Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour août, 2011

Départ 2011…

femme-heureuse-copier1

Bon, ce n’est pas une surprise, je pars samedi matin dès l’aube, pour la Grande Motte.

Je n’ai pas retrouvé LA boîte, mais j’ai un peu arrêté de la chercher partout.

J’aurais bien le temps au retour, de repartir à la recherche de cette fichue boîte, si elle n’est pas réapparue toute seule, bien en vue, en mon absence…

Je vous laisse donc pour 3 semaines, en espérant avoir plein de choses à vous raconter à mon retour…

En mon absence, soyez sages, et si vous sortez : FAITES ATTENTION EN TRAVERSANT…

Je vous laisse pour résoudre l’épineux problème de LA valise, puisque je n’ai pas le droit d’en prendre DEUX.

La vie n’est qu’un long calvaire… (pour la valise s’entend…)

Posté le 25 août '11 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Mais qu'est-ce que j'ai fait de cette boîte ? (2)

57417023Dans la série “qu’est-ce que j’ai fait de cette boîte” et l’autre, plus agréable “qu’est-ce que je vais emporter à la Grande Motte ?”, j’ai :

  • En premier lieu regardé dans les endroits les plus incongrus
  • Puis ouvert tous les tiroirs pour fouiller dedans
  • Puis visité tous mes placards
  • Puis regardé sous tous les meubles dans des positions extravagantes parfois
  • Puis me suis découragée.

Quand je pars à la Grande Motte, j’aime bien laisser mon appartement rangé. J’avais du pain sur la planche, mais il était béni, parce que du coup, j’allais tout vider et réorganiser et forcément j’allais tomber sur ma boîte…

En effet pour le côté salle à manger, j’étais déjà dans la panade. Pulchérie et Gendre n° 1, m’avaient en effet confié une commode qui ne leur plaisait pas, quand ils avaient emménagé dans leur studio. Au départ comme c’était un dépôt, je ne me suis pas servie de cette commode, mais petit à petit,  je l’ai remplie.

A bloc. Une horreur…

Quand ils sont venus la récupérer début mars, je me suis retrouvée avec son contenu parfaitement aligné sur ma table de salle à manger et classé par catégories en vrac un peu partout du côté salle à manger.

Au passage ils m’avaient rapporté mon matelas de clic clac qui avait servi au moment du mariage (9 mois c’est un délai raisonnable) qui était également du côté salle à manger qui du coup laissait augurer de ce à quoi ressemble un appartement qui a été visité par des cambrioleurs…

En effet, je ne pouvais pas leur demander de remettre le matelas en place car le clic clac se trouve dans l’ex-chambre des filles.

Et que comme beaucoup de personnes vivant seules, j’ai fait de cette pièce où je ne vis pas, un endroit où je stocke un peu tout et n’importe quoi (surtout les deux d’ailleurs).

Le clic-clac était recouvert depuis juin 2010 d’une grosse couette pour Diabolos, + divers objets fort utiles bien évidemment, à tel point que je ne me souvenais plus de quels objets il s’agissait…

Depuis la mort de Diabolos je me suis dit au moins 100 fois qu’il fallait que je m’occupe du clic clac, mais bon, ma procrastination légendaire a fait le reste, revoir mon petit père agoniser sur sa couette dès que je m’approchais du clic clac m’étant difficile en plus, et je me suis enfin résignée à vouloir préparer mon départ à la Grande Motte, ET retrouver la boîte disparue quasiment au dernier moment…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 23 août '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Nos chers petits anges…

ennui-copierIl y a deux semaines, ma soeur me téléphone pour me dire que sa fille, la petite fée, s’ennuyant, souhaiterait aller s’ennuyer passer l’après midi chez ses grands-parents, et est-ce que cela me poserait un problème d’aller la chercher en y partant ?

Un détour d’1km est effectivement problématique, et je précise que je passerai prendre la petite (11 ans) à 14 H 30.

