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Archive pour juillet, 2012

L'ingrédient indispensable du film catastrophe…

Couple_et_disputesUne sciatique mal venue m’ayant clouée sur mon canapé (on échoue où on peut) pour plusieurs jours en 2006, j’ai été dans l’obligation de me refaire quelques vieux films. Enfin certains avaient 10 ans, voire même 15, c’est dire les niaiseries que je peux regarder. Et puis j’ai pris ce qui me tombait sous la main (transformé en équerre, on se déplace comme on peut)

J’avais sous le coude quelques films catastrophes et autres, tous américains, et il m’est apparu, à les visionner les uns après les autres, qu’il y a un ingrédient quasi indispensable pour réussir un film catastrophe.

C’est le couple qui :
ne s’entend pas – plus – en instance de séparation – déjà séparé – divorcé.

Sans cet ingrédient miracle comme le coriandre dans les champignons à la grecque, le film sera un échec.

  • Le couple ne s’entend plus, mais rapport à un enfant forcément difficile (vu l’ambiance familiale), reste ensemble (“Le jour d’après” où le père est tout le temps barré aux pôles d’où une certaine lassitude de l’épouse, la garce !). On sent dès le début que cela va craquer de toutes manières, sauf catastrophe annoncée qui sauvera le ménage en ruinant la planète.

  • Le couple est déjà séparé. L’homme vit sous l’eau (“Abyss”) ou à la recherche d’une tornade (“Twister”).

  • Le couple est divorcé. Il se partage la garde des chiens quand il n’y a pas de mômes (“Alerte”), non sans disputes l’un n’étant pas là comme prévu pour prendre les fauves quand c’est sa semaine, et vice versa (pour faire plausible on choisi la race “terre-neuve” nettement plus chiante à véhiculer quand ce n’est pas prévu, que le “basset”. Et en plus ils sont plusieurs (au moins deux), c’est mieux)

  • N’ayant pas non plus revu 42 films, je m’arrête là.

Une catastrophe va leur tomber dessus : une glaciation accélérée, un typhon, une tempête, un sale virus, liste non exhaustive. Bien évidemment au cours de cette catastrophe, le couple sera héroïque. L’un d’eux sauvera le monde (lequel ????) voire même leur association qui leur fait prendre conscience qu’ils ont eu tort de se disputer pour des histoires de chaussettes sales et de lavabo non rincé (on n’ose imaginer le héros ne rabaissant pas la lunette des toilettes ou l’héroïne souffrant d’un syndrome pré-menstruel…).

Dans pas mal de cas, le couple travaillait ensemble avant de ne plus s’entendre (“twister” où ils se retrouvent, l’un courant après l’autre qui court après des tornades, pour lui faire signer les papiers du divorce le remariage urgeant), (“Abyss” où il dirige la station sous-marine qu’elle a conçue). Leur non entente reste un mystère qui ne sera pas élucidé (à moins de se rabattre sur les hypothèses ci-dessus). Ce n’est pas important d’ailleurs, ce qui est important c’est de savoir si :

  • Ils vont se réconcilier

  • S’ils vont au moins faire crac crac une fois avant “the end” ou tout au moins s’embrasser laissant présager que…

  • Si l’un des deux va sauver l’autre tout finissant bien.

  • Si l’un des deux sauvera l’autre en y laissant sa vie, mais ce n’est pas grave parce qu’au dernier moment il s’entendra dire “je t’aime”. N’empêche qu’on est émus et qu’on se demande si le survivant n’ira pas s’enfermer dans un monastère tibétain pour digérer la chose (trop tard).

