dormi sur place (camping) et les proches géographiquement parlant.

Je me suis réveillée assez tard, avec comme qui dirait un mal de tête louche : une sinusite peut-être, ou alors une dent de sagesse ?

Je me suis préparée en vitesse et j’ai appelé mon GENDRE pour qu’il vienne me chercher.

Ma voiture était chargée de la sono à rendre le lendemain à Versailles. Je me suis donc dit que comme les festivités continueraient un petit peu, j’allais pouvoir à nouveau en profiter.

A mon arrivée dans le petit bois, c’était encore bien animé. Comme de coutume, les hommes s’activaient niveau barbecue. Sur le coup : pas faim et besoin d’un bon jus d’orange. Manque de bol j’ai avalé une grande goulée de punch et j’ai trouvé qu’il était un peu tôt (13 H 30), pour remettre ça tout de suite. J’ai donc carburé au vrai jus d’orange, rejointe par ma soeur. Nous étions sans énergie… La vitamine C : que ça de vrai !!!!

Pulchérie toujours avec sa jolie robe et son chignon encore impeccable commençait à rassembler les bouteilles, et allait de l’un à l’autre, heureuse de voir que ce mariage avait fait l’unanimité. Puis certains sont partis les uns après les autres vers 15 H croisant Mrs Bibelot qui ne voulait pas tout louper du lendemain de fête.

Papa avait précisé que NON pour remonter encore le chemin du petit bois, et qu’un fusil braqué sur son dos l’handicapant n’aurait pas réussi à le faire marcher une fois de plus. Bon il a été ballot, comme l’a dit Pulchérie après, il y aurait eu des volontaires pour le monter en voiture !!!

Nous nous sommes retrouvés donc en petit comité, dont faisaient partie entre autres, deux énergumènes bien sympathiques, deux anciens de l’école Boule. Il n’y a pas à protester : les artistes sont bien un peu tous les mêmes, un peu déjantés (je compte ma fille dans le lot). (L’un des deux étant d’ailleurs le jeune homme qui m’avait fait de crapuleuses propositions :-) )

Ils pétaient la forme depuis le petit matin, et avaient parait-il réveillé tout le monde même après avoir vu la mariée sortir de sa tente 4 places, l’air aimable, en éructant “ce n’est pas bientôt fini BDM ?”. EUX n’avaient pas mal à la tête, alors que nous commencions à tester le remède miracle contre la gueule de bois : boire un petit coup.

Le marié avait mis de quoi perfuser tout le monde, au frais, et nous avons donc bu du délicieux pétillant de Touraine pendant que les deux énergumènes faisaient quasi à eux seuls, une animation terrible.

La veille j’avais demandé à gendre n° 2 si je pourrais goûter pour la première fois de ma vie à un joint (ça y’est, la police est là, j’avoue Mr l’inspecteur…). Et puis je m’étais dit que cette première expérience + le vin et le champagne ce n’était peut-être pas raisonnable. Ce manque d’expérience cruel, fut donc comblé le dimanche, j’ai tiré 3 tafs, et cela ne m’a strictement rien fait.

Ou alors si, et c’est peut-être pour cela que j’ai pleuré enfin d’émotion parce que tout avait été tellement réussi. Du coup tous les jeunes gens présents m’ont fait la bise et après, je me suis sentie à nouveau très bien… D’un autre côté une boisson alcoolisée à bulles me fait aussi cet effet d’émotion…

Après, plus question de pleurer, sauf de rire, les deux énergumènes nous racontant (entre autres) qu’en préparant leur BTS avec Pulchérie, ils avaient fait équipe avec elle pour je ne sais plus quel projet.

J’imaginais tout à coup, ma fille, (morte de rire en bout de table, à l’évocation de ce souvenir), si maniaque et précise dans ses travaux, avec l’équipe de fer pas triste.

