Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour avril, 2011

Une fois de plus dans la panade…

Panne d’ordi stop
Squatte chez ma frangine stop
Mais pas tout le temps stop…
Attend avec impatience retour homme de l’art stop
Désespérée stop
Reviens bientôt stop
Si pas ouvert les veines avant stop
Bises à tous

Posté le 25 avril '11 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Une femme inventive… (réédition)…

masque-2-copierMa copine Karine, perdue de recherche depuis notre bac commun, et retrouvée il y a quelques temps, a toujours eu une imagination débordante, exclusivement consacrée à la beauté.

  • A 15 ans elle était la première à tester le concombre en masque pour en grande partie terroriser son père.
  • Après le concombre elle s’est rabattue sur la carotte râpée également en masque, pour avoir bonne mine, et ça donne bonne mine. Trop et trop longtemps.
  • A 18 ans, elle tentait le henné qui gaine les cheveux et les rend plus beaux, en oubliant de préciser “neutre” au pharmacien. Elle a passé son bac en carotte fluo et les examinateurs de l’oral de rattrapage pressés de la voir partir lui ont accordé les meilleures notes possibles. Elle a pu attester que le henné ça tient.
  • A 20 ans elle avait l’idée de se décolorer les poils pubiens pour les assortir à sa chevelure redevenue enfin blonde, et s’est déclenchée un exéma géant dont elle a refusé de révéler la cause à son médecin qui l’a crue pour toujours allergique aux slips en coton estampillé véritable.
  • A 30 ans elle se brûlait un genou au troisième degré en testant l’épilation au caramel.
  • A 40 ans elle transformait le viackal en détartrant dentaire, et le comprimé de vitamine C fondu comme anti rides et a disparu de la circulation pendant 8 jours, les gencives saignant et le teint carotte, comme avec de la carotte légume mais en pire, ce qui l’a rajeunie considérablement mais juste dans sa tête.

A 50 ans, et seule enfin (oui, pour elle, c’est “enfin !!!”) elle a décidé de vérifier deux poncifs qui pourrissent la vie des femmes. Ce qu’elle voudrait, c’est un jour faire une grande découverte qui la rendrait célèbre en nous changeant la vie.

On l’admire.

Premier cas, on nous serine depuis l’adolescence, que le cheveux gras, enfin regraissant vite désormais (c’est moins péjoratif), est dû à 99 % à des lavages trop fréquents, les hormones n’y étant pour rien dans cette histoire. Après avoir passé 30 ans à se laver les cheveux tous les jours, Karine a décidé de pulvériser la graisse de manière simple et pratique. Comme elle ne travaille pas, son mari lui ayant laissé de quoi, comme elle ne sort que très peu, et bien elle a décidé de trucider la séborrhée réactionnelle en supprimant toute cause de réaction, à savoir le shampoing trop fréquent.

Elle a donc commencé à se limiter à une fois par semaine et à se désespérer dès le surlendemain du shampoing dominical, devant l’aspect huileux de sa chevelure qu’elle tressait et coinçait avec une barette. Elle s’est souvenue de ses grands mères ne se lavant la tête qu’une fois par mois. Elle s’est obstinée pendant 6 mois pour en conclure que cette histoire de réaction était de la daube foutaise. Elle a mis à brûler un cierge à sainte Rita patronne des causes désespérées, en la priant de flanquer un psoriasis à son dermato, après qu’il lui eut déclaré sans rire que sa chute de cheveux était due à un excès de sébum, ce dont ses grands mères n’avaient jamais souffert.

Car le même lui avait causé 5 ans auparavant des dégâts causés par les shampoings trop fréquents…

Dans le même temps, toujours considérant les dires, elle décidait de terrasser les poils définitivement, cette innocente.

CAR, là encore, on nous déclare que raser un poil c’est le faire repousser plus vigoureux qu’avant. L’épiler aussi d’ailleurs. Sans rire, si nous n’y avions jamais touché nous aurions encore le duvet de notre enfance disent certains dermatos, nonobstant les hormones et Sainte Rita.

Donc, Karine a considéré les données du poil excité par l’arrachage ou le rasage, et la durée de vie du dit poil qui serait de 3 à 4 mois suivant les zones, mais on s’épile rarement les cils.

En toute logique en laissant le poil s’épanouir et vivre sa vie et sa belle mort, le défunt devrait laisser place à son remplaçant non excité par de dangereuses manoeuvres. Un petit duvet tout fin quoi…

C’était l’hiver, elle était seule et a donc laissé ses poils s’épanouir, n’ayant jamais pensé que sur les mollets et l’arrière des cuisses (jamais touché avant 30 ans, ce qui peut sembler louche…) cela pouvait devenir aussi long. Elle m’a montré en février, après novembre, décembre et janvier passés en pantalon, le résultat de son étude et le doute n’est plus permis : si l’homme descend du singe, la femme aussi (et de l’arbre aussi au passage…).

Les poils ont dû tomber le tapis est foutu mais la petite Amélie n’a plus de poils au cul, mais sans qu’elle ne s’en aperçoive. Ils ont été remplacés par des non excités mais bien développés tout de même : les poils se refilent la combine de pousse maximum, j’ai toujours pensé que c’était de sales vicieux créés pour nous pourrir la vie. Le seul avantage qu’elle a trouvé à l’expérience est que la séance épilation lui avait fait perdre en moins d’une heure au moins 300 grammes.

Pour l’instant Karine se porte bien, mais on ne sait jamais à l’avance ce qu’elle sera tentée de tester…

La vie n’est qu’un long calvaire… (poilu et regraissant vite)

Posté le 20 avril '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 18 Commentaires.

