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Archive pour avril, 2014

La grasse matinée…

R_veil_55949019Vous tenez d’un de vos parents la capacité à rester au plumard certains jours, jusqu’à pas d’heure.

Donc là, vous avez la semaine entre Noël et le Jour de l’An, ça tombe bien sur le plan des jours de congés… (un exemple entre autres)…

Qu’est-ce que vous allez bien dormir, le lundi 28 décembre (ou un samedi quelconque)…

Sauf que :

  • Le voisin d’à côté commence avec sa perceuse, à une heure décente (pour lui et les flics) : 9 H.
  • Il arrête à 10 H et vous êtes toujours sous la couette à le maudire. Vous vous préparez à vous rendormir après l’avoir entendu hurler “c’est bon chérie, j’ai terminé”
  • En fait il a terminé de percer, maintenant il a des trucs à planter dans le mur. Et il ne s’en prive pas.
  • Il termine à 11 H. Vous avez décidé de ne pas vous lever avant 13 H, NA !
  • Pendant ce temps là (à Caracas) les voisins du dessus eux, sont bien au lit. Qui grince. C’est  une horreur.  Un de ces jours vous allez interrompre leurs ébats en sonnant chez eux avec une burette d’huile à la main…
  • A 11 H 15 l’interphone sonne : c’est le facteur avec un recommandé qui n’est pas pour vous, car il s’est trompé de bouton (le facteur)
  • A 11 H 30 le téléphone sonne : c’est votre mère (dont vous ne tenez pas) qui s’offusque de vous tirer des plumes (enfin façon de parler…) Elle, est levée depuis 6 H (c’est son problème).
  • 11 H 45 : vous réussissez à vous rendormir, votre grasse matinée entamée de 2 H 45 de sommeil réparateur.
  • 13 H : c’est votre père (dont vous tenez), qui vous appelle à son tour : comme il est enfin levé, il pense que vous aussi, et aimerait bien que vous alliez chercher l’explication d’un mot barbare sur g.ogle, car il ne le trouve dans aucun de ses dictionnaires (il en a 4).

La grasse matinée sera pour demain, à condition de débrancher le téléphone, mettre le portable sur “silence” ET d’avoir été punaiser dans le hall, sous un tchador pour ne pas être reconnue, et pendant l’horreur de la profonde nuit qui va suivre, l’avis mensonger suivant :

“Merci à tous d’éviter tout bruit intempestif au cours des matinées de cette semaine. Je suis en effet de garde toutes les nuits et je n’ai que le matin pour récupérer un peu. Merci de votre compréhension”   “signature illisible”.

Qui veut la fin, veut les moyens…

D’ailleurs, si par la suite un voisin vous demande avec indiscrétion quel est votre métier précisez : infirmière, même si vos horaires peuvent lui sembler particulièrement calquées sur celles des autres, et votre tenue quotidienne de travail, incompatible avec le port de la blouse blanche…

D’un autre côté il peut un jour vous demander de lui faire une piqûre. Ce sera le moment d’avouer que vous souffrez d’un rhumatisme inflammatoire de la main droite depuis quelques jours, mais qu’il doit vous signer une décharge…

Pour sauver la grasse mat, on devient vite une grosse menteuse..

Posté le 22 avril '14 par , dans On achève bien les chevaux.... 11 Commentaires.

En gros : le mariage (part deux)

mariee-2-copierC’est LE GRAND JOUR !

Marche nuptiale de la belle au bois dormant (c’est celle là et pas une autre, après étripage de toute la famille concernant la marche nuptiale à mettre, votre soeur exigeant le “let it be” des beatles pour faire plus original…).

La check liste des musiques à passer ou non, a définitivement brouillé votre soeur et votre beau-frère qui n’ont pas les mêmes valeurs…

