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Archive pour février, 2012

Solutions bien être : les solutions à TOUS vos problèmes… (1)

Bien être 2

Maman avait reçu un petit catalogue de “solutions bien-être” au mois d’octobre, à l’heure où l’on ne rigolait pas trop parce que papa était en réa, les médecins essayant de lui sauver ses reins.

Pari tenu, j’ai donc pu lui dire quand il a commencé à aller mieux, qu’il y mettait de la mauvaise volonté avec son genou dont le traitement était la cause de tout, car nous avons à notre disposition tout un arsenal thérapeutique impressionnant ET naturel

On se demande comment il se fait qu’il y en a qui ont encore mal quelque part…

Je n’aurais pas trop de 3 posts minimum pour discuter avec vous de ces traitements que nous négligeons trop souvent… Grave erreur !

Dossier spécial : acide urique. Ca tombait pile poil dans les problèmes du jour.

  • Le premier traitement naturel contre la GOUTTE !
  • Le pouvoir thérapeutique de la CERISEA MEDICA !
  • STOPPE les crises de GOUTTE !
  • Curatif ET préventif !
  • 1 cure achetée = 1 cure offerte
  • Cure d’attaque : 30 € (tout de même, c’est donné pour passer à l’attaque)
  • Cure forte :  55 € (attaque directe ou cure forte d’emblée ? on ne saura jamais…)
  • Cure extra forte : 71 € (Est-ce la véritable l’attaque mais extra forte ?)
  • Les douleurs disparaissent et ne reviennent JAMAIS ! (on est ravis de l’apprendre)

Au prix où sont les cerises, la cure est donnée. Je ne sais pas à combien revient une bonne tisane de queues de cerises mais bon, ne venez pas vous plaindre de votre goutte ou cystite chez moi. Vous n’avez qu’à vous prémunir contre les attaques perfides de l’acide urique et point barre. Si vous ne vous renseignez pas rapidement, je peux mettre à votre disposition de la queue de cerise 100 % naturelle et non traitée… au mois de juin prochain.

Je vous le ferai à 50 € le kg, port non inclus. Vous avouerez que c’est sympa de ma part… Attention il n’y en aura pas pour tout le monde !

Dans le même catalogue :

Purifiez votre SANG et traitez plus de 127 maladies : fichtre diantre, on m’a caché ça… Ca marche aussi si l’on n’a pas 127 maladies ? Et si je suggérais cela au chef du service réa, il va être d’accord ? Non, il connaît certainement le truc : c’est cela que l’on perfuse à papa, c’est sûr…

Parce que bon, tout de même :

  • Le Goji de l’Himalaya multiplie vos fonctions cérébrales (je fonce, je sens que j’en ai besoin…)
  • Augmente votre respiration
  • Régénère votre foie ET vos reins (qu’est-ce que je vous disais)
  • Protège votre coeur
  • Réduit le cholestérol
  • Réduit le taux de sucre
  • Augmente la sexualité (à nous les petites anglaises)
  • A prix d’ami : 30 € les 125 ml, 55 € les deux flacons, 71 € les 3 flacons + 1 gratuit
  • En exclusivité pour vous (en plus)
  • D’ailleurs que fait une star de Hollywood quand elle veut rajeunir ? Elle paye cher un chirurgien plasticien… Je vous le demande… Non, je le sais, elle prend du truc machin de l’Himalaya, endroit très connu pour ses pâtures verdoyantes et ses plantations abondantes.

Si vous voulez mon avis, précipitez-vous dessus, parce que quand le truc sera trop connu, on risquera de manquer…

Moi je dis ça… Si je ne me précipite pas dessus, c’est parce que je suis fauchée comme les blés (de l’Himalaya…).

Mais bon, je suis perplexe, parce qu’il n’est pas précisé si l’on peut prendre les deux trucs en même temps au risque de se retrouver en trop bonne santé.

Pour le prochain épisode, je vais m’attaquer à tout ce qui répare miraculeusement vos articulations…  Trucs méconnus bien sûr, il suffit de s’instruire… Remerciez moi tout de suite !

Aux chiottes les orthopédistes !

La vie n’est qu’un attrape nigauds… (je vous ai bien eus sur ce coup là…)

PS : bien évidemment cet article n’est PAS sponsorisé DU TOUT !

Posté le 7 février '12 par , dans Dans la série Diabolique. 28 Commentaires.