Les filles, bougez vous le cul… (réédition)

Bon, alors, je sais que la visite annuelle chez le gynéco, n’a rien de réjouissant loin de là… Vous n’en voyez finalement pas l’utilité malgré les campagnes de prévention toutes plus loupées les unes que les autres. Et vous essayez de passer à une fois tous les 2 ans, voire une fois tous les 3 ans. Ceci aidées par la SS (LA SECU !) en déficit, qui trouve sans doute que payer pour soigner c’est moins cher que pour la prévention, la vraie. Parce qu’un frottis tous les 2 ou 3 ans, comme prôné par elle, c’est insuffisant.

Ayant constaté que les jeunes femmes deviennent de plus en plus réticentes et imprudentes, je vais donc vous raconter pourquoi c’est utile, désagréable mais obligatoire. Vous allez comprendre pourquoi il vaut mieux perdre 1/2 H par an (allez, 1 H avec l’attente !) pour s’éviter des années de désagrément. Ce qui suit est 100 % authentique et non exagéré.

  • 1988 (j’avais 30 ans) lors de ma visite ANNUELLE chez la gynéco, j’avais une mycose donc, aucun frottis n’a été effectué. Elle m’a précisé de revenir dans 3 mois, mais vous pensez bien que je ne l’ai pas écoutée, j’avais effectué ma corvée, juste 6 mois après mon dernier frottis, j’avais le temps…
  • 1989, Albert me quitte en me laissant encore une mycose. J’avais autre chose à faire que d’aller me faire trifouiller le kiki par une femme pourtant charmante et psychologue.
  • 1990 : le frottis est fait et chez moi c’est la totale, le col est mal orienté, ça prend un temps fou. Allez savoir pourquoi j’oublie le frottis dans mon sac. J’ai 32 ans, cet examen c’est de la daube et je le jette.
  • 1991 : je me pousse chez une nouvelle gynéco qui procède au prélèvement obligatoire. J’ai beau avoir accouché 2 fois, c’est toujours une épreuve, avec un utérus rétroversé, un col qui se balade, et la haine de la position sur la table. La nouvelle est sympa, elle essaye de me détendre en faisant de l’humour, sauf que je ne suis pas en position pour avoir envie de sourire. Je poste le frottis.
  • 1991 : le téléphone sonne. Un dimanche. C’est la gynéco. Elle a reçu les résultats de mon frottis. Ca ne va pas du tout. Elle m’attend demain lundi de toute urgence. Je balise.
  • 1991 : entre le dimanche 11 H 30 et le RV du lundi 18 H 30, on a le temps de baliser et le sommeil devient une option. Un rat s’est installé dans mon estomac et m’empêche de manger et de vivre normalement.
  • 1991, mars : le lundi 18 H 30. Mon frottis n’est même plus au stade III. J’ai un cancer du col. “In situ” certes, mais un cancer. (Fin 1987, tout était parfait, nomination “I” (classement changé depuis)). Bel et bien un cancer qui s’est installé en largement moins de 4 ans. Elle ne pèse pas ses mots, elle sait que si elle minimise trop je peux zapper ce qu’il faut faire (elle me l’avouera après : beaucoup de femmes zappent si l’on minimise et se font traiter trop tard). Elle m’a pris RV chez un spécialiste, à Paris. Elle m’explique gentiment qu’il est encore largement temps, que tout se passera bien, et ce que l’on va me faire. J’en frémis d’horreur et j’ai toujours un rat qui me bouffe l’estomac.
  • 1991 : je pleure. J’espère encore avoir un troisième enfant. Pulchérie a 10 ans, Delphine 7. Que vont devenir mes petites puces si je dois mourir de cette saloperie ? Leur vision d’elles pleurant à mon enterrement m’empêche de dormir.
  • 1991 : je pleure toujours. Je viens de passer la porte d’un service de “cancérologie féminine”. C’est écrit en gros. Le professeur me demande si j’ai eu un choc affectif important au cours des 3 années précédentes. J’apprendrais bien plus tard que cela a un impact. De toutes manières je ne peux lui dire que “oui” (merci Albert !). Il reste dubitatif, parce que je suis négative aux papillomachintruc-chose et autres, contre lesquels il y a un vaccin désormais (je ne dis pas que c’est du pipeau), et retient l’option “choc affectif”.
  • 1991 : le professeur est ce qu’il est, et surtout pas aimable. Il m’aboie de retirer ma culotte pour la biopsie, parce que je l’avais gardée pour monter sur la table, précise à l’infirmière : “passez-moi une pince à biopsie, et pas comme tout à l’heure, une qui coupe”. Avant de faire la biopsie, sans me demander mon avis, il fait défiler 7 internes pour leur montrer l’état de mon col (il ne voit rien), qu’un col ça peut avoir une drôle de tête (le mien regarde vers la droite), et comment que l’on colore un col pour voir la lésion (qui est là, regardez bien…).
  • 1991 : je ne suis pas en état de protester devant le défilé des internes qui vérifient qu’en colorant un col, on peut voir une petite tache suspecte. Si je proteste j’ai peur que le professeur X ne me loupe avec la pince à biopsie qui théoriquement coupe. Je dois être honnête, je n’ai rien senti de désagréable, à part mes jambes qui tremblaient vu la position que je devais tenir, juste un vague chatouillement qui lui a permis de m’assurer que je n’étais pas douillette, contrairement à ce que j’avais dit. Mais bon, grâce au défilé des internes, l’examen et le prélèvement ont pris 1 H 30… Et je sais qu’il aurait dû me demander ma permission…
  • 1991 : un lundi : professeur X au téléphone. C’est bien un cancer “in situ”. Il m’opère la semaine prochaine. Finalement non, il a de la place jeudi.
  • 1991 : je pleure. S’il ne laisse pas de temps passer, c’est que c’est grave. Tout le monde me ment. Je regarde mes filles innocentes en me disant que je vais les rendre orphelines. Je regarde mes parents chez lesquels je vis, qui affichent pour moi un optimisme forcément faux. Ils savent… Ils doivent s’inquiéter dans mon dos. Toujours un sommeil fragmenté, des cauchemars, la trouille.
  • 1991 : je suis à l’hôpital et je suis opérée demain. On va me retirer le bout de col qui est envahi par du “in situ”. Je pleure. Et si j’allais rester sur la table ? Et si je ne guérissais pas ? Et si je n’allais plus pouvoir faire une petite soeur aux filles ? (cela a été le cas)… Une infirmière sympa essaye de me remonter en vain le moral, et de guerre lasse me refile un comprimé pour dormir, mon cul.
  • 1991 : je me réveille. J’ai mal. On ne m’a rien dit sur le déroulement de l’opération. J’ai un ballon dans l’utérus pour éviter qu’il ne se rétracte sur le curetage qui a été fait (quel curetage ? Pourquoi ?) et un genre de sonde “pompe à vélo” qui me sort de… Je le découvre avec terreur en allant faire mon premier petit pipi. Bonjour l’hygiène d’ailleurs, mais le professeur désagréable à qui je le précise avec aigreur, me déclare qu’il est au courant et qu’il se bat en vain (et il se bat contre lui-même qui n’informe pas ses patientes ?)
  • 1991 : visite post opératoire après biopsie du morceau retiré, 2 semaines après l’opération. 2 semaines de joie et de sérénité bien sûr… Le professeur X me précise qu’il m’a retiré 2 cm à l’intérieur du col, gros comme un haricot vert. Comme il ne précise pas s’il s’agit d’un mange tout ou d’un extra fin, j’ai l’impression d’être mutilée. Les examens sont formels : il est repassé en zone saine, la biopsie de l’endomètre s’est révélée normale (d’où le curetage). Pour lui TVB, il me rend à ma gynéco, d’autant plus que je l’ai consulté non en privé (à prix prohibitif) mais en prix public. Je peux reprendre une vie de nonne normale, tout est rentré dans l’ordre, sauf que…
  • 1991 : j’ai droit à un frottis tous les 3 mois. J’y vais ponctuellement, en regrettant amèrement les années où j’ai zappé ce fichu frottis, le moment où l’on aurait pu voir que les choses commençaient à se gâter. Le moment où l’on aurait pu faire moins lourd que ce que j’ai subi, le pire étant l’attente des résultats. J’ai toujours cette peur au ventre de l’attente des résultats, aujourd’hui plus rapides. Et puis je vis désormais le soulagement de voir l’enveloppe du laboratoire : quand ça merde, on ne nous envoie pas les résultats, c’est le médecin qui téléphone. Et ça rassure de l’avoir en ligne un dimanche…
  • 1993 : je passe à un frottis tous les 6 mois, puis en 1995, à un frottis tous les 9 mois. Nouvelle gynéco à nouveau qui me précise que c’était limite quand on m’a opérée…
  • 2001 : 10 ans se sont passés depuis l’opération, je peux passer à un frottis tous les ans. Tout continue à aller bien. Des frottis de rêve… (les résultats…)
  • 2006 : les résultats sont toujours excellents. Le docteur Acromion m’assure avec certitude que là, je peux passer sans risques à 1 frottis tous les 2 ans. Parce que je n’ai plus 33 ans. Parce que mes hormones se calment. Parce que le cancer du col, contrairement à ce que l’on pense, frappe les jeunes femmes de préférence.

