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Archive pour décembre, 2012

Des nouvelles du front… (8) ET BONNE FIN D'ANNEE

Ce sont les dernières pour 2012…

Sur la photo, c’est toujours ma soeur…

  • Sur le plan de la cigarette, je reste toujours coincée quelque part entre l’arrêt total et 2 par jour dont je n’arrive pas à me passer. Celle du matin, et une le soir (ou deux…).
  • + les tafs que je pique à ma mère, mais cela ne compte pas
  • En fait le point zéro a disparu.
  • Je découvre d’ailleurs avec cette histoire de clopes, que l’on est généralement d’une mauvaise foi pas possible avec soi-même...
  • 2012 ne sera donc pas l’année de l’arrêt de la clope pour moi, mais je pense que 2013 pourra l’être, car je persiste, je vais forcément y arriver…

Laissons la cigarette de côté…

  • La fin du monde n’est pas arrivée. Pourtant je pensais éventuellement avoir la possibilité d’aller piller le stock de ma voisine du dernier étage ou m’installer carrément chez elle…
  • Voisine qui se plaint d’ailleurs de ne plus pouvoir mettre un pied devant l’autre dans son appartement (à deux cabas pleins par jour pendant 60 jours, cela doit prendre de la place même dans un cinq pièces). Elle m’a confessé (en venant me demander un service, comme d’habitude) avoir dépensé plus de 4000 euros en prévision de…
  • Cela m’a crispée un peu, parce que si elle m’avait refilé ces 4000 euros, j’en aurais eu l’usage, et autrement plus intéressant que d’acheter de quoi survivre quand on est mort…
  • On ne peut compter sur personne, pas plus sur les anges annonciateurs que sur le reste des gens, plaignons là (si elle me propose certaines denrées à demi prix, je suis preneuse, mais elle n’en est pas encore là…)
  • Je souffre comme une malade sur une lettre de contestation aux impôts (appelez le ministère des finances comme vous le voulez, pour moi cela reste “les impôts”). Je m’énerve tellement que j’ai peur de ce que je vais envoyer :
  • Soit ce sera vraiment hargneux…
  • Soit ce sera trop ironique pour être compris…
  • Parce que cela fait 3 fois que j’écris, et que je ne reçois aucune réponse… Quand je téléphone on me dit que “l’application informatique est inactive à ce jour” (le hasard faisant parfois formidablement bien les choses), et que donc on ne trouve pas trace de mes courriers archivés on ne sait où…
  • Le jour où je me suis déplacée (mai 2012), je n’existais plus temporairement.
  • Puis j’ai ré-existé à nouveau...
  • Je n’ai pas trouvé la résurrection grandiose, mais ça doit venir de mon mauvais esprit, et surtout au fait qu’aucune sainte femme n’a pu la constater et en parler à tout le monde.
  • Et l’application informatique étant très active au moment de cette résurrection, et bien on m’a demandé le même argent deux fois : une fois sous mon bon nom avec la bonne adresse, et l’autre fois, au nom de Charles Hubert à l’adresse incomplète…
  • Forcément je n’ose plus me déplacer, dès fois que je devienne trois personnes en une, il ne manquerait plus que cela…
  • Du coup, là, à vous écrire ça, je m’énerve encore plus.
  • Et du coup je vais faire un mail avec demande d’accusé réception, puisque sur un courrier post résurrection il m’est précisé que je peux utiliser ce moyen actif de communication, sans soucis (et mon cul c’est du poulet concernant le “sans soucis”).
  • L’argent que je pensais pouvoir consacrer à un achat informatique important (pour moi) va devoir passer dans un nouvel embrayage, je hais ma voiture presque autant que ma voisine…
  • 2012 agonise : je n’aime plus trop la nouvelle année désormais : elle vient trop vite après la précédente, alors que quand j’étais enfant, le temps se traînait…
  • La TV, toutes chaînes confondues (enfin, je n’ai que la TNT classique) passe son temps en rediffusions multiples. Ce qu’il y a de bien avec le zapping, jusqu’alors assez drôle, c’est qu’on vous colle une rediffusion des rediffusion en plus (alors je lis, d’ailleurs le programme TV finit par me donner de l’urticaire).

Je vous souhaite à tous une bonne fin d’année.

Je suis d’une banalité affligeante, mais j’attends le retour de l’inspiration (c’est la faute aux impôts, ne pas chercher plus loin).

A l’année prochaine qui, comme l’anniversaire de Delphine tous les ans “approche à grands pas”*

*Private Joke…

PS : AH si, comme une andouille je me suis proposée pour faire des blinis maison pour 7 personnes le 1er janvier, forcément cela fera quelque chose à raconter pour le début d’année (mes parents m’ayant plutôt encouragée sur ce coup là, ce qui est louche). La seule chose que je peux prédire avec certitude, c’est que je vais puer la friture toute la journée…

Posté le 30 décembre '12 par , dans Des nouvelles du front. Pas de commentaire.

Les cadeaux de fin d'année…

CadeauxEn ce moment, les journaux et la TV font leurs choux gras des cadeaux de fin d’année, particulièrement des cadeaux qui ne font pas plaisir.

On peut les revendre, ou bien les échanger, il y a des sites pour cela. Un site proposant une forme de “troc” s’est retrouvé saturé dès le 25 décembre midi…

On n’est pas toujours très inspiré pour les cadeaux, ou bien l’on manque de moyens, les deux parfois…

Difficile d’offrir quelque chose à mon père par exemple : il n’a besoin de rien… Ou alors si, mais le pull bien cher parce que la laine pure, ça le gratte…

Idem pour Mrs Bibelot : il faut taper immédiatement dans du Guerlain, portefeuille anorexique ou pas…

Une chance, ils aiment bien les marrons glacés, et on n’en trouve (de plus en plus difficilement) qu’à cette époque de l’année…

Sinon nous avons tendance :

  • A faire une liste qui sera diffusée
  • A restreindre les cadeaux. Avec 6 neveux et nièces + mes deux filles, et bien je restreins à mes filles. A partir d’un certain âge, c’est moins grave.
  • Entre frères et soeurs, d’un accord tacite, nous ne nous offrons plus rien.
  • Mes parents ne gâtent plus que les plus jeunes de leurs petits enfants, sentant tout de même passer les fêtes vu que c’est eux qui reçoivent…
  • Bien sûr nous serions tous ravis de pouvoir couvrir ceux que nous aimons de cadeaux qui font vraiment faire plaisir, cela voudrait dire que l’on est riche !

J’ai connu l’époque glorieuse où je vivais avec Albert, et où l’équivalent d’un salaire de cadre supérieur était dépensé par l’ensemble de la famille, pour ne pas trop savoir quoi offrir : le vison annuel de la belle-soeur restait à la charge de son mari. Et puis on nous présentait la note (c’était toujours elle qui s’occupait de tout) chômage ou pas, sans se préoccuper de savoir si la note pouvait être réglée sans délai, ou si nous avions déjà une chaîne stéréo…

La championne du monde de recyclage de cadeaux était ma belle mère, le furoncle.

Je me souviens particulièrement d’un cadeau apporté pour elle par des amis, quelques mois plus tôt (au moment de la fête des mères), qui s’était révélé être un coffret de parfum de Nina Ricci. Pas le mien. Ce qui ne m’a pas empêché de retrouver le dit coffret à Noël, soigneusement remis dans son papier d’emballage d’origine, au son de “je sais que tu mets du Nica Ricci”. Le mal qu’elle avait eu à le trouver en plus ! (non mais quel manque de mémoire !) Ce cadeau là, je l’aurais refourgué avec bonheur, mais personne de connaissance ne mettait ce parfum là non plus. Il a terminé à la poubelle, le savon ayant seul servi.