  • Quelle idée, mais quelle idée j’ai eue de faire équipe avec eux !
  • Ben oui dit le premier. Nous un 12 ça nous convenait parfaitement
  • Sauf que répondit le deuxième, nous n’avions pas réalisé que Pulchérie visait toujours le 20. En dessous de 18, limite elle chialait
  • Et alors nous nous sommes retrouvés dans sa chambre de bonne pour finaliser le projet
  • Et tout à coup, elle a fondu un câble (on se demande bien pourquoi)
  • Elle en a bouffé un bout de papier !
  • OUIIIII précise ma fille, ils me donnent un bout de papier, genre, je ne vais pas remarquer que ce n’est pas découpé correctement ! (les inconscients !)
  • Enfin bref, elle a bouffé un bout de papier, nous avons vu venir le coup où elle allait nous faire bouffer le reste, alors on est allés se réfugier sur le pallier pendant que Vianney essayait de la calmer.
  • On a eu un 12. Nous étions ravis, mais elle en a chialé…
  • Je vous épargne le reste…

Vous ne pouvez pas les VOIR, les ENTENDRE. Nous avons tous tellement ri, que j’en avais des crampes dans la mâchoire. Ils ont fait les zouaves pendant un bon moment, puis il a bien fallu envisager tout de même de faire 2 ou 3 allers et retours chez mes parents pour emporter de la vaisselle et du matériel, le plus gros restant à faire, dans la série “yapuka”.

L’un des deux énergumènes a tout de même eu du mal a descendre des plateaux dans le bas du petit bois : cela tanguait un peu fort.

Ma nièce devait remmener les deux énergumènes + gendre n° 2 à Paris. Après hésitation, Delphine a décidé de rester voyant le travail qu’il restait à faire le lundi où là, nous ne pouvions compter sur aucune aide, MON GENDRE se devant le lundi d’être le seul homme présent, gendre n° 2 devant travailler le lundi…

Nous nous sommes tous retrouvés chez mes parents. Vincent et tous ses copains (en fait lui tout seul) était à son tour “ému”. Il m’a embrassée au moins 4 fois au moment du départ, ma mère idem “ravi d’avoir fait votre connaissance mémé”, puis voulu aussi faire la bise à Jean Poirotte mort de rire lui aussi, qui l’a prévenu “si tu m’appelle pépé, je t’en colle une !”

“Alors bisous PAPA !”

On a casé l’équipe de fer à l’arrière de la voiture de ma nièce, gendre n°2 devant, à la place passager, faire un peu la police au cazoù. En fait non, il paraît qu’il a dormi, pendant que ma nièce se concentrait sur la conduite, avec l’équivalent de l’intégrale du film “Grease” doublé de “la fièvre du samedi soir”, à l’arrière…

Mangeage de fromages achetés à la pelle pour ce dimanche, et puis MON GENDRE m’a raccompagnée chez moi assez tard.

Restaient le lundi et le mardi, pour remise en ordre, démontage de ce qui pouvait l’être, etc…

La fête était presque finie. Restait le lendemain soir où les dernières saucisses et merguez seraient grillées chez mes parents, où ma soeur pourrait nous rejoindre avec ses enfants.

Restait beaucoup de boulot, mais il était trop tôt pour cafarder sur la fête terminée…

Car à un moment ou un autre, le long calvaire nous rattrape toujours…

Posté le 14 juillet '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 5)

mariage-copierIls ont dit OUI, ils sont bien arrivés dans le petit bois, ils ont enfin le droit de s’embrasser et ne s’en privent pas, les groupes électrogènes fonctionnent, TVB !

Qu’ils sont beaux, amoureux, et que le les aime ! Je n’ai pas eu de fils, mais ce gendre (comme l’autre), je l’adopterais bien…

Je suis ZEN et décontractée. J’ai confié mes clefs de voiture au mari de la Weeding planer Virginie. En effet, les mariés ont décidé d’avoir recours à un chauffeur musulman, donc ne buvant pas, pour aller chercher les personnes invitées à la fête dès 22 H 30 à la gare, et pour raccompagner au plus proche, les personnes ayant trop bu pour prendre le volant. Idée géniale, ma voiture est de la partie donc (celle de papa a beaucoup servi, celle de maman est une 4 places, la mienne est idéale). Pour ne pas m’ennuyer vers 22 H avec ce détail, Baptiste me confisque donc mes clefs de voiture et mes papiers, tôt dans la soirée.

Excellente idée qui me prive de ma voiture pour le lendemain, mais me permet de ne pas me faire de soucis : ON va me raccompagner chez moi.

Le buffet est à la hauteur des espérances des mariés qui voulaient du “changeant de l’ordinaire”. Tellement d’ailleurs que les mini hamburgers passeront en rase motte sur la fête et que je n’aurais pas l’occasion d’en choper un. Je vais me rabattre sur les mini hot dog, mais ce n’est pas la même chose.

