Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Calamity Coraline BIS (cette réédition de fin 2011 préparant le post qui va suivre…)

fusil-copierJe me suis installée chez mes parents pour tenir compagnie à maman pendant ces jours pas rigolos. Depuis notre retour de la Grande Motte, je ne viens donc chez moi que pour ordinateurer, et relever mon courrier généralement affligeant car il n’y a que des factures ou des mots doux de la SS (la Sécu !!!).

Maman a peur toute seule, même si elle prétend que non, alors qu’en fait si. Je suis donc chargée de la sécurité de la maison et de vérifier 3 fois le soir si les portes sont toutes bien fermées.

Au passage je m’occupe également de la chaudière, de l’eau chaude, de l’adoucisseur, des pannes de télécommandes, du fonctionnement du lecteur DVD (je me gausse) et de tout un tas de bricoles revenant d’ordinaire à mon père comme le rechargement du téléphone portable à tous points de vue (crédit, courant), etc…

Mes parents dorment avec un fusil de chasse dans leur chambre. C’est le 24 de mon grand-père, avec lequel papa se sent en sécurité parce que justement il y a une sécurité : une histoire de chien au sujet desquels je ne donnerai aucune précision qui puisse être utile à une personne mal intentionnée qui passerait là par hasard…

Cette histoire de chiens sécurise encore plus le 24, c’est tout ce que je peux dire. Maman l’a mis dans l’armoire de sa chambre, qui est du côté où dort papa et donc pas du sien et se sent rassurée. Elle est bien la seule, car, j’ai fait l’expérience, comme elle est de plus en plus sourde (et refuse de l’admettre), il faudra qu’un malfaiteur la secoue quand elle dort, pour réaliser qu’il y a peut-être comme un problème. Et l’autre ne l’écoutera pas quand elle lui dira “excusez-moi, j’ai quelque chose à prendre dans l’armoire, haut les mains, je vous tiens“.

On ne plaisante pas avec cela dans la famille, depuis que tante Hortense s’est réveillée en pleine nuit, avec 3 mecs au pied de son lit, qui n’ont pas hésité à tabasser une vieille dame de 85 ans pour lui faire dire où étaient ses bijoux… Ils avaient de plus assommé son petit chien, et la pauvre avait traversé le village à 3 heures du matin pour réveiller son neveu (mon grand-père) pour qu’il s’occupe de la pauvre petite bête (et puis d’elle à l’occasion…)

Moralité, moi qui suis à l’étage avec toute mon ouïe que maman qualifie d’anormalement aigüe, je dors armée.

Enfin, c’est façon de parler.

J’ai débuté avec une canne de mon arrière arrière arrière grand-père qui si on sait la manier, peut faire très mal. C’est une canne épée, mais je ne me vois pas transpercer le corps de quelqu’un avec. Tirer, cela me dérangerait moins, c’est dans la tête que cela se passe. Le corps à corps non crapuleux ne m’inspire aucunement…

Un fusil me rassure.

J’aime bien les armes, je dois avoir un mauvais fond.

Elevée dans une famille de chasseurs, j’adore les fusils, regarder dans les canons, le bruit que fait le fusil que l’on referme sèchement, bref, je ne suis pas sortable. J’aime aussi les armes blanches, mais, voir plus haut, je n’imagine pas une seule seconde m’en servir…

Sauf que là, dernièrement, des individus louches ont rodé dans le secteur. Maman a vérifié auprès de la mairie qui n’avait mandaté personne pour prendre des mesures de rue, de portail, etc, alors elle a pris encore plus peur.

Nous avons donc eu des conversations à ne pas mettre entre toutes les oreilles, sous peine de passer pour une famille de tueurs à gages ou de mafioso avérés, avec papa, mon frère, et maman.

  • Maman : cela me rassurerait que tu prennes un fusil également ma chérie. Vu que tu entends le chat monter l’escalier, tu entendrais quelqu’un défoncer une porte ou une vitre… (ce n’est pas vraiment un critère, ce chat se déplace avec toute la discrétion d’un troupeau d’éléphants obèses, il n’y a que maman qui ne l’entende jamais, mais il est vrai que j’ai toujours eu une oreille très fine et que cela perdure pour l’instant)
  • Moi : OK. Je ne sais pas où sont les cartouches mais un bon coup sur la tête, ça ne peut pas faire de mal (façon de parler)
  • Je me voyais donc déjà, en train de terrasser un salaud, en tenant le fusil par le canon et en l’assommant avec la crosse… Encore qu’un coup de canon ne puisse pas faire de mal non plus !
  • Papa apprenant la chose : tu dors avec un fusil dans la chambre rose ? (si c’était la chambre verte, cela ne poserait sans doute aucun problème). Il n’est pas chargé j’espère ? (répété 1000 fois quand nous étions enfants : ne jamais avoir une arme chargée dans une maison, sauf si c’est le 24 avec ses chiens…)
  • Moi : bien sûr que non. D’ailleurs je ne sais pas où sont les cartouches.
  • Lui : dans le meuble de gauche dans le fond du couloir à droite, ne prends pas les chevrotines, ça tue raide (utile précision, mais qui précise tout de même qu’il sait que je sais reconnaître des chevrotines)
  • Moi : j’ai une tête à tuer quelqu’un ?
  • Lui : … oui… enfin, tu as une tête à ne pas te laisser faire… Je sais que tu es capable de tirer quoi…
  • Mon frère : tu as pris le 16, c’est ridicule, une des détentes ne marche pas (comme si j’allais tirer, et plusieurs fois en plus !), prends le 12 plutôt (ce sont aussi des fusils de chasse, la seule chose qu’il manque dans cette baraque, ce sont des mines dans le jardin pour qu’on ne pique pas des fleurs à ma mère…)
  • Lui toujours : la sécurité c’est là, et de préférence, si quelqu’un est dans la cour, tire sur les pavés, ça rebondit en faisant mal, c’est mieux que de tuer quelqu’un. Tu fais une sommation d’usage, avant ou après, c’est à toi de voir…
  • Moi : je n’ai pas l’intention de tuer quelqu’un, je veux juste pouvoir faire peur pour nous défendre !
  • Lui encore : tiens, voici les cartouches pour le 12 (de quoi tenir un siège avec maman qui ronfle au rez-de-chaussée, n’ayant rien entendu)…

