Les vieilles chansons de notre enfance…

Muguet 3En voici une qui me laissait perplexe quand j’étais petite, maintenant j’ai les réponses…

Voici le moi de mai, où les fleurs volent au vent (bis). Jusque là ça va. D’ailleurs cette année elles ont de quoi voler avec le vent froid que nous avons…
Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne, où les fleurs volent au vent si mignonnement.

Le fils du roi s’en va, s’en va les ramassant (bis). Donc pour moi : le prince sssarmant. Maintenant je sais qu’il avait autre chose à faire que d’aller cueillir des fleurs (trousser une servante dans le château paternel, subir une sale éducation sans rythmes scolaires et surtout, aller à la chasse).
S’en va les ramassant si jolie mignonne, s’en va les ramassant si mignonnement.

Il en ramassa tant qu’il en remplit ses gants (bis). Putain la taille des gants ! cela devait être confortable à porter ça pour aller à la chasse pour cueillir des fleurs…
Qu’il en ramassa tant si jolie mignonne, qu’il en ramassa tant si mignonnement.

Il les porte à sa mie pour lui faire un présent (bis). Elle va être ravie : des gants d’homme plein de fleurs, quel beau souvenir elle aura là !
Pour lui faire un présent si jolie mignonne, pour lui faire un présent si mignonnement.

Prenez prenez ma belle, prenez voici mes gants (bis). Elle aurait peut-être préféré un diamant, mais tous les goûts sont dans la nature.
Prenez voici mes gants si jolie mignonne, prenez voici mes gants si mignonnement.

Vous ne les mettrez guère que quatre fois par an (bis). Des restrictions déjà en plus, on rêve !
Que quatre fois par an si jolie mignonne, que quatre fois par an si mignonnement.

A Pâques à la Toussaint, à Noël à Saint Jean (bis). C’est bien connu, les fleurs ça dure un temps fou…
A Noël à Saint Jean si jolie mignonne, à Noël à Saint Jean si mignonnement.

Joyeux premier mai à tous !

(Si la chanson vous trotte dans la tête pendant des heures, ne me remerciez pas, c’était gratuit).

11 réponses sur “Les vieilles chansons de notre enfance…”

  1. C’est a ce joly moys de may
    Que toute chose renouvelle
    Et que je vous presentay, belle
    Entierement le cueur de moy.

    Les arbres par leur grant beaulté
    Se sont tresous couvers de verd,
    Les oyseyllons y ont chanté
    La nuit, le jour comme il apert.

    L’alouette et aussi le gay
    Avec la gente teurterelle
    Qui à son jolly chant appelle
    Le roussignol qui est tant gay.

    M’amye m’a salut mandé
    Par ung messager seullement,
    Ainsi qu’il m’a contremandé
    Au jolly bois où il m’attend.

    Je my en voys presentement
    Et luy diray: »Ma damoiselle,
    Par mon serment, vous estes celle
    Qui resjouit le cueur de moy ».

    Manuscrit de Bayeux XVème siècle.

  2. Ton post me rapelle une BD parue dans « Pilote », oû Gottlib illustrait ( et commentait ! ) le poème de Marceline Desbordes-Valmore  » les roses de Saada » …
    Hilarant !

    1. je rectifie mon erreur : Saadi, pas Saada … Désolée … ( et, pour complément d’info, elle, elle avait mis des roses dans sa …ceinture ! ( bravo le confort …)

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