Tout est bon, je me régale avec plaisir, et je mange des fleurs pour la première fois de ma vie, mais rapidement, je vais suivre le principe du buffet : me déplacer. Ma table comporte un bon nombre de célibataires femmes (dont ma tatie, ma soeur, ma nièce, moi-même, 3 copines de Pulchérie) et même si je n’ai pas l’intention de me caser spécialement, en tant que mère de la mariée, je me fais un devoir d’aller voir si tout va bien (sauf à la table d’Albert) (sinon pour le devoir, on sent la contrainte tout de suite).

Je parlotte pas mal à la table des blogueuses de Deedee et Katia que je connaissais d’avant, je vais déconner un max (sous la contrainte) avec ce qu’il reste de la bouteille d’hélium (un traître fera un film !), bref, je m’amuse comme une petite folle. IL Y A LONGTEMPS que je ne m’étais autant amusée ! Mes soucis vrais sont mis de côtés depuis l’avant veille au soir. A ma connaissance, jamais la mère de la mariée n’a autant manqué d’une dignité que qu’en faire d’ailleurs ? (de la dignité). Peut-être que ma mère, lors de mon mariage avec Albert n’avait pas toute la dignité exigée ce jour là… :-)

Mes parents sont ravis. Papa souffre de son dos et ne tardera pas trop, mais la joie générale est bien perceptible. Seul un tout petit petit bastion pro traditions fera sa tronche dans un coin, et s’esbignera trop tôt sans gâcher quoi que ce soit.

Puis les mariés ouvrent “le bal”, avec une danse bien à eux, non immortalisée à ma connaissance et c’est bien dommage, et puis c’est le déferlement des arrivés pour la fête (avec leur tente et duvet). Au programme : danse jusqu’au bout de la nuit, feu de camp (sans moi ?????), lever du soleil…

Je n’ai pas pu m’approcher du gâteau quand il a été présenté à la foule, avec des mariés sortant de l’ordinaire. Je rirai le lendemain quand on me présentera les personnages créés de toutes pièces par un ami de Pulchérie, témoin du gentil.

MES JEUNES irradient de bonheur : Pulchérie et le gentil, Delphine et gendre n° 2. Je suis heureuse pour eux. Tout va toujours bien, et NON LOUISIANNE : il n’y aura pas de moment où les ennuis commencent…

Un jeune homme vient se présenter à moi en me demandant qui je suis.:

  • Je suis la mère de la mariée
  • “Et bien la mère de la mariée, nous allons danser ce slow langoureux, et après nous irons faire l’amour dans ma tente…” ‘Heu, ben… j’suis pas bégueule mais…”  (heureusement que c’était moi, j’en connais d’autres qui en seraient tombées raides…)

Ca c’est le dimanche qui se profile déjà, avec le lendemain de noces animé par deux potes de l’école Boule de Pulchérie… Le programme animation IRL dont vous ne pourrez que rêver…

Très très tard, je manifesterai le désir de rentrer chez moi. Charmant le chauffeur, d’autant que sans son appui, je ne sais pas trop comment j’aurais descendu le chemin sans me vautrer dans une ornière (saletés d’ornières ! PDBDM de municipalité qui n’entretient pas ses chemins comuunaux))

Les filles ironiques (faites des gosses qu’ils disaient !), me regardent quitter la piste de danse “pompette”. C’est le terme exact qui me convenait. J’étais gaie, totalement incapable de conduire, pas bourrée ou sur le point d’être malade, mais surtout gaie.

Pompette quoi… Pas au point de ramper pour chercher des éléphants roses dans le fossé, sous peine de voir mes filles intervenir avec rhorreur (où est le charme d’ailleurs de se retrouver dans un état tel…). Pompette…

Gentiment, le chauffeur me ramène à la maison, attend mon ouverture de porte pour s’en aller (depuis mon agression j’ai peur). Je re-précise “pompette”, car j’ai bien mis la clef dans la serrure sans hésitation, et qu’arrivée à la maison, je pourrai poster un petit billet sur mon blog sans faire de fautes.

Après par contre, je vais bien dormir en ricanant toute seule, avec du bonheur plein la tête…

On dit donc “pompette”…

D’ailleurs, restait le lendemain de fête !

Avec un réveil genre dent de sagesse qui pousse tout à coup…

La dentition définitive n’est qu’un long calvaire…

(PS : photo piquée à Pulchérie sans son autorisation, vu qu’elle l’avait balancée à la planète entière AVANT ma propre publication !)