Maintenant, tous les deux ans, tout va toujours bien, mais je ne zappe plus du tout cet examen, même si je l’appréhende avec toujours un petit pincement au coeur dans l’attente des résultats.

Alors les filles, bougez vous le cul pour aller le poser sur la froide table du gynéco, respirez bien fort, pensez qu’il ne s’agit que de quelques minutes désagréables par an dans votre vie, à passer…

A zapper le minimum de désagrément, on ne sait jamais ce que l’on se réserve.

Alors, les filles, et les miennes comprises hein ? n’oubliez pas le frottis !

Il peut vous sauvez la vie, votre descendance future, votre sérénité, et votre joie de vivre…

Posté le 18 avril '11 par , dans Histoire de sorcière. 37 Commentaires.

Scène de ménage :-)

scene-de-menage1Parfois mes parents réussissent très bien dans cette série qu’ils ne connaissent pas…

Fort heureusement cela ne dégénère jamais, mais je préfère toujours prendre la fuite, on n’est jamais trop prudent…

Jean Poirotte doit aller chez le marchand du coin récupérer de l’outillage qu’il a commandé (parce que chez le petit marchand du coin c’est moins cher qu’à Casto…).

  • Bon, je vais y aller, je préfère que tu me prépares le chèque à l’avance
  • Et pourquoi ? Tu ne peux pas prendre le chéquier ? (Mrs Bibelot)
  • Je n’aime pas me trimballer avec le chéquier, vous les femmes, au moins, vous avez un sac à main, moi le chéquier ça m’encombre…
  • Bon et bien, voici un stylo, tu n’as qu’à faire le chèque toi-même, tu es assez grand !
  • Oui bien sûr que je suis assez grand.
  • … (il va chercher le sac à main de sa femme)
  • … (il en extirpe le chéquier)
  • … (rédaction du chèque)
  • … (habillage du père)
  • … (départ du père)

Mrs Bibelot regarde partout pour remettre le chéquier dans son sac à main puisque c’est elle qui a la garde de la chose.

  • Ben il est où le chéquier ?
  • Papa est parti avec (moi).

Oui. Il a bien rempli le chèque parce qu’un chéquier est encombrant, mais il est parti avec le chéquier à la main, sous mon regard ironique…

Le retour…

  • C’était bien la peine de remplir le chèque pour partir avec le chéquier…
  • Oui mais cela m’a évité de prendre mes lunettes. Tu comprends, vous les femmes, vous avez un sac à main, moi mes lunettes ça m’encombre…
  • Oui et si tu as à remplir un constat amiable tu fais comment ?
  • Bon ben moi j’y vais, à demain !