Une autre fois, elle a offert à ma mère une assiette bien moche, que je lui avais offert l’année d’avant, espérant flatter son gout de l’horrible qu’elle avait particulièrement développé. Visiblement elle ne se souvenait plus que cela venait de moi…

Sinon il y a les cadeaux qui sentent le mauvais coup, ou carrément la vengeance :

  • Pour le fils de la belle soeur qui avait acheté pour Pulchérie l’année de ses 3 ans, une guitare “électrique”, en lui montrant bien comment changer les piles donc impossible de faire croire à une panne au trésor adoré, j’ai opté l’année d’après pour un tambour 100 % manuel. J’ai bien vu dans son regard qu’elle sentait la mauvaise intention, mais Albert et moi étant d’accord, vu que la guitare nous avait rompu les oreilles pendant des mois (elle était solide en plus) elle ne pouvait pas spécialement m’accuser, Albert ayant eu l’oeil ironique.
  • Du coup pour les 3 ans de Delphine, elle lui avait acheté un mange cassettes audio assorti d’un micro. Delphine chantait donc en boucle “monsieur le chêne” de Chantal Goya, bien fort, parce que le son du micro pouvait monter très haut. L’envoyer dans le jardin pour chanter était difficile : les voisins auraient organisé une pétition…
  • Je passe l’escalade qui a suivi. En règle générale les enfants aiment bien les jouets qui font du bruit. Les parents nettement moins (et même les voisins parfois). Si vous ne le saviez pas, vous êtes prévenus… J’ai le souvenir ému d’un mini boeing d’un de mes neveux, qui chauffait parfaitement ses réacteurs… (offert par une lointaine tante). Là c’est le local à pile qui s’est retrouvé rapidement abimé… Et puis un certain fusil mitrailleur plus vrai que vrai qui est accidentellement tombé d’un quatrième étage…
  • Si comme moi vous êtes dépourvu de tout talent artistique, vous pouvez décorer une assiette vous-même pour belle maman, assiette qu’elle sera obligée de mettre en évidence à chaque fois que vous viendrez. Dans le même esprit, un vase en papier mâché imitation Vallauris, orange avec des chiures de pigeon vertes et bleus, rendra le même service.
  • Pour la personne qui ne lit pas : un gros pavé bien barbant qui vous a plu à vous, et dont vous pourrez parler, ce qui l’obligera à le lire. Elle l’échangera après.
  • Certains concours de circonstances peuvent faire qu’un jour vous vous retrouviez avec le service de table que vous aviez offert à une amie, sans vous rendre compte qu’il n’était lavable qu’à la main. L’amie va l’offrir à une autre amie, etc, et comme vous avez beaucoup d’amies communes, le service vous revient un beau jour (bien fait).
  • Pour l’oenologue amateur : pas d’hésitation : un tire bouchon ne pourra que lui faire plaisir. En fait il en a déjà 35 mais c’est ainsi que peut naître une collection.

Les collectionneurs peuvent poser problème, si l’on sort du cadeau fait volontairement pour ne pas faire plaisir

  • Ce canard là, il l’a déjà.
  • Il a arrêté la collection des canards pour en débuter une autre : les miniatures en cristal taillé qui coûtent l’équivalent d’un rein. Naturellement il n’a prévenu personne.

Le gros lecteur (comme moi) est pratique, mais là, il faut carrément poser la question, parce que vous avez une chance sur deux de lui offrir un livre qu’il a déjà. S’il aime l’histoire, renseignez-vous sur la période qui ne l’intéresse pas, on ne peut pas tout aimer de la préhistoire à nos jours…

Et s’il aime les polars, méfiez-vous, vous allez lui offrir l’auteur qu’il déteste, le seul…

Dans ce cas précis renseignez-vous directement auprès de la personne, parce que moi, si vous me demandez ce que j’ai, je le sais, mais si vous me posez la même question concernant mes parents, je ne connais pas l’intégralité des titres qui trônent dans leurs 18 bibliothèques…

Après, on dit que c’est l’intention qui compte : pas toujours, on l’a vu. Et là, si on veut se venger de quoi que ce soit, le jouet bruyant reste l’idéal : le môme lui, ne voudra jamais s’en séparer !

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 26 décembre '12 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Je m'interroge…

Je poste demain, 24 décembre, avec masochisme…

Ou pas…

Posté le 23 décembre '12 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le sapin 2012…

Sapin de NoëlIl y a plusieurs années que je ne remonte plus le sapin de ma cave, et que je ne fais plus de décorations chez moi (l’illustration vous donnera une petite idée de ce que j’aime…)

L’année dernière, nous savions avec maman que papa sortirait de sa maison de convalescence le 23 décembre, et il nous fallait nous occuper des décorations de la grande maison seules (lui il aime bien s’en occuper).

Les filles devant passer Noël avec nous, j’avais suggéré d’apporter mes décorations personnelles, pour qu’elles retrouvent la magie de leur adolescence, et maman avait accepté avec joie.

Elle avait acheté le sapin, et m’avait laissée me démerder avec les guirlandes électriques (emmêlées comme d’habitude), et le reste, en faisant ses sudokus et mots fléchés du jour.

J’étais contente de moi, et assez nostalgique en regardant le zoli sapin. Delphine qui savait que j’avais ressorti mes décorations, avait juste dit “oh c’est super !!!” et les deux soeurs en arrivant le 24, avaient un peu ondulé de la toiture en regardant mes vieilles décorations qui leur rappelaient tellement de souvenirs…

Comme j’avais tout fait à l’aller, j’ai tout défait au retour en ramenant mes décorations chez moi (avec un stage dans la voiture, mais la manière dont je traite ce que je mets dans ma voiture mérite un post exclusif, rappelez moi de le faire).

Cette année, j’ai été mobilisée pour aller acheter le foie gras avec maman, et le sapin.

  • “Tu nous aideras à le faire ce sapin”, m’a-t-elle dit dans la voiture au retour, “pour moi maintenant c’est une vraie corvée” (mon “si c’est une corvée, pourquoi acheter un sapin” venant bien évidemment trop tard).
  • J’ai compris pourquoi “la corvée” le lendemain, en montant chercher avec elle les décorations rangées dans le grenier, dans environ 15 petits cartons + des boîtes en plastique pour les guirlandes électriques bien évidemment emmêlées alors qu’elles avaient été bien rangées deux ans plus tôt.
  • Rien que de descendre l’ensemble des décorations est LA corvée du jour.
  • Certaines décorations ont 50 ans. Elle ne peut se résoudre à les jeter quand elles sont vraiment devenues bien moches, mais ne veut pas les accrocher non plus. Donc il faut trier.
  • Trier en gros, ne pas croire qu’elle mettra dans une boîte les décorations à ne surtout pas utiliser (donc descendre du grenier). Elles seront remises en vrac avec le reste… après…
  • Papa étant là, il s’en mêle.
  • Son sens de la décoration n’étant pas exactement celui de Mrs Bibelot, ils se boutiquent 10 minutes dans la cuisine, avant que papa ne se mette à réparer les éventuelles guirlandes en panne (prévoyante, maman il y a 10 ans, à dû acheter environ une centaine d’ampoules de rechange, mais il faut les retrouver, ne croyez pas qu’elle les rangerait avec les guirlandes, ce serait trop simple).
  • Là, connaissant le processus pour l’avoir vécu avec mes filles, je ne touche plus à rien, je n’accroche rien, je me contente de dire de temps à autres, mais je le fais exprès “moi à ta place…”
  • Je récolte donc de l’un ou l’autre un regard noir.
  • On me demande tout de même de m’occuper de tel truc, un peu trop en hauteur, mais c’est vraiment pour me faire plaisir
  • Je rentre donc chez moi après avoir accroché 3 boules et l’étoile en haut du sapin.