Moralité : je dors avec le fusil prêt à être chargé, juste à côté de mon lit, avec deux cartouches sur ma table de nuit. Je vérifie tous les matins qu’il se referme bien (le fusil) pour le ré-ouvrir le soir…

On ne sait jamais, dès fois qu’un malotru ait dans l’idée de s’en prendre à de faibles femmes

Vu que la vie n’est qu’un long calvaire…

PS : maman a remis la canne épée dans sa voiture. Dans le coffre, c’est plus sûr… On ne sait jamais, elle pourrait se blesser…

PPS 2013 : depuis 2011, maman n’a plus la canne épée dans sa voiture, d’après Jean-Poirotte il serait vraiment ballot qu’elle se fasse voler la voiture ET cette oeuvre d’art du milieu 19ème siècle…

Posté le 2 décembre '13 par , dans Dans la série Diabolique.
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8 commentaires »

Comment par Duchemin Danièle
2013-12-03 12:45:01

Bigre !! si c’est une réédition qui prépare le post suivant cela veut-il dire que les chargeurs ont servi ?
donc à suivre……
Même si je ne mets pas de commentaire, je suis régulièrement votre blog. Je vois que dans l’adversité vous gardez votre humour ……. la vie n’est pas …..etc. etc.

 
Comment par Gisèle Subscribed to comments via email
2013-12-03 16:46:27

La canne-épée a quand même plus de style que le fusil de chasse… mdr
Je n’aime pas spécialement les armes (pas du tout même) mais j’aurais aimé faire du tir sur cible… va savoir ! Un souvenir de fête foraine ? bien enfoui alors…

 
Comment par Aline
2013-12-04 21:12:19

Faibles femmes ! vous semblez décidée et avez plus d’un tour dans votre sac “abracadra ” et hop un 12 prêt à tirer .
Vite la suite .

 
Comment par Calpurnia
2013-12-05 10:28:43

Duchemin Danièle : suspense ???

 
Comment par Calpurnia
2013-12-05 10:29:51

Gisèle : si j’aime les armes blanches, la simple idée de m’en servir me fait frémir d’horreur. Mais effectivement cette canne épée a beaucoup de classe !

 
Comment par Calpurnia
2013-12-05 10:30:40

Aline : j’aime bien évoquer certaines “faibles femmes”… Cette légende inventée par les hommes pour les rassurer…

 
Comment par Le Nain
2013-12-08 02:46:22

Le calibre 24 est un excellent choix, c’est du léger, et à l’intérieur d’une maison, c’est très bien. C’est ce que j’ai dans la chambre avec du plomb de 7. Je fus chasseur, alors j’ai toute la panoplie depuis le 12 classique jusqu’à la carabine de chasse pour le gros gibier. Deux ou trois trucs à poudre noire pour l’amusement, du 44, et une réplique de Kentucky.

Comme j’habite au rez de chaussée, et que j’ai déjà fait fuir un cambrioleur nocturne qui s’était introduit par la fenêtre entrouverte pour que Minet puisse aller et venir, le 24 est dissuasif, je n’ai pas eu besoin de tirer.

Comme mon père était boucher, les armes blanches n’ont guère de secret pour moi, je débite un sanglier assez rapidement, un chevreuil aussi, d’ailleurs, mais mon préféré reste la bête noire.

Les armes ne sont pas dangereuses si on est prudent, comme pour le reste d’ailleurs.

 
Comment par Calpurnia
2013-12-08 16:41:19

Le Nain : merci pour tes précisions qui sont toujours utiles. Effectivement il convient d’être prudent, et cela devient tout simple. Débiter un gibier ne m’attire pas spécialement par contre…
Et même si j’aime les armes blanches, j’ai toujours un pincement au coeur en cas de scène de duel, ou de combat au coutelas…

 
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