  • Le réveil sonne à l’heure alors que vous êtes déjà dans la salle de bain. Cela met le chat de mauvaise humeur, il pisse dans une de vos chaussures.
  • Albert n’a pas “que ça à faire” de laver vos chaussures. Vous vous y collez, un masque vert pas sec sur le visage.
  • La première photo de ce grand jour, c’est votre père en retard qui se fait prendre par le flash d’un radar.
  • Vous devez faire rajouter un couvert en catastrophe parce que tante Hortense est sortie de l’hôpital (où elle était entrée, en pleine forme 3 jours plus tôt, avec son voile comme linceul futur, histoire de vous emmerder).
  • Votre seule idée est de la placer à côté de la porte de la cuisine et tout le monde s’insurge, mais personne ne se propose pour prendre à sa table l’aïeule emmerdante (si si, il faut bien le dire, tante Hortense a toujours été une emmerdeuse, même jeune, vous avez eu des échos).
  • Tous les échanges ont lieu évidemment via téléphone, le vôtre, parce qu’Albert ne s’occupe pas du sien, alors que votre masque s’est enfin figé, et vous donne une élocution hasardeuse.
  • Votre mère s’inquiète : vous n’avez pas commencé cette magnifique journée avec un coup de rhum ? espère-t-elle
  • Non, mais qu’elle s’occupe de caser sa grand-tante, merci.
  • La coiffeuse a du retard.
  • Vous avez l’impression que la robe vous boudine, et votre soeur qui doit accrocher les agrafes dans le dos (oui, des agrafes, la couturière est excellente mais sadique) est en retard aussi mais sans radar.
  • Vous loupez deux fois de suite votre maquillage normalement discret ce jour là.
  • Tout le monde est en retard, surtout vous, mais bon, il faut se dire que la cérémonie ne se fera pas en votre absence. Vous avez tout de même peur que le maire ne se barre. Il est à noter qu’Albert qui n’avait pas le temps de nettoyer vos chaussures, n’a eu qu’à prendre sa douche, s’habiller sans agrafes, et se raser…
  • Du coup il part en avance, lui, pour empêcher de maire de quitter la mairie quand votre retard sera abominaffreux…
  • La cérémonie civile s’est bien passée, nonobstant vos derniers neveux et nièces qui ont ponctué le discours du maire de “poil au…” Ils verront à Pâque l’année prochaine si c’était drôle.
  • Vous avez l’impression qu’Albert a hésité à dire “oui”.
  • Par contre ce n’est pas une impression, l’oncle Alfred abuse du champagne au vin d’honneur, et même s’il est charmant normalement, il a l’alcool mauvais.
  • Le plan de table a été chamboulé par les invités, vous êtes obligée avec votre mère revenue de Finlande (en fait non, d’une croisière sur le Nil), de remettre les bons cartons, aux bonnes places.
  • Vous avez l’impression que votre sourire est crispé et que les agrafes vont craquer.
  • Vous constatez minute après minute que l’expression “faire ses chaussures” n’est pas vaine et que vous auriez du, une fois de plus, écouter votre génitrice (on doit toujours écouter sa mère, c’est un principe sacro saint auquel je tiens beaucoup, surtout avec mes filles).
  • On vous a refilé un diurétique ou quoi ? Et vous ne pouvez pas aller aux toilettes sans votre mère et votre soeur pour soulever les jupons, la robe, et autres, vous n’avez jamais été autant humiliée depuis votre dernière couche…
  • Votre neveu n’arrête pas de vous demander si c’est maintenant qu’il va pouvoir aller chercher la jarretière. Vous n’avez pas de jarretière. Il vérifie.
  • Ca y’est, l’oncle Alfred attaque les chansons paillardes (au secours !)
  • Pour compenser, le vague cousin shlurps, entame “nuits et brouillards” avec les copains qu’il s’est fait. L’ambiance se plombe…
  • Vos parents après s’être salués d’un air crispé, ont essayé de s’énucléer mutuellement avec une cuillère (apportée en fraude) pendant le vin d’honneur, mais semblent maintenant s’amuser beaucoup à danser ENSEMBLE une valse imposée par votre père pour ouvrir le bal avec vous. Malgré le service d’ordre dont votre soeur a la responsabilité, ils n’arrêtent pas de se marrer et s’esbignent même dehors EN DOUCE, D’UN AIR COMPLICE (le comble de l’horreur)… Force vous est de reconnaitre que le service d’ordre était chargé de les empêcher de s’entretuer, pas de se draguer : on ne peut pas penser à tout…
  • Ou bien ils tentent de s’assassiner mutuellement, avec tout ce qui leur tombe sous la main, et le service d’ordre est totalement débordé, malgré des renforts appropriés qui ont vidé 3 caisses de champagne.
  • Albert s’endort comme un bienheureux (donc il a bien dit OUI), épuisé par cette journée, à 6 heures du matin, et vous laisse seule, incapable de défaire les agrafes sans aide (le service d’ordre piste vos parents qui ont finalement décidé d’aller passer ensemble le reste de la nuit à l’hôtel, c’est le drame complet, et vous l’apprenez quand votre téléphone sonne, alors que vous veniez juste de vous endormir, ce qui vous promet une journée blanche à venir…)
  • Ou alors, autre choix, ils ont réussi à se blesser gravement, et sont tous les deux au poste, en garde à vue, ce qui va rendre votre lendemain de noce aussi inoubliable que la journée blanche citée ci-dessus.
  • Vous songez avec horreur, au nombre de photos qui ont été prises de cette journée inoubliable, et celle du radar, vous vous en tapez complètement en vous rappelant la tronche que vous avez tirée toute la journée de votre mariage…

L’horreur ne sera complète que quand vos parents vous annonceront leur remariage, pour dans 3 mois, en visionnant les photos de votre grand jour sur lesquelles vous ressemblez à une poule qui a pondu un fer à repasser

Ou bien quand vous assisterez à leurs procès respectifs, aux assises, dans 3 ans environ (le temps de faire 3 gosses en gros).

