Quand la mort s’invite chez vous… (2) (Si vous venez à mourir, la TVA c’est 20 % abstenez-vous, et les séries TV allez vous rhabiller)

200405784-001Le jeudi, nous nous sommes rendues avec l’arlésienne à notre deuxième RV avec Mélodie.

Maman avait choisi les vêtements de papa, en prenant ceux qu’il préférait + de jolies chaussures qu’il adorait (comme si c’était important). Nous avons filé avec les vêtements, pour le deuxième RV avec pour consigne de nous renseigner sur la gravure à mettre sur la pierre tombale, du même style bien sûr que pour l’arrière arrière grand-mère et mes grands parents.

C’était facile à retrouver vu que c’était les mêmes pompes funèbres qui s’en étaient occupées (bis, mais je gâtouille).

Mélodie catastrophée, en nous apportant du café pour ma soeur et de l’eau pour moi, nous a annoncé que papa avait bel et bien été rasé complètement à l’hôpital. J’étais indignée. On fait la différence entre une moustache poussée accidentellement sous un pansement, ou une authentique moustache merde !

J’étais révoltée depuis la veille au soir, quand en détaillant le devis, j’avais constaté que TOUT CE QUI EST OBLIGATOIRE est taxé en TVA à 20 % comme si un cercueil c’était du luxe, un capiton obligatoire aussi ! L’état se paye vraiment sur notre douleur, et n’oubliez pas de nous régler vos droits de succession !

C’est une honte !

J’ai demandé comment était papa, puisqu’elle avait constaté le rasage de moustache, et elle m’a répondu « marqué, il a le teint jaune, mais on voit qu’il n’a pas souffert ». Le teint jaune je pouvais affronter, le manque de moustache était pour moi le pire…

Je ne me suis pas trop arrêtée sur le « marqué », ayant vu Mrs Tricot qui semblait dormir sur son lit de mort, et Mrs Morgan à sa mise en bière, toujours aussi belle, et sans aucune ride…

Faire graver une pierre tombale, c’est 18 Euros HT la lettre et le tiret, l’espace restant gratuit mais cela ne saurait durer… Il vaut mieux s’appeler Guy LI que Jean-Bernard-Albert de Cavelier de la Salle de la Salpêtrière. Pour les dates c’est pour tout le monde pareil, mais je plains les héritiers de Madame Marie-Josèphe-Albertine Cavelier de la Salle de la Salpêtrière née Taupinard de la Tuyardière de Bodard de la Jacopière. Là, après avoir payé la gravure, on ne peut plus payer le fisc qui se manifeste au bout de 6 mois et 1 jour et on n’a plus qu’à s’ouvrir les veines…

Et il faut le savoir, vous pouvez être tailleur de pierres, vous n’avez pas le droit de faire quoi que ce soit sur une pierre tombale à part la nettoyer du lichen une fois par an…

Mélodie nous a montré comment plier les faire-parts (il y a un truc) et nous nous sommes dit à mardi prochain, la clef USB de ma soeur semblant fonctionner (sauf qu’elle s’est trompée concernant Mozart, ce n’était pas l’ouverture, mais qu’importe…).

Puis elle nous a renouvelé toutes ses condoléances, en nous précisant que notre décontraction dont elle n’était pas dupe car nous avions beaucoup plaisanté, mine de rien, l’avait un peu changée de l’ordinaire. Au retour ma soeur m’a dit « tu te rends compte, des gens qui ont perdu leur enfant, ou plusieurs membres de leur famille dans un accident, cela doit être affreux pour ceux qui travaillent là-dedans ». Nous n’étions pas concernées, nous étions anesthésiées…

J’avais précisé à Mélodie que normalement, il y avait des bijoux à récupérer dans la tombe (quelle idée d’enterrer les gens avec leurs bijoux, elle était tout à fait d’accord avec moi, car les pompes funèbres ont des trucs, même pour les bagues sur doigts gonflés…) mais elle m’avait précisé qu’il faudrait vraiment un coup de chance…

Nous sommes rentrées en catastrophe pour plier les faire-parts et les mettre sous pli avant le passage du facteur, car nous étions déjà jeudi. Il passait au moment où nous sommes descendues déposer les lettres et nous lui avons fait peur, comme si nous avions l’air de vouloir le violer, avec nos faire-parts à la main. J’avais encore à placarder des faire-parts à la pharmacie, la boulangerie, le tabac, les grandes surfaces proches, et deux ou trois personnes à trouver pour leur téléphoner, dont une cousine de papa qui joue réellement les arlésiennes avec l’option « je ne suis pas famille ». Je ne sais plus comment je l’ai retrouvée, j’ai des blancs.

Restait à affronter le 2 juin, et je pensais que le pire serait le matin. Je regarde trop de séries policières, où les gens trouvent un squelette intact dans la forêt (hautement improbable vu la manière dont les charognards dispersent les morceaux), ou bien où les policiers exhument un cercueil intact au bout de 30 ans pour en avoir  le coeur net, même dans du sable.