La petite a un portable depuis peu, et elle ne se prive pas de s’en servir.

Je reçois donc à 14 H, deux textos, car inutile de rêver : elle ne m’appellera pas sur mon fixe, du fixe où elle se trouve…

  • Tatie peutu venir me cherché…
  • dans 30 mn

Moi, je la rappelle, pour lui préciser que 14 H 30 c’est ce qui était prévu avec sa mère, et que donc, à tout à l’heure ma puce.

Je la récupère souriante, avec une veste en laine digne de la Toussaint (ça commence*) et 2 DVD qu’elle ne pouvait pas regarder chez son père, qui ne possède qu’un home cinéma dernier modèle…

Elle est tracassée par l’heure, elle avait compris que je viendrais à 14 H, que c’est ce que sa mère lui a dit, et je lui précise que cela n’a pas d’importance.

Pourtant si.

Donc une fois arrivée, s’étant fait un chocolat, elle tripatouille son portable.

  • Qu’est-ce que tu fais ?
  • Ben tatie, je voudrais réécouter ma conversation avec maman
  • Tu ne peux pas
  • Ben si…
  • AH NON, moi je ne peux pas, c’est le FBI et le NCIS qui le peuvent !
  • Je lui ai précisé que les experts et la police le pouvaient peut-être aussi, mais elle a eu des doutes !

Et nos chers petits anges n’en loupent généralement pas une, comme Marion la petite dernière.

En train d’escalader je ne sais quoi dans le jardin de mes parents, et ses parents à elle se fâchant, parce que Marion, c’est très dangereux, tu pourrais tomber, te blesser, cause toujours

  • Ah oui et puis après je serais morte pour le restant de ma vie !

Et précisant quelques temps après à ses parents :

  • Ce n’est pas la peine que vous vous mariiez puisque je suis déjà née…

Je les adore :-)

* Voir “conseils utiles aux ignorants qui ont mis au monde des filles”, au chapitre de l’habillement…

Posté le 20 août '11 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Ce qu'il ne faut pas me dire…

57520741Je suppose que vous êtes comme moi, il y a des choses qui vous hérissent le poil immédiatement…

Il y a des choses que je ne veux pas entendre…

Qui m’énervent… Qui m’exaspèrent. Cela peut venir de personnes très proches, de l’administration, de n’importe qui aussi…

Mes filles :

  • Maman ne t’inquiète pas ! je vais juste faire de la spéléologie dans les catacombes, du saut à l’élastique, faire du vélo dans Paris, ne rien rayer, en rajouter…
    Cela signifie que j’aurais des raisons de m’inquiéter. Ce simple préambule est inquiétant en lui-même…
  • Maman… Ah non, ce n’est pas pour cela que je t’appelle…
    J’ai laissé un message la veille, en précisant “rappelle moi, mais rien d’urgent”. En réalité elle ne me rappelle pas. Elle appelle tout simplement. Pour prendre des nouvelles ou me demander quelque chose.
    Quand je précise “ah tu me rappelles suite à mon message”, elles pourraient avoir l’hypocrisie de prétendre que oui, les pieux mensonges n’ont jamais tué personne.
  • Pulchérie/Delphine m’a fait gnagnagna, je ne veux plus en entendre parler gnagnagna, ne tente surtout pas d’arranger les choses.
    Surtout pas. Ne jamais se mêler des engueulades des deux soeurs, sinon elles vont se retourner contre moi, le même jour, s’étant réconciliées sur mon dos. Quand je ne serai plus de ce monde, je ne sais pas sur le dos de qui elles se réconcilieront, mais je lui présente toutes mes condoléances.
  • “Maman, je vais avoir un an de plus, je suis vieilllllllle !’
    Et moi donc… Je ne compatis même pas…
  • Mais maman, tu n’es pas vieille, tu n’as que 53 ans (mais elle, bientôt 30 c’est le drame…) (j’appelle cela le comble de la mauvaise foi !)