Les assises vous concernant ne tarderont guère à pointer leur nez d’ailleurs, quand vous regarderez  à nouveau les photos du grand jour, sur lesquelles Albert est toujours impeccable, souriant et heureux, inconscient et totalement con, mais pourquoi ai-je épousé ce crétin, je m’en vas l’assassiner discrètement

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 17 avril '14 par , dans On achève bien les chevaux.... 2 Commentaires.

En gros : le mariage (part UN)

mariage-1-copierVous avez commencé à en rêver toute petite de ce jour de votre mariage, à l’époque où vous vous mettiez des linges blancs sur la tête en hésitant entre bonne soeur ou mariée et puis non finalement : mariée…

Restait à trouver l’homme idéal, c’est fait.

Pourtant il faut le savoir, avant cet heureux jour, il va y avoir plein de journées qui resteront bien entendu inoubliables :

  • Vos parents divorcés qui ne se parlent plus, penseront plan de table bien avant que la date ne soit fixée et vous appelleront donc souvent à ce sujet.
  • D’ailleurs lors de la dernière révision du plan de table, Albert et vous manquerez annuler la cérémonie : la veille, en vous jetant des cartons (devant théoriquement représenter le plan de table) à la figure (dixit le Dr Acromion).
  • Votre soeur vous imagine depuis toujours dans une robe meringue, votre mère dans une robe à la grecque, votre grand-mère dans un “petit” tailleur sobre, crème et élégant, votre future belle mère en jogging blanc qui ferait chic et de quoi qu’elle se mêle celle là, on rêve.
  • Arrière grand Tante Hortense exhibera, victorieuse, le voile qu’elle a crocheté elle-même pour elle, qu’elle n’a pas pu porter parce que son fiancé est mort à la guerre et qu’elle lui est restée fidèle. SI vous ne le portez pas (avec le jogging), elle déshéritera votre mère.
  • Votre mère ne supportant pas l’idée d’être déshéritée par tante Hortense vous trouvera une toilette immonde qui ira parfaitement avec le voile jaunit par le temps, qui vous donne la nausée.
  • Puisque vous pouvez acceptez de gaité de coeur qu’elle soit déshéritée par tante Hortense, votre mère menacera d’aller cultiver du chou en Finlande
  • D’ailleurs elle disparait
  • Du coup, avec une vraiment bonne copine de confiance et de goût, vous transformez l’achat de la robe en super expédition genre que si les services secrets apprennent comment vous l’avez réussie, ils vous offriront un emploi chez eux (pour le pont d’or ne rêvez pas non plus…).
  • Votre père aboiera dans le téléphone “c’est quoi ce menu ? Il n’y en a que pour ta mère ?”, parce que vous avez préféré du poisson à la viande rouge, qu’effectivement votre génitrice partie cultiver du chou en Finlande, déteste.
  • Comme par hasard, elle a beau avoir disparu, elle glapit à son tour, toujours dans le téléphone “c’est quoi ce menu, il n’y en a que pour ton père, car vous avez cédé sur le filet de boeuf en croute.
  • Tout le monde se battra pour rédiger des faire-parts “rigolos” (et bien moches). Votre boîte mail sature.
  • Votre banquier interrogé sur le prêt auquel il vous faut vous résoudre, vous téléphone que c’est non.
  • Et point barre.
  • La salle réservée un an à l’avance a vu son plancher s’écrouler sur la salle du dessous, juste 3 semaines avant la cérémonie, et la salle du dessous qui était resté disponible est donc impraticable.
  • Et tout le monde vous enverra la liste des musiques et chansons à passer absolument. Et il y en a encore pour demander “la chenille” et “la danse des canards”…

Quand vous aurez franchi toutes ces épreuves, dont je vous épargne la totalité, vous pourrez affronter le grand jour…

Qui ne sera qu’un long calvaire, bien entendu…

(PS : oui je sais, les vacances scolaires, c’est réédition…)

Posté le 13 avril '14 par , dans On achève bien les chevaux.... 8 Commentaires.