On sait quoi lui offrir pour la fête des pères…

Posté le 15 avril '11 par , dans Ah ces parents !. 8 Commentaires.

B comme Belle au bois dormant (les vacances c'est réédition)

La_belle_au_bois_dormant_bel8Avant de vous faire les contes les plus atroces et les plus barbares, je me devais de faire un petit tour  dans ce bois sympa où l’on a le droit de roupiller tout à son aise.

Déjà le concept m’a toujours plu : être obligée de dormir ! 100 ans en plus !  J’ai toujours aimé dormir et vivre une autre vie au travers des rêves, ce qui n’est pas top en ce moment.

Donc au départ, c’est un conte de Perrault, strictement réservé aux adultes  Dans cet horrible cas de figure, l’histoire ne se termine pas avec le mariage du prince et de l’endormie : la mère du prince est une ogresse… (faut que je chourre à Mrs Bibelot son intégrale des contes de Perrault de collection, ne serait-ce que quelques jours, la tâche est rude) qui veut bouffer sa bru (normal) et ses petits enfants (ça c’est moins normal)

Disney a bien entendu revisité le mythe et tout changé. C’est un de mes préférés dans les contes anciens mis en dessin animé. Je craque devant les trois bonnes fées, et la très belle maléfique avec son corbeau à l’oeil torve.

Tout d’abord, l’histoire débute classique. Un couple qui ne peut pas avoir d’enfants (c’est incroyable ce qu’il pouvait y avoir de couples stériles jadis, sans pollution pour tuer l’ovule ou perturber le spermogramme), et qui se retrouve du jour au lendemain (une distraction), avec une petite fille. Généralement c’est une fille qui vient à point à qui sait attendre, jamais un garçon, c’est étrange (voir Blanche Neige !) (ce n’est jamais une de mes filles non plus, c’est bien dommage, comment qu’elles vous auraient revisité le conte de fées avec leurs bricolages, draguages, voyages, fugues, et autres…).

Grande fête dans le royaume pour célébrer le BB. Vient le roi voisin avec son fils à qui les parents sympas destinent leur enfant (sans se demander s’il sera charmant ou non). Les trois bonnes fées sont là bien entendu, pour faire chacune un voeu. Alors : une jolie voix c’est l’évidence même. Si Disney ne peut pas nous placer deux ou trois chansons de l’héroïne il ne peut pas faire un dessin animé, tout le monde sèche en mordillant son crayon (oui c’était le vieux temps avant les images de synhèse) (et moi perso, trop de chansons ça me gave, mais ça me regarde). Pour la petite sirène il a fallu qu’il nous colle la jolie voix quand même quand elle est muette (je sais il était mort depuis longtemps, mais je parle des studios).

La beauté en don également, bien sûr : z’avez-vous déjà vu une princesse moche ? Non ? Il paraît pourtant que l’histoire a eu son quota de mochetées en grande majorité, avec le prince non charmant dépité… La troisième n’a pas le temps de l’ouvrir que se pointe Maléfique, la méchante, que l’on a oublié d’inviter (et pour cause). Elle lance une malédiction sur la pauvre enfant “qui avant l’âge de ses 16 ans, se piquera le doigt à la pointe d’une quenouille ce qui la tuera”… Déjà il faut savoir ce qu’est une quenouille, un fuseau et tout le bataclan… Difficile à expliquer à des enfants qui n’ont jamais vu leur mère seulement tricoter…

Ne reste à la 3ème fée qu’à essayer de contrecarrer ce sort atroce qu’elle ne peut pas tout bêtement annuler, sinon l’histoire s’arrête là. La demoiselle tombera dans un sommeil qui certes sera fort long (des clous !) (on ne parle plus de 100 ans déjà, comme dans le conte d’origine), mais un baiser d’amour la sortira de ce si long sommeil (laissez moi dormir).

Les 3 bonnes fées décident de s’occuper de l’enfant (n’importe quoi ! Perrault doit se retourner dans sa tombe !), et l’emmènent dans la forêt pour l’élever normalement, sans magie, loin de toutes les quenouilles que le roi a fait brûler.

Là se pointe au bout de 16 ans, la première héroïne de Disney qui ressemble à une jeune fille. Blanche neige et Cendrillon c’est peanuts. La belle Aurore a de la poitrine et une taille fine. C’est une vraie jeune fille qui ignore tout de sa destinée mais qui ressemble à une femme. Elle chante dans la forêt (encore une chanteuse !) avec les animaux (encore la faune de la forêt !) et bien naturellement attire par son chant de sirène, le prince Philippe qui avait grimacé devant son berceau 15 ans et 10 mois auparavant (on reconnaît bien là l’homme et son intuition de pinces à asperges…)

Bref : ils vont tomber amoureux en deux temps trois mouvements, comme dans les films (d’ailleurs c’est un film). Ils prennent un rendez-vous crapuleux d’amour pour le soir, dans une cabane dans le vallon (il saura lequel). Mais Maléfique recherche la gamine depuis sa naissance. Elle va avoir 16 ans ce soir, elle n’a plus que quelques heures, et il n’est pas question qu’elle loupe son sort. Encore une obsessionnelle. Ca pullule dans les contes (avec les marâtres et les chanteuses)…

Fort heureusement les fées se disputent à grand coups de baguettes sur le “rose”, ou “bleu” de la robe de rêve (Perrault est définitivement à plat ventre dans sa tombe), ce qui alerte le corbeau de la sorcière parti à la recherche de la belle… Bien évidemment la Maléfique arrive à ses fins. Elle ressort un vieux fuseau de derrière les fagots, truque la cheminée du château parental, hypnotise la belle pour qu’elle se pique le doigts et s’endorme, et kidnappe le prince au baiser d’amour au passage pour le garder pour plus tard (dans 90 ans environ).