Mes parents

  • Faut que je te quitte ma chérie, je vais chercher ton père à l’hôpital, où il s’est fait opérer de la cataracte.
    Je sais bien que c’est une opération bénigne, mais j’aurais aimé savoir qu’il avait une cataracte et une opération en vue…
  • Ton père ne se sent vraiment pas bien, je termine de déjeuner et je l’emmène aux urgences.
    Non tu ne finis pas de déjeuner, pour l’emmener aux urgences après, j’arrive et j’appelle le SAMU…
  • Quand je serai mort vous ferez ce que vous voudrez, je n’ai pas d’exigences particulières, vous pouvez me foutre dans un sac poubelle, je m’en fous complètement (mon père il y a quelques années).
    Alors, les sacs poubelles de la bonne taille sont introuvables, la récupération ne sera pas d’accord, et on fera effectivement ce que l’on voudra (puisque tu nous le dis) mais on ne terminera pas au tribunal pour avoir mis ton corps aux ordures dans la joie et la bonne humeur…
  • Tu pourrais être plus sympa avec X/Y, on sait bien qu’il/elle est insupportable mais ce n’est pas de sa faute.
    Ce n’est pas de la mienne non plus.

N’importe qui :

  • Bon, bah maintenant que tu es au courant, tu ne le dis à personne !

Le téléphone :

  • Votre attente est estimée à moins de 70 minutes BIP !
  • Ne quittez pas, nous allons donner suite à votre appel (un jour)
  • Appuyez sur la touche dièse de votre téléphone, puis sur la touche étoile
  • Tous nos conseillers étant en ligne, nous vous prions de rappeler ultérieurement
  • Nos services sont ouverts de 8 H à 12 H et de 14 H à 18 H (il est 15 H 30)
  • Pour gnagnagna, faites le 1, pour gnagnagna faites le 2, pour gnagnagna faites le 3, pour revenir au menu principal faites le 4, sinon, veuillez patienter, un de nos agents va répondre à votre appel
  • CLIC ! BIP BIP BIP…

Les impôts :

  • Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre nom, je rectifie cela immédiatement
  • Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre adresse, je rectifie cela immédiatement (en me redonnant un mauvais nom)
  • Je constate effectivement qu’il y a un problème avec votre nom et votre adresse, je rectifie cela immédiatement
  • Je constate que ma collègue en charge de votre dossier, est en réunion
  • (5 ans que cela dure…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 17 août '11 par , dans Crise de nerf. 19 Commentaires.

Merci Monsieur Pierre Dac (3)

Pour un 15 août Waterloo morne plaine, vous n’imaginiez pas que j’allais me mettre la rate au cours bouillon…

Vous noterez une fois de plus la scandaleuse absence d’illustration… Car… tout de même…  j’ai pris la peine de recopier…

Les maximes (tellement vraies).

  • Si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin
  • Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue
  • Je songe souvent à la quantité de boeuf qu’il faudrait pour faire du bouillon avec le lac de Genève
  • Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent, y mettent vraiment de la mauvaise volonté
  • Pour la marche, le plus beau chapeau du monde ne vaut pas une bonne paire de chaussures
  • Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant
  • Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression
  • On ne peut pas être et avoir été… dit un proverbe. Pourquoi ? On peut très bien avoir été un imbécile et l’être encore
  • L’avenir c’est du passé en préparation
  • Un homme parti de rien pour ne pas arriver à grand-chose, n’a de merci à dire à personne
  • Tous pour un, un pour tous, et 25 pour cent
  • Quand il y a du bromure dans le pinard, il y a du mou dans la corde à noeuds
  • Il est incontestable que de tous les arts, l’art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme
  • Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n’en savent pas plus qu’eux
  • Qu’on le veuille ou non et à toutes choses égales, il vaut mieux s’enfoncer dans la nuit qu’un clou dans la fesse droite
  • Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir.

ET :

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 15 août '11 par , dans Histoire de sorcière. 6 Commentaires.