Eric, le petit ange blond… (FIN)

Ange blond Le temps s’est mis à galoper. J’avais des nouvelles d’Eric de temps à autres, toujours bonnes, d’après la soeur de Mrs Voisineck avec les commentaires de l’oncle qui allaient avec. Et puis l’adolescence arriva et je n’allais plus voir les voisins que rarement. J’avais meilleure amie, j’étais amoureuse, les Voisineck s’entendaient de moins en moins bien,  Marc et Dany ne venaient plus.

Et puis j’ai rencontré Albert, et puis… j’étais enceinte de Pulchérie quand Mr Voisineck vint me trouver un dimanche de septembre chez mon grand-père.

  • “Coraline, nous avons une visite, c’est une surprise, si tu pouvais passer cet après-midi…

Intriguée, j’acceptais, alors qu’Albert qui connaissait très peu les Voisineck et en était jaloux, persuadé qu’un jour j’avais eu une idylle avec Marc, tirait la tronche (comme s’il avait été puceau quand je l’avait rencontré, et je n’avais jamais eu aucune idylle avec Marc). Il m’accompagna pour être certain que le dénommé Marc n’allait pas me violer (alors que j’étais enceinte de 6 mois).

Marc n’était pas là, mais il y avait une femme qui ressemblait à Mrs Voisineck d’une manière frappante, et un grand jeune homme, blond, baraqué, avec des yeux si  bleus qu’il était dommage qu’il n’en ait que deux…

Eric. Son père tel que je m’en souvenais, mais en plus jeune.

J’avais 23 ans, si mes calculs étaient justes, il en avait 18.

Je connaissais sa triste histoire. Ses parents étaient morts dans un accident de voiture alors qu’il avait 13ans, et seule la soeur de Mrs Voisineck qui n’avait jamais épousé de texan, avait accepté de le recueillir, aucun suédois de sa famille paternelle n’ayant voulu de lui. Il vivait donc en France depuis 5 ans, et avait voulu revenir ici, où il avait passé, d’après lui, les meilleures vacances de sa courte vie.

Je ne lui rappelais que peu : normal, entre 8 et 23 ans, on change beaucoup. Mais à mon prénom “c’est Coraline”, il se mit à fredonner et j’ai reçu comme un coup dans ma mémoire de ce que j’avais su longtemps et avait oublié… Et j’ai pu fredonner avec lui quelques paroles…

Il disait ne se souvenir de rien, mais ses pas le menaient toujours à l’endroit où nous le faisions jouer, et il évitait la pelouse (toujours taillée aux ciseaux à ongles) et surtout les rosiers. En lui jouait le “déjà vu”.

Son histoire n’avait rien d’amusant. Son passage en Australie ? Il en gardait un souvenir affreux. Refusé et renvoyé de toutes les écoles, il se souvenait de précepteurs changeant tout le temps, et surtout du fait qu’il n’avait aucun ami. Personne ne voulait le recevoir, aucun enfant n’était reçu chez lui. Tout lui était par contre permis… Sauf finalement de vivre une vie normale de petit garçon, il en était conscient.

Et puis à 8 ans le retour en Suède avec du mal à se remettre au suédois. Là encore, du rejet partout, y compris dans sa famille.

  • “La grand-mère Fersen ne voulait pas entendre parler de me recevoir avec mes cousins…”.
  • “A l’école c’était infernal, on me traitait comme un maudit, impossible de m’exprimer en me roulant par terre et en hurlant. “j’y ai été très malheureux”.

Et puis la mort des parents, alors qu’il avait 13ans, et personne ne voulant de lui “incontrôlable, intraitable, invivable”. Invité aux conseils de famille, il se découvrait subitement…

Et cette tante française l’acceptant au bout du compte. Une gifle alors qu’il croyait se tenir normalement. Des brimades intolérables pour lui pour l’éduquer. Mais il était désormais depuis 5 ans, heureux de vivre avec elle. Il était brillant, rentrait à math sup…

Eric, l’ange blond, toujours si parfait avec ses parents…

  • “Putain, dit-il d’un seul coup, vous avez dû en baver à me garder, vu comme j’ai été élevé…
  • “UN PEU concéda Mr Voisneck dont les rosiers survivaient toujours
  • “Maman m’a dit peu avant sa mort que si elle et mon père n’avaient pas eu d’autres enfants, c’était un peu à cause de moi…

Quel poids à faire porter à un enfant ! Regards consternés entre les deux soeurs. Mrs Voisineck croyait dur comme fer que l’absence d’autres enfants était le résultat d’une stérilité inexpliquée, probablement due à une infection post-partum suivant la naissance d’Eric. Il était trop tard pour s’expliquer avec l’absente…

La “tutrice” d’Eric baissa les yeux.