Là, Disney a fait très fort. Les petites fées vont découvrir que c’est le prince Philippe qui est amoureux de la belle et Visse Versailles, elles vont l’accompagner pour l’aider à sortir Aurore de son sommeil qui au départ devait être fort long. Si l’on compte bien, entre la délivrance du prince capturé pour ne pas chercher sa belle, les ronces qui poussent autour du château comme des orties et le passage dragon qui sera fatal à Maléfique, elle aura dormi maximum 3 heures, c’est trop horrirrifiant ! (une nuit de 3 heures, j’appelle cela de l’insomnie).

Mais bon bien entendu, elle supporte bien l’insomnie comme toute princesse qui se respecte, se réveille fraiche et rose et sans poil aux pattes pour aller danser avec l’homme de sa vie, sans s’étonner de rien (comme Blanche neige, ont-elles des neurones ?), en changeant de couleur de robe toutes les 3 secondes, sous les yeux émerveillés de ses parents qui la retrouvent.

Je le trouve très tarte ce dessin animé. Je l’adoooore. D’ailleurs Pulchérie et Delphine le connaissaient par coeur, comme les enfants savent le faire quand il ne s’agit pas de règles de grammaire ou de tables de multiplication. Elles me l’ont souvent “fait” en son, en voiture, en m’épargnant le “quand c’est qu’on arrive”…

Par contre, par rapport au conte véritable, il y a vraiment un nom respect de l’auteur…

Posté le 13 avril '11 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. Pas de commentaire.

B comme Blanche neige (les vacances c'est réédition)…

Blanche_neigeUn vrai conte de fées !!! Le premier que j’ai appris à Pulchérie avec un livre illustré Disney (car j’adoooore Disney). Je n’aurai pas trop de 3 vies après celle là, pour expier mon péché.

Pour Delphine j’aurais voulu édulcorer un peu, mais je me faisais reprendre par l’ainée…

Il était une fois… Une femme (reine) qui désespérait d’avoir un enfant. Elle brodait sur son balcon, sous la neige (!) (je ne vous retiens pas, allez broder sur votre balcon sous la neige), dans un fauteuil en ébène et se piqua le doigt avec son aiguille. Une goutte de sang tomba sur la neige, et elle fit un voeux : avoir une fille qui aurait les cheveux noirs comme l’ébène, la peau blanche comme neige et les lèvres rouges comme le sang qu’elle appelerait “Blanche neige” (ne cherchez pas la scène, elle est désormais coupée, mais existait bel et bien quand j’étais petite, on voyait la mère de Blanche Neige).

Vous sentez le drame pointer et vous n’avez pas tort. Toute petite que j’étais, j’avais bien compris que broder et se piquer le doigt avec une aiguille était mortel et à fuir absolument. Car la reine meurt en mettant au monde sa fille tant espérée (faut dire qu’il y a de quoi en crever, sans médecin génial à proximité + un anesthésiste). Petite, je croyais que c’était la piqûre qui l’avait tuée cette pauvre femme, d’où ma haine des piqûres (et de la couture).

La mère de blanche neige morte, le père n’a qu’une hâte, se remarier, avec une harpie bien évidemment. Si la marâtre (la femme du père, à ne pas confondre avec la belle mère qui est la mère du mari, mais le terme marâtre est tombé en désuétude) n’est pas infâme, le conte ne tiendra pas debout (voir entre autres, Cendrillon). Il faut en plus que le père décède tout de suite après le remariage, sinon c’est pas drôle (on ne sait pas de quoi il meurt d’ailleurs, ce ne doit pas être important).

La reine est très belle et tient à le rester (la pauvre ignore du temps l’irréparable outrage). Elle tient également à être la plus belle de toutes. Elle déteste Blanche Neige qui s’occupe de la vile besogne au château, mais chante divinement bien (voir Cendrillon) en nettoyant les marches d’un escalier dans le jardin. Son chant attire un prince (forcément charmant, sauf que dans le dessin animé il est assez falot, je veux dire moyennement séduisant) qui s’éprend d’elle (Blanche Neige), bien entendu.

La reine a des pouvoirs magiques (hou la vilaine !) et un miroir qui cause .

Je préfère personnellement faire l’impasse sur l’objet qui me dirait “vous avez une ridule au coin de l’oeil droit, une pustule sur le front, une petite mine ce matin, et vous êtes tout à fait moche quelconque” (brr, j’en frémis).

Le miroir ne sait pas mentir, et il est bien obligé de révéler à la reine qu’elle n’est plus la plus belle, mais que c’est Blanche Neige. Il le sait parce qu’il est magique. La reine se met en colère et décide d’éliminer sa rivale. Courageusement elle fait appel à un chasseur qui doit tuer la petite et ramener comme preuve son coeur dans un coffret (oui oui, on raconte cela à nos enfants, dès 3 ans…)

Le chasseur se dégonfle, Blanche Neige s’enfuit dans la forêt et pour moi c’est un grand moment du film que nos terreurs d’enfants face à l’inconnu, dans cette forêt qui lui semble si hostile (oui, ce dessin animé a sû retracer très exactement nos peurs enfantines). Pulchérie avait très peur également et elle avait bien raison. Jusqu’à ce que les yeux maléfiques se révèlent être de gentils lapins, ratons laveurs, cerfs et biches, etc… (“ouf, on se sent mieux, hein ma chérie ? – Vi” (mère indigne)).

