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L’éducation à l’américaine (1) (ou “l’ange blond”…)

Ange blondC’est une bonne chose de tenir un blog. Au fur et à mesure que l’on raconte des anecdotes, d’autres nous reviennent en mémoire, alors qu’elles étaient (pour un temps) passées à la trappe…

Si Albert et moi sommes tombés d’accord dès le départ sur un point, c’était l’éducation que nous allions donner aux enfants que nous ne manquerions pas d’avoir (trois étaient prévus, mais…), et qui serait assez proche de celle que nous avions reçue.

Pourtant commençait à percer la grande mode de l’enfant qui contribue à son éducation, donne son avis dont on doit tenir compte, l’époque de l’ENFANT ROI… comme mon Elliot de voisin dont la principale occupation est d’essayer de rendre folle sa mère, quand elle refuse de céder (une heure maxi) et que du coup il se plante derrière la porte d’entrée en poussant des cris aigus toutes les cinq secondes (il a bien raison, elle cède, moi une de mes filles m’aurait fait cela, cela se serait passé autrement (non pas que je pousse au fait de rouer les enfants de coups, mais une tape sur une couche ou sur la main n’a jamais tué personne, c’est un peu violent certes, mais le comportement d’Elliot qui tape à grands coups de pieds dans la porte en même temps qu’il crie, c’est violent aussi)).

L’éducation à l’américaine comme on l’appelle toujours, j’avais déjà donné, à ma manière, quand j’avais huit ans, et c’est une histoire qui mérite son post à épisodes…

Lorsque nous passions nos vacances et WE chez mon grand-père et mon arrière grand-mère, je passais une partie de mon temps chez les voisins. Leur fils avait deux ans de plus que moi, leur fille 4, et j’adorais jouer avec eux (sauf quand elle voulait jouer à la maman en me prenant pour son BB car je détestais les calins/poutous). Les Voisineck me voyaient arriver avec plaisir, et j’étais fourrée chez eux les 3/4 de mon temps.

Sinon avec Marc (le fils), nous nous retrouvions sur le mur mitoyen entre les deux cours, moi escaladant le prunier, et lui se servant d’un escabeau, mur sur lequel nous parlotions pas mal jusqu’à ce qu’un adulte d’un côté ou de l’autre nous signifie de descendre chez l’un ou l’autre, au lieu de faire les andouilles sur le mur au risque de tomber et de nous casser quelque chose et qu’en plus, on se prendrait une claque (comment qu’on nous parlait, j’hallucine…).

Donc j’étais tout le temps fourrée chez les voisins, ce qui arrangeait tout le monde. De mon côté c’était une de moins à surveiller et à exiger son tour de balançoire, de l’autre c’était le frère et la soeur occupés à autre chose qu’à se bouffer le nez.

Madame Voisineck avait une soeur qui avait épousé un suédois, vivait en Suède et avait eu un petit garçon : Eric, 3 ans, qu’elle ne connaissait pas. Quelle ne fut donc pas sa joie quand cette soeur perdue dans les brumes scandinaves depuis 5 ans lui écrivit pour lui demander si elle pouvait lui confier son ange blond, Eric, pour 4 semaines. Son ingénieur de mari avait reçu une très intéressante proposition d’une société australienne, il leur fallait aller passer en Australie près de 4 semaines, il n’était pas envisageable de faire faire à son petit ange (blond) un tel voyage, et elle n’avait personne à qui le confier pendant leur absence.

Madame Voisineck, naïve, ne percuta pas immédiatement qu’il était curieux que sa soeur ne connaisse personne de confiance en Suède pour s’occuper du trésor (aucune belle mère peut-être ?), et répondit, via la poste, qu’elle accueillerait son neveu avec JOIE.

Tout le monde était ravi d’ailleurs, et j’ai ressenti une pointe de jalousie quand Dany, la fille, déclara qu’elle aurait enfin un vrai bébé dont elle pourrait s’occuper…

L’arrivée de l’ange blond eut lieu 4 jours après l’envoi du courrier de Madame Voisineck à sa soeur (à l’époque la poste c’était quelque chose, j’y reviendrai un jour). J’étais présente, et j’étais tétanisée par le suédois de mari de la soeur de la voisine, qui correspondait tout à fait à mes standards de beauté de petite fille.

Grand, baraqué, d’un blond nordique parfait, des yeux d’un tel bleu qu’il était dommage qu’il n’en ait que deux, la voix grave, le sourire charmeur, j’étais prête à aller me perdre dans les brumes scandinaves dès que j’aurais demandé mon émancipation (dans 8 ans).

Je fis donc peu attention à son fils, aussi blond que lui et avec les mêmes yeux, qui, silencieux et sage, coiffé à la “Stone”, écoutait les grandes personnes parler une langue qu’il ne comprenait pas…

La soeur donnait ses instructions… Comment s’occuper d’Eric…

Posté le 2 mars '14 par , dans Dans la série Diabolique.
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4 commentaires »

Comment par Tilia
2014-03-02 20:29:44

Elle va être passionnante cette histoire, je le sens d’ici !
Je profite de ce commentaire pour te remercier du plaisir que j’ai à te lire, j’ai adoré les épisodes précédents et ta manière de mettre à contribution les enfants ;-)

 
Comment par Louisianne
2014-03-03 08:02:45

Hihi ! J’adore ! D’un tel bleu qu’il était dommage qu’il n’en ait que deux !
Vivement la suite !

 
Comment par Calpurnia
2014-03-04 17:10:17

Tilia : merci beaucoup ! A très bientôt une suite de cette histoire (3 semaines)…

 
Comment par Calpurnia
2014-03-04 17:10:50

Louisianne : ah ces yeux, je les revoie encore. La suite pour très bientôt !

 
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