  • Si à eux deux ils vont résoudre le problème trouver le secret de la méchante tornade ou le remède à cette grippe aviaire, voire remonter à la surface sans respecter les paliers de décompression indemnes… (bon là d’accord il y a l’intervention des extra-terrestres, mais c’est un autre débat, je parlerai des extra-terrestres un autre jour)

Le suspense du film réside là. On sait bien que le volcan (merde, le nom du film m’échappe…) va sauter, que la tornade va passer, que le virus va sévir, que la station va couler, la glaciation s’installer. Ce qui compte c’est l’héroïsme comme dans “le jour d’après” où le père si peu présent, et pour une fois qu’il est là, est obligé de rallier New York avec deux potes pour sauver son fils coincé dans une bibliothèque. On ne se demande pas s’il va y arriver : il y arrivera. Ce que l’on se demande c’est comment sa femme prendra la chose (plutôt bien : ouf !, elle n’a pas attendu de coup de fil pendant tout le film pour rien) et combien d’états il aura parcouru au bout du compte, avec un traineau et des skis de fond, en semant des cadavres partout (oui les deux potes n’arriveront pas, c’est écrit d’avance, les meilleurs potes du héros se sacrifient toujours pour lui, c’est comme ça).

Dans “Alerte” Dustin Hoffman se bat vraiment pour sauver son ex avant tout, donc il piste tous les singes qui passent, avec un flair infaillible. Dans “Abyss” c’est à qui se sacrifiera pour l’autre (je me noie, non toi, non moi mon amour, heureusement que tu es là, etc…).

C’est ce qui rend la catastrophe émouvante : de voir que le pire nous rend meilleurs. Surtout dans la stricte légitimité car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les films américains, le couple qui ne s’entend plus, est toujours marié (ou l’a été, d’où remariage en vue) : on ne concubine pas aux USA.

Je serais complètement perdue si au départ d’un film comme cela, je ne pouvais pas repérer les héros à leurs disputes (souvent au téléphone d’ailleurs au début, pour brouiller les pistes (“qui c’est ? – Ce doit être son mari – t’es sûr ?- Oui c’est dans le résumé du film”)).

Ma sciatique ayant cessé, j’ai arrêté les films catastrophes que je regarde désormais de temps à autres, pour me distraire. Je ne peux donc pas vous faire un compte rendu plus complet sur TOUS les couples à disputes des films catastrophes.

Il y a aussi dans d’autres films, le couple non marié qui s’engueule dès la première rencontre : on peut prédire à coup sûr un mariage pour la fin…

Mais c’est une autre histoire…

(Evidemment c’est une réédition de 2006, j’avais complètement oublié avoir écrit cet article, et les vacances, n’est-ce pas, entre le 14 juillet et le 15 août, entrainent chez moi une envie de réédition)…

La vie n’est qu’un long calvaire (pour vous surtout…)

Posté le 28 juillet '12 par , dans Dans la série Diabolique. 8 Commentaires.

P comme… Pince à épiler

Pince____pilerCertains l’ont sans doute remarqué (15 qui suivent) : j’ai des déboires avec les pinces à épiler qui ont traversé mon existence. En fait j’ai arrêté de les compter…

Ma première épilait super bien. Je l’avais empruntée à ma grand mère au cours d’un WE passé chez elle, durant lequel elle n’avait pas arrêté de me seriner, la malheureuse : “arrête avec ma pince à épiler, tu vas la perdre sur la pelouse” ce qui s’est effectivement produit. Pince à épiler égarée dans le gazon où je me faisais les jambes super nettes sur une serviette de bain.

Ma meilleure amie tenait la sienne de sa grand mère également. Il faut ce qu’il faut. Sauf qu’elle l’a toujours. D’accord elle a 3 fils pour 1 fille, cela joue, mais 1 fille cela suffit. D’ailleurs à la naissance de ses jumeaux (enfin une fille), elle a commencé à chercher des cachettes pour sa pince à épiler qui théoriquement est planquée dans le congélateur derrière les épinards que sa fille déteste (donc impossible pour elle de la trouver, elle ne prendra pas la barquette d’épinards qui n’a pas bougé depuis 10 ans, ce qui ne la tarabuste pas).