RV au cimetière à 9 H. Tatie chérie voulait être là pour la mise en bière, mon frère aussi. J’avais donc prévu de me lever pour m’habiller sans me laver, de prendre ma douche en revenant du cimetière. Tatie venait avec sa soeur remontée la veille par le TGV pour déjeuner et donner un coup de peigne à maman et celle qui n’est pas comme les autres, avant de venir avec moi pour la mise en bière.

Le lundi, j’avais eu une petite peur, en revenant d’avoir placardé un faire part à U, en voyant que l’on fourbansait du côté de la tombe. J’étais allée voir, mais c’était juste les fossoyeurs qui préparaient le terrain pour le lendemain.

Donc le lendemain, je me suis levée sans problèmes, pour m’habiller avec les vêtements portés la veille à mettre directement au sale dès mon retour, prenant, je le pensais, les bottes en caoutchouc de Delphine dans un appentis, avant de filer au cimetière en ordonnant avec sècheresse de me laisser la salle de bain disponible pour mon retour, ET MERCI D’AVANCE ! (je ne pouvais pas claquer la porte, il faisait trop chaud).

Arrivée au cimetière : ma soeur qui n’est pas là. Mélodie y est elle (elle est assermentée), avec 4 collègues à elle (assermentés également) + deux gars : un qui va creuser, et l’autre qui va s’occuper de la terre (du sable).

Il y a un petit, un moyen, et un grand reliquaire + le truc dont j’ai oublié le nom (une volige ?) qui pourrait recevoir un corps encore à peu près humain. Tout à coup j’ai chaud, même si je sais que cette éventualité est totalement à exclure, ma grand-mère étant morte en 1991 (et enterrée direct après, cela va sans dire…)

Je me sens moite à l’idée de ce que je vais voir, et l’arlésienne arrive. Elle a l’air décontractée et allume une clope en demandant si un des gars en costume (pas ceux qui creusent) ne serait pas X, qui est le mari d’une de ses collègues. Si c’est bien lui. Nous nous saluons cordialement , les 4 hommes nous regardant de biais, en se demandant très certainement comment nous allons réagir.

Si vous êtes particulièrement sensible, ne lisez pas la suite.

Comme nous fumons l’arlésienne et moi (j’ai repris depuis l’hospitalisation de papa, on ne peut pas ne pas reprendre avec une personne (maman) qui en grille une toutes les 15 minutes), Mélodie précise à Messieurs GUY, BERNARD, JEAN, PIERRE, qu’ils peuvent fumer également.

Et le fossoyeur commence.

On a beau avoir le cervelet dans les godasses et les neurones anesthésiés, on ne peut qu’admirer le coup de pelle dont le contenu est jeté directement dans une brouette, sans que le pelleteur prenne la peine de vérifier. Du coup, nous commentons, toujours aussi décontractées ma soeur et moi.

Il retire son pull, et il continue… Régulièrement l’autre va mettre le sable retiré dans un sac, c’est pour le remettre… Après… Mon coeur se serre de plus en plus : qu’allons nous voir ?

Tout à coup tout se stoppe, le pelleteur étant désormais torse nu.

« Nous sommes sur la dernières sépulture » nous précise Mélodie. « Voici le capiton »…

Voici l’utilité du capiton TVA 20 %, traité et retraité contre vers et marées, contre sable et décomposition, contre tout. L’homme écarte quelques morceaux qu’il met de côté, mais pas de celui des reliquaires.

Il se penche. Il est quand même à 3 mètres minimum de profondeur, donc il est honnête, parce qu’il déclare qu’il a trouvé quelque chose et tend à Mélodie ce qui semble être une alliance.

Puis une autre, puis une bague. Tout le monde est stupéfait : on nous confirme qu’il est très rare de tomber sur ce genre de bijou du premier coup, une gourmette ou un gros collier encore c’est plus facile, mais là…

Moi je sais que ma grand mère portait l’alliance de son mari avec la sienne + sa bague de fiançailles. J’ai l’impression que je vais voir le squelette de la main gauche de ma grand-mère tout à coup, mais l’homme se penche à nouveau, et tend autre chose.

Il y a de l’or c’est certain, c’est un métal qui résiste à tout, sauf au fisc et à la fonte. Mélodie me remet le tout dans un kleenex et commence la réduction du corps.

Contrairement à ce que ma meilleure amie pensait avec horreur, il n’est pas question de réduire en poudre les os en les fracassant avec un marteau, mais simplement de les regrouper dans peu de place, enfin de regrouper ce qu’il reste. J’ai toujours très chaud…

Car de main, il n’y a pas, de temps à autres un petit bout de quelque chose que le fossoyeur dépose dans le reliquaire. Du cercueil que reste-t-il ? Quasiment rien, des bouts de bois gros comme la main qui ne vont pas dans le reliquaire, mais cela, nous l’avions constaté avant que l’on ne tombe sur le capiton. Autre chose sort de la tombe. J’ai le temps de reconnaître un fémur, déposé lui aussi dans le reliquaire, puis un deuxième.