Merci Monsieur Pierre Dac (2)

Dans la série “pourquoi se fouler au mois d’août”, quelques petites annonces de ce cher homme.

Même pas peur de ne pas mettre d’illustration…

Evidemment il y en a beaucoup que les moins de 20 30 ans ne peuvent pas comprendre totalement…

  • A céder : thermomètre médical double pour ménage : 9 F. Modèle multiforme pour famille nombreuse ou ville de garnison : 11 F. Le même avec prise pour pick-up : 12,75 F.
  • A vendre,  jolie collection pots de vins. S’adresser à n’importe qui, Hôtel de ville, Paris.
  • Besoin argent, vendrais très cher objets sans grande valeur
  • On recherche Monsieur ne sachant pas lire possédant belle écriture pour travaux copie textes secrets. S’adresser au 2ème bureau
  • On demande personne ayant des vapeurs pour faire marcher locomotive
  • On demande des personnes sachant très bien compter jusqu’à 10 pour vérification des doigts dans une fabrique de gants.
  • A vendre un lot de passoires non percées pouvant servir de casseroles. 2 F.
  • A vendre un lot de casseroles percées pouvant servir de passoires. 2,50 F.
  • Monsieur atteint strabisme divergent cherche dame atteinte strabisme convergent pour pouvoir ensemble regarder les choses en face
  • Faux rasoirs pour personnes portant fausses barbes : 13,25 F.
  • Je done lessons d’ortaugrafe par quoraispondence
  • Professeur bègue donne répétition…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 12 août '11 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Merci Monsieur Pierre Dac (1)

rugbyVous sentez poindre la fatigue morale de la blogueuse au mois d’aout,  et vous n’avez pas tort.

Heureusement qu’il y en a qui ont pris la peine de faire rire tout le temps, et qu’on en profite toujours !

PIERRE DAC (je ne sais pas de quand ça date) :

ON REJOUERA AU RUGBY AVEC LES BRITANNIQUES

Le championnat de France de rugby n’a pas plu aux dirigeants anglais. Les joueurs de Grande Bretagne refusaient depuis huit ans de jouer en France à cause des coups de pied qu’ils avaient reçus en 1931. M’étant rendu à la Rugby Union, j’ai réussi à connaître les conditions auxquelles les joueurs britanniques consentiraient à revenir disputer un match en France. Les voici :

TERRAIN :
Le terrain sera divisé en deux parties : la britannique et la française. Les français n’auront pas le droit, sous aucun prétexte, de pénétrer sur le territoire britannique. Ils devront botter les buts de leurs poteaux, les yeux bandés, et en regardant de l’autre côté. Les britanniques eux, pourront se mettre à cinq pour porter le ballon sur une civière jusqu’aux buts français. L’orchestre jouera “Tipperary”. Chaque fois qu’un anglais fera une chute, il aura droit à être éventé pendant 10 minutes par le président de la Fédération Française de rugby déguisé en danseuse orientale.

EQUIPEMENT :
Le maillot des anglais sera couleur de gazon. Celui des français devra obligatoirement n’avoir qu’une manche dans laquelle seront pris les deux bras. Même avantage pour la culotte. Les souliers des français seront en crêpe georgette avec crampons à l’intérieur.

REGLE DU JEU :
Au coup de sifflet, les français devront se coucher par terre et faire semblant de dormir. Les anglais seront transportés en pousse-pousse jusqu’à la ligne des 22 mètres. Les pourboires des pousse-pousse seront payés par la FFR. Les poteaux des buts français seront abattus et maintenus au sol pendant qu’un employé de la FFR habillé aux couleurs britanniques, passera le ballon par-dessus la barre…

La vie n’est qu’un long calvaire… (surtout pendant les grandes vacances…)

Posté le 10 août '11 par , dans Dans la série Diabolique. 23 Commentaires.

