Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 2)

zen-copierPulchérie ayant quitté la salle de bain du RC, tatie chérie part prendre une douche, pendant que Delphine fourbanse je ne sais quoi à l’étage au son de « maman je n’ai pas que ça à faire ! » (vérifier mon maquillage).

La glace dédiée à la coiffure n’est pas idéale pour se maquiller, sauf si l’on veut faire travelo : il fait un peu sombre dans ce secteur là.

Les deux photographes finlandaises mitraillent à tout va (maman j’ai de plus en plus peur !) et semblent trouver que l’atmosphère des mariages français c’est vraiment super !Tatie chérie sortie de la salle de bain enveloppée d’une serviette, je prends sa suite pour me maquiller, non sans avoir fusillé Delphine redescendue, du regard. Le stress monte e, même temps que la grande aiguille de la pendule.

Qui part avec qui, et qui va chercher mes neveux à la gare ? Ils appellent, ils ont pris le train d’avant, ils attendent déjà. Avec plus d’une heure d’avance…

Tatie chérie part en vitesse les chercher.

Moi, je m’enferme dans la salle de bain. Zut alors !

Il est rare que je sois de mauvaise humeur, mais généralement, ça se voit. Delphine tambourine donc à la porte de la salle de bain, alors qu’après examen je trouve qu’il me manque quelque chose : mon khol. Je manque me flanquer le crayon dans l’oeil quand elle se met à tambouriner comme si j’étais en train de m’ouvrir les veines dans la salle de bain (limite), et je lui ouvre.

Elle peaufine le teint, me fait rajouter du mascara qui allonge les cils de 20 km, me trouve parfaite, me pshitte du parfum comme si je ne savais pas faire, puis s’esbigne.

Me reste à enfiler ma robe et mes sandales. Maman a cueilli 7 fleurs de géranium et fignole le bouquet de la mariée qui veut du vert autour, et puis finalement non (Mrs Bibelot avait en tête de s’occuper de ce bouquet depuis déjà une semaine, un stress de moins pour moi, mais je l’ai su juste en arrivant, elle aurait pu me dire plus tôt « t’inquiètes ma chérie, je m’en occupe avec joie »…)

Et vlan ! Voilà Albert qui arrive avec sa copine…

Je suis maquillée, mais non habillée, et je m’étonne :

  • « Bonjour, finalement c’est toi qui emmène Pulchérie à la mairie ? »
  • Albert se marre. Il connait tout de même sa fille
  • « Je ne sais pas, elle m’a dit de venir, alors je suis venu, mais si c’est toi qui veux l’emmener… »
  • « Je ne veux rien de spécial, juste savoir… »
  • « Alors là, nous sommes mal barrés… »
  • Il rentre, tout se passe bien, d’ailleurs sa copine est charmante et souriante (sauf qu’elle fait nettement plus vieille que moi nanana…)
  • Pulchérie ne sait toujours pas qui va l’emmener à la mairie. Elle retire le vert de son bouquet.
  • La twingo de maman prévue pour le retour des mariés doit tout à coup être décorée de ballons (Pulchérie : le retour)
  • Merde alors, elle n’avait qu’à y penser plus tôt
  • Papa tu me range immédiatement ce fil ringard qui nous permettrait d’accrocher les ballons. Elle n’avait qu’à y penser plus tôt. Et puis ton fil à pêche, ça va scier la base, c’est la mort assurée des ballons et gnagnagna…
  • La salle de bain est à nouveau close, et moi je voudrais bien m’habiller
  • Je le fais dans les toilettes et j’enfile la paire de sandales choisie par Delphine
  • Je marche comme un canard : 10 minutes. Inutile d’insister, avec ça aux pieds, je monterai les marches à la mairie, mais je resterai coincée en haut où l’on retrouvera mon cadavre le lundi à l’ouverture.
  • Je change de sandales pendant qu’Albert se demande s’il emmènera ou non sa fille jusqu’à la mairie.
  • En même temps, il matte mes jambes. J’hallucine, il les connait par coeur.
  • Maman décide de conduire SA voiture avec laquelle les mariés reviendront de la mairie, je monterai avec papa qui souffre terriblement du dos. Si l’on ne trouve pas une place juste à côté de la mairie, j’irai garer la voiture. En plus il a la clim (le break de mon père).
  • Je suis habillée, ma mère me regarde d’un oeil approbateur, sauf que je n’ai pas de bijoux.
  • Pas besoin de bijoux !
  • Tu es sore ?
  • Tout à fait sore !

Finalement la mariée et sa soeur montent dans la voiture de leur père (qui n’a pas la clim : la voiture), maman s’en va juste après ma nièce qui véhicule les photographes, et ma tante qui véhicule mes neveux, ne nous reste plus à papa et à moi qu’à faire de même, dans une voiture qu’il a mise à refroidir il y a 15 minutes…

Maman téléphonera 3 fois pour bien montrer que pour une fois, elle n’a pas oublié son portable :

  • N’oubliez pas de fermer à clefs
  • J’ai oublié mes clopes
  • Il faut mettre des croquettes au chat…

15 H 05 pour un mariage prévu à 15 H 30, nous partons, enfin au frais, direction Rambouillet…

0 réponse sur “Le mariage de Pulchérie : samedi 26 (part 2)”

    1. C’était vraiment mine de rien : assise en train d’enfiler ces p^tains de sandales, sans faire attention au reste…
      Il était là, tant pis !
      Car s’il y en a bien que l’on n’a pas envie d’aguicher, c’est bien les ex…

  1. Quel récit ! Je crois que ma mum s’y reconnaitrait tout à fait.
    On n’entend pas assez souvent le compte-rendu des mamans qui pourtant connaissent si bien la coulisse. Merci !

    1. Et encore, j’étais en coulisse pour le petit bois mais à petite dose (mon dos…), et après uniquement pour les ateliers…
      Maintenant j’en rigole et je m’y recollerais bien !

  2. Je me régale aussi à te lire ! J’attends impatiemment la suite… Merci de nous faire partager ce grand moment.

  3. Alors le dieu des pieds sensibles confrontés aux chaussures neuves (ou qu’on remet après une longue période sans): le stick compeed, à badigeonner sur les points de pression, avant que l’ampoule ne se forme. Ca m’a sauvée bien des paires de chaussures. Bon, je vais vite lire la suite, j’ai hâte.

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