Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour août, 2010

Les aventurières… (2)

Les ENFIN aventurières du Rio Grande (et toc papy), avaient le matin, plein de choses à nous dire.Cela allait d’un bruit qu’elles avaient entendu mais pas la chienne, du coup elles n’avaient pas peur, et allaient voir avec la lampe de poche, pour découvrir un hérisson, en passant par la nuit des étoiles, où elles étaient ressorties de la cabane en douce pour regarder un aussi beau ciel et faire des voeux.

Et puis LA découverte, un beau matin. Il faisait grand jour, et il y avait un petit trou dans la porte de la cabane, qui ne laissait pas passer que de la lumière.

Grande excitation au petit déjeuner (vers 10 H, les filles sont aussi matinales que moi) :

  • Tu sais maman, sur le “mur”, en face du trou de la porte de la cabane, nous avons vu l’image de la porte du sous sol et de l’arrière de la maison !
  • Mais à l’envers maman !
  • Fallait se mettre juste au bon endroit qui changeait tout le temps, mais on étaient certaines que c’était bien l’arrière de la maison que l’on voyait !
  • Mais à l’envers maman !
  • C’ETAIT QUOI ? UN MIRAGE ?

Et bien mes aventurières, c’était ce qui avait permis d’inventer la photographie… C’était bien l’image inversée de l’arrière de la maison qui se reflétait via le soleil, sur le “mur” d’en face le petit trou… Et c’est parce que le soleil change tout le temps de place que la terre tourne, que le bon endroit changeait tout le temps…

Pour bien expliquer le principe de la découverte, il a fallu ressortir les “tous l’univers” et pour une fois, faire un petit cours en révisant (chut !) en étant certains d’être écoutés.

Mais quelle horreur pour elles que de constater que pour leur grande découverte, quelqu’un était déjà passé avant elles !!!

J’avais ressenti la même déception en découvrant le pouvoir de la vapeur (en me brûlant, on connait mes dons innés), mais que Denis Papin avait fait la même longtemps avant moi et que le brevet avait été déposé depuis longtemps…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 7 août '10 par , dans Faites des gosses !, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

L'anniversaire de mon "filleul" (réédition du 5 août 2009)

nouveau-neUN AN DEJA ! Et il marche, sourit toujours, et est bien plus mignon que le jour de sa naissance où il m’a flanqué la trouille de ma vie…

Seule cette introduction en “gras” n’est pas d’origine…

Je voulais vous en causer du mois d’août. L’occasion est trop belle, je vais le faire mais pas comme c’était prévu.

Dans ma cage d’escalier nous ne sommes que 3 appartements occupés sur 9. Tous les autres sont partis, même le vieux con d’en dessous.

Ne restent que mes nouveaux voisins de pallier avec leur petite Marion qui semble bien turbulente, ceux du dernier étage dont la dame devait accoucher le 19 août, et votre sorcière et son chat noir.17 H, coups de sonnette affolés. Quand on sonne dring dring dring dring, c’est soit pressé/urgent, soit quelqu’un qui pense que vous êtes sourd.

Je n’ouvre jamais sans demander de quoi qu’il s’agit. C’est le voisin, du dessus de chez madame Vampire, qui crie au secours…

J’ouvre. D’ordinaire cet homme charmant est noir, là il est gris clair…

  • Ma femme accouche, ma femme accouche ! Vous vous y connaissez en accouchement ?

Heu, je sais pousser en montrant mon kiki à 7 personnes dont un peintre égaré dans la salle d’accouchement, mais mon savoir s’arrête là.

  • Vous avez appelé les pompiers ?
  • Quels pompiers ?
  • Les pompiers… Le 18
  • Venez vite, venez vite, ma femme accouche.

Je le suis dans les escaliers.  Pendant qu’il appelle frénétiquement le 18 sa femme git sur un magnifique canapé blanc, qui apparemment ne va pas le rester longtemps. Elle souffle comme un phoque et me voit arriver telle le messie.

  • Perte des eaux il y a 1 H… contractions… 2 minutes… peux pas bouger…Faites quelque chose ! (ou est la tronçonneuse pour la césarienne ?)

Les pompiers ne peuvent pas être là avant 20/25 minutes minimum, mais ont rassuré le papa : pour un premier il faut le temps. Et puis si une voisine est là, elle va pouvoir aider, c’est bien connu, toutes les femmes s’y connaissent en accouchements.