A… comme Architectes…

psychose

Certaines personnes sont poursuivies par des architectes infâmes depuis leur plus tendre enfance.

Les architectes adorent concevoir des immeubles, bâtiments, etc… originaux, mais dans lesquels ils n’iront jamais vivre : pas si bêtes.

Cela leur permet de faire sortir du sol de grands ensembles immondes dont Sarcelle a été longtemps la vedette.


J’ai quant à moi commencé ma modeste existence dans un grand ensemble, dans un appartement chauffé par le sol. Belle invention très vite reprise (inutile de se demander où mettre les radiateurs). Cela peut vous ruiner les jambes à tout jamais, rapport à une circulation défectueuse.

Dans l’appartement de mon enfance, la salle de bain donnait dans la cuisine. L’architecte s’en fichait : lui habitait dans un hôtel particulier du quartier « résidentiel »

J’ai une prédilection particulière pour celui qui a conçu mon appartement actuel. En rétrécissant bêtement un placard, il a pu créer une alcôve assez grande dans mon entrée pour y loger la Victoire de Samothrace. Comme celle-ci est au Louvre, je n’ai eu qu’un choix : faire un autre placard moi-même (enfin c’est papa qui s’en est chargé). C’est ce que tout le monde a fait dans l’immeuble, en se demandant le pourquoi de cette alcôve. Sauf ceux qui ont des statues de valeur à y loger : il est bien connu que les riches collectionneurs logent dans des 4/5 pièces en banlieue parisienne : merci d’avoir pensé à eux.

Nous avons deux grandes baies dans le séjour/salon qui fait 10 mètres de long. Entendons nous bien : il y a une petite porte fenêtre à droite et une petite porte fenêtre à gauche. Faire de grandes baies OK, mais surtout pas de panneaux coulissants qui permettraient d’aérer en grand, l’été (encore que depuis quelques années on en éprouve moins le besoin). Non. On n’aère pas EN GRAND l’été, surtout quand on donne plein sud. Dès que la température extérieure dépasse les 25°, il faut descendre les stores et vivre dans une pénombre sépulcrale pour éviter d’étouffer. Car ce ne sont pas les deux petites portes fenêtre qui donnent de l’air. Quant aux baies proprement dites, ce sont des vitres fixes, de 3 mètres de larges par 2 mètres de haut : agréables certes et peu onéreuses à changer en cas de bris de glace.

Les concepteurs de locaux « à usage industriel » font aussi ma joie, et j’aimerais rencontrer l’architecte qui a conçu l’endroit où j’ai travaillé pendant 9 ans, chez Truchon, pour lui dire ma façon de penser, car il avait fait la totale.

Pour commencer, un escalier de taille immense qui réduit de moitié la surface habitable des trois étages : pratique en cas d’incendie et d’évacuation d’environ 10 personnes. Tout au long des murs : d’étranges tuyaux sans doute décoratifs, qui empêchent de mettre des étagères et armoires. Nous adorions ces tuyaux qui décorent (!) sans avoir la classe d’un tableau de Botticelli.

Plein sud, une façade en briques de verre, laissant bien passer la chaleur dès qu’il y a un brin de soleil, surtout l’été. Dès midi quand on posait la main sur la façade on avait l’impression de la poser sur un radiateur bien bouillant par moins 10° en février. Se tenir devant, juste où était placé le copieur, était un coup à tomber raide d’un coup de chaleur…

Au rez de chaussé, il faisait 2° de plus qu’à l’extérieur, et on prenait 3° par étage. Quand il fait 35 dehors, la comptabilité (au troisième) et le directeur, avaient l’impression d’être dans un four : il pouvait faire jusqu’à 43° voire pire (2003) et j’ai gardé un souvenir ému de cette canicule.

Pour couronner le tout, les fenêtres ne s’ouvrent que peu. Elle s’entrouvrent par le bas : impossible d’aérer. Il faut cuire tranquille. Et pour avoir des carreaux propres, faire appel à une entreprise spécialisée.

