Comment supporter nos collègues de bureau : l'éternel distrait…

Bon, celui là je l’aimais bien malgré tout, et nous gardons de loin en loin, des relations téléphoniques, lui s’inquiétant de savoir si j’ai « retrouvé quelque chose », et s’en voulant de ne pas pouvoir m’aider.

Fabrice. L’éternel distrait. Battant largement Pierre Richard (si, si…).

Il a mis 2 semaines à réaliser que mon bureau était occupé, par moi… Il a donc passé 2 semaines à ne pas me dire bonjour ou au revoir, et à ne pas réaliser que ce n’était pas Sandra qui lui passait les communications.

Non, il m’a découverte alors que j’étais descendue fumer une clope dans le lieu ad hoc, qu’il venait faire de même, et m’a demandé qui j’étais, d’un air soupçonneux…

Il s’est insurgé : on aurait pu le prévenir qu’il y avait une deuxième secrétaire, c’était la moindre des choses… (j’étais juste en face de lui à 3 mètres environ…)

Il a oublié sa distraction 2 heures après, en m’apportant un manuscrit de 10 pages à taper, écrit en mode « mec bourré deuxième langue ».

Après nous avons été très potes, surtout quand il a perforé son ulcère qu’il ne faisait plus surveiller (une distraction), et que j’ai été celle qui a appelé les pompiers en urgence nonobstant l’avis des autres « il fait une crise de foie » en lui sauvant limite la vie. D’ailleurs, j’ai été la seule à aller le voir à l’hôpital (qui refusait de le transférer dans le 91 à côté de chez lui), un jour sur deux. Cela il s’en souvient toujours et sa femme qui ne pouvait pas se déplacer tous les jours, aussi.

Mais Fabrice…

  • Arrive un matin avec un sac poubelle, à ma grande surprise : ce n’est rien, il a juste oublié de le jeter dans le container… en bas de chez lui. Du coup il me le confie…
  • Arrive systématiquement avec une heure d’avance ou de retard, au moment du passage à l’heure d’été, ou d’hiver (d’ailleurs à ce sujet…. blablablablabla…)
  • Vient me voir parce que son ordinateur ne marche pas : normal, l’engin est débranché.
  • Ou alors il a oublié de l’allumer (plus courant, ainsi que la panne d’écran qu’il n’a pas rallumé…)
  • Me dit : « je te laisse le dossier Shmurts, je compte sur toi pour t’en occuper pendant mes congés », et part avec…
  • Oublie son mot de passe pour l’ordi, et au bout de 3 ans me le confie sous le sceau du secret le plus absolu. Avec à chaque demande un « tu es certaine ? »
  • Oublie qu’il a mis un gros bout de bois pour que la fenêtre ne se referme pas tout le temps. En a marre des courants d’air, et vient refermer la fenêtre d’une main ferme, la dégondant au son de « arrêtez de ricaner, et venez m’aider putain bordel ! »
  • Oublie sa fille qu’il devait déposer à la crèche et qu’il me confie pour la journée (heureusement il ne l’a pas oubliée dans la voiture)
  • Part de chez lui en prenant ses clefs, mais en refermant la porte avec celles de sa femme qui est du coup enfermée chez elle. Je ne vous dis pas ce que je me suis pris dans les oreilles quand elle a découvert qu’elle ne pourrait pas sortir avant le retour de son homme, Fabrice étant parti en clientèle et ayant bien évidemment oublié de recharger son portable…
  • Part précipitamment du bureau (toujours), remonte 2 minutes après : « Coraline on m’a volé ma voiture ».
  • Non Fabrice, tu as laissé ta voiture au garage ce matin, et tu as encore 20 minutes pour aller la récupérer, je t’emmène en partant…
  • Part en Nouvelle Calédonie pour 3 semaines, pour une mise en service en oubliant le dossier technique indispensable
  • Et le billet d’avion que j’avais scotché sur son écran d’ordi…
  • Laisse une étiquette sur son téléphone portable qu’il oublie partout, en précisant de l’appeler sur… le portable en question.
  • Part déjeuner avec moi, papote dans sa voiture, descend au bon endroit, m’oublie et referme la voiture avec l’alarme (je suis restée coincée 1/4 d’heure, le temps qu’il réalise que l’alarme était la sienne…)

Bref, le collègue super sympa par ailleurs, mais derrière lequel on fait voiture balais, parce que finalement, tout est de la faute de la secrétaire… Comme j’en avais un autre à pister pour réparer les erreurs (le chef du service commercial),  je me sentais parfois lasse…

D’autant que concernant le calcul de ses commissions, Fabrice n’avait aucune distraction, et repérait une erreur d’un euro sans prendre le temps d’y réfléchir…

Et puis il s’occupait de ses dossiers de A à Z sans emmerder personne et c’était toujours impec… (pour les laisser sur son bureau avant de partir procéder à l’installation…)

Comme quoi…

La vie n’est qu’un long calvaire

(Fabrice, si par un hasard curieux tu me lis, ne m’en veux pas, tu sais que je t’aime beaucoup tout de même…)

0 réponse sur “Comment supporter nos collègues de bureau : l'éternel distrait…”

  1. Il semblerait que Fabrice ait un double… et que je l’épouse dans un mois. Ma vie va être un long calvaire aussi !

    1. Il était vraiment sympa, ce qui faisait passer la pilule, car, comme tu le dis, c’était souvent galère.
      C’est après qu’on en rigolait…
      (J’ai oublié de citer la soirée de fin d’année au bowling d’où il est reparti avec une chaussure à lui et une autre appartenant à un autre, sans se demander pourquoi il avait mal au pied gauche (ce n’était pas la même taille…))

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