Le lendemain quand j’arrive, on allume le sapin :

  • Il est beau hein notre sapin ? Et tu as vu nos guirlandes ?

Tout est farpait, conforme aux années précédentes, car petites disputes ou pas, ils finissent toujours par reprendre l’idée de départ d’il y a 11 ans, quand ils ont changé de maison.

Concernant les décorations extérieures, on se demande comment le tamaris peut survivre à tous ces faux cadeaux, et les fenêtres à toutes ces boules et guirlandes qui sont vraiment festives.

Ils adorent leur maison, mais la précédente était vraiment idéale pour avoir le premier prix des décorations, premier prix qu’ils avaient toujours. Je n’ai hélas pas de photos, mais cette maison était idéale pour les fleurs l’été, et la décoration de Noël…

Là ils sont dans le fond d’une petite ruelle et personne ne peut voir leurs efforts.

C’est immuable, comme le foie gras qui est toujours moins bon que celui de l’année précédente…

Car la vie n’est qu’un long calvaire.

Je poste juste avant la fin du monde, on n’est jamais trop prudent :-)

Posté le 21 décembre '12 par , dans Ah ces parents !. Pas de commentaire.

Les filles, leur mère, et le sapin de Noël…

Fille_et_sapin_356801110Quand les filles étaient petites, je profitais lâchement de leur séjour à l’école pour aller acheter puis faire le sapin toute seule comme une grande. Je gardais les autres décorations à faire avec elles… Quoique…

Pulchérie étant du 18 décembre (elle ne me le reprochera jamais assez, comme si mon souhait le plus ardent n’était pas qu’elle naisse le 15 quand tout à commencé, mais bon, d’accord, cela restait proche de Noël), je faisais le sapin juste avant. J’en prenais un vrai, et il fallait qu’il tienne jusqu’à l’arrivée des rois mages…

Et puis un jour elles ont été assez grandes (!) pour participer à la fête (la mise en place du sapin), et en avant pour l’étripage, les crêpages de chignon, les “je te hais” “pas plus que moi d’abord”. Et gnagnagna… Paix sur terre…

La chose se déroulait de la manière suivante.

  • J’allais acheter le sapin.
    Première année dans l’appart : sapin simple qui ruina la moquette avec ses aiguilles.
    L’année suivante sapin en pot que je pensais replanter dans le jardin des parents, que j’arrosais tous les jours matin et soir et qui ruina la moquette avec ses aiguilles.
    Année suivante : Nordman qui ne perdait pas ses aiguilles, mais s’effondra un beau jour comme un soufflé, à démoraliser n’importe qui.
    Année suivante : Nordman en pot qui s’effondra également avec juste 5 jours d’écart avec son prédécesseur.
    C’est un choc de rentrer chez soi pour retrouver le sapin les branches touchant terre… J’en avais marre, et profitais des soldes de janvier pour acheter un faux sapin faisant bien son effet (je reste difficile là-dessus). Et puis ce faux sapin, cela en ferait un de moins à sacrifier en fin d’année les années suivantes (voir Phobee dans Friends…)

  • Nous remontions de la cave les cartons relatifs à la décoration du sapin et de l’appartement + la crèche

  • Nous passions 2 heures à monter le sapin et mettre les branches en bon ordre pour qu’il fasse vrai.

  • Nous passions 2 heures à démêler les guirlandes électriques alors qu’elles avaient été bien rangées (les caves sont pleines de trolls qui viennent mettre le bazar dans vos cartons) et à les tester pour changer d’éventuelles ampoules.

  • Nous étions prêtes à vivre un grand moment de l’année, et effectivement cela l’était.

Voici le déroulement de l’opération, généralement un samedi (il faut le dimanche pour s’en remettre)  :

  • Je mets un CD de chants de Noël : ça met dans une ambiance de calme, de paix, de sérénité, dans l’ambiance de Noël.

  • Pulchérie commence à disposer mes instruments de musique dorés en les répartissant bien partout comme il faut, pendant que Delphine s’occupe exclusivement d’une façade du sapin en la surchargeant bien (la façade) avec des guirlandes à l’ancienne destinées à décorer le reste de l’appartement mais surtout pas le sapin (j’ai toujours privilégié les cheveux d’ange dorés).

  • Pulchérie rouspète que sa soeur n’a aucun goût. Première claque, première boule  “que tu vas avaler tu m’entends !” – “t’arrête ou je te ligote t’étrangle avec une guirlande !” – “maman ! elle m’a donné un coup de pied” – “même pas vrai d’abord, ce n’est qu’une menteuse !”

  • Maman (donc moi) défait tout ce qui n’a pas été fait par elle au son de “si c’est pour vous entendre vous disputer, je préfère le faire lundi toute seule !”

  • Pulchérie piaille que ses instruments de musique ont été disposés symétriquement, au mm près.

  • C’est bien possible, mais j’irais bien cultiver du chou de Bruxelle en Egypte…

  • Delphine part s’affaler sur le canapé en pleurant “j’en ai marre de vous deux, je ne m’occupe pas de ce sapin qui sera moche de toutes manières et snif !” pendant que le CD entame “Noël Blanc”

  • Pulchérie vérifie que les boules rouges, dorées, vertes, sont bien réparties équitablement autour du sapin. Je lui fais remarquer qu’il y a un endroit que personne ne verra jamais, dans l’angle du mur. Le CD attaque “Minuit chrétien”.

  • Elle s’en fiche, et puisque c’est comme ça je n’ai qu’à terminer toute seule, et je me débrouille pour entortiller les guirlandes électriques de manière équitable avec une boudeuse dans le canapé et une boudeuse dans le fauteuil, qui se bouchent les oreilles pour ne pas entendre mes : “l’année prochaine je le ferai toute seule pendant que vous serez au collège/lycée” (“la fac”/”la maternité”).

  • Tous les soirs à venir jusqu’à l’arrivée des rois mages (voire même après, vu que le sapin ne risque pas de perdre ses aiguilles) : “qu’il est beau notre sapin maman !” “ah il est super beau notre sapin !” roi des forêts que j’aime ta verdure/parure.

Oui… Il est magnifique… Un coup de bol qu’il ne soit jamais passé par la fenêtre et les filles avec… Et qui s’occupait de l’allumer pas trop tôt et de l’éteindre pas trop tard le sapin (et les autres guirlandes électriques), rapport aux économies d’énergie ? Qui ?

S’il m’avait fallu compter sur les filles, tout aurait brûlé toute la nuit… Voire même toute la journée, en notre absence…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 18 décembre '12 par , dans Faites des gosses !. 8 Commentaires.

Mes Noëls de jadis…

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Cette année, je n’aborde pas Noël de manière trop joyeuse, même si j’accompagne mes parents pour qui c’est important, de plus en plus à mesure que le temps passe. Les filles ne seront pas là, mais chez leur père, et il me manquera quelque chose.