L’hiver par contre, on gelait. Apparemment la brique de verre laisse passer la chaleur dans les deux sens. Et pour avoir un 19° correct, il fallait mettre la société au bord du dépôt de bilan en mettant les radiateurs électriques à fond : la trésorerie avec laquelle finalement Truchon s’est barré un jour, ne pouvait pas y résister à l’entendre.

Nos locaux d’avant étaient du même acabit : on s’y gelait l’hiver et on transpirait l’été.

Quelques plaintes multiples glanées ça et là :

  • Les murs et cloisons dans lesquels on ne peut pas planter de clous et qui laissent filtrer le moindre soupir : éviter les tableaux de maître et les voisines nymphomanes.

  • Les murs qui ne laissent rien filtrer sur le plan bruit, mais qui attirent les moisissures en résistant toujours aux clous (prévoir un marteau piqueur pour accrocher la toile de maître).

  • Les portes mal placées : exemple : dans un certain nombre d’appartement on peut, en se débrouillant bien et en ouvrant les portes au bon moment, faire entrer directement les invités dans les toilettes au moment de leur arrivée (les y enfermer c’est plus drôle).

  • Ne parlons pas des portes qui s’ouvrent vers l’intérieur en faisant perdre une place de rangement, et qui nous empêchent d’aller porter secours à l’oncle Albert qui fait un infarctus dans les toilettes.

  • Il y a aussi les constructions modernes et décoratives. Comme la pyramide du Louvre à laquelle je ne me ferai jamais, et Beaubourg, généralement qualifié d’horreur. Surtout pour ceux qui le découvrent avec vision parallèle sur Notre Dame de Paris. (Je me demande si l’architecte de Beaubourg a une vue imprenable dessus. Cela m’étonnerait).

Merci Messieurs les Architectes.

La vie n’est qu’un long calvaire…

(Réédition d’un post de l’été 2006)

Posté le 8 août '11 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. 10 Commentaires.

Scène de ménage : Terrines et haricots…

scene-de-menage1Mes parents en cuisine, c’est toujours super…

Fort heureusement cela ne dégénère jamais, mais je préfère rester neutre, on n’est jamais trop prudent…

Sauf quand on me demande mon avis. Forcément, je le donne… Là j’ai été d’une imprudence folle !

Dimanche nous fêtons l’anniversaire de la petite dernière et il y aura donc :

  • Un pâté fait maison par Jean-Poirotte
  • Un gigot avec des haricots frais, et donc à écosser. Dans la famille nous appelons d’ailleurs cela des haricots écossais, depuis qu’un fermier du village avait mis un panneau “à vendre : haricots écossais”. (Tout le monde s’en fout…). Ce qui pourrait nous faire passer pour des ignares, aux yeux de ceux qui ne connaissent pas le gag…

On a commencé par les haricots écossais…

Chacun sa technique.

  • Jean-Poirotte : pourquoi tu coupes l’extrémité des cosses Bibelot ? Regarde, ça se fend tout seul !
  • Mrs Bibelot : parce que j’ai très mal à mon articulation du pouce droit, et que de couper l’extrémité c’est mieux pour ne pas forcer…
  • Mais regarde : ça se fend tout seul !
  • Evidemment quand on n’a pas mal à la main, ça va tout seul.
  • Déjà que j’ai mal aux genoux…
  • Je ne vois pas le rapport…
  • Coraline… Toi aussi tu casses l’extrémité ?
  • Oui, j’ai toujours fait comme ça…
  • Pourtant, regarde, ça se fend tout seul.
  • … … …
  • Tu vas finir par terminer les 2 kg de haricots tout seul !
  • Quel caractère ! mais je persiste à dire qu’il n’y a pas besoin de couper l’extrémité des cosses, regarde, je vais 2 fois plus vite que toi vous !
  • Tant mieux tu pourras terminer tout seul.

Vlabadaboum, vla le pâté à faire maintenant.