Ma première pince précieuse (que je planquais à chaque visite de Mrs Morgan, en ayant acheté une bien naze pour donner le change, car elle adorait visiter mes étagères de salle de bain et constater que je me soignais bien la peau), fut un jour saisie par Albert qui avait décidé de faire une maquette et un Messerschmitt (je ne sais toujours pas comment cela cela s’écrit). J’étais absente, il pensa qu’une pince à épiler serait très pratique pour tenir les tout petits morceaux à enduire de colle, et prit la bonne et non pas la naze, ayant autant d’intuition qu’un cric (le truc pour changer la roue crevée sur les vieilles bagnoles, maintenant il y a plein d’inventions modernes, bilan : il faut racheter une roue).

A mon retour il était trop tard : la pince à épiler était enduite de colle indécollable (j’ai tout essayé y compris la faire bouillir pendant de longues heures), et Albert dû se faire à manger tout seul parce que je boudais grave (il s’en fichait, il adorait les patates et s’en fit donc des à l’eau ce qui était le sommet de son art culinaire, mais il ne savait pas que je pouvais bouder aussi au plumard).

Après de multiples tentatives (7 pinces, le pharmacien me déroulant le tapis rouge), je trouvais la pince à épiler parfaite. Albert avait compris qu’il lui était interdit d’y toucher sous peine de… D’ailleurs il avait renoncé aux maquettes, son avion ressemblant à un croisement entre le Concorde et une planche à voile. Pulchérie était petite et Delphine tétait encore avec application, j’ai relâché ma méfiance et oublié de surveiller la pince à épiler pendant de longues années.

Divorce d’avec Albert, petit retour (4 ans) chez papa et maman, dont la pince épilait super bien (la mienne restait rangée), puis fin du tunel et emménagement chez moi, où je suis encore (malgré le fisc et le syndic) seule après une longue période où j’étais encore avec mes deux filles… Vous voyez le drame pointer et vous n’avez pas tort.

Disparition de la pince à épiler un beau matin. Air innocent des filles : très bien réussi, mais ça ne prend pas. Récupération de la pince sur le bureau de Pulchérie après quelques minutes de recherches. Air outragé de fille aînée : ce n’est pas moi. Comme ce n’était pas Delphine non plus, j’en ai déduit que la pince à épiler était venue là toute seule avec ses petites papates. Je l’ai planquée dans ma chambre. OK je la prête, mais on me la demande et on me la rend contre signature.

Problème. Je planque, Pulchérie planque, mais Delphine cherche et finit toujours par trouver. Exit ma pince à épiler que j’eusse dû emmener avec moi au boulot (on n’est jamais trop méfiante)… 9 pinces à épiler minimum ont disparu mystérieusement (il paraît qu’un jour je vais les retrouver étant brouillon et tête en l’air, mais j’ai déjà déplacé tous les meubles et niet…)

Arrive mari n° 2 (quelle idée aussi de se remarier !). Lui avait 2 mains gauches et était droitier, je ne me suis donc pas méfiée non plus. Ce n’est pas lui qui aurait l’idée de faire des modèles réduits ou autres. Sauf qu’il aimait faire des revues de presse (enfin une) et que pour tenir le papier (découpé avec mes ciseaux pour cheveux, donc fichus également)  tout en l’encollant il lui fallait bien quelque chose. L’idée de se servir de la pince à cornichons ne l’a pas touché de sa grâce. Alors il m’a ruiné deux pinces étant plus têtu qu’Albert (tout en ayant fait moins d’usage, mais il s’agissait d’autres problèmes).

Achats non compulsifs d’autres pinces qui disparaîtront à leur tour dans des circonstances dramatiques (pour moi, pas pour celles qui en ont hérité et qui les ont perdues) et mystérieuses (ce n’était jamais personne). J’ai pu noter d’ailleurs lors de ma première visite chez Pulchérie (6 étages, Paris, la mort pour moi à cette époque “chambre de bonne”) en jetant un oeil dans ses placards dont elle me montrait l’ordonnance, qu’elle n’avait pas de pince à épiler (la mienne, planquée avant mon arrivée).

