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Archive pour juin, 2011

Comment supporter nos collègues de bureau : l'insupportable dingue de fringues

ILLUSTRATION LAISSEE A VOTRE LIBRE IMAGINATION ! (je squatte toujours)

Notez par ailleurs que je n’ai rien contre les fans de fringues (j’en ai été une un jour, mais avec modération rapport au budget) toujours à la pointe de la mode. Sauf en ce qui concerne celle-là…

Déjà elle se croit à la pointe de la mode. Oui, pour triffouilly les oies, c’est la pointe de la mode. Si elle partait pour Paname vêtue telle qu’elle l’est, elle ferait pas mal sourire.

Non pas que la parisienne soit TOUJOURS bien fringuée…

Elle calcule tout : lundi jean noir avec pull rose, montre rose, boucles d’oreilles roses, bottines roses qu’on dirait des patins à glace, etc…

Le lendemain on a droit à l’inverse : pantalon rose, petit top noir, montre noire, boucles d’oreilles roses, bottines noire qu’on dirait des chaussures du moyen âge tellement elles sont pointues.

Etc… Tout est toujours trop bien assorti, même dans les magasines, on ne voit jamais ça. De toutes manières c’est souvent de très mauvais goût…

Mais, et c’est là son problème, après s’être préoccupée de son aspect, elle se préoccupe de celui des autres.

Son adage : porté une fois = linge sale. Pour une culotte c’est normal, pour un jean, chacune voit midi à sa porte.

Et donc, avec la comptable (au hasard), la voici détaillant les tenues des autres…

“C’est le 3ème jour pour le pantalon de Florence, et gnagnagna…”
“Elle a toujours la même montre et gnagnagna…”
“Et les mêmes pompes et gnagnagna…”
“Elle pourrait faire des efforts et mettre des bijoux et gnagnagna…”
“Elle avait le même jean l’année dernière et gnagnagna…”
“Pire encore, ses pompes aussi sont de l’année dernière et gnagnagna…”

Alors après l’avoir surprise une fois en train de déblatérer sur les autres, on se prend à la surveiller un peu. Et à trouver de plus en plus qu’elle a pas mal de paires de pompes qui ressemblent à des patins à glace…

Et un jour, le jean rose, normalement lavé puisqu’elle l’a porté il y a 12 jours, porte la même tache qu’il y a 12 jours, sur les fesses.

On le lui fait remarquer. Elle va nous haïr, mais tant pis, nous on la hait déjà…

Parce qu’on s’habille comme on le veut et qu’on l’emmerde, dans la mesure où l’on n’est pas du genre à remettre le lendemain, un pull dans lequel on a transpiré (ça existe, cela a déjà été évoqué)…

Et que parfois on remet peut-être plusieurs jours de suite les mêmes fringues pour cause de garde robe anorexique, mais non sans les avoir lavées et puis collées pour sécher dans la nuit sur le radiateur… (non sans regretter de ne pas pouvoir claquer un peu de fric pour se fringuer un peu mieux…)

Alors cette dingue de fringues si mal accoutrée, elle peut parfois aller se faire foutre voir…

Car le trop justement et trop bien assorti, n’est pas toujours du meilleur goût…

La mienne était surnommée “miss Morue”. Vous l’avez donc normalement reconnue…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 8 juin '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 14 Commentaires.

C'est dans les catacombes que tout a commencé…

femme-desesperee-2-copier1Il y a plusieurs sortes de tempéraments (la liste étant non restrictive) :

  • Inconscient et téméraire
  • Téméraire et imprudent (donc inconscient = imprudent)
  • Téméraire mais faut pas pousser
  • Mesuré
  • Prudent
  • Pétochard

Pour mon malheur, j’ai deux filles de tempéraments différents (quoique…). Si Delphine est mesurée et prudente, tout en n’étant pas pétocharde, c’est à Pulchérie que je dois mes cheveux blancs.