Compte rendu… (3)

Oeil poché

A l’annonce faite par papa, je ressors aussi sec en allumant la lumière extérieure.

Merde alors, c’est vrai, ce fichu pneu est dégonflé de moitié.

Jean-Poirotte a l’art de la question qui tue :

  • Il y a combien de temps que tu n’as pas fait refaire la pression de tes pneus… ????????
  • Heu… Voila une question qu’elle est bonne. Cela doit remonter à mon contrôle technique en août 2010…
  • Tu n’es pas raisonnable.

Maman souhaite regarder l’émission sur le jubilé de sa Majesté la reine d’Angleterre, je suis d’un regard distrait, en récupérant petit à petit mon nez. La sensation est curieuse, et sous le pansement, cela fait vraiment mal.

Je n’ai qu’une hâte : retirer ce pansement et voir ce qu’il y a en dessous. Le lendemain matin, j’en oublie donc mon pneu, pour retirer la chose, constater que la couture est super bien faite et que la cicatrice devrait être discrète.

Ouf ! Je prends RV avec l’infirmière qui doit me retirer mes fils, je remballe mes affaires, et j’appelle mon petit garagiste : pas de problème, je peux passer dans l’après-midi.

Le constat est fait, il me manque la moitié de pression dans chaque pneu.

  • “Idéal pour rouler sur la neige” me précise l’homme, en regonflant. “Normalement il faut faire la pression une fois par mois”. Je le sais parfaitement, mais je prend l’air niais de celle qui découvre la chose…

Il ne sait pas encore que cette histoire de rouler sur la neige, va me faire ricaner jaune quatre jours plus tard, quand il en tombera 10 cm et que copine va très mal se comporter dessus (je hais cette voiture).

Me reste à réintégrer mon domicile, un poids sur le coeur en moins…

Merde, ma TV a un problème, je ne capte presque plus de chaines.

  • Je prends le mode d’emploi.
  • Je félicite intérieurement les traducteurs car c’est incompréhensible
  • Et qu’en plus quand on me dit de trouver “setup”, et bien en fait il faut faire “config”.
  • J’arrive TOUTE SEULE à reprogrammer mes chaines.
  • Merde cela ne marche pas mieux…
  • Je me demande si c’est le cas chez tout le monde, avant d’envisager d’appeler le SAV de mon poste le lendemain…

Mes voisins confirment : c’est un problème d’antenne collective. Ma voisine du dessous en face, qui regarde la TV toute la journée est au bord de la crise de nerf… Parce qu’on capte par contre très bien 3 chaines de foot, et que son mari ne se prive pas du coup, de l’emmerder avec ses matchs.

Et on est bien peu de chose, à la merci de n’importe quelle panne, et blablabli et blablabla, et qu’est-ce qu’il vous est arrivé ma pôvre ?

Deux fois rien, je la rassure, je remonte chez moi et je fais le compte… Car depuis quelques années, janvier est un mauvais mois pour moi, c’est un coup d’une configuration astrale merdique, j’en suis certaine…

  • Le quota de merde paperasse habituel de janvier : OK
  • Opération qui faisait peur : OK
  • Problème de pneus : OK
  • Problème de TV : va être résolu.

Ca va, on attaque février… Qui, c’est bien parti, va être une route parsemée de pétales de roses.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 6 février '12 par , dans Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Compte-rendu… (2)

Oeil poché

On m’appelle et je me lève donc avec les genoux en vrac (merde, j’ai dit qu’il ne fallait plus parler de genou…)

Je suis accueillie très gentiment, ce qui est la moindre des choses (mais je le souligne tout de même car ce n’est pas toujours le cas), et je me retrouve en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, en salle qui n’est pas vraiment d’opération, mais tout de même un peu.

Alors là, je vais tout de même souligner le manque d’informations dont nous souffrons tous régulièrement.

MON chirurgien est en train de se désinfecter les mains pour passer des gants stériles, son assistante également, et on me fait allonger sur une table…

Putain, ça caille ici. JE LE SAVAIS !

Mais je pensais que l’on allait me faire passer une blouse ou je ne sais quoi, donc, je m’étais habillée en fonction de cette idée qu’elle n’était pas lumineuse…

Parce que non, on ne me demande pas de me déshabiller pour passer une blouse stérile. Si que j’aurais sû, j’aurais prévu une petite laine à passer juste avant d’être appelée.