(PPS : c’est bien une barbe à pape que le marié tient dans sa main. En forme de colombe… Quand je le dis qu’ils sont bénis des dieux !  depuis leur mariage… CHAQUE WE AVANT et APRES il a plu comme vache qui pisse au mauvais moment)….

Posté le 11 juillet '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. 16 Commentaires.

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 4)

Me voici ayant garé ma voiture où cela allait bien (le long d’un champ), remontant le chemin vers le petit bois, avec ma nièce.

Les photographes sont parties avec le jeune couple faire des photos pas très loin, et en montant, reconnaissant mon ex belle mère, je reconnais tout à coup mon ex beau père.

Limite, il me fait peine. Cet homme est malade (de la tête ça je le savais, mais bon il restait in corpore sano quand je le fréquentais).

Poliment je dis bonjour (j’ai promis) et je précise que la côte est traitre. Il me répond en souriant “c’est plutôt le bonhomme qui a mal vieilli”… Et nous passons.

Tout le monde est dans le petit bois et tout le monde s’extasie. Il y a de quoi d’ailleurs, même si le plus joli à voir le sera à la tombée de la nuit quand les lumières seront enfin allumée.

Je suis heureuse pour ma fille et mon (enfin) gendre : leur rêve va se réaliser, la météo est leur amie, et ils ont tant trimé pour ce résultat magnifique…

Delphine dirige un peu tout le monde, sans aucune diplomatie, et le mari de la Weeding planers vient me voir : “il faut attendre les mariés pour les festivités vraies, mais on ne peut pas au moins proposer de l’eau ?”

J’ai vécu un mariage avec 1 H 30 de battement entre la sortie de l’église et le vin d’honneur, sans RIEN à boire, et je dis tout de suite “oui” pour au moins la flotte. Pendant ce temps là, tout le monde visite le petit bois.

Des badges sont prévus pour tout le monde, chaque table ayant son thème. Delphine distribue les badges, un peu stressée et j’hérite de “scarlett”. Je savais par mes filles que je serais contente de mon badge. Les mariés sont bien évidemment “Alice” et “Le lapin blanc”. Mon père est “Merlin”, ma mère “la fée Viviane” etc…

Pour tout le monde : impossible de truquer le plan de tables, le traiteur a son plan et verbalise limite, tout contrevenant…

Chaque badge a été soigneusement épinglé sur un carton aux rayures blanches et roses du thème général. Tout le monde s’aide pour poser le badge. Tout le monde rigole tout en prenant conscience qu’en amont, il y a eu du boulot, et pas seulement dans le petit bois.

Nous attendons les mariés, l’ordre est donné par la weeding planer de lancer le “vin d’honneur”. Champagne, jus de fruits, eaux parfumées, cela change de l’ordinaire.

On propose des barbes à papa, des seringues pleines de Gaspacho (bien rouge, avec un nom de groupe sanguin sur chaque seringue), des bonbons à tout va, des brochettes originales, de petites bouteilles avec écrit “drink me”, contenant du velouté d’artichaut, des tomates cerises en pommes d’amour. Je savais que les mariés voulaient sortir du traditionnel : le traiteur : Marie, a bien joué le jeu.

Je croque dans une tomate cerise d’amour et splatsh sur ma robe la tomate. Le serveur navré, m’apporte de quoi réparer les dégâts, ce qui est fait. Tout le monde s’asperge d’anti-moustiques, les mariés arrivent enfin après la séance photos :

Vertical wedding from FIRR on Vimeo.

TVB.

Sauf que…

  • Delphine semble au bord de la crise de nerf
  • La musique s’arrête régulièrement sans raison APPARENTE !
  • Des hommes ont disparu. Le père de la mariée, l’ex mari de ma soeur qui reste pour les filles à jamais leur oncle, et d’autres…

Et là Virginie m’apprend en pesant bien ses mots, qu’un des deux groupes électrogènes est tombé en rade. Ce sera musique OU/ET bouffe OU/ET éclairage. Pour l’éclairage, ON est parti acheter des bougies à la tonne, les lampions étant insuffisants.

Pour l’instant, Pulchérie ne sait rien, mais elle sent confusément qu’il se passe quelque chose.

Il se passe effectivement quelque chose : le père de la mariée, voulant vérifier l’origine de la panne d’UN groupe électrogène (le sien) a retiré une bougie de l’autre (qui fonctionnait). La bougie est tombée dans le réceptacle, et du coup, les deux groupes ne fonctionnent plus.