Je songe aux Noëls de mon enfance. Où sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Maintenant je songe aussi aux Noël de l’enfance de mes filles et je me pose la même question, en me demandant où est passée la jeune femme que j’étais, car je ne l’ai plus rencontrée depuis longtemps en sachant qu’elle ne reviendra jamais…

Même si pour 2007, 2008 et 2009, cela a été d’excellents Noël, moins en 2010 où il y avait plein de problèmes, et ++ pour 2011 où mes deux filles étaient là, il me manque, depuis l’âge adulte de mes filles,  quelque chose qui ne reviendra jamais : mon enfance et mon innocence que j’avais prolongées dans les leurs.

Mon enfance, mon innocence, celles de mes filles également. Un monde disparu qui n’existe que dans nos mémoires.

J’étais petite ou ado, et Noël c’était toujours le même cérémonial. Mrs Morgan était remariée avec un homme boucher, et donc, le 25 décembre, ils travaillaient jusqu’à 13 heures (et le 24 aussi jusque fort tard, d’où ma haine du travail obligatoire pour certains quand c’est la fête pour les autres). La tradition fut prise d’aller chez les parents de Jean Poirotte qui avaient de plus un appartement assez grand pour loger tout le monde.

Cela a duré jusqu’en 1978, un an avant la mort du prisonnier, j’avais 20 ans. Il y a des photos de cette année là,  où il chante, heureux, sans savoir qu’il ne verrait pas le Noël suivant. Ou bien le sentait-il dans son corps et voulait-il l’oublier ? Nous ne le saurons jamais…

Maman faisait le sapin (un faux par écologie avant l’heure et surtout pour éviter les aiguilles par terre) vers le 20 décembre pour ne pas être en retard, vu que les guirlandes lumineuses éclairaient les magasins vers le 15 décembre seulement (là cette année, j’ai trouvé que les éclairages étaient apparus encore plus tardivement que les années précédentes). Le soir, à partir du “soir du sapin” elle nous mettait sur le “tourne disques”, des chants de noël et on se battait pour retourner le 33 tour.

Le 24 nous partions chez les parents de Jean Poirotte, frémissants d’impatience. Nous chantions des chants de noël dans la voiture, papa faisant la voix basse et maman la haute, c’était joli comme tout, sans doute les plus beaux moments du monde, mais nous ne le savions pas…

Mamie croyante (Mrs Tricot), s’arrangeait toujours pour terminer le sapin au moment de notre arrivée (le 24 décembre donc). La crèche était prête, sans le petit Jésus qui n’arriverait que dans le courant de la nuit (logique). Nous l’aidions à terminer le sapin dans lequel elle accrochait des bougies au risque de flanquer le feu à l’appartement et l’immeuble avec. Elle terminait ensuite de mettre la table pour toutes les personnes devant nous rejoindre le lendemain.

La tradition dans ma famille était le passage du père Noël pendant que les enfants dorment après s’être couchés sagement (hum), ayant déposé leurs chaussons au pied du sapin à défaut de cheminée. On entrouvrait la fenêtre du balcon pour que le père Noël puisse rentrer tout de même, cette absence de cheminée nous inquiétant, juste avant d’aller nous coucher.

On ne réveillonnait pas, le grand jour ayant lieu le lendemain. Chez ma meilleure amie c’était le contraire : réveillon et jour calme le lendemain. Mrs Tricot préparait un en-cas pour les affamés et allait à la messe de minuit (à minuit) en laissant les incroyants devant un ou deux bons films en noir et blanc et une tranche de pâté. Parfois elle allait à la messe plus tôt dans la soirée à contrecoeur, et les adultes allaient au cinéma, nous laissant sous la garde de l’aïeule ronchon mais si sympa, qui jouait avec nous aux petits chevaux ou nous racontait des histoire horrirrrifiante (faut suivre) avant de nous expédier au lit en nous promettant d’ouvrir la fenêtre du balcon.

Je l’accompagnais, très tôt ma grand mère, pour cette messe, lui laissant croire que j’entrerais un jour dans les ordres (sans le savoir). J’adorais en fait : me coucher tard, la crèche géante, voire même vivante avec de vraies personnes et un vrai bébé, l’ambiance de communion, l’odeur d’encens (et des crottes de vrais moutons éventuellement), et les chants de cette messe de minuit. “Minuit Chrétien” me donne toujours des frissons. Elle allait toujours dans une chapelle dans laquelle les bonnes soeurs étaient toutes espagnoles et infirmières et chantaient avec des voix impressionnantes et un accent horrrrriiiiible. Il faisait froid dans mes souvenirs. Il neigeait souvent. Je revenais avec elle, en lui tenant fort la main et elle me racontait le miracle du Christ alors que je pensais “miracle du père Noël”. Mais comme j’étais la seule qu’elle avait emmenée, je me sentais grande, et maintenant j’aimerais tellement me sentir encore petite…

Je me souviens très bien de la dernière fois où j’y croyais (tard, les grands ne caftaient pas dès le CP). Je me suis couchée en me promettant de ne pas dormir pour “le surprendre”. Il y a eu des bruits un peu partout, des déplacements de meubles. L’après midi j’étais allée avec maman faire des courses et elle avait dit à une vendeuse, dans un magasin de jouets, qu’elle voulait “ceux là” en désignant deux édredons à landaux de poupée.

Je me suis bien entendue endormie sur ma promesse de veiller toute la nuit et de le surprendre sans faire craquer le parquet. C’est fou ce que l’on se réveille tôt un 25 décembre quand le père Noël passe pendant notre sommeil. Nous arrivions mes frères et soeurs et moi, encore endormis à moitié (fait curieux, maintenant quand je dors à moitié et que je peux éviter de me lever, je ne me lève pas…).

J’ai vu ce matin là mon père terminer d’allumer les bougies, maman ayant refermé la porte du salon trop tard (bougies que Jean Poirotte surveillait avec angoisse, un extincteur à la main, et qu’il soufflait le plus tôt possible). J’ai eu un doute sur le miracle du père Noël illuminant le sapin. Fugitif, mais le doute était là.

Nous avons vérifié : le petit Jésus était bien dans la crèche et nous avions des clémentines dans nos chaussons (chose importante, une année, ma petite soeur hyper gâtée a sangloté parce qu’elle n’avait pas eu de clémentines dans ses chaussons, les halles étant en rupture de stock). Pendant ce temps là, ma grand mère qui recevait traditionnellement ses frères et soeur et leur grande marmaille ce jour là, laissait brûler, comme chaque année, les garnitures de bouchées à la reine dans le four. Mon grand père avisé, était déjà parti en acheter de rechange…. (Je me suis toujours demandé adulte, pourquoi il n’achetait pas dès le départ, le double pour s’éviter une sortie en pestant…)

Oui le père Noël était passé. Dans mon landau de poupée, tout ce qu’il fallait (dont la poupée), et un des édredons vus la veille. Regard sur maman qui m’a suppliée en réponse d’un regard, de ne rien dire. J’étais grande, j’avais le droit de savoir. Il était temps pour moi, elle l’avait décidé. Ce n’était qu’une mini trahison : sur ce coup là nous serions complices, mes frères et soeurs ne devant pas encore savoir.

J’avais compris avec une certaine déception. Le père Noël c’était eux tous. Car même les absents pour cause de vente de dindes de dernier moment, donnaient leurs cadeaux à l’avance car c’était le père Noël qu’il nous fallait remercier. J’ai compris en un éclair que les cloches c’était eux aussi (!) et que la petite souris n’était qu’une histoire sympa (vu qu’il me manquait 2 dents).