Parce que putain, ça caille ici…

J’ai droit à la charlotte, à la désinfection massive, et je tremble parce que j’ai froid (ça change de trembler de trouille, mais bon j’ai la trouille quand même).

J’ai évidemment les yeux fermés, et leur lumière de merde, au travers des paupières, ça brûle. D’un autre côté si ça s’éteint du côté gauche je pourrais le signaler tout de suite… (mais évidemment il serait trop tard…)

  • Attention madame, la piqûre d’anesthésique fait un peu mal, mais ça va passer très vite…

Rien senti. C’est tout moi.  A chaque fois que l’on me dit que cela va faire mal je ne sens rien, si on ne me dit rien, je souffre… J’ai un truc : quand on me dit que cela va faire mal, je repense au moment où j’ai expulsé Pulchérie avec forceps, et forcément, et bien, je relativise dans mon cerveau ou ce qu’il m’en reste… D’où le fait que je ne sente rien (même pas mal !)

Après je sens vaguement qu’on me tripatouille et très rapidement on me précise.

  • J’ai bientôt terminé, je fignole la couture (il a intérêt).

10 minutes montre en main et c’est torché. On me laisse reprendre mes esprits, mon oeil gauche fonctionne, on me donne le morceau à envoyer pour biopsie (berk), la marche à suivre pour les soins post opératoires, l’ordonnance pour l’infirmière qui doit me retirer les fils le 8ème jour ou la veille si ça commence à gratter, et je rejoins Marie Framboise, toujours gelée, dans la salle d’attente. Elle est surprise, elle pensait que j’en aurais pour plus longtemps.

Et moi donc. Il était apparu que j’étais la seule pour laquelle on avait prévu une demi-heure… Donc comme tous les 1/4 d’heure avaient mis le double, nous avions pensé une heure pour moi… Logique…

Dans le miroir de l’ascenseur je regarde le carnage : il est recouvert par un pansement à retirer le lendemain matin seulement…

Le retour s’effectue sans encombre. Sauf que, évidemment, on ne se fait pas charcuter comme ça…

  • Je ne sens plus mon nez. Quand on ne sent plus quelque chose cela fait toujours curieux. Faites-vous anesthésier un doigt, et vous verrez.
  • Marie Framboise confirme : elle a connu le coup du doigt.
  • Enfin si, j’ai l’impression d’avoir une paire de lunettes qui serre mon pauvre nez. Du coup, machinalement, j’essaye toujours de retirer ces lunettes inexistantes…
  • Mais bon… Ce n’est rien…

Nous arrivons à bon port. Je remercie une fois de plus Marie Framboise pour son extrême gentillesse, et je rentre chez les parents qui m’attendent de fourchette ferme.

  • J’ai une mauvaise nouvelle pour toi me dit Jean-Poirotte…
  • Ton pneu avant gauche est dégonflé…

Déjà que la nuit menaçait de ne pas être drôle une fois l’anesthésie passée…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 3 février '12 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Compte rendu… (1)

Oeil poché

Me voici rentrée à la maison ce mercredi 1er février, après une journée éprouvante et une nuit moins éprouvante chez papa/maman (hem…).

Bon ce n’était pas la mort non plus, mais personne n’a envie d’aller se faire tripatouiller le coin interne de l’oeil (canthus interne en terme médical, ne me parlez plus du coin de l’oeil SURTOUT ne m’en parlez plus…).

Dès le départ, tatie chérie s’était proposée pour m’emmener à la première consultation car je pensais naïvement que c’est ce jour là que le chirurgien m’ôterait la cochonnerie.

Mais non, RV pris le 31 janvier pour 17 H (soyez à l’heure m’avait précisé la secrétaire, la prochaine fois qu’on me dit ça, je me fais un restaurant avant, enfin, à l’heure du RV, j’aurais encore de la marge…).

Manque de chance pour elle, tatie chérie se foule le genou la semaine précédent l’intervention (qu’on ne me parle plus de genou non plus, y’en a marre des genoux dans cette famille…).

Heureusement je trouve une solution de secours, puisque je dois être accompagnée : une amie de mes parents, Marie Framboise, accepte immédiatement de m’accompagner le mardi. Si ce n’est elle se sera son mari (surtout s’il neige), et je peux rassurer tatie chérie qui souffre et en plus, s’en veut de me faire faux bond, la pauvre.

