Préservez-vous… (1)

200535027-001Généralement nos parents nous ont élevés pour faire de nous au minimum, des adultes capables de se défendre et d’affronter la vie.

Avec quelques lacunes que l’on découvre en prenant de l’âge. Personne n’aime vieillir, mais l’âge présente quelques avantages malgré tout :

  • On sait plein de choses, qu’à côté à 20 ans, on était ignares
  • L’expérience, la nôtre et celles de nos proches ou moins proches, ou juste de vagues relations, fait que l’on devient un puits de sagesse, juste avant de tomber dedans, mais avec des étapes.
  • J’ai 20 ans : je suis grande (ça c’est l’argument massue, car être grande empêche forcément de faire des conneries). Donc à 20 ans on fait des conneries mais on en prend de la graine pour l’étape suivante.
  • J’ai 30 ans : je suis adulte. L’est-on réellement un jour ? Là encore cela ne met nullement à l’abri des conneries que l’on fait avec l’impression que cela n’en est plus (mais ce n’est qu’une impression)..
  • J’ai 40 ans, je suis grande, adulte,  et je sais ce que je fais. Surtout moi, qui ai épousé Charles Hubert à 44 ans alors que s’il y a bien une connerie que j’ai faite dans ma vie c’est celle-ci. Pourtant j’étais grande, adulte, etc…
  • J’ai 50 ans, je commence à faire attention…
  • J’ai 60 ans…
  • Rappelez moi quel âge avait Napoléon avant de s’engager dans la campagne de Russie ? Pourtant il était grand (enfin je m’entends), adulte et Empereur en plus. Comme quoi on n’est jamais à l’abri de faire des conneries…

On ne se préserve jamais assez, c’est ce que l’on découvre en prenant de la bouteille sagesse par degré. Je vais parler au féminin, mais au masculin, cela reste tout à fait valable et cela m’évitera de mettre des parenthèses partout pour préciser il(elle).

Sur le plan des sentiments :

  • Croyez moi, évitez au maximum la personne qui vous fait vraiment chavirer le coeur. Prenez plutôt son copain qui n’a rien d’attrayant, comme cela le jour où il vous quittera pour une autre, vous n’aurez pas besoin de prendre des forces pour lui réclamer la moitié des biens communs et lui planter une fourchette en argent dans la fesse (sans louper le nerf sciatique c’est mieux)  sous prétexte que c’est Tante Hortense qui VOUS l’a offerte.
  • Et de plus, vous attendrez sereinement le prochain niais qui se prendra dans vos filets.
  • Evitez avec le niais, de vous amouracher de la belle mère dont l’amabilité est forcément suspecte. Que cette femme soit adorable c’est un fait (louche), mais bon, il vaut mieux prévoir le jour où vous n’aurez plus le droit de la voir. Ne pas l’aimer et la fréquenter le moins possible vous évitera à coup sûr de sangloter en pensant à elle dans quelques années.
  • Dans le même ordre d’idées, évitez de trouver les amoureux de vos filles sympathiques (j’ai précisé pour le sexe que tout serait au féminin). Votre futur gendre doit rester pour vous un salaud de première qui a dévoyé la chair de votre chair. Idem, quand ils divorceront pour de sombres prétextes (lunette des toilettes non rabattue, le goût immodéré de votre fille pour les chaussures ou son goût immodéré à lui (le salaud, le kidnappeur de pure petite fille) pour les chaussettes de sport), vous ne pleurerez pas à l’idée de ne plus le revoir. Au contraire : chic, exit le gendre, ou les gendres, ne soyons pas avares, il n’y en a pas un pour racheter l’autre c’est ce qu’il faut se dire.
  • Toujours dans la même optique, évitez comme la peste de vous faire des amies passé un certain âge (30 se devant d’être la limite absolue, car alors vous avez déjà une ou deux très très bonnes amies de toujours).
    Parce qu’un jour on se répand sur son canapé alors qu’elle vient de nous apprendre qu’elle est foutue, que son jules l’a quittée et qu’elle va s’ouvrir les veines, ou qu’elle a perdu son fils ainé. Vous serez obligée d’aller pleurer avec elle et de lui remonter le moral, avec vraiment l’impression que c’est à vous que cela arrive.
    Epargnez vous cela.
  • Inutile de vous préciser que tout copinage au boulot est à proscrire totalement, une trahison restant toujours possible.
  • Vos voisins, vous ne les voyez même pas. Rendre service surtout pas, et encore moins aller prendre l’apéritif auquel ils vous ont si gentiment invitée. On s’attache on s’attache, et puis un beau jour, les traitres décampent pour laisser l’appartement à une vieille mégère. Cela ne se pardonne pas.
  • Toujours côté boulot, ne trouvez jamais votre patron sympathique (ça existe), et n’entretenez pas avec votre chef si gentil des relations trop cordiales. Cela se retournera fatalement contre vous le jour où la boîte va couler et où cela sera « chacun pour soi ». Et ayant toujours gardé vos distances, à votre corps défendant, vous pourrez toujours répondre à Truchon qui est obligé de vous remercier « j’ai toujours su que vous n’étiez qu’un rat », après avoir mis le chèque d’indemnités dans votre poche.
  • Prendre un animal de compagnie, chat ou chien : vous êtes maso ou quoi ? Vous allez vous attacher et il vous quittera un jour, vous laissant telle une serpillère, à user des tonnes de papier absorbe tout…

Pour le sentiment j’ai la sensation d’avoir fait le tour. Déjà qu’il y a la famille à laquelle on s’est très attachée avant de devenir une personne sage…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Pour préserver votre santé, je vous retrouve lors d’un prochain épisode…

13 réponses sur “Préservez-vous… (1)”

  1. Voila un post bien noir et caustique… Bon j’avoue que l’âge m’a aussi permis de me calmer sur ce sujet. Mais il m’a aussi permis d’accepter ma naïveté et mon sentimentalisme de base! Ben ouais je suis comme ça, donc je n’ai pas fini de souffrir, il vaut mieux être préparée parce que… dans le genre vous avez oublié le plus terrible: et les enfants alors?? Mes filles a moi sont encore loin de quitter le nid, mais arrivera bien un jour ou elles oseront abandonner leur parents a leur triste sort! Ingrates… et maudit instinct maternel!!! 🙂

    1. Je n’ai pas vraiment évoqué les enfants volontairement…
      C’est en effet par eux qu’il nous arrive les plus sales trucs, pour eux que l’on se fait le plus de mouron, et on ne peut pas le leur reprocher les 3/4 du temps…

  2. Vivons heureux, vivons en ermite dans le creux d’une caverne en pleine forêt ! Ceci dit, j’ai l’impression que l’électricité me manquerait un peu… Ha tiens, proche d’une rivière avec une mini centrale électrique ça devrait faire l’affaire… ^^

  3. Toutes les femmes que je rencontre doivent appliquer tes préceptes à la lettre, car j’ai vraiment du mal à me faire des amies.
    Bon, ceci dit, à te lire je dois quand même être sur la voie de la sagesse.

    Bises !

  4. Ah oui! la sagesse! c’est bien, mais qu’est-ce qu’on s’emm…quiquine tout seul dans son coin. Vivons et faisons-nous un max d’amis… et d’enquiquinements! Bises.

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