Actuellement, Delphine partie à son tour un beau jour (snif), avec…  j’en ai 3. Aucune n’épile correctement tout ce que l’on veut retirer, y compris une que j’ai payée une fortune : elle arrache bien le duvet (mais on ne se retire pas le duvet) et fait grève pour le poil véritable… Je pense que bientôt j’en aurais une quatrième…

Pour l’instant mes 3 pinces nazes restent bien à leur place, en vue dans la salle de bain, c’est dire qu’elles ne méritent pas que l’on s’y attarde (et aussi que je vis seule, ce qui fait que ma méfiance est totalement relâchée)…

Quant à la quatrième si elle épile vraiment top nickel, je demande à être enterrée avec (NA !)…

La vie n’est qu’un long calvaire… (les vendeurs de pince à épiler tous des escrocs, et les filles fort dangereuses pour le matériel “beauté” de leur mââââman….).

Ce post de septembre 2006 est réédité suite à une forte demande, si l’on peut considérer que 2 commentaires mi-juillet, puisse être une forte demande

Si les problèmes “poils” en intéressent certaines, j’ai donné également à l’époque…

Posté le 20 juillet '12 par , dans Dictionnaire d'une civilisation tordue. 22 Commentaires.

Des trucs de filles…

56715772ATTENTION, planquez vous TOUTES quand la chair de votre chair, votre progéniture féminine dit :

  • Je peux te coiffer ? (la réponse est oui, j’adore qu’on me tripote les cheveux), tu vas voir je ne vais pas te rater (effectivement vu le résultat on peut dire qu’elle ne m’a pas ratée, Dracula lui même serait parti en courant et sans besoin d’ail) : en fait on se retrouve avec 4 couettes débiles et il faudrait sortir comme ça !

  • J’peux m’épiler ? C’est quand que la température de la cire est bonne ? l’épilacire fonctionne plein tube et elle a déjà une brulure 3ème degré

  • C’est vrai que l’huile d’olive c’est bon pour les cheveux ? je peux prendre ton huile de chez fauchon à la truffe ? Non ? Trop tard

  • Comment ça je parle mal ? Précises que je cause pas comme il faut, que j’cause pas beau cé koi ce dikat tu bien koser ?

  • Bouges pas, je vais te mettre de la crème sur les jambes (un pot de Nivéa foutu). Et on ne bouge pas vu que l’autre est en train de ne pas nous rater. On se retrouve avec les jambes grasses à mort ce qui nous rappelle qu’il faudrait que l’on perde un peu de gras

  • Cette chambre manque de décoration (je vais y remédier j’ai trois posters de Titanic et de la colle à papier)

  • Ce papier peint est immonde ! tu es certaine que c’est nous qui l’avons choisi ? On va le recouvrir de posters

  • Ce jaune dans la cuisine c’est moche, tu n’aimes pas le vert ? On te prépare une surprise pour ton anniversaire

  • Tu crois en la magie blanche ? ELLE y croit

  • Tu peux m’expliquer comment tu as vu la mort de Senna dans les cartes ? Elle va me piquer mon tarot (et elle l’a fait, je ne l’ai jamais retrouvé, et un tarot CA NE SE TOUCHE PAS PAR D’AUTRES, et la mort de SENNA a été mon grand moment de voyance)

  • J’ai un poilt sur le menton c’est normal ? (adieu ma pince à épiler)

  • Je n’ai pas de vagin tu m’as loupée (elle a essayé le tampax au mieux, ou bien son copan et elle… au pire)

  • J’ai fais des plantations, surprise !!!! (ne touche pas c’est un sort magie blanche  pour rencontrer l’amour et tes plantes de bourges peuvent crever)

  • Je t’aime ma petite maman chérie, ma mouth adorée (qu’a-t-elle fait comme connerie ?)