Qu’importe la déception du jour, elle fut vite oubliée lors du déjeuner traditionnel : huitres, saumon pour les enfants, foie gras que nous trouvions très bon comme pâté, bouchées à la reine succulentes, la dinde aux marrons (et certains pour s’en plaindre alors que ce n’était qu’une fois par an). Après le déjeuner, papa sortait sa guitare et toute la famille chantait. De vieilles chansons horribles (dont j’ai parlé un jour) et d’autres, toutes plus belles les unes que les autres. Nous étions assez nombreux pour faire des “canons” (j’adore), et l’on chantait jusque tard le soir, quand les gourmands de nouveau affamés se proposaient pour terminer les restes dans ce que l’on pourrait appeler un bordel organisé.

Le frère de ma grand mère ému par cette journée (il avait le vin ému), partait généralement en sanglots. La vue des coquilles d’huitres dans la poubelle sortie décuplait son chagrin et nous nous rigolions bien.

  • Ma grande-soeur SNIF, tout ça pour nous SNIF, c’était trop SNIF, car nous nous aimons hein ? OUINNNNNNNNN !!!

Il triturait dans la poubelle en pleurant, jusqu’au moment où il réalisait que c’était un de ses gendres qui prendrait le volant : quelle horreur ! Il était très bien SNIF, capable, SNIF, de conduire…

La magie de la nuit de Noël fut là longtemps. C’était une nuit pas comme les autres. On y respirait un air pur, de paix, différent. On entendait des chants d’espoir. On se réunissait le 25 décembre sans penser qu’un jour les rangs se creuseraient, qu’il manquerait plein de monde, que les traditions seraient méprisées par les plus jeunes (comme chanter à Noël : les filles détestent, ainsi que ma soeur qui aimait tellement cela petite).

On disait que les guerres s’arrêtaient et les plus anciens évoquaient leurs pires souvenirs de Noëls d’horreur mais d’espoir. Tout le monde s’aimait. C’était magique, cela ne s’expliquait pas en fait, c’était “dans l’air”. Il nous semblait que le monde s’arrêtait pour un temps…

Nous étions heureux. Tout le monde était là, la grande journée avait eu lieu, le père Noël était passé, nous avions chanté. Lorsque l’on est enfant, normalement on est heureux pour Noël. Seulement on ne sait pas à quel point. C’est plus tard que nous comprenons, car le bonheur c’est toujours le passé.

Le 25 décembre en rentrant tard à la maison, papa faisait un détour volontaire pour nous faire voir les illuminations de Versailles. Mais les guirlandes lumineuses n’avaient pas le même aspect pour moi, comme si quelque chose en avait soufflé l’éclat. C’était fini, la magie était terminée.

Ne restait qu’à changer d’année, chez les mêmes personnes, et pour nous les enfants qui avions eu tous nos cadeaux à Noël, c’était vraiment dur de voir ces adultes se complimenter pour un tire bouchon offert, ou une 33ème écharpe en soie un premier janvier, alors qu’il nous manquait tant de jouets…

La vie n’était déjà qu’un long calvaire…

Y penser, c’est encore pire… Je ne compte même pas les années d’après, car ce sera le pire du pire…

Posté le 17 décembre '12 par , dans Histoire de sorcière. 14 Commentaires.

21 décembre 2012 : la fin du monde

meteoreJe ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne moi je, j’en ai ras la casquette de la fin du monde annoncée par les mayas (il ne nous manque que l’heure, mais certains initiés la connaitraient…).

Il est à noter au passage que les mayas n’ont pas été foutus de prévoir la fin de leur monde à eux, mais c’est une remarque comme ça, en passant…

On peut noter également que des fins du monde, il en a été prévu plein. Je ne sais plus pour quelle année les témoins de Jéhovah défilaient pour sauver notre âme en péril avant la fin inéluctable qui n’a pas eu lieu (après on les a nettement moins vus), l’an 2000 était à craindre, et j’en passe…

Ce battage fait autour de cette fin du monde m’exaspère, mais plus encore, les “documentaires” dont nous sommes inondés depuis pas mal de temps.

Qui vous présentent cette fin du monde comme un fait inéluctable, et non pas comme des hypothèses parmi d’autres… Généralement je change de chaine avant la fin, ce qui serait dommage semble-t-il car c’est pour la fin que l’on garde les vrais experts qui ont de bonnes raisons eux, de ne pas y croire.

Ce qui m’horripile le plus devant ces documentaires, c’est de me demander quel impact ils peuvent avoir sur des esprits fragiles, crédules, et ce qui va bien pouvoir germer dans ces esprits : suicide pour échapper au pire ? attentats pour prouver que c’était bien le pire qui allait arriver ? Quoi d’autre encore ?

L’autre soir il était question du seul endroit qui échapperait à la fin du monde, le pic de Bugarach… Avec le maire qui s’arrache les cheveux, particulièrement devant les lettres d’illuminés qu’il reçoit. Je ne voudrais pas être à sa place. Il n’empêche qu’il a fallu faire appel à des renforts de la gendarmerie pour empêcher tous ceux qui pensent que c’est le seul endroit où l’on pourra survivre, d’envahir le secteur.

Comme l’a fait si justement remarquer le maire : si c’est la fin du monde, c’est la fin de tout. Rien ne sera épargné, et Bugarach ne sera pas plus à l’abri que n’importe quel autre endroit. Il doute (et moi donc) que les mayas aient connu cet endroit ou alors il nous manque plein d’éléments très intéressants sur cette civilisation… Quel charlatant s’est grassement enrichi en montant de toutes pièces cette idiotie ?

Passons sur les séminaires, les semaines de “remise à niveau cosmique” ou de ré-énergisation qui coûtent un rein (hébergement et nourriture non compris) et sont organisés par des gourous qui ressemblent à s’y méprendre à des chefs de sectes qui savent où prendre le blé (assez curieusement chez les pigeons)…

Par contre, il y a eu des petits malins qui en ont profité, devant les demandes, pour vendre du terrain 4 à 5 fois son prix normal : si des personnes sont assez connes pour mettre une fortune dans un bout de terre pour se prémunir de la fin du monde, les vendeurs, auraient eu bien tort de se priver… (quel dommage que ma commune ne soit pas l’endroit idéal, je pouvais vendre mon appartement 5 à 6  fois son prix et je ne m’en serais pas privée…)

Bref, maintenant que le 12/12/12 12 H 12 est passé sans dommage, il ne reste plus qu’à attendre le 21. Avec la presse qui va continuer jusqu’au bout à faire du profit avec des gros titres alléchants, et la TV qui va pouvoir rediffuser certains documentaires que beaucoup ont loupé ce qui était vraiment dommage. C’est le moment où jamais de faire des rediffusions : elles sont tellement rares…

J’espère que vous avez fait des réserves de flotte, de denrées non périssables, de réchauds, d’armes à feu, de duvets, de médicaments, que vos vaccins sont à jour et votre voiture dûment révisée, avec le plein et la pression des pneus faits.

Contre une attaque éventuelle de vampires, il y a toujours l’ail, la croix, le pieu en chêne, par contre je suis très mal documentée sur les loups-garous et les zombis, je n’ai donc aucun conseil à vous donner.

