La photo coup de bol… (1) *

le-lion-3Souhaitant être objective, je trie depuis quelques temps, mes photos à moi, pour trouver le nec plus ultra du loupé de chez celle qui n’a pas le compas dans l’oeil (ou alors si, et c’est l’explication)…

Sauf que mes loupés, dès que j’allais chercher mes pellicules, ils filaient illico à la poubelle, avec le négatif qui allait avec, pour ne pas que le loupé passe à la postérité.

Oui, j’avais et j’ai toujours un argentique, avec tous les objectifs qui vont bien, sauf que cela coûte cher à faire développer alors depuis 5 ans, je ne fais plus de photos. Surtout qu’en plus je suis ultra difficile et que sur une 36 pauses, j’en garde 3 grand maximum…

Cette photo est donc le résultat d’une planque avec notre guide à Charles Hubert et moi, alors que nous étions en voyage de noces au Kenya. Ce voyage de noces, c’était toujours cela de pris avant qu’il ne me révèle sa chiantitude quotidienne en pensant stupidement que j’allais la supporter maintenant que j’avais signé.

Nous avions donc vu des vautours tournoyer quelque part par là-bas, mais Charles Hubert était obsédé par les zèbres. Il a fait 40 pellicules de zèbres (et payé le développement avec ses sous à lui).

Une fois quelques jours passés au Kenya, les zèbres, on s’en lasse un peu. Enfin quand il s’agit de mitrailler un peu. On guette plutôt une photo un peu originale à faire.

Donc nous sommes allés dans le petit matin glacial (eh oui, les réserves sont en altitude, on pèle de froid le matin et le soir, et le jour on crève de chaud). Pour tomber sur deux jeunes lions en train de casser la croûte.

Oui j’ai bien dit deux jeunes lions, car les jeunes mâles vivent souvent ensemble avant de se trouver un clan de femelles qui vont chasser pour eux et que généralement ils ne partagent pas, d’où une brusque rupture de l’amitié fraternelle.

La photo est donc tout de même loupée parce que j’ai cadré sur le mâle de gauche et qu’on ne peut pas soupçonner du tout qu’ils étaient deux à becqueter…

Le soir, nous sommes tombés sur les deux frères en train de digérer, pas très loin de là, et la photo est moche, vu la lumière, mais vous y aurez donc droit.

Il leur fallait bien deux ou trois jours, d’après le guide, pour digérer leur proie, dont ils n’avaient laissé que peu aux autres prédateurs (l’après midi, j’ai mitraillé les vautours, mais cela n’intéressait pas Charles Hubert qui cherchait dézèbres).

C’était beau, impressionnant, cruel, la nature quoi. De quoi faire réfléchir.

Car…

*Le coup de bol c’était pour le photographe, pas pour le gnou trucidé 2 H avant… Dont il ne restait rien le lendemain.

Car la vie n’est vraiment, qu’un long calvaire…

PS : cette photo a été authentiquement prise dans la brousse, et non pas dans un zoo…

0 réponse sur “La photo coup de bol… (1) *”

  1. Malgré tout elle est belle.
    Et c’est d’autant plus beau qu’à l’instant, Momo, mon lion de maison à moi, vient de rentrer avec une souris noyée dans la gueule.
    Vu de loin, ça fait pareil.

  2. Rien à faire, je trouve ça triste…la nature est cruelle et surtout mal faite : je n’arrive pas à la trouver belle alors que des êtres vivants ont besoin d’en tuer d’autres pour bouffer !

    1. Pourtant c’est ainsi.
      Ne mangeons-nous pas au détriment d’autres ? Et les tueries des humains sont parmi les plus cruelles puisque l’homme peut tuer sans nécessité…
      Nous faisons parti de cet ordre, mais je comprends ta réaction…

  3. Je te rejoins totalement lorsque tu dis que les tueries des humains sont parmi les plus cruelles.

    Je suis végétarienne précisément parce que je refuse de cautionner les élevages industriels (dont la cruauté est infiniment pire que celle du lion qui mange la gazelle, même si cette dernière m’attriste).

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