Donc, je ne suis pas obligée d’annuler mon RV pour en avoir un en mai ou juin, quand il sera vraiment trop tard. Je scrute un peu la météo (ce que je ne fais jamais) pour vérifier qu’il ne va pas neiger le 31, et le bon jour, je me lève alerte et tout et tout (croyez moi sur parole…).

Impossible de manger quoi que ce soit et je suis fin prête à l’heure dite pour rejoindre le QG (chez mes parents), d’où nous devons partir à 15 H 30 maxi. J’ai mon itinéraire de chez Mappy (ne me parlez plus de Mappy…), et elle, sa carte.

Bien évidemment, nous nous perdons à un rond-point où l’on m’indique traitreusement d’aller à droite alors qu’au retour, nous constaterons qu’il fallait aller à gauche…

Il est à noter qu’en dignes femmes que nous sommes, nous nous arrêtons pour demander notre chemin (nous cherchons Mainvilliers qui n’est fléché nulle part ! (et qu’on ne me parle plus de Mainvilliers)). Les réponses sont aussi multiples que diverses :

  • Il faut faire demi-tour et après…
  • Vous continuez tout droit et après…
  • Il faut prendre la première à gauche…
  • Vous tournez le dos, il fallait prendre à droite…

BREF : nous finissons par trouver la fichue clinique, dont le fléchage n’était pas visible par où nous sommes arrivées (qu’on ne me parle plus du fléchage en France…).

Normalement pour l’enregistrement, je devais être là à 16 H 30, il est 16 H 45, pourvu que je ne me fasse pas refouler par une secrétaire sadique… Je suis la première à savoir que les secrétaires éructent, la bave aux lèvres, et voire même, se roulent par terre en hurlant de rage… (j’en étais une…)

Non, que je puisse avoir 1/4 d’heure de retard, elle s’en démêle la cressonnière… Elle évite d’ailleurs de me dire pourquoi…

Quand nous rentrons dans la salle d’attente, il y a plein de monde, et nous pensons naïvement qu’il y a au moins 2 ou 3 chirurgiens qui opèrent cet après-midi là. Donc nous attendons. Je suis un peu stressée, mais psy chérie m’a donné un anxiolytique à prendre 2 H avant l’intervention, et cela va encore…

Sauf que tout le monde défile avant moi, chaque personne étant accompagnée (ce qui réduit de moitié les personnes à passer avant moi), et que force est de constater que tout le monde a RV avec le même chirurgien : le mien.

Il faut un certain temps avant de briser la glace :

  • Vous aviez RV à quelle heure ?
  • 16 H
  • Glups
  • Et vous ?
  • 16 H 15…
  • 16 H 30…
  • 16 H 45…

Apparemment les RV ont été pris à raison d’un quart d’heure par personne. Sauf que personne n’y passe un quart d’heure, mais beaucoup plus.

L’effet de l’anxiolytique commençant à s’estomper, je vais interroger la secrétaire qui s’en démêle toujours la cressonnière, et je descends fumer une clope car en plus, je suis en manque de nicotine…

Il a AU MOINS, une heure et demie de retard.

  • “Comme d’habitude” soupire-t-elle, qui sait qu’un RV tous les 1/4 d’heure, c’est foutu d’avance, mais obéit aux ordres, docile…

La personne avant moi est invitée à 18 H10. Marie Framboise et moi comptons une bonne demie heure…

Je suis morte de trouille car le cachet ne fait plus effet du tout et que dans une demie heure :

  • Je vais faire une réaction allergique à l’anesthésie locale = direction la morgue, car quand je fais une allergie, c’est toujours balèze (d’où ma terreur devant une fourmi…)
  • Il va me toucher le nerf optique (j’aurais dû regarder par où il passait ce nerf, et là, je n’ai pas internet) et tout va s’éteindre définitivement pour l’oeil gauche
  • Il va constater que la cochonnerie a traversé le nez et que c’est pour cela que mon oeil droit pleure (là j’ai eu de la chance, parce que si cela avait été le gauche, j’allais direct au bloc, sans chirurgien plasticien). Du coup, il va être obligé de creuser et je n’aurais plus qu’à me mettre un os dans le nez pour combler le trou de manière décorative et surprenante…
  • Bref, là je ne suis pas zen du tout (genre celle qui l’a été, zen, depuis le matin…), malgré les objurgations de Marie Framboise qui m’assure que tout va bien se passer.
  • Et à je ne sais plus quelle heure du coup, on m’appelle.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Donc vous aurez la suite demain…

Posté le 1 février '12 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.