Si nous devons faire face à une invasion d’extra terrestres qui veulent venir profiter de nos derniers poissons avant qu’il n’y en ait plus du tout, je ne sais pas trop quoi vous suggérer à part chanter “l’air des bijoux” avec la voix de la Castafiore : sur un malentendu, ça peut marcher…

N’oubliez pas les piles de rechange pour toutes vos lampes et les recharges pour le réchaud, ainsi que les allumettes : ce sont les petites erreurs qui ont perdu les grands stratèges (c’est ballot d’avoir le réchaud mais pas les allumettes).

“On n’est jamais trop prudent” m’a signalé ma voisine du dernier étage, qui revient depuis un mois, tous les jours, avec des cabas archi pleins. Le premier jour je l’ai aidée à tout monter (panne d’ascenseur), le deuxième jour je me suis interrogée, le troisième jour j’ai eu droit au “je n’y crois pas, mais…” et maintenant elle se démerde pour transformer son appartement en bunker qui pourra faire épicerie.

En cas de Tsunami, je ne sais pas si elle a prévu un radeau pneumatique, vu qu’elle est au cinquième elle aurait ses chances (à 78 ans, se mettre à l’aviron lui ferait le plus grand bien).

“On n’est jamais trop prudent”, je veux bien : l’hiver j’ai toujours plus de réserves chez moi, en cas de neige et d’impossibilité d’aller faire mes courses. Ca s’arrête là…

Elle a raison finalement avec sa prudence. C’est comme moi : je ne suis pas superstitieuse : ça porte malheur.

La vie n’est qu’un long calvaire… (courage, tout sera bientôt terminé…)

Lien vers un site très bien fait sur cette fin du monde : http://www.2012-2025-findumonde.com/fin-du-monde-2012-vrai-ou-faux.html

PS : ayant entendue une illuminée déclarer pour le 12/12/12 12H12 que l’arcane du tarot n° 12 était le pendu et que c’était très mauvais, je publie le 13. Le 13 c’est l’arcane de la mort… Zut j’ai passé le 13 H 13…

PPS : j’aurais pu attendre le 16 (16 H 16)  “la maison dieu” l’arcane le plus mauvais, mais cela aurait gâché votre dimanche… :-)

Posté le 13 décembre '12 par , dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 32 Commentaires.

La fugueuse…

Fille_fugant_3248261Tous les enfants ne décident pas de fuguer un jour, comme Pulchérie qui détestait les réflexions oiseuses, pour elle (ICI), mais certains décident un beau jour de sauter le pas…

J’avais une copine de classe en CM1 et CM2, qui était passée reine dans l’art de la fugue annoncée. Martyrisée par sa mère et sa grande soeur, elle prenait la décision, 2 fois par semaine, de se sauver en emportant quelques provisions (un quart de pomme et de la flotte sans doute), et de se planquer dans la cave pour bien profiter de l’animation que son départ ne manquerait pas de créer. Le top pour elle était de monter l’escalier à pas de loup, d’écouter à la porte “si j’entends ma mère pleurer, je frappe, sinon je redescends à la cave”. Elle s’y voyait déjà…

Quand j’ai redoublé ma cinquième et que nous nous sommes retrouvées, elle ne parlait plus de fuguer, et d’ailleurs, déclarait que sa mère était charmante…

BREF.

Il faut que cela tombe sur moi évidemment, puisque je suis oisive et grassement payée par l’Etat à ne rien faire. Cela implique que j’ai des horaires un peu n’importe comment, que je pars et reviens chez moi à des heures pas forcément régulières. En bref que je me trimballe dans la résidence, comme une retraitée que je ne suis pas (avec un peu plus de vivacité qu’un retraité j’espère).

Comme aujourd’hui. Où j’ai un peu tardé à rentrer, après diverses tergiversations avec mes parents qui fêteront leurs 55 ans de mariage demain (après deux divorces, ça me laisse rêveuse). Je vais donc les emmener au restaurant et retourner les chercher après le pousse café, je peux bien faire ça pour eux… Le temps que nous discutions, je suis rentrée chez moi plus tard que prévu…

Je passe devant un petit square avant de faire un petit tour de rondpoint pour me garer à MA place. Il y a 3 immeubles, et le reste de la résidence, est composé de pavillons, une soixantaine en gros…

Je vois fugitivement une tête blonde dans le square, se baisser à mon passage. Je me gare, je suis sur le point d’oublier, mais je me demande finalement ce que fait un gosse dans le square puisque normalement il y a école.

Du coup, je vais jeter un coup d’oeil.

Il y a bien une petite fille, 6 ou 7 ans, assise sur un banc, à regarder les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, d’un oeil morne, en triturant une boucle blonde. Pas d’adulte à l’horizon… Ni dans le square, ni dans la rue.

Je vais peut-être me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je rentre dans le square. L’ange blond me regarde d’un sale oeil.

  • “Qu’est-ce que tu fais ici toute seule ? Tu n’as pas école ?
  • Je n’ai pas le droit de parler à des inconnus, même à des dames qui pourraient me vendre à des méchants messieurs.
  • C’est bien, elle a retenu la leçon. Lui extorquer des aveux risque d’être difficile.
  • “Tes parents savent que tu es là ?
  • “Je n’ai plus de parents, je les déteste. J’attends Fleur qui va m’apporter mon goûter
  • “Qui est Fleur ?
  • “Ma meilleure amie, je l’ai appelée sur son portable, mais je n’ai pas le droit de parler à des inconnus, même des dames qui pourraient me vendre à des méchants messieurs.
  • Je pose mon cul sur le banc (glacé) à côté d’elle, et elle fait un saut de carpe pour aller se poser sur la première marche du toboggan. Je ne suis pas prête de lui mettre la main dessus.
  • Je suis tout de même ennuyée, cette gosse n’a rien à faire là, toute seule, et de quoi est-ce que je me mêle ?
  • “Tu es fâchée avec tes parents ?
  • “Oui. Ils veulent m’emmener chez le médecin parce que je suis malade, il va me faire faire une prise de sang j’en suis sure, alors je suis partie, mais  je n’ai pas le droit de parler à des inconnus, même des dames qui pourraient me vendre à des méchants messieurs.
  • “Il y a longtemps que tu es partie ?
  • “Oh OUI ! AU MOINS DEUX HEURES (Il est 16 H) mais je n’ai pas le droit de parler à des inconnus, même des dames qui pourraient me vendre à des méchants messieurs.
  • Une fugueuse. C’est une fugueuse qui n’est pas à l’école parce qu’elle doit aller chez le médecin. D’un autre côté elle n’a pas l’air bien malade. Encore que, les yeux sont un peu battus, elle doit avoir de la fièvre.
  • Si je lui pose la main sur le front pour vérifier, elle va hurler “au secours, une vilaine bonne femme m’enlève”, et je ne serai pas dans la merde quand tous les résidents oisifs du secteur vont se pointer dans le square.
  • “Tes parents se sont surement aperçus que tu es partie, ils doivent te chercher partout !
  • “Papa est au travail, maman regardait la télévision, je suis sortie par la fenêtre, mais je n’ai pas le droit de parler à des inconnus, même des dames qui pourraient me vendre à des méchants messieurs.
  • Indice : elle habite un des pavillons sans étages, et a donc sa chambre à hauteur du jardinet… Les parents ne sont jamais assez prudents. La chambre du trésor adoré doit forcément être blindée avec barreaux aux fenêtres, ou munie d’une alarme…
  • Ou alors c’est une acrobate et elle est descendue du 1er étage. Les gosses sont capables de tout (je sais de quoi je parle…)
  • L’idéal serait que je prenne la fugueuse par la main (essayer juste pour voir me semble risqué) et d’aller sonner à tous les pavillons… pour la restituer à la mère qui va forcément à un moment ou un autre, constater que sa gamine est partie.
  • Je me dégonfle, je dégaine mon portable et j’appelle le 18.
  • Les pompiers me signalent que la police c’est le 17
  • Je fais le 17
  • Que je garde la gamine sous les yeux (ça va être simple, je le sens), ils arrivent.
  • Il est 16 H 20 quand ils arrivent. Ils sont 2, et me demandent de rester pour que la gamine soit en confiance avec eux.
  • C’est cela, et le père Noël existe…
  • Parce que la gamine se met à geindre que je suis une méchante bonne femme et qu’ils sont de faux flics.
  • Personne ne leur a signalé qu’une gosse avait disparu.
  • Il faut bien se fâcher un peu, mais la gamine refuse de dire son nom, son prénom, son adresse, d’ailleurs, elle attend Fleur et le goûter, pour la nuit, elle verra bien où elle va la passer
  • “Au poste” lui répond un flic qui est visiblement agacé “jusqu’à ce que tes parents nous signalent ta disparition”
  • Le deuxième lui demande de lui passer son portable pour qu’il vérifie s’il n’a pas de GPS qui permettrait à un vraiment méchant monsieur, de la localiser (on fait ce qu’on peut parfois, et il y a de pieux mensonges).
  • La gamine hésite, et donne le portable. Elle a effectivement téléphoné il y a une heure, sans doute à Fleur, et n’est pas partie depuis si longtemps que ça. Sa mère la croit sans doute en train de dormir (cette innocente) et alertera la police d’ici peu.
  • Enfin non, parce que le numéro des parents est bien dans le registre du portable, et les flics appellent une pauvre femme qui tombe de l’armoire.
  • Oui elle a bien une fille, blonde, aux cheveux bouclés, mais elle est patraque et fait la sieste depuis 14 H environ (c’est cela…). Oui elle a bien un manteau rouge vif, elle rêve assurément, et va de ce pas, vérifier que le trésor adoré dort bien (et moi je suis le pape et j’attends ma soeur)…
  • Ah bah non…
  • 45 secondes plus tard, déboule une femme affolée. Le pavillon est à 50 mètres du square, effectivement la fenêtre de la chambre d’amis en bas est restée ouverte. La mère n’a rien entendu, elle s’en veut à mort.
  • La gamine nous foudroie du regard (surtout moi), et est restituée à sa génitrice en larmes “une fugue, à son âge, mais qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ?” (ne cherchez pas madame, vous expiez des crimes horribles commis dans une vie antérieure, et cela ne fait que commencer).