Je vous épargne les détails concernant la quantité de sel à mettre, ou plus, ou moins, tu es sore ?  tout à fait sore, et le moment où j’interviens tout de même en rappelant que pour éviter toute guerre nucléaire dans la cuisine en cas de pâté attitude, j’ai personnellement moi je, noté les quantités de sel dans le livre de cuisine phare de Mrs Bibelot… Ils vérifient et tombent d’accord sur mon dos, comme quoi j’écris comme un cochon, ce qui est totalement faux.

Au lieu de rectifier de leur écriture, ils sont donc obligés de ressortir l’antique livre de cuisine de la tante Marie, qui appartenait à mon arrière arrière grand-mère et qui est annoté de partout…

Il y a ensuite l’horrible choix à faire parmi les terrines de Mrs Bibelot, dont certaines ont 1 siècle et demi, car on garde tout dans la famille.

Elle revient toujours avec 3 terrines (je précise qu’elle en a en tout une dizaine, de toutes les tailles) :

  • La trop petite
  • La plus grande
  • L’autre un peu plus grande, mais plus arrondie.

Le cérémonial diabolique du choix de la terrine ayant lieu environ 6 fois par an, je sais que la plus grande et l’autre plus grande mais plus arrondie, font exactement la même contenance, depuis que j’ai suggéré de vérifier en en remplissant une d’eau, et en reversant cette eau dans l’autre terrine.

Car Jean-Poirotte fait toujours des pâtés de la même taille. Pour le foie gras de fin d’année, c’est une autre guerre…

J’ai fait le même coup à ma mère qui refuse toujours malgré tout, de prendre un des jolis bols bleus à fleurs de son arrière grand mère, sous prétexte qu’ils sont trop grands pour le thé. Ils font exactement la même contenance que ses bols en pyrex, mais rien à faire. Si elle ne veut pas s’en servir, elle n’a qu’à aller les enterrer dans le fond du jardin ou carrément le dire.

  • Cette terrine là est trop petite
  • Bon alors essaye la plus grande
  • J’ai l’impression qu’en fait elles font la même taille
  • Ca m’étonnerait !
  • Jean-Poirotte se lève et refait le coup de la flotte : les deux terrines contiennent exactement la même quantité
  • Recommence, je n’ai pas vu ce que tu traficotais dans l’évier

Et là, je ne pouvais même pas m’esbigner, car je devais aller acheter le gigot avec maman, dès fois qu’elle se perde (mais c’est toujours un plaisir de faire des petites courses ensemble…)

Dans la voiture d’ailleurs, j’ai tout de même eu droit à un :

  • Ton père est d’une mauvaise foi pas possible.

Je n’ai pas creusé pour savoir s’il s’agissait des haricots écossais, ou de la contenance des terrines…

Quand nous serons à la Grande Motte, j’ai prévu un carnet pour prendre des notes !

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 5 août '11 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

Mais qu'est-ce que j'ai fait de cette boîte ?

57417023Attention, c’est relatif à mon imagination débordante qui parfois me joue des tours que même pas j’oserais vous raconter…

Comme toute femme qui se respecte, j’ai chez moi ce que j’appelle de la quincaillerie, à savoir des bijoux que j’ai accumulés à une certaine époque.

Je n’ai rien contre les femmes qui portent des bijoux, simplement, moi je n’en porte plus pas.

J’ai même oublié d’en mettre le jour du mariage de Pulchérie, c’est tout dire…

Je crois que j’ai commencé à faire un rejet à l’époque où j’étais encore avec Albert, et que ma méchante belle soeur se pavanait même en allant aux champignons, avec rivières de diamants, rubis, émeraudes, perles, etc… pas toujours du meilleur goût (le plus voyant possible était ce qu’elle préférait) et pas toujours assorti avec ses toilettes…

Petit à petit, j’ai eu des collègues de travail qui étaient un peu comme moi quand j’étais chez Truchon, et j’ai perdu l’habitude de penser :

  • Boucles d’oreilles
  • Bague (à l’exception de mon alliance qui m’a “fait” 2 ans avec Charles Hubert et que je ne quittais jamais)
  • Bracelet
  • Collier, à l’exception d’un que je ne quittais jamais non plus jusqu’au jour où le fermoir a rendu l’âme.