  • “Essayez un médecin” que je dis, mal aimable, en le voyant toujours gris clair, tourner en rond, qu’on dirait Diabolos qui se prépare à se coucher

Il essaye, aucun n’est joignable, tous les répondeurs renvoient vers le même médecin qui ne peut pas être là avant 2 bonnes heures. Faudrait emmener la mère aux urgences dit-il au père de plus en plus clair. Pour qu’elle accouche dans ma voiture sans doute, son mari n’a qu’une camionnette de société…

Et là, elle précise qu’elle ne bougera pas, parce qu’elle sent que la tête est déjà fortement engagée. Elle est assise donc sur le canapé (blanc), vêtue d’un grand Tshirt, les jambes posées sur la table basse, écartées, donc je vois très bien qu’elle a gardé sa culotte et je sens qu’il va falloir la lui retirer… Elle est dans une bonne position théoriquement mais…

Je transpire. Déjà qu’il fait une chaleur pas possible.

Le père me demande s’il doit mettre de l’eau à chauffer (faut vraiment arrêter avec le coup de l’eau chaude), je lui demande d’aller chercher des serviettes de toilette propres, beaucoup, une cuvette, des ciseaux, du désinfectant, d’ôter la culotte de sa femme en la cisaillant avec une paire de ciseaux puisqu’elle ne peut pas bouger, et je vais me laver les mains dans la cuisine, en les passant au  moment du rinçage à l’eau de javel, verte de trouille : ça en fait des couleurs !!!

Pourvu qu’elle se trompe et que l’enfant attende au moins les pompiers. Mais comment on fait ? J’essaye de me souvenir du chapitre destiné à Albert “comment faire face à un accouchement inopiné” (j’en ai toujours ricané après coup) dans mon premier livre sur la grossesse, mais mes méninges se mélangent les pinceaux. En plus j’ai mal au ventre moi aussi, par solidarité sans doute.

Elle ne semble pas souffrir plus que ça cette emmerdeuse, je la vois reprendre son souffle après une sacrée contraction, et je soulève sa chemise de nuit, pour risquer un oeil. Pas l’habitude de fréquenter les femmes en leur zieutant le kiki. Je peux vous assurer que vous pouvez vous en passer, vous ne perdez rien.

Putain de bordel de merde, je vois confusément quelque chose. Elle n’a pas tort, cela doit être le haut du crâne de l’enfant ou alors elle a le kiki mal foutu. Elle pousse en plus et ça se précise. C’est bien la tête, elle va sortir, elle va sortir, je passe du désinfectant qui ne me semble pas poser de problèmes d’allergies éventuelles,  avec du coton, comme je peux, dans le secteur incriminé, en me demandant quel crime j’ai commis dans une vie antérieure, pour mériter cela.

Un grand boum derrière moi, c’est le mari qui n’est même plus gris qui vient de tomber dans les pommes… Heureusement j’ai toutes les serviettes de toilette de la maison à ma portée, je les dispose un peu partout, et je me demande comment procéder, quand tout à coup après un grand coup de “poussez madame” que même pas j’aurais osé dire, la tête sort complètement, et du sang aussi, du sang partout, maman j’ai peur.

Au même moment l’interphone sonne, enfin les pompiers, et l’autre par terre qui est incapable d’aller ouvrir la porte d’entrée et de préciser qui il est (à mon avis il ne le sait plus, j’aurais dû me méfier quand il m’a dit “quels pompiers”).

Le choix est cornélien. La tête est sortie, théoriquement je devrais tirer dessus (pourquoi est-ce lui et non pas moi qui est dans les pommes ?). Et si je lui arrachais la tête (au BB)  ? je serais inculpée d’infanticide volontaire.

Je sais tout de même, qu’à la prochaine contraction, si elle continue à pousser avec cette ardeur, l’enfant va sortir totalement même si on ne tire pas la tête.

Et tomber par terre si je suis en train d’ouvrir aux pompiers.

Je choisis l’option “je tiens la tête, mais je ne tire pas”, et la mère me précise “allez leur ouvrir, je vais tenter de me retenir”… T’en foutrais moi, quand on accouche en quasi moins d’une heure, tu parles qu’elle va se retenir…

5 secondes pour ouvrir aux pompiers en glapissant “dernier étage à gauche en sortant de l’ascenseur”, et voici le chiard qui sort et que je récupère. C’est gluant, c’est plein de sang, c’est merveilleux.

Je pose l’enfant sur le ventre de sa mère. Couper le cordon, plutôt mourir, d’ailleurs on ne sait jamais, s’il avait des problèmes respiratoires… Mais non, il ne crie pas mais sa petite cage thoracique bouge un peu. Il commence sa respiration doucement.

Les pompiers débarquent donc. Deux pour s’occuper du père (toujours dans les pommes), le médecin qui coupe le cordon, enveloppe l’enfant (un garçon) dans un linge stérile, avant de procéder à la délivrance (j’avais bien fait de prévoir une cuvette).