Tout ce petit monde là l’emmène dans une petite maison occupée par des nains (7, c’est le chiffre fatal). La première chose que Blanche Neige voit, c’est que c’est mal tenu. Il faut faire le ménage. Moi j’aimerais bien faire le ménage avec la même aide qu’elle (et tant pis pour les voisins) car tout le monde s’y colle : toute la faune de la forêt participe. Après toutes ses émotions, elle va s’écrouler sur plusieurs lits et s’endort. Tout va bien, l’enfant est serein (il a zappé le coup du chasseur et du coeur dans le coffret).

Les nains rentrent du boulot hé ho hé ho. Ils trouvent Blanche Neige et décident de l’adopter. Ca tombe bien, elle est bien là au fond des bois, où un jour son prince viendra… Je ne sais pas si Freud à fait une étude sur Blanche Neige habitant avec 7 nains, d’ailleurs je déteste Freud. Mais j’aimerais bien savoir ce que les psys en pensent… (hé hé… “oui ma chérie je tourne les pages”).

La reine apprend du miroir toujours franc, que Blanche Neige est vivante et qu’elle a été duppée. Toute femme la comprendra, il faut faire quelque chose. On ne peut faire confiance à personne qu’à soi-même (et encore !) et elle va s’occuper du cas elle-même pour être certaine du résultat. Elle décide de se transformer en immonde vieille femme (quand je pense que c’est cela qui me guette, “oui je tourne les pages ma chérie”), et empoisonne une pomme pour tuer endormir la malheureuse enfant. Notre malheureux enfant à nous ne moufte pas sur le coup du poison et continuera à bouffer des pommes (c’est admirable !)

Je vous passe la visite de la vieille dame horrible et ses conseils sur la tarte aux pommes meilleure que celle aux prunes, l’autre andouille de boniche des 7 nains qui goûte la pomme (alors que tous les animaux l’ont avertie de quelque chose) et se pâme par terre (forcément c’était empoisonné), la poursuite des nains qui vont réussir à faire mourir la vieille sans y toucher (bien fait !) “c’est quoi les oiseaux qui s’envolent maman ?” “des vau… des vauriens ma chérie…”

Et les nains ne peuvent se résoudre à l’enterrer tellement elle est belle (blanche neige) (“c’est quoi enterrer maman ?” “oui je tourne la page mon trésor”). Ils lui font un cercueil de cristal où chacun peut la contempler.

Le prince arrive sur son cheval blanc (j’aime bien un cheval noir aussi, mais bon, dans les comtes, ils sont forcément blancs). Il ne se dégonfle pas lui, il soulève le couvercle du cercueil et embrasse la morte (berk)  (oui tout le monde pense qu’elle l’est). Du coup elle déglutit son quart de pomme et se réveille. Le prince la prend dans ses bras, et l’emmène chez lui et gnagnagna…

TOUT VA BIEN !

Quelle belle histoire pour nos enfants… Et il y en a pour critiquer qu’on les laisse regarder (accidentellement) les informations qui sont souvent traumatisantes ! (le prochain qui pointe son nez, je pourrais lui faire l’intégrale de Disney, après il se remettra de tout !)

Le syndrome Blanche Neige c’est rester chez soi à récurer (en chantant), en se goinfrant de tartes (aux prunes) en attendant que le prince charmant sonne à la porte. On peut aussi s’ouvrir les veines et attendre les pompiers : à mon avis ce sera plus efficace…

Posté le 11 avril '11 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. 12 Commentaires.

En avril…

neige-en-avril-copierNe te découvre pas d’un fil. Un adage dont je ne fais pas fi, depuis qu’une certaine année, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire).

Un mois d’avril comme celui de cette année, qui débute chaud “au delà des normes saisonnières”, ensoleillé, etc… (on a eu le même en 2007 et puis après il a flotté du 1er mai au 1er septembre sans interruption…)

Si je ne me cramponne pas actuellement à une tenue particulièrement hivernale, c’est bien parce que je fais peu de déplacements tous les jours, et que je ne risque rien, vu que je fais ces déplacements sportivement avec ma voiture…

Cette année là là là donc, je fréquentais Albert effectuant son service militaire à Rambouillet qui avait déjà rencontré mon père fugitivement (heureusement) (c’est plus bas). Vers le 11 ou le 12 je ne sais plus, devant le grand beau temps et ayant trop transpiré la veille en revenant de la gare, je me suis habillée “léger”.

A savoir une jupe que j’adorais et que j’ai usée jusqu’à la trame, un chemisier, un gilet top mode ET… des sandales

Et je suis partie à la gare, guillerette et tout et tout, en faisant claquer mes talons de sandales sur le bitume.

A la gare, toutes les femmes avaient fait comme moi, et les hommes ne portaient plus de manteau. Au bureau, mes collègues avaient fait comme moi toutes les cinq, c’était l’été !

Une précision utile : chez mes parents chez qui j’habitais toujours, nous ne regardions jamais la météo et les infos…

Au bureau, petite agence immobilière, nous déjeunions sur place et sortions rarement à l’heure du déjeuner pour éviter de trop dépenser rue de Rennes, gros piège à fric déjà et toute proche. C’est vers 15 H qu’Isabelle est venue me voir, alors que j’étais absorbée par mon courrier à terminer, trop pour regarder par la fenêtre (et rêvassant un peu, il faut l’avouer, sur Albert…) :

  • “Tu as vu Coraline : il neige !“. On n’est pas dans la merde ! (elle aussi devait prendre un train de banlieue pour rentrer chez elle).

Effectivement il neigeait ! Et le pire c’est que cela semblait tenir. Dehors des égarés habillés été, se précipitaient vers la gare montparnasse en évitant de se casser la gueule. Et effectivement je n’étais pas dans la merde, ayant un bon kilomètre à faire entre la gare et le domicile familial… après avoir fait 500 mètres pour me rendre à ma gare parisienne.