  • Il va sortir par où le bébé ? (vous expliquez longuement, vous faites lire le livre qui va avec l’âge et l’ainée se pointe à la maternité, admire la petite soeur, et pose votre main sur votre ventre en posant LA question “ben il est où le bébé ? Echec total d’une éducation réfléchie)

  • Tu n’as pas des jumelles ? (non, elle piquera celles de son grand père pour admirer le voisin du fond en prétextant s’être éprise des martins pêcheurs)

  • C’est quoi un martin pêcheur ? (elle me prend pour une conne)

  • Tu en as des affaires ! (adieu mes T shirts préférés)

  • Tu te sers de cette poudre ? (non, je l’avais achetée comme collector pour la revendre, mais comme tu l’as ouverte…)

  • Je suis désolée mais… (je vais t’annoncer que j’ai définitivement ruiné le lave linge et l’épilacire, que la peinture s’est renversée sur le sol de la cuisine, etc… MA MAMAN ADOREE QUE J’AIME TANT…)

  • Je suis désolée mais… De toutes façons ce sera TOUJOURS une mauvaise nouvelle, surtout pour VOUS…

C’est sans fin en fait. La vie n’est qu’un long calvaire…

(Réédition d’un post de juillet 2006, mes débuts, parce que sinon je sèche un peu, tellement j’en ai à raconter (nananère…, mais promis, je vais faire un effort)

Posté le 10 juillet '12 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

J'ai testé pour vous : la voyance (part 4)

Voyance 2 copierJuste avant mon coup à Auchan dans la série “la grande semaine de la voyance gratuite” (et du blanc plus blanc que blanc), j’avais eu droit à une vraie consultation. Enfin deux ou trois ans avant, voire plus… Je m’y perds…

Marie Claude, une amie à moi à l’époque, était dans une situation difficile, maîtresse d’un homme marié, qui avait une maîtresse officielle connue par l’épouse. Elle arrivait donc en troisième position, mais c’était l’homme de sa vie.

Elle cherchait l’amour (comme tout le monde), mais surtout  l’argent, la situation, le bien montré et était très matérialiste. Un mec c’était avant tout l’argent, la situation, le beau costume, etc…

Mes tirages de cartes trop répétés (ne jamais en abuser et ne jamais refaire de tirage si RIEN n’a changé dans votre vie, mais elle ne voulait rien savoir et en exigeait un par semaine) lui faisaient ressortir régulièrement le pendu.

  • C’est le consultant qui tire les cartes, donc je n’étais pas en cause.
  • Le pendu est le signe qu’aucune évolution n’est possible, et indique qu’il n’y aura pas de changement, à moins que d’autres cartes ne viennent le fausser, mais ce n’était pas le cas…

Exaspérée par mes tirages de cartes ne lui offrant aucun avenir avec l’homme de sa vie, elle décida d’aller consulter un voyant fiable, recommandé (par je ne sais qui) à Rouen.

Sauf qu’elle ne voulait pas y aller seule.

Comme j’étais RMIste à l’époque, elle balaya d’un coup mes objections.

  • J’irais avec elle
  • Elle me payait MA consultation
  • Elle payait l’essence
  • Elle payait le restaurant du midi

Vous pouvez me payer un euro à :

  • Chaque haussement d’épaule de ma part
  • A chaque “poussez madame”
  • A chaque : Mamannnnnnnn !
  • Pour chaque : Allo ma chérieeee (c’est papa ou maman)

Donc là j’étais au téléphone, j’ai haussé les épaules et j’ai dit OK vu qu’elle payait tout. Ce n’était pas intéressé de ma part, j’étais assez grande pour me tirer les cartes toute seule et savoir que j’étais dans la merde… (même sans les cartes je le savais d’ailleurs…). J’étais par contre assez curieuse de voir un voyant réputé officier et espérais être impressionnée.