Petite déjà, elle parlait à 12 mois pour nous dire “même pas peur” (ou “même pas mal” suivant les circonstances).

Mes premiers cheveux blancs datent du coup des catacombes.

Oui, parce qu’il y a un film qui s’appelle “le coup du parapluie”, mais personne n’a osé “le coup des catacombes”. Sauf ma fille…

Enthousiaste, elle m’avait téléphoné (c’était l’époque où elle téléphonait volontiers), alors qu’elle faisait ses études à l’école Boule, pour m’apprendre que des copains à futur gendre et elle, faisant l’école des Mines, avaient la possibilité de leur faire visiter des galeries que l’on ne visite pas normalement, dans les catacombes de Paris.

Facile, ils avaient la clef, et le plan, et l’autorisation.

Je me suis demandé si les jeunes n’avaient pas autre chose à foutre que de faire de grandes écoles (en particulier les Mines), avec l’arrière pensée d’emmener ma fille dans des galeries totalement obscures de jour comme de nuit, donc, tant qu’à faire, la visite allait se faire de nuit.

J’ai pu constater avec aigreur que ma fille et futur gendre avaient de sales fréquentations (t’en foutrais moi, des Mines…).

Toujours enthousiaste, elle m’a dit “ne t’inquiètes pas”, ce qui rajoute à mon inquiétude immédiatement. Désormais, tout était sécurisé, depuis qu’un élève de cette école ou je ne sais plus qui-et-je-m’en-fous, avait perdu sa lampe en se risquant dans un boyau inexploré, seul, avait paniqué, et avait été retrouvé mort le lendemain d’une crise cardiaque (normal aussi…).

Effectivement c’était rassurant. Et moi qui suis claustrophobe, l’idée de ramper dans des boyaux, d’avoir de l’eau jusqu’à la taille par moment, dans le noir le plus absolu, en devant compter uniquement sur ma lampe pour m’y retrouver, me rendait muette d’horreur.

Tellement muette d’ailleurs, que je n’ai pas pu lui suggérer de ne pas faire cette visite. D’ailleurs je me serais entendu répondre “je suis majeure, je fais ce que je veux, je ne risque rien, et gnagnagna”.

Je n’ai pas dormi de toute la nuit de la visite (authentique). J’avais prévu le coup et posé un RTT pour récupérer de ma nuit blanche…

Le lendemain, Pulchérie était toujours aussi enthousiaste :

  • C’était super ma maman !
  • Quand on coupe les lampes c’est le vrai noir de chez vrai noir on ne voit vraiment RIEN ! (quelle horreur)
  • On a rampé dans des boyaux
  • Dans certains creux, Vianney avait de l’eau jusqu’à la poitrine et donc moi, jusqu’aux épaules
  • Il y avait des grottes
  • On a vu pas mal de crânes (un rêve…)
  • ETC ETC…

J’étais horrifiée à posteriori morte de rire… Comme toute mère qui se respecte (surtout moi en l’occurrence) je n’arrêtais pas de me dire : ET SI ?

  • Et si les potes des Mines avaient été un regroupement de serial killers spécialisés dans l’abandon d’innocentes victimes dans des boyaux peu explorés des catacombes.?
  • Hein ?
  • Et si toutes les lampes étaient tombées en panne en même temps.?
  • Hein ?
  • Et si Pulchérie était tombée la tête la première dans la flotte sans que personne ne s’en aperçoive ? (en fait elle ne fermait pas la marche, fort heureusement, son format mini déclenchant chez tous les mâles un instinct de protection hallucinant…)
  • Hein ?

On n’a pas idée de fréquenter des gens aussi dangereux.

La vie n’est qu’un long calvaire…

5 ans de blog aujourd’hui… Déjà…

Posté le 6 juin '11 par , dans Faites des gosses !. 22 Commentaires.