Albert est parti en catastrophe acheter des bougies de rechange à Castorama, nous sommes un samedi et le temps est compté. Le cuisinier arrête de secouer les nouilles et dit qu’il a de la friture à faire bordel de merde. Ma nièce l’emmène chez mes parents faire exploser leur compteur à gaz.

Delphine pour distraire tout le monde, expédie avec autorité les invités se faire photographier à l’endroit ad hoc (il fallait mettre sa tête dans un encadrement spécial, en choisissant une paire de lunettes débile si possible).

Delphine est vraiment très autoritaire : “allez, hop hop hop, on va se faire photographier !”. Elle fera de même pour mettre tout le monde à table “allez, hop hop hop, tout le monde à table !”

Pulchérie sait enfin ce qu’il se passe “merde, quand quelque chose marche on n’y touche surtout pas !”. C’est bien une femme : toujours pratique !

Fort heureusement, mon ex beau frère va sauver la soirée en réussissant à récupérer la bougie délinquante. Qu’il remet en place. Un des deux groupes fonctionne à nouveau. Avec l’arrivée d’Albert et de ses lumières bougies (il avait prévu du change), le deuxième groupe se remet en marche et TVB…

On respire, on picole, on s’amuse. Tout le monde trouve le vin d’honneur changeant de l’ordinaire. Mon ex méchante belle soeur s’installe à la petite table où sont mes parents dans un des “salons”, prévus dans les ronces, et va leur pomper l’air sans avoir l’impression de faire chier (ça, elle ne s’en est jamais rendue compte)…

Bref, tout va bien, mais je sens ma fille toujours tendue. Etre la mariée, ce n’est jamais de tout repos…

Par contre pour le soir, la nuit et le lendemain à venir, je sens que je vais être une mère de la mariée plus que super cool !

PS : la musique est la musique originale de la “marche nuptiale” de l’entrée dans le petit bois !

Posté le 9 juillet '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 3)

alliances-copierSur la route TVB, arrivée à Rambouillet, direction la mairie, et paf, une place de libre juste au bon endroit.

Mon père fait sa manoeuvre, ravi, et nous voilà arrivés à pied d’oeuvre si l’on peut dire… Il fait beau et chaud (célèbre contrepèterie Belge), mais c’est supportable, je ne vais pas dégouliner…

Il y a tout ça de monde ! Je ne reconnais pas mon ex beau père, je visualise vaguement quelques têtes connues, car Delphine précise que tout le monde doit monter, hop hop hop et plus vite que ça ! Pas le temps de me poser vraiment.

Nous montons donc et j’ai bien fait de changer de sandales. Arrivée dans la salle des mariages, une femme que je ne reconnais pas me saute au cou : c’est mon ex méchante belle soeur (conne et hypocrite en plus, elle pouvait se contenter de me saluer vaguement). Elle qui a passé sa vie à critiquer le physique des autres, ne s’est pas arrangée. J’étais prévenue, mais avec malice, j’apprécie de constater. Son mari idem, me saute au cou et pareil, je ne le reconnais pas tout de suite.

C’est tellement sincère que cela se voit, et lui, ça le vexe… “ben oui, on vieilli plus ou moins bien”. Je le prend pour moi en compliment : comme il m’a reconnue, j’ai mieux vieilli que lui (HI HI !)

Mon ex nièce qui elle est sincère vient m’embrasser également et me présente son mari et ses deux fils. Puis je me dirige vers un banc pour m’avachir m’asseoir avec grâce. Une employée de mairie me fait signe que non et quand je précise que je suis la mère de la mariée, m’installe sur le banc juste devant où Albert vient me rejoindre. Encore un trauma en vue pour les deux filles !

Commence le discours connu de tous, avec des rajouts par rapport à mes deux mariages, concernant l’autorité parentale et l’éducation des enfants. Depuis mes parents, le livret de famille s’est étriqué : actuellement il n’est prévu QUE pour 10 enfants…

Et puis enfin, ce sont les “OUI” prononcés fort et clair, alors que Delphine (un des témoins de sa soeur), essaye de ne pas pleurer d’émotion…

Cornaquée par ma soeur, ma nièce, la petite fée, s’avance, grave et sans doute très intimidée, avec les alliances à donner aux mariés pour l’échange éternel de l’anneau qui se met au doigt du coeur, à la main gauche…*

Albert me glisse “ça y est, nous l’avons mariée” et je me surprends à sourire avec lui en me demandant d’où lui vient ce “nous”. Je suis émue mais sans trop, ce n’est pas moi qui vais trompeter dans un mouchoir. Je suis contente et sereine.