J’ai appelé Mrs Bibelot qui m’a confirmé que Rambouillet était sous les flocons également après une chute vertigineuse de la température sur le coup de 13 H, que cela tenait également, et là, j’ai immédiatement choisi de modifier mon emploi du temps…

Normalement Albert et moi nous retrouvions dans le troquet où nous nous sommes connus (ça fait bien…), avec quelques copains à lui et mon amie Catherine. Puis après 3 chocolats pour moi et 3 cafés pour les autres,  il me raccompagnait chez moi et nous passions pas mal de temps dans le hall, le long du radiateur,  à nous raconter notre vie et à faire des projets d’avenir ensemble, en nous bécotant au passage, mais juste un petit peu (c’est d’ailleurs au cours d’une séance “bécotage” et non une séance “projets” que papa était sorti de l’ascenseur car il allait promener la chienne et avait donc découvert son futur gendre un peu embarrassé, qui lui avait présenté tous ses respects (hi hi)…)

Changement de projet donc : maman préparait un sac avec mon manteau, une paire de collants et mes bottes (l’hiver je ne portais que cela), qu’Albert allait m’apporter à la gare…

Puis j’ai appelé Albert qui m’a dit que je pouvais compter sur lui, seul truc ennuyeux : se présenter comme cela chez mes parents. Que ma mère soit prévenue ne le rassurait pas plus que cela… Il y avait le père aussi…

Héroïque comme tout soldat au front trésorier payeur, il s’est présenté chez mes parents 1/4 d’heure avant l’arrivée du train, et ma mère, non sans perfidie, lui a suggéré de revenir directement avec moi sans passer par la case “troquet”, pour dîner en famille et faire un peu connaissance. Albert était piégé par le sourire de ma mère : il a accepté… (je ne sais pas quelle réaction aurait été la sienne s’il ne m’avait considérée QUE comme une aventure de service militaire (suivez la piste de la fuite dans la neige)…)

Pendant tout ce temps là, j’avais franchi les 500 mètres me séparant de la gare montparnasse, pour m’y retrouver avec les pieds tellement gelés que je ne les sentait plus (pratique pour marcher), qui avaient pris une belle couleur violette, grelottant complètement, comme toutes les personnes sur le quai. A l’arrivée (mais le train n’était pas chauffé), je me sentais au bord de la congestion pulmonaire et j’ai vu Albert avec son sac, et bien couvert lui, tel le sauveur.

Enfilage de collants et de bottes dans les toilettes de la gare dont l’état… Non restons soft. Passage du manteau, le héros du jour, me réchauffant tout le long du chemin en me tenant virilement contre lui d’un bras ferme (et chaud).

Et donc, c’est ce soir là qu’il a découvert la famille, sous le regard inquisiteur et moqueur de ma petite soeur de 11 ans, la dernière, qui faisait un peu office de “poison”* dans la famille…

C’est une autre histoire…

Cette année là là là, la neige a tenu 3 jours. Alors depuis, en avril, je ne me découvre pas d’un fil. D’autant que ce cas de figure s’est représenté plusieurs années (pas forcément de suite) et que moi moi moi, je ne me suis plus jamais laissée surprendre, même si je ne prenais plus forcément le train…

Pour les mauvaises surprises évitées je n’en dirais pas autant des filles, mais cela aussi, c’est une autre histoire…

Et sinon après, j’ai toujours suivi la météo…

* Allusion à “l’esprit de famille” de Janine Boissard, et la petite dernière surnommée “la poison”…

Posté le 8 avril '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Comment supporter nos collègues de bureau : la nulle

fouillis-sur-bureauAu départ, on était content de la voir arriver en renfort, on avait tort (et ça tue, je sais c’est nul).

Car on va le constater très rapidement, le renfort est nul, et totalement hors du monde du travail.

D’ailleurs travailler la fatigue, elle ne se prive pas pour le dire (et nous donc…)

  • Elle ne sait taper qu’avec 2 doigts avec au bout du compte un mot = une faute.
  • Elle ignore tout du classement alors les dossiers (non résolus) s’empilent sur son bureau.
  • Elle ne peut même pas nous indiquer à combien de centimètres de profondeur se trouve le dossier Sorglups.
  • Son agenda est une horreur. Tous les avocats sont classés à “Maître”…
  • Elle nasille au téléphone à faire fuir les clients…
  • Qu’elle accueille d’ailleurs, la mine revêche parce qu’elle n’a pas que ça à faire.
  • Elle est incapable de remettre du papier dans le copieur, c’est trop compliqué pour elle, et puis tout ce qui est électrique, ça lui fait peur.
  • Recharger en toner, n’en parlons même pas, elle risquerait de se salir…
  • L’esprit d’équipe connaît pas… Elle travaille (mal) pour elle, et les autres elle s’en tape.
  • Au bout de pas mal de temps, elle n’a toujours pas pigé la manip : transformer devis en commande, puis commande en BL, puis BL en facture, alors elle nous la laisse (la manip)
  • Comble de l’horreur : elle est nulle pour faire des recherches sur internet et télécharger le fascinant manuel de fonctionnement de la pompe truc,  et ne sait toujours pas envoyer un E-mail quand il est professionnel…
  • On se demande donc comment elle fait pour choper systématiquement des virus qui paralysent le serveur et toute l’entreprise
  • Par contre on ne se demande jamais où elle est (car elle n’est souvent pas à son poste) : en train de fumer une clope, ou de boire un café, ou de se refaire une beauté dans les toilettes.
  • Le classement est le cadet de ses soucis, nous l’avons déjà dit, elle s’y met une fois par mois quand la pile sur son bureau menace de s’écrouler. Elle classe le dossier Sorglups à la lettre Z, ayant trop lu Franquin : vous pouvez toujours le chercher.
  • Idem pour d’autres dossiers : elle les classe 2 par 2… Ducon se trouve donc classé avec Cécon… Là encore, tout le monde peut toujours chercher.
  • Pendant une heure, deux fois par semaine, elle ne peut pas répondre au téléphone, car elle attend que son vernis à ongle sèche.