J’ai du toc, du fantaisie, et des bijoux de famille, comme papa, mais pas les mêmes… (ce dont vous vous doutiez certainement…)

Et je les range depuis longtemps, en mélangeant dans des boîtes diverses, le toc et l’authentique, au cazoù des cambrioleurs auraient l’audace de rentrer chez moi pour y faire le ménage…

Il y a un petit moment que je ne peux plus porter de bagues, mes articulations main droite – main gauche commençant à se déformer, avec de grosses bosses que je suis peut-être la seule à voir (et surtout à sentir) mais qui sont incompatibles avec les bagues.

Tout ce qui est bijoux de famille, vous le comprendrez, c’est pour mes filles.

Delphine étant venue passer 2 jours, j’ai évoqué avec elle, le fait que j’avais l’intention de donner à tout le moins mes bagues, et elle n’a eu de cesse de venir chez moi pour en choisir une ou deux.

Evidemment, elle s’est ruée sur la seule bague au sujet de laquelle je pensais que mes deux filles feraient “berk”… Une chevalière de Mrs Morgan, qui est en fait un Louis d’or (Napoléon III – 20 F Or) monté avec aussi de l’or.

Pour moi il représentait le souvenir de ma grand-mère, Delphine l’a trouvé classe et d’autant plus que c’était un souvenir de famille et de son arrière grand mère. Elle s’est donc précipitée dessus comme la vérole sur le bas clergé breton, prenant également 1 serpent en or ramené d’Egypte, que Pulchérie a toujours trouvé moche. Puis elle a récupéré 2 bagues à elle qu’elle croyait perdues à jamais.

Sauf que, voulant lui montrer ce qu’il me restait comme bijoux de valeur :

  • Ma chaîne et ma médaille de baptême
  • Ma gourmette de première communion
  • Des bijoux offerts par Albert

Il m’est apparu qu’une boîte à quincaillerie, normalement dans ma chambre, était totalement introuvable…

Donc, depuis hier, je suis tarabustée par cette question essentielle :

  • Mais qu’est-ce que c’est que cette bouteille de lait que j’ai fait de cette boîte ?

La vraie question étant en fait : “qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête quand j’ai voulu planquer cette boîte ?“. Car là, je suis capable de tout… (ici)

Comme Mrs Bibelot en effet, je me dis “je vais le mettre là, c’est tellement incongru comme endroit que personne n’ira le chercher là et que je suis obligée de m’en souvenir”.

Tout faux, une fois de plus…

Je me souviens avoir vu cette boîte il y a 11 mois avant de partir à la Grande Motte, mais je ne me souviens absolument pas où j’ai pu la planquer, et quel est l’endroit où elle est que forcément je devais m’en souvenir…

Ne me reste plus qu’à retourner tout l’appartement, en regardant partout, y compris dans le moindre robot ou recoin. Comme l’appartement est déjà à l’envers, cela va le remettre à l’endroit…

A moins que la boîte me crève les yeux ne soit sous mon nez, ce qui n’est pas exclu.

Mais bon, je vais donc retourner tout l’appartement.  Quand je l’aurai retrouvée, je rangerai la boîte ailleurs.

Je vous raconterai… Dans un an, quand je me demanderai une fois de plus : quelle est l’idée saugrenue qui m’est venue à l’esprit quand j’ai rangé cette boîte  ?

La vie n’est qu’un long calvaire…

(PS : la première chose que j’ai faite, c’est de regarder dans le congélateur, ce qui vous montre à quel point je ne suis pas sortie de l’auberge…)

Posté le 3 août '11 par , dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.