J’ai eu donc droit à ma première consultation grandiose…

  • Marie-Claude souhaitant que je passe la première, je suis passée la première
  • Le voyant était accompagné d’une assistante à qui il apprenait le métier. Cela m’a déplu…
  • Très proche de lui l’assistante. Trop, mais j’ai mauvais esprit… C’était elle qui devait m’épier pour constater toute modification de ma physionomie et foutre un coup de pied au voyant pour lui indiquer qu’il était dans le vrai ou le flou total… (un coup pour oui, deux coups pour non…)
  • Sauf que je sais être très hermétique voire, sans expression, quitte à passer pour une demeurée (c’est très pratique avec un flic qui vous assure que vous devez avoir une boîte d’ampoules de rechange dans votre véhicule).
  • La consultation a donc été brève, ne m’a rien appris sur mon passé (tout faux), et sur mon futur (tout faux également). J’avais l’air tellement ahurie qu’il n’a pas pu avoir confirmation du fait que d’après lui j’étais : la petite dernière (je suis l’ainée) d’une famille catholique pratiquante qui avait tué en moi le gène des maths (sans commentaires)
  • J’ai dit “merci” avec un air abruti pour laisser la place à Marie Claude

La salle d’attente avait un gros défaut : elle n’était pas insonorisée. J’ai donc pu tout entendre de la consultation de Marie Claude en retenant mon envie d’intervenir. Car elle, s’est faite manipuler de A à Z

  • Je vois un homme (évidemment, il y en a toujours un, votre père, votre frère, votre voisin, votre fils s’il mérite cette appellation, le plombier, le banquier, le contrôleur du fisc…))
  • Votre père peut-être, il est marié, il a une assez bonne situation… (tiens, elle a tiré l’empereur…)… (pas de problème, généralement quand on consulte, il y a un souci)
  • Non cela doit être Alain ! (mon Dieu, mais tais-toi !)
  • Ah oui, effectivement son nom commence par un A
  • Vous êtes merveilleux !
  • Il y a une autre femme dans sa vie…
  • NON DEUX ! (je prends Gala)
  • BLABLABLA
  • MAIS OUI, ALAIN IL EST COMME CA !
  • MAIS NON, ALAIN IL EST COMME CA !
  • AH NON, ALAIN IL N’EST PAS COMME CA !
  • AH VOUS AVEZ RAISON ! AVEC ALAIN JE DOIS FAIRE COMME CA !
  • ET GNAGNAGNA !

Elle a dirigé la conversation consultation de A à Z sans s’en rendre compte, j’ai trouvé cela pitoyable. Le voyant n’avait qu’à rebondir sur ce qu’elle disait et l’assistante regarder sa manucure (impeccable).

Payer aussi cher jusqu’à Rouen pour s’entendre dire ce qu’elle voulait entendre… Elle me donnait le fric et je retirais le pendu de l’équation… Ou je l’interprétais comme elle le voulait…

Pour elle et moi elle a casqué 2000 F à l’époque, c’était énorme. Plus l’essence, plus le restaurant.

Pour RIEN, sauf de l’espoir déçu, le pire…

IL ne lui a pas dit que son histoire ne mènerait à rien (le pendu que lui sur sa demande verbale et précise, analysait comme un “temps d’attente”).

La suite restait à venir.

  • Son histoire n’a rien donné sauf un plaquage tellement difficile à vivre qu’elle est  restée cloitrée des mois chez elle.

Mais ça, le voyant ne l’avait pas vu ou si, mais pire, ce “psy” du “pauvre” l’avait égarée dans une mauvaise direction. Je crois que c’est ce qu’il ne faut vraiment pas faire !!!

Car après est toujours un autre jour (sans les cartes je peux vous le dire aussi)…

Si cela vous intéresse, apprenez, mais ne vous fiez jamais à un autre que vous…

Car la vie n’est qu’un long calvaire. Qu’il soit écrit ou non, c’est une autre histoire…

Posté le 5 juillet '12 par , dans Coup de gueule, Histoire de sorcière. 6 Commentaires.