10 ans qu’ils se connaissent, 8 ans qu’ils vivent ensemble, 2 ans que l’on parle de ce mariage, 9 mois qu’on le prépare, ce grand moment. Lointaine est l’époque où la fille quittait ce jour là le domicile paternel, où une mère “parlait” à sa fille au dernier moment avec tristesse et résignation. Là, tout baigne…

L’adjointe oublie de suggérer le baiser des mariés, la foule s’en mêle et donc, bisous bisous bisous. Flashes. On se croirait au festival de Cannes !

Sortie de la mairie. C’est le moment de retrouver et reconnaitre tout le monde (sauf mon ex beau père, qui visiblement est malade, a terriblement maigri et que je ne repèrerai qu’en montant dans le petit bois). Des blogueuses que je connais viennent me faire la bise (Katia et Deedee), ils ont dit “OUI”, je suis zen ! Anne So mitraille à tout va !

Les mariés montent enfin dans la twingo (mais sans ballons). Seul mauvais timing : il est 16 H et le RV dans le petit bois est prévu pour 17 H APRES la séance photos. Tout le monde part donc vers le petit bois (que faire d’autre ? Aller visiter le château ?) en suivant telle ou telle voiture. Ma soeur faisant le guide perdra une voiture, mais ses occupants finiront par arriver à bon port ! Les portables, c’est fantastique !

Direction donc : le petit bois où nous attendent une décoration de rêve, les tables mises, le coin camping nickel, et tout le reste…

Mais la perfection n’est perfection que s’il y a un lézard quelque part…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

* Au moyen âge, on passait légèrement l’anneau au niveau du pouce “au nom du père”, de l’index “au nom du fils”, du majeur “du saint esprit” et on le mettait enfin à l’annulaire “ainsi soit-il”.

* Pendant longtemps, on a pensé que l’annulaire gauche était relié directement au coeur…

Posté le 8 juillet '10 par , dans Crise de nerf, Faites des gosses !, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 2)

zen-copierPulchérie ayant quitté la salle de bain du RC, tatie chérie part prendre une douche, pendant que Delphine fourbanse je ne sais quoi à l’étage au son de “maman je n’ai pas que ça à faire !” (vérifier mon maquillage).

La glace dédiée à la coiffure n’est pas idéale pour se maquiller, sauf si l’on veut faire travelo : il fait un peu sombre dans ce secteur là.

Les deux photographes finlandaises mitraillent à tout va (maman j’ai de plus en plus peur !) et semblent trouver que l’atmosphère des mariages français c’est vraiment super !Tatie chérie sortie de la salle de bain enveloppée d’une serviette, je prends sa suite pour me maquiller, non sans avoir fusillé Delphine redescendue, du regard. Le stress monte e, même temps que la grande aiguille de la pendule.

Qui part avec qui, et qui va chercher mes neveux à la gare ? Ils appellent, ils ont pris le train d’avant, ils attendent déjà. Avec plus d’une heure d’avance…

Tatie chérie part en vitesse les chercher.

Moi, je m’enferme dans la salle de bain. Zut alors !

Il est rare que je sois de mauvaise humeur, mais généralement, ça se voit. Delphine tambourine donc à la porte de la salle de bain, alors qu’après examen je trouve qu’il me manque quelque chose : mon khol. Je manque me flanquer le crayon dans l’oeil quand elle se met à tambouriner comme si j’étais en train de m’ouvrir les veines dans la salle de bain (limite), et je lui ouvre.

Elle peaufine le teint, me fait rajouter du mascara qui allonge les cils de 20 km, me trouve parfaite, me pshitte du parfum comme si je ne savais pas faire, puis s’esbigne.