Elle me remercie chaleureusement, et part avec les flics (qui doivent y aller de leur petit rapport), et la gamine qui braille qu’elle va se re-sauver, car aller chez le médecin, c’est hors de question…

Le fait qu’il ne soit pas question de prise de sang ne la rassure pas (si vous voulez mon avis, elle est en pleine forme, juste un peu enchifrenée…).

C’est en me posant chez moi que j’ai réalisé que si cela se trouve, personne n’aura pensé à Fleur, qui va attendre peut-être dans le square avec le goûter destiné à sa copine, et que l’on va peut-être donc, chercher cette gosse partout d’ici quelques heures, à moins que la nuit tombant tôt ne fasse sortir le loup du bois que la dite Fleur va finir par rentrer chez elle dare dare, la peur au ventre.

Espérons que les flics et la maman auront fait leur boulot et alerté les parents de Fleur.

Je présente mes sincères sentiments aux parents des deux gredines qui ne sont qu’en CP (d’après ce que j’ai pu comprendre).  Donc, avec ou sans portable, elles ont encore tout le temps de leur en faire voir de toutes les couleurs.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 10 décembre '12 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Faites des gosses !. 22 Commentaires.

Ces faibles femmes… (1)

Femme se battantS’il y a bien une espèce d’humains que j’exècre tout particulièrement, c’est celle des hommes (en majorité) qui se croient tout permis, y compris de tirer à l’arme lourde sur n’importe qui, adorant faire les unes de la presse (je rêve de déménager à Marseille…).

J’adore également tout mâle humain, qui pense qu’il peut s’en prendre à une femme, sous prétexte qu’elle ne fera pas le poids devant lui et j’ai donc une prédilection particulière pour les hommes maltraitant leur femme, mais là n’est pas le vaste sujet.

Je vous avais déjà raconté les mésaventures d’un pauvre délinquant (ICI), et là je viens d’être témoin d’une scène qui m’a réjouie quasiment tout autant…

Depuis quelques temps sévit dans le secteur un connard doublé d’une andouille, qui terrorise toute la population quand il conduit, et que fait donc la police ?

Et que je te grille les stops, et que je te double dans un virage, et que je te klaxonne à tout va en faisant de grands gestes : bref, la terreur de la route… Qui ne s’était toujours pas fait prendre, jusqu’à aujourd’hui…

Je roulais tranquillement vers “Point U” (Champion a enfin changé d’enseigne et on trouve désormais tout à la Samaritaine), à un triangle je laisse gentiment passer une dame venant de ma droite, qui me précédait donc…

Alors que nous roulions pépère dans le coeur de la ville du bourg, voilà le cinglé qui se pointe derrière moi, me klaxonne comme un malade, me double comme un malade, ainsi que la dame qui était devant moi, au risque de lui rentrer dedans, car des travaux l’obligeaient elle,  à dévier légèrement sur la gauche.

ELLE a klaxonné, et j’ai nettement vu qu’elle lui faisait un bras d’honneur, qu’il a vu puisque 300 mètres plus loin, le voilà qui s’arrête en mettant sa voiture en travers de la chaussée pour lui bloquer la route, et descend l’air mauvais pour se diriger vers la voiture ayant blessé son honneur. Qu’on le klaxonne il ne doit pas supporter, alors un bras d’honneur, vous pensez bien…

La dame a dû faire jouer la condamnation des portières, car quand l’homme a essayé d’ouvrir la portière conducteur, cette dernière est restée close.

Du coup, voici le connard donnant des coups de pied dans la portière. Un sanguin, qui n’a pas vu (ou oublié) qu’il était à 25 mètres du parking des pompiers, lesquels étaient en train de discuter tranquillement avec deux agents de la police nationale (enfin là !).

C’est allé très vite. La dame a entrouvert sa fenêtre sans doute pour lui intimer de se calmer, l’autre a passé son bras par cette fenêtre certainement pour essayer de l’étrangler, et j’ai pu voir enfin en direct, s’effectuer une manoeuvre que mon père m’a enseignée il y a longtemps, pour le cas où, roulant fenêtre ouverte, je serais agressée par un malotru qui essayerait d’introduire son bras dans l’habitacle.

En gros, vous prenez le bras, vous le tordez violemment vers l’extérieur du corps de l’agresseur, en le tapant (le bras) vers le bas d’un coup fort et sec, le plus fort possible en tous cas : “ça ne pardonne pas” me disait papa.

Et là effectivement, ça n’a pas pardonné, parce que le malotru est devenu livide est s’est mis à bramer réer comme un cerf en mal d’amour à la période du rut. Comme il se reculait en se tenant l’épaule, la dame, petite soixantaine, est descendue enfin de sa voiture, son cric à la main, l’air mal aimable, en lui demandant s’il avait un problème (j’avais ouvert ma vitre pour ne rien perdre de l’histoire)…

Oui, il avait un problème, mais a reculé en voyant le cric, et surtout, le fait que l’autre avait visiblement l’intention de s’en servir.