J'ai testé pour vous : la voyance (part 3)

Voyance 2 copierJe vois, je vois…

Que ce sont les grandes vacances, le cauchemar du blogueur parce que tout le monde EST PARTI, depuis le 15 juin, et ce, jusqu’au 1er septembre (date à laquelle je m’en vais, moi…)

Je vois, je vois : une absence de commentaires à se pendre, peu de lecture sur mon blog, l’idée pour la 7ème année de tout laisser tomber, mais bon.

(Ben oui, comme mon blog date du 6 juin 2006, cela fait 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et maintenant 2012 donc 7 ANS !

Je vois ce que je sais en gros, je ne me mouille pas trop… (au cas où vous voudriez consulter, je ne consulte plus, ou pas, ou alors vous avez vraiment les moyens et là je suis sérieuse (mais à prix prohibitif, car reflétant bien le temps passé)…

Le premier top du top de la voyance bidon, (je parle du premier top du top…) je l’ai vécu avec 3 collègues de chez Truchon, alors qu’une dénommée Isabella nous provoquait sur le net 8 fois par jour.

Miss Morue qui n’avait pas encore montré sa vraie personnalité, n’avait pas été satisfaite de mon dernier tirage de cartes (qui s’est révélé exact 6 mois après) et voulait tester la voyante.

Nous l’en avons dissuadée, mais têtue, elle a contacté (toujours via le net) la dite voyante qui lui a renvoyé dans la 1/2 heure son thème, agrémenté de quelques phrases bateau lui expliquant qu’il lui fallait approfondir le thème, moyennant 50 euros, parce qu’il y avait quelque chose de GRAVE.

Nous nous sommes concertées pendant que je regardais le dit thème, dubitative sur le GRAVE, et nous avons mis 10 euros chacune pour voir ce que l’autre allait bien pouvoir envoyer comme connerie, par courrier cacheté, sous 8 jours.

Et là, nous n’avons pas été déçues…

CAR la solution de tous les problèmes passait par un rendez-vous télépathique tous les soirs à 20 H 30 précises…

“Mettez-vous dans un endroit calme, videz votre esprit, concentrez-vous, et je pourrais rentrer en communication avec vous. Si un chiffre vous traverse l’esprit, ce sera moi, et il vous faudra le noter. Si un visage vous apparait, retenez-le bien (facile quand on a l’esprit vide)”.

“Ceci sera à faire 12 soirs de suite. Vous aurez donc deux grilles de loto à valider et connaitrez vos ennemis”.

J’ai résumé, il y en avait 12 pages, avec le laïus habituel concernant “un thème qui a exceptionnellement retenu mon attention” “une configuration astrale sortant du commun” et “les points négatifs à combattre” (il y en a dans tous les thèmes…).

Le tout pouvant bien évidemment, s’appliquer à tout le monde…

Le coup du rendez-vous télépathique a fait rougir de colère miss Morue, elle a contacté la voyante (toujours via le net) en la menaçant de porter plainte et réclamant le remboursement des “consultations”.

Remboursement qui a été effectué sous 8 jours, bien évidemment, au bout de deux rappels, tout de même… (au cas où l’on renonce à aller se ridiculiser au commissariat en avouant s’être fait truander par un VOYANT, et ne rêvez pas, c’est bien sur cela qu’ils comptent, la vraie raison d’un renoncement…)

La voyante n’avait pas vu qu’elle avait affaire à une cinq personne qui n’était pas spécialement dans la détresse (elle se tâtait juste pour prendre un pub avec son jules, n’était pas menacée de chômage et avait une vie qui tournait plutôt bien).

Je les trouve ballots ces voyants qui ne voient rien…

Mais bon, comme la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 juillet '12 par , dans Coup de gueule. 12 Commentaires.