Moi j’ai la bloblotte, je pleure. D’émotion (une naissance même de petit chat, me fait pleurer), et de peur rétrospective : et si… et si… et si…

Il y a donc une pompière qui s’occupe aussi de moi, le médecin qui me félicite après s’être occupé de la mère que l’on va embarquer avec son môme à la maternité la plus proche et qui m’a embrassée de reconnaissance et demandé si je voulais bien être la marraine. Le père reprend conscience, apparemment il ne s’est pas blessé, mais il va faire un petit passage aux urgences (je peux certifier qu’il ne s’est cogné la tête sur rien).

Il a suffisamment reprit ses esprits pour me proposer un coup à boire.

Je déteste le cognac, 17 H 25 c’est un peu tôt pour l’apéro, mais j’ai bu mon verre de cognac sous l’oeil hilare du médecin (qui m’avait demandé si je devais ou non conduire) et je suis redescendue chez moi escortée, pour réaliser qu’heureusement j’étais en train de bloguer avec un très très long Tshirt, parce que moi, j’étais totalement sans culotte…

Moralité : copulation en novembre à proscrire car = accouchement en août, au moment où la France semble être rescapée d’une attaque nucléaire ou d’un sale virus. Je ne critique pas les pompiers qui étaient déjà sur un accouchement de jumeaux prématurés, mais ne pouvoir trouver personne pour aider, franchement, faut pas charrier…

Et autre moralité : le canapé en tissu blanc c’est à proscrire si vous souhaitez vous reproduire…

Encore autre moralité : comme me l’a dit le père avant de perdre son si peu : ne pas trop se fier aux dates soi-disant exactes à la minute près… Car la dernière fois que j’avais croisé la mère, elle ressemblait réellement à une montgolfière en pleine ascension et que j’avais du mal à croire qu’elle tiendrait encore 15 jours…

MAIS : la vie n‘est qu’un long calvaire

Posté le 5 août '10 par , dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 32 Commentaires.

Le guet-apens, le traquenard, le piège (2) (part two)

57520741Delphine tire légèrement la tronche dans la voiture, alors que nous allons à Conforama.

Je pourrais peut-être les emmener à Ikéa tout de même, s’ils ne trouvent pas (ils ne trouveront pas, les dés sont pipés).

Je peux bien faire cela pour eux (1 euro pour chaque fois où j’ai entendu “tu peux bien…”, valable aussi pour les Jules d’ailleurs…)

Evidemment, ils ne trouvent rien à Conforama, le fauteuil qu’il y a le même en moins cher à Ikéa n’existe pas dans cette enseigne, et ils le savaient très bien.

Devant la trombine de ma cadette, je cède, furieuse. En route pour Plaisir…

Il me faut préciser que jamais je n’ai pu aller chez le suédois en conduisant, sans me perdre à l’aller, ou au retour. Un jour j’ai erré dans je ne sais plus quelle commune en maudissant les ponts et chaussées et leur fléchage de merde, pendant 1 heure, chargée de 3 bibliothèque qui faisaient un bruit suspect à l’arrière…

Là nous avons fait la totale, l’iphone de Delphine ayant rendu l’âme de ses batteries en cours de route, adieu GPS. Nous nous sommes donc paumés à l’aller, et nous avons erré à la recherche d’un panneau fléchant “Ikéa”.

Plaisir c’est grand. Puis nous avons vu le panneau, après une errance diabolique et mal fléchée, mais nous nous sommes trompés de route pour rejoindre l’enseigne, bien en grand, et nous narguant, alors que nous étions sur une sombre déviation. Ce sont les grandes vacances, il y a des travaux partout.

Enfin, nous sommes arrivés à bon port, et les deux jeunes ont bien compris que j’étais plutôt mal lunée et qu’ils avaient intérêt à trouver la merveille en magasin en 50 exemplaires (Delphine avait vérifié avant la panne de batteries).

Finalement nous avons trouvé le fauteuil, leur carte bancaire faisait l’objet d’une erreur, et j’ai réglé avec la mienne, et nous voici repartis vers la voiture et l’aventure.

Car évidemment au rondpoint fatidique, c’est toujours aussi mal fléché, et nous avons pris la mauvaise direction. Les dernières fois, c’était le jeune marié qui conduisait et quand je ne conduis pas j’ai peur je ne regarde pas les panneaux…

Evidemment la direction de merde nous a menés immédiatement sur une voie rapide d’où il était hors de question de sortir. Les fléchages suivants, toujours aussi merdiques, me proposaient tous de mauvais choix. Tout à coup, un bon => Trappes.