  • “Elle n’a jamais voulu te le dire vu ce qu’il s’était passé pendant le séjour d’Eric ici. Elle n’a jamais été stérile. Elle s’est faite avorter deux fois. Elle avait peur de revivre le cauchemar d’élever un enfant comme lui… Eric le sait, et il s’en veut énormément…

Et là, l’oncle eut la poitrine qui se souleva comme un soufflet qui vient d’être réparé.

  • “Viens avec moi mon garçon, je vais te faire voir les fameux rosiers”…

Eric revint, rassuré par le discours que lui avait tenu son oncle. Ce n’était pas de sa faute, c’était de la faute d’une éducation mal menée. Il se souvenait hurlant, et se roulant par terre partout, parce qu’il avait ce qu’il voulait  quand il le faisait avec ses parents. Il n’avait pas compris que le faire ailleurs le mettait hors la loi… Enfin si il l’avait compris, mais tardivement, en affrontant sa tante.

  • “Ils pensaient bien faire…
  • “Oui, concéda l’oncle, ils voulaient le meilleur pour toi. Sans savoir que ce n’était pas le meilleur….
  • “J’ai su après sa mort que papa et ses frères et soeurs avaient été maltraités réellement dans leur enfance, tu crois que cela venait de cela ?
  • “Certainement… (c’était certain, la grand-mère Fersen suite à certaine nouvelles lois avait porté plainte contre son mari qui était désormais en prison).
  • “Je suis content de savoir qu’ils ne voulaient que mon bien. Je suis heureux maintenant avec tatie…
  • “Tu  peux venir quand tu veux mon garçon… Tu te souviens ou pas de Coraline ? Parce qu’elle vit sa vie maintenant, et a même oublié tes comptines suédoises….
  • “Vaguement… Elle était gentille et elle chantait  bien. Je ne peux pas dire que je la reconnais, mais elle me semble familière. Je me souviens plus des méchants que des gentils maintenant…” (les méchants étant ceux le rejetant, mais pas l’oncle lui donnant la première fessée de sa vie).

Quand ils revinrent de leur tour de rosiers, Albert lui, avait tout pour me faire une scène le soir.

  • On lui avait fait boire du thé (le crime impardonnable)
  • Mrs Voisineck, toujours franche lui avait révélé que le père d’Eric (son opposé, même en taille (Albert par rapport à Eric ne mesurait QU’UN m76)), avait été mon modèle. Albert n’ayant rien d’un viking fit donc la tronche
  • Eric m’avait brièvement embrassée sur la bouche (coutume slave OK, mais suédoise ?) en me disant “merci et à jamais” (ce que j’avais trouvé charmant en lieu et place du “à +”).

Blanc de rage, Albert rentra à la maison en me demandant des comptes. Enceinte de 6 mois j’ai pu en toute mauvaise foi, lui annoncer “une contraction  toutes les 20 mn, d’avoir revu Eric, cela m’a donné l’envie d’avorter. Et si on avait le même ?”

Ce qui a calmé Albert net, permit à Pulchérie de voir le jour et d’être élevée, puis après sa soeur également, sans laisser aller aucun…

Aux dernières nouvelles, il y a 15 ans, car depuis les Voisineck ont quitté le village, Eric était chercheur au CNRS et le père de 3 enfants menés à la baguette parce que pour ce qui concerne l’enfant qui s’éduque tout seul, Eric n’a jamais admis cette théorie STUPIDE.

Cela vient peut-être du coup  des rosiers…

Ou de la vie qui n’est qu’un long calvaire….

Ou de l’enfer qui est pavé de….

Et je crains fort pour lui qu’il ne se retrouve un jour face à des petits-enfants qu’ON lui confiera en lui donnant la consigne “ils font ce qu’ils veulent, ils s’éduqueront bien tout seul”. Parce que cela est un peu à la mode maintenant… (je précise que j’écris cela sous fond sonore d’Elliot de l’autre côté du pallier, qui hurle, probablement en se roulant par terre, comme tous les jours…)

Sinon pour les parents n’ayant pas d’autres enfants, rapport à ERIC :

L’éducation à la Eric : la vraie solution contre la surpopulation mondiale dont nous allons tous crever un jour…

Posté le 7 avril '14 par , dans Dans la série Diabolique. 20 Commentaires.