Et personne ne peut jamais rien dire, car c’est la nièce d’un ami du patron…

La vie n’est qu’un long calvaire… Surtout quand la nulle se combine avec l’infâme séductrice…

Posté le 6 avril '11 par , dans On achève bien les chevaux.... 24 Commentaires.

Comment supporter nos collègues de bureau : la crasseuse

femme-masquee-copierElle est crade, elle est crade, elle est crade.

Ce n’est pas qu’une odeur de transpiration, ou de pieds (on peut toutes se faire avoir par un déodorant merdique) accidentelle, c’est tout le temps.

Elle combine d’ailleurs astucieusement l’odeur de pieds qui puent, de poireau version aisselles, et de poisson pourri.

  • Elle a systématiquement les ongles en deuil dès 9 H du matin.
  • Et souvent le cheveux gras.
  • Sa mère lui a dit de ne pas se laver où je pense quand elle a ses règles.
  • Moralité on hait sa mère.
  • Avantage : on connait ses cycles (est-ce vraiment un avantage ?)
  • D’ailleurs on se demande combien de fois par semaine elle se lave là, quand elle n’a pas ses règles, car elle sent “Poison” de Dior sur “poisson périmé depuis 2 mois”.
  • Comme quand elle se fait une tache d’encre sur le bras le lundi, elle restera là jusqu’à la fin de la semaine, on se demande quand elle se lave
  • Le jour du seigneur sans doute… En tous cas pas en semaine, au bout d’un mois tout le monde est formel…
  • Elle porte également les mêmes vêtements du lundi au vendredi avec les odeurs qui vont avec, et la tache de jaune d’oeuf qu’elle s’est faite le lundi midi à la cantine.
  • Elle n’hésite pas à dire, comme si c’était normal “à vue de nez il est 17 H”.
  • Sauf que quand elle déboule le lendemain avec les mêmes fringues, à 8 H 30 il est déjà 17 H
  • Elle vous déclare sans rire qu’elle ne porte que des sous vêtements noirs car ON ne voit pas quand ils sont sales…
  • Elle vous reproche de sentir le savon en plus de votre parfum. Elle est allergique à toute odeur de savonnettes, savons, gels douches, etc…
  • D’ailleurs elle est allergique aussi aux déodorants…
  • Elle se demande ce que vous foutez avec vos lessives. Son mari (devant souffrir de problèmes d’odorat), elle, et ses 3 gosses (qui ont hérité du père), ça ne lui en coûte qu’une lessive par semaine.

On s’arrange donc pour prendre nos congés totalement en décalage avec elle. Pour l’été, ça fait 6 semaines sans se la farcir… et en ce qui concerne d’éventuelles grosses chaleurs, c’est important…

C’est la collègue, charmante par ailleurs, qu’on ne peut vraiment pas sentir…

Et à qui personne n’ose rien dire…

Posté le 4 avril '11 par , dans On achève bien les chevaux.... 28 Commentaires.

Comment supporter nos collègues de bureau : la séductrice

sb10063355b-001Elle débarque toute gentille, c’est la “petite” qui arrive avec l’air faussement innocent, on le découvrira plus tard (qu’elle n’a rien d’innocent).

Ce qu’elle veut : séduire un maximum d’hommes dans la boîte. Parfois pour passer à l’acte, le plus souvent pour être contente de savoir qu’il y en a 3 qui se battraient bien pour elle (d’où l’ambiance dans son service un beau jour).

  • Le temps passant, elle s’habille de plus en plus court, se maquille de plus en plus comme une voiture volée.
  • Elle est la spécialiste du menton posé sur l’épaule nonchalamment relevée, style la photo d’illustration, sauf qu’elle n’a pas du tout la même classe… Cela lui donne de l’allure au copieur…
  • Et également du tortillage de popotin, même si son moment de gloire est tout de même de jouer des épaules…
  • Spécialiste également de monter les escaliers du bon côté : de manière à ce que les hommes voient son string de leur bureau.
  • Use et abuse de l’oeillade charbonneuse, surtout avec le chef ou le patron qui lui fait remarquer plus gentiment qu’aux autres qu’apercevoir ne prend qu’un p… Et ça marche.
  • Mange tour à tour avec l’un ou avec l’autre, sait très bien s’arranger pour que sur 15 hommes, 10 puissent penser qu’elle est folle d’eux.
  • Réussit un beau jour à débaucher le patron qui la catapulte chef. On ne sait trop de qui, mais elle y croit très fort. Y compris qu’elle réussira à faire divorcer le patron qui a une femme ravissante et trois beaux enfants, alors qu’il trouve juste sympa de tirer un coup de temps en temps…
  • Et puis un jour elle s’insurge et descend l’escalier avec sa peinture qui lui a coulé jusqu’au milieu des joues. Elle vient d’apprendre par un des hommes qui ne la trouve pas extraordinaire, est heureux en couple et en a marre qu’elle lui fasse du charme, que ses collègues femmes et quelques hommes lucides, parlent d’elle en précisant “miss Morue”.

Pour ceux qu’elle n’essaye plus de séduire depuis qu’elle a eu le chef, elle est juste “la salope”…

Finalement un jour, tout le monde espère même pas secrètement, qu’elle va avoir envie d’aller séduire ailleurs…

Et comme elle n’a pas une once d’intelligence vraie, elle découvre avec stupéfaction que du côté de ses collègues femmes, il n’y a personne pour la soutenir ou la fréquenter à l’heure du déjeuner…

Quand vous l’avez sous les yeux tous les jours pendant 5 ans, la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 2 avril '11 par , dans On achève bien les chevaux.... 18 Commentaires.