Là les 3 pompiers et les 2 flics qui n’en avaient pas perdu une miette, sont arrivés, et le fou du volant est devenu encore plus blanc.

Car des témoins, il y en avait :

  • Eux
  • Votre sorcière
  • La personne qui la suivait (votre sorcière)
  • Deux ou trois badauds

Les flics ont gentiment salué la dame qu’ils semblaient connaître, ils ont intimé au fou du volant qui se tenait l’épaule en couinant toujours, de bouger sa voiture et de se garer là, un peu plus loin, parce qu’on avait des choses à lui dire.

Il a tout d’abord protesté “elle m’a ruiné l’épaule la salope”, mais calmement on lui a précisé qu’on ne répéterait pas une troisième fois d’aller se garer là pour causer un peu…

Et tout le monde est reparti, pendant qu’on causait au fou du volant. C’est arrivée à point U avec la personne qui me suivait, que cette dernière qui ricanait, comme moi, et s’était garée à côté de moi,  m’a appris que la dame qui venait de mettre à mal le fou du volant était sa voisine, ex flic ayant travaillé 20 ans au  service de protection des hautes personnalités.

L’autre était mal tombé. VRAIMENT mal tombé…

Je ne sais pas tout ce qui a pu se dire, car le temps que je fasse mes courses, l’autre était toujours en grande discussion avec les deux flics qui gribouillaient un carnet, et j’étais ravie… Quoique dépitée de n’avoir pas eu le plaisir d’apporter mon témoignage qu’on ne m’a jamais demandé…

Bien fait pour lui. Cela lui apprendra à s’en prendre à une faible femme.

Car je n’en doute pas, s’il avait vu que la personne l’ayant klaxonné et lui ayant fait un bras d’honneur était un grand malabar à l’air mauvais, il n’aurait jamais agit comme il l’a fait.

La vie n’est pas toujours qu’un long calvaire…

PS : Si que je serais ministre, je rendrais obligatoire dès le collège, des cours de self défense pour les futures faibles femmes. Ce ne serait pas du temps de perdu, et changerait peut-être enfin un peu les mentalités de certains…

Posté le 7 décembre '12 par , dans Mais que fait le gouvernement ?, Pan dans les dents !. Pas de commentaire.

SOS dépannage ne répond plus…

Femme au téléphone 3Je n’ai pas encore pu tester mes nouveaux voisins du dessous, arrivés début octobre et fort discrets (ça me change) qui ont l’air charmants.

Celle du dessus est une jeune femme très bien, rien à redire

Les connards d’en face ont quitté leur appartement Il y a deux semaines, je suis RA-VIE (et je prie pour qu’ils ne soient pas remplacés par des joueurs de batteries…).

Les jeunes dont celle qui accouche avec moi en moins d’une heure, sont partis en août et n’ont pas été remplacés pour l’instant (tout le monde prie pour que leurs remplaçants soient aussi discrets qu’eux).

Quelque part je fais partie de la vieille garde, ça m’a fichu un coup de mou dans le genou quand je l’ai réalisé, depuis, je boite.

Bref, il y a deux semaines le mercredi dans la soirée, on vient sonner à ma porte :  la voisine du dernier étage.

  • Madame Dabra, l’ascenseur est en panne depuis samedi matin (je sais). Vous avez téléphoné ? Quand vont-ils venir ?

Alors là, le scoop est tombé.

  • Non je n’ai pas téléphoné.

Parce que depuis que j’habite ici, c’est toujours moi qui téléphone. Il y avait déjà eu le coup du chat (ICI) qui pouvait vous donner une idée de la situation.

Donc, depuis 1995 que j’occupe cet appartement, c’est moi qui téléphone à qui de droit quand :

  • Le trop plein déborde dans le local poubelles parce qu’il y a 4 machines à laver qui tournent en même temps
  • L’antenne TV merde
  • Il n’y a plus de courant dans la cage d’escalier. On peut toujours monter prudemment dans le noir, mais trouver la serrure est difficile quand on n’a pas de lampe de poche (que celui qui se promène systématiquement avec cet engin se dénonce…)
  • Que deux ou trois ampoules sont grillées dans le hall et la cage d’escalier
  • Pour signaler que le chauffage se comporte curieusement
  • Ou qu’il n’y a plus d’eau chaude…
  • Pour dire que l’ascenseur est en panne
  • Dès qu’il y a un problème quoi, en gros.
  • De même en cas de coupure générale de courant dans le secteur, on est toujours surpris d’apprendre en appelant EDF, qu’il y a eu peu d’appels. Tout le monde pense que les autres vont se charger de le faire…

Le pire étant que les anciens (mais pas encore les nouveaux) ont pris l’habitude de se dire que ce n’est pas la peine qu’ils se dérangent ou téléphonent : puisque je suis là, je vais m’en occuper.

Quelques jours plus tôt, c’était la cloche d’alarme de l’ascenseur. J’ai été la seule à sortir au bout de 5 coups désespérés (je testais les réactions des autres) pour constater qu’il y avait 3 personnes de coincées dedans. J’ai donc appelé les pompiers, qui ont appelé la compagnie d’ascenseurs, et c’est moi qui ai réconforté les 3 malheureux pendant 1 heure, parce qu’une dame paniquait.

Ma voisine du dessus, qui rentrait du boulot et monte toujours à pieds, a été outrée d’apprendre que PERSONNE D’AUTRE n’avait réagi, et a pris mon relais, ce qui fait que j’ai pu rentrer tranquillement chez moi (heureusement, les pauvres ont attendu le dépanneur deux heures).

Donc là, l’ascenseur était à nouveau en panne depuis le samedi matin.

Croyez-vous que quelqu’un s’en est préoccupé ?

  • La dame du dessus qui ne le prend jamais, ignorait totalement sans doute, qu’il ne fonctionnait pas.
  • Ceux d’en dessous sont dans le même cas.
  • Donc ne restent que les anciens, dont moi.
  • “Madame Dabra va s’en occuper”.

Eh bien non, Madame Dabra ne s’en est pas occupée, elle s’en tamponne les amygdales de l’ascenseur Madame Dabra, elle estime que le premier qui constate un problème peut s’en charger.

La dame du dernier, qui a du mal à monter l’escalier vu son grand âge et l’état de ses genoux, a été outrée de l’apprendre. Et que je puisse lui demander si elle sait se servir d’un téléphone (la réponse est oui, le tout étant d’avoir l’idée de le faire).

Tout ce qu’elle a trouvé à dire c’est “je croyais que vous vous en étiez occupé”.

1/2 heure après, c’est le monsieur du premier, qui lui, monte à pied, mais pas sa femme, parce que le genou en vrac est à la mode dans l’escalier.

J’ai juste dit “bonsoir”, et je n’ai pas attendu la question pour dire “non je ne me suis pas occupée de l’ascenseur, tout le monde peut bien avertir qui de droit dès qu’il y a un problème, je ne suis pas SOS dépannage”.

Il est reparti, vexé.

Ils n’auraient pas tous plus de 70 ans (les anciens), je pourrais dire :

  • “Ah ces jeunes” !

La vie n’est qu’un long calvaire…

D’un autre côté pourquoi faire aujourd’hui ce que quelqu’un d’autre pourra faire à votre place demain ?

Posté le 3 décembre '12 par , dans Crise de nerf. Pas de commentaire.