Me reste à enfiler ma robe et mes sandales. Maman a cueilli 7 fleurs de géranium et fignole le bouquet de la mariée qui veut du vert autour, et puis finalement non (Mrs Bibelot avait en tête de s’occuper de ce bouquet depuis déjà une semaine, un stress de moins pour moi, mais je l’ai su juste en arrivant, elle aurait pu me dire plus tôt “t’inquiètes ma chérie, je m’en occupe avec joie”…)

Et vlan ! Voilà Albert qui arrive avec sa copine…

Je suis maquillée, mais non habillée, et je m’étonne :

  • “Bonjour, finalement c’est toi qui emmène Pulchérie à la mairie ?”
  • Albert se marre. Il connait tout de même sa fille
  • “Je ne sais pas, elle m’a dit de venir, alors je suis venu, mais si c’est toi qui veux l’emmener…”
  • “Je ne veux rien de spécial, juste savoir…”
  • “Alors là, nous sommes mal barrés…”
  • Il rentre, tout se passe bien, d’ailleurs sa copine est charmante et souriante (sauf qu’elle fait nettement plus vieille que moi nanana…)
  • Pulchérie ne sait toujours pas qui va l’emmener à la mairie. Elle retire le vert de son bouquet.
  • La twingo de maman prévue pour le retour des mariés doit tout à coup être décorée de ballons (Pulchérie : le retour)
  • Merde alors, elle n’avait qu’à y penser plus tôt
  • Papa tu me range immédiatement ce fil ringard qui nous permettrait d’accrocher les ballons. Elle n’avait qu’à y penser plus tôt. Et puis ton fil à pêche, ça va scier la base, c’est la mort assurée des ballons et gnagnagna…
  • La salle de bain est à nouveau close, et moi je voudrais bien m’habiller
  • Je le fais dans les toilettes et j’enfile la paire de sandales choisie par Delphine
  • Je marche comme un canard : 10 minutes. Inutile d’insister, avec ça aux pieds, je monterai les marches à la mairie, mais je resterai coincée en haut où l’on retrouvera mon cadavre le lundi à l’ouverture.
  • Je change de sandales pendant qu’Albert se demande s’il emmènera ou non sa fille jusqu’à la mairie.
  • En même temps, il matte mes jambes. J’hallucine, il les connait par coeur.
  • Maman décide de conduire SA voiture avec laquelle les mariés reviendront de la mairie, je monterai avec papa qui souffre terriblement du dos. Si l’on ne trouve pas une place juste à côté de la mairie, j’irai garer la voiture. En plus il a la clim (le break de mon père).
  • Je suis habillée, ma mère me regarde d’un oeil approbateur, sauf que je n’ai pas de bijoux.
  • Pas besoin de bijoux !
  • Tu es sore ?
  • Tout à fait sore !

Finalement la mariée et sa soeur montent dans la voiture de leur père (qui n’a pas la clim : la voiture), maman s’en va juste après ma nièce qui véhicule les photographes, et ma tante qui véhicule mes neveux, ne nous reste plus à papa et à moi qu’à faire de même, dans une voiture qu’il a mise à refroidir il y a 15 minutes…

Maman téléphonera 3 fois pour bien montrer que pour une fois, elle n’a pas oublié son portable :

  • N’oubliez pas de fermer à clefs
  • J’ai oublié mes clopes
  • Il faut mettre des croquettes au chat…

15 H 05 pour un mariage prévu à 15 H 30, nous partons, enfin au frais, direction Rambouillet…

Posté le 7 juillet '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 1)

masque-copierComme si l’on pouvait ne pas se réveiller le jour du mariage de sa fille, je passe ma nuit à me réveiller en sursaut pour surveiller le radio réveil. Donc je dors très mal mais bon, j’ai tout de même l’occasion de dormir assez, ayant prévu d’arriver chez mes parents vers 14 H pour y fignoler mon apparence, avec départ à 15 H pour la mairie (c’est dire si le fignolage prend du temps).

Moralité je saute du lit tôt, à 11 H 30 (je vous rappelle que j’insomniaquise depuis des mois), j’avale mon thé et je me précipite vers la salle de bain où je prépare tout ce qu’il faut… Et il en faut peu pour être heureux pour se faire belle le jour du mariage de sa fille.