Albert ET sa voiture (2)

Petite_voitureAlbert enfin rassuré sur l’exacte contenance de son réservoir d’essence s’efforçait après cette importante vérification de mettre les pieds le moins possible dans une station service. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, personne ne raffole des stations service ni d’y laisser des fortunes, mais à ce point là c’était difficile à supporter.

A l’époque il m’avait offert une petite voiture, sans me consulter ce qui était bien dommage, car la surprise c’était une 205 décapotable. Toujours pratique, j’avais trouvé qu’il était bien regrettable qu’il m’offre une voiture dont l’essentiel ne serait jamais utilisé par moi. Je déteste rouler en décapotable décapotée. Avec de plus, deux filles à l’arrière en train de se demander laquelle prendrait le plus de place à grands coups de pieds et de tirage de cheveux, je ne m’imaginais même pas rouler le cheveux au vent et risquer d’en voir s’en envoler une. Et puis la place dans le coffre était considérablement réduite : pratique pour le plein en grande surface à y caser comme je pouvais.

La première fois qu’il est rentré en me disant “demain je te laisse la mercédès, j’aimerais bien prendre la 205 quelques jours”, je ne me suis pas méfiée. J’avais tort. La mercédès était dans le rouge et j’ai fait le plein.

8 jours plus tard il a eu envie de reprendre la mercédès dont j’avais dû utiliser le quart du réservoir, et j’ai retrouvé la 205 dans le rouge également. Toujours rapide, j’ai soupçonné Albert de me l’avoir laissée pour que je fasse le plein. Il a pris l’air horrifié le soir à ma question directe, sans savoir que je n’avais pas fait le plein de la 205. J’y avais mis juste ce qu’il fallait pour mes déplacements de la journée, d’où la stupéfaction du pompiste à qui j’avais demandé “20 F de super SVP” (ça date, JE SAIS !)

J’ai commencé alors à faire des arrêts quotidiens à la station voisine, expliquant au pompiste que je n’étais ni folle ni radine, et à devenir championne de calcul de besoin en essence pour un jour ou deux (vicieusement j’allais relever le niveau d’essence de l’autre voiture tous les soirs, pouvant ainsi pronostiquer quand Albert aurait envie de changement).

La fois suivante, Albert lors d’un de ses multiples coups de fil quotidiens, me fit remarquer que je lui avais laissé la voiture dans le rouge et qu’il avait été obligé de faire le plein ! Pauvre bouchon ! Précision : c’est lui qui avait voulu prendre ma voiture, pour changer

Je n’ai bien sûr pas moufté, et même prétexté sans honte qu’il rentrait dans mes intentions de le faire justement ce jour là. La confrontation directe pour des histoires aussi stupides n’a jamais été mon truc.

Albert a tenu un an, (moi aussi), et puis sans doute, finit par comprendre. Du coup, il a gardé sa voiture et n’a plus éprouvé le besoin de rouler en décapotable. Car le pauvre malheureux se retrouvait donc toujours systématiquement à devoir aller à la station service ce qui lui coûtait terriblement (à tous les sens du terme). Et puis moi finalement, j’avais mon compte en banque un peu plus garni (d’où l’obstination).

Vous allez me dire “tu étais bien patiente”. J’ajoute qu’il y avait largement motif à conflits avec Albert au sujet de sa mère, de son père et de ses soeurs, j’évitais d’en rajouter…

Il a tout de même réussi à tomber en panne d’essence alors que j’éructais qu’il y avait une station service LA lors d”un trajet aller vers Annecy au son de “il y a ce qu’il faut”, pendant la remontée aux Arcs 1800, en pleine nuit lors du trajet retour, les deux filles dormant à  l’arrière. Et deux km une fille dans les bras, en pleine montée, cela m’avait mis d’une humeur exquise…

Il serait toujours comme cela. Je ne compte pas les pannes sèches qu’il a pu avoir, en ayant toujours “assez”.

C’est pathologique, faut pô chercher…

Réédition du 22 juillet 2006

Posté le 2 juin '11 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.