Je suis la route, mais Trappes passe à la trappe à un moment donné. En fait la sortie qui y mène n’est pas fléchée, il faut avant s’engager sur la bretelle pour voir le panneau indicateur… en haut de la bretelle. Donc on le voit trop tard…

Je suis totalement incapable de décrire notre périple. L’oeil sur mon compteur m’a permis de constater que nous avions fait 35 km au lieu de 12, quand enfin, j’ai pu rejoindre la RN10 salvatrice.

De bonne humeur, vous l’imaginez bien…. Je rêvais d’un thé au lait avec un croissant au beurre, mais arrivés enfin dans le village de mes parents, nous avons constaté non sans irritation qu’en fait le boulanger ne fermait pas le dimanche à venir, mais avait fermé le dimanche précédent.

Et un “fermeture annuelle”, n’a jamais rempli un estomac criant famine et calmé une colère juste en train de s’éteindre.

Je ne sais pas QUAND l’une des chairs de ma chair osera prononcer le mot Ikéa ou Emmaus devant moi…

Car là, je risque pour une fois, d’être très ferme. Je suis comme ça, il me faut le temps, mais quand trop c’est trop, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, ou l’étincelle qui fait déborder le vase, et là, je peux être très butée et obstinée.

M’en fous, j’irai pas… j’irai plus, sauf bien sûr si on me kidnappe sournoisement et que l’on m’orne d’un baillon, dans le coffre fermé ce sera mieux.

Parce que, qu’est-ce que j’ai pu éructer et dire des gros mots pendant ce long calvaire…

Posté le 4 août '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Le guet-apens, le traquenard, le piège (2) (part one)

57520741Delphine et gendre n° 2, sont venus passer 4 jours chez mes parents, pour se mettre un peu au vert.

Ca tombait super bien, mes parents n’osaient pas leur demander de venir garder la maison et les 3 chats (ils ont récupéré ceux des jeunes mariés pour 3 semaines) pendant 2 jours où ils devaient s’absenter.

Ils sont donc arrivés (les jeunes) le mardi, la piscine a été gonflée et remplie, mais manque de bol le temps s’est détraqué le mercredi, nous empêchant de profiter de l’eau. Et puis nous préparions une petite soirée pour le départ des jeunes mariés pour Tahiti, et l’anniversaire du marié.

Au cours du repas du soir, Delphine m’a demandé avec un air innocent dont je me méfie toujours trop tard, si je pouvais les conduire le lendemain ou le vendredi, chez Emmaus. Ca me manquait tiens ! Mais bon, ils ont besoin d’un fauteuil, et comme je vais leur emporter mon chat pour 3 semaines en septembre, ça tombe hyper bien maman, tu nous apporteras le fauteuil par la même occasion (avec le chat chantant ramona à l’arrière, dans sa boîte…).

Je pense que mes filles pourraient faire fortune avec le mode d’emploi qu’elles n’ont pas manqué de rédiger un jour : “comment truander Mouth (c’est moi) en 15 leçons et lui faire avaler n’importe quelle couleuvre”. Mode d’emploi contenant bien sûr les éléments suivants :

  • Comment amener la conversation sur le sujet qui peut fâcher
  • Utiliser le conditionnel c’est primordial
  • Comment avoir l’air triste de me déranger éventuellement
  • Comment me laisser entendre que si je dist “non”, je suis une mère indigne
  • Et gnagnagna !

C’est subtil, c’est très bien joué, j’admire toujours… Après coup…

Donc, comme ni l’un ni l’autre n’ont le permis, je ne pouvais pas y couper : j’allais bien entendu les emmener chez Emmaus, le temps ne me permettant pas de dire qu’il fallait me laisser mourir tranquille dans la piscine…

Saloperie de météo…

Donc, arrivée chez Emmaus, où l’on m’a demandé des nouvelles du mariage. Delphine et gendre n° 2 ont fait le tour de la boutique en 7 minutes pour constater que rien ne leur plaisait.

Eventuellement au retour, pourrais-je les arrêter à Conforama, c’est sur le chemin ?

Parce qu’il y a un fauteuil qui leur plait bien sur le site de Confo.

D’ailleurs, il y a le même en moins cher à Ikéa, mais bon, ils savent bien que Ikéa et moi, ce n’est pas du tout la grande histoire d’amour. Sinon ils pourraient éventuellement aller chez le suédois parisien, mais le fauteuil à trimballer dans le métro, bonjour l’angoisse.

Et puis ben non, ils n’ont pas de copains à voiture pouvant leur rendre un petit service…

Qu’à cela ne tienne, nous allons aller chez Conforama…

Posté le 2 août '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.