  • Dring : c’est mon père “tu arrive à quelle heure ? Apparemment c’est toi qui emmène Pulchérie dans la twingo de ta mère” (qui a la clim (la twingo))
  • “Ah bon, je dois emmener Pulchérie à la mairie ?” Première nouvelle. Du coup, je pense arriver vers 13 H 30 (ne me demandez pas pourquoi devoir véhiculer la mariée va me demander 1/2 H de battement…)
  • Raccrochage.
  • Pendant que le bain coule, je m’apprête à repasser ma robe neuve. Fort heureusement j’ai l’idée géniale de tester le fer sur un torchon : gagné il crache du noir. Il faudra que j’arrive chez mes parents vers 13 H (il faut au moins 1/2 H pour repasser cette merveille).
  • Je rentre dans mon bain, je laisse poser le shampoing spécial balayages, et j’étale mon masque (celui qui fait miauler Diabolos, vert à pois roses)
  • Dring !
  • Merde, putain, bordel ! je ne vais pas sortir du bain maintenant. Je m’essuie les mains tout de même car j’ai mon portable à portée de main et que fatalement il va sonner.
  • Même pô
  • Je termine mon bain relativement relax. Puis j’en sors. Tout ceci sous l’oeil dubitatif de Diabolos qui a perdu l’habitude de me voir m’agiter à des heures indues…
  • Je contemple mon boîtier signal d’appel : rien. C’est normal, par un étrange caprice de France j’te cause, quand mes parents m’appellent, ils n’apparaissent pas sur le boîtier depuis 9 mois et je ne sais pas pourquoi car ils sont les seuls. Quand je ne suis pas là, je ne peux pas savoir en rentrant s’ils m’ont appelée…
  • Je rappelle.
  • Je tombe sur Delphine.
  • Elle a oublié son masque à Paris, celui que je lui ai acheté la veille n’est pas le bon (mais je ne le reverrai jamais), est-ce que je peux lui apporter un des miens (VI, j’en ai plusieurs).
  • Mais pas trop tard maman hein ?
  • “SOUPIR”
  • “Je me démêle les cheveux et j’arrive ma chérie”.
  • Reste à préparer un cabas avec mon maquillage, tout ce qui va bien. Je prend une paire de sandales sur les deux paires que j’ai choisies. J’ai un doute sur le confort des sandales et j’ai eu raison, j’avais pris UNE sandale d’une paire et UNE sandale d’une autre paire. J’embarque les 2 paires (bien inspirée, car à l’habillage je tiendrai 10 minutes avec la paire choisie et aurai du change). J’arrive même à ne pas oublier mon parfum, par contre j’oublie mes bijoux. C’est peu féminin, mais la quincaillerie, ce n’est pas du tout mon truc, il faut une occasion spéciale.
  • C’est une occasion spéciale
  • Mais je m’apercevrai de cet oubli trop tard, à 14 H55 alors qu’il faut partir à la mairie.

J’arrive chez mes parents, où règne un charmant désordre qui ne semble pas perturber mon père, seul mâle à la maison avec gendre n° 2 qui aurait tendance à se planquer. Car outre ma mère qui file chez l’esthéticienne, il y a :

  • La mariée dont le chignon est fait
  • Tatie chérie qui a coiffé la mariée
  • Ma soeur qui n’est pas comme les autres
  • Les deux photographes de Pulchérie qui vont dormir là le soir et mitraillent la baraque sous tous ses angles (y compris moi : au secours !)
  • Ma nièce qui parlant l’anglais couramment, a amené les deux photographes
  • Delphine qui se tartine de vert (à pois roses) dès mon arrivée
  • Moi tout de même, maintenant que je suis là…

Devant cet assemblée de femelles en train de se préparer, la lutte pour entrer dans l’une des salles de bain, mon père reste serein. Il a l’habitude des assemblées féminines.

Pulchérie squatte la plus grande salle de bain et évidemment personne ne peut rien dire : elle est la mariée…

Je repasse ma robe (ouf), et Delphine m’intime l’ordre de l’attendre pour me maquiller. On ne sait jamais, dès fois que je me crève un oeil.

Elle me choisit la paire de sandale qui fait le plus mal aux pieds…

Avec ma nièce nous mangeons un morceau (charcuterie prévue pour 10), ayant décidé de nous maquiller au dernier moment. Il fait en effet chaud, et tant qu’à faire, que cela dégouline le plus tard possible. Puis ma nièce va se faire aplatir sa chevelure dont elle pense qu’elle a trop de volume, par tatie chérie, sous mon regard désespéré.

Moi j’ai passé ma vie a essayer de donner du volume à mes cheveux fins et raides. Personne n’est jamais content.

Mon père se marre, et ma mère qui revient d’être allée se faire maquiller chez son esthéticienne favorite, semble ravie de toute cette agitation.

Agitation est un faible mot, on se croise de partout, l’escalier est constamment encombré, la table où la coiffeuse oeuvre, aussi. On ne pourrait jamais penser que la maison fait 200 m2

Il me reste à me maquiller. J’attends Delphine, mais maintenant qu’elle a fait son masque, elle se fait coiffer et je peux attendre.

Du coup, cela me met de mauvaise humeur.

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 5 juillet '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. 13 Commentaires.