Je vacille un peu : je me sens mal à l’aise dans mes bottes. Mélodie et ma soeur s’inquiètent, mais je viens de découvrir que j’ai pris dans ma précipitation, les bottes de gendre n° 2 et non celles de Delphine : dès que je bouge, j’ai l’impression de flotter. D’ailleurs je flotte dans du 43, et un peu aussi du côté des neurones : protection inconsciente ?

Mélodie nous explique, sans doute pour nous changer les idées, que dans ce cimetière, on ne retrouve pas grand chose dans une tombe de pleine terre, mais qu’à 4 km, c’est l’enfer, tout reste intact.

Je me sens pousser l’âme d’un médecin légiste: que va-t-on retrouver au juste ?

Les os longs des jambes et des bras nous déclare-t-elle, rarement plus. Le crâne entier (comme dans les séries), quasiment jamais si ce n’est pas une terre argileuse, juste éventuellement une calotte, et encore… Une rotule peut-être, pour les petits os il faut un coup de chance car on ne passe par la terre au tamis non plus.

Nous nous approchons mieux. Aucune vision d’horreur ne nous attend. Dans le reliquaire ma grand-mère repose, pour être à jamais mélangée au grand amour de sa vie, via deux fémurs, deux tibias, et deux humérus. De reste POINT.

Pour mon grand-père, le capiton donne l’alerte également SANS QUE NOUS N’AYONS VU LE MOINDRE MORCEAUX DU BOIS DU CERCUEIL. Deux fémurs… Je revois son regard mélancolique et j’entends sa voix. Ils ne SONT pas là. ILS SONT AILLEURS, CE NE SONT QUE DES RESTES… Un humérus endommagé… CE NE SONT PAS EUX, ILS NE SONT PLUS LA, ILS NE SONT PLUS, c’est tout.

Du cercueil très cher choisi par Mrs tricot pour son mari, il ne reste que quelques échardes en dessous, qui vont rejoindre le sable qui comblera le trou loin de nos yeux.

C’est tout ce qu’il reste de nous… Quelques os longs, des échardes…

Je demande stupidement : »Et les vêtements ? »

Les vêtements, on n’en retrouve jamais rien nous précise un des hommes en costume, sauf « dans les cimetières comme celui à 4 km où tout reste intact, et gna gna gna ».

Je précise à ma soeur qu’il est inutile qu’elle se fasse enterrer dans sa robe Dior et elle précise qu’elle n’en a pas : cela tombe bien.

Arrive le reliquaire de Françoise, mon arrière arrière grand-mère (et celle de l’arlésienne avec d’ailleurs). Là encore, quelques échardes, et trois morceaux indistincts qui vont rejoindre le peu que l’on a trouvé…

Le moyen reliquaire aura suffit que l’on enterre sous nos yeux Il contient ce qui a été jadis 3 personnes… Il y a une place au dessus, et une à côté.

Qu’en restera-t-il de ce reliquaire dans quelques années ?

Je comprends l’ineptie du beau cercueil, du capiton le plus cher, des vêtements les plus beaux, des bijoux qui revenaient à une époque de droit au fossoyeur (qui n’est pas le mieux payé et fait le boulot de merde).

Et je pense à papa, à ce qu’il va devenir quand tout sera terminé.

Je croise le regard de Mélodie.

Elle le sait, elle, que je n’ai pas vécu le pire de la journée…

Je rentre, plus sereine que je ne l’aurais pensé, et je mets les bijoux à tremper dans de l’eau savonneuse.

Il y a les alliances de Mrs Tricot et du prisonnier, gravées, la bague de fiançailles de ma grand-mère (or et diamant), que mes tantes se partagent avec une émotion visible.

+ le bijou mystérieux.

Mais le long calvaire sans mystère, n’est pas un long calvaire…

Je retiens simplement que les séries policières c’est de la merde, sauf dans le cimetière à 4 km, et gna gna gna.

Dans ma commune c’est le même topo paraît-il.

Je me demande si je ne vais pas réviser mon idée saugrenue de me faire ériger une pyramide dans le petit bois de Mrs Bibelot…

PS : certains seront peut-être choqués qu’il ne s’agisse pas ici de « décès », que je puisse appeler un chat un chat, mais c’est ainsi. Mon père est mort. Il n’est pas décédé, il « non est » à la rigueur, mais peu comprennent…

11 réponses sur “Quand la mort s’invite chez vous… (2) (Si vous venez à mourir, la TVA c’est 20 % abstenez-vous, et les séries TV allez vous rhabiller)”

  1. Personnellement, je n’ai pas connu mes grands-parents, du coup je n’aurais pas bronché en découvrant leurs ossements. Mais je suis épouvantée à l’idée de voir ceux de mes parents, qui reposent tous deux pas loin de mes grands-parents maternels, dans le petit cimetière du village lorrain où ma mère a passé son enfance.
    Je partage ton sentiment au sujet de la disparition de nos parents. Ils sont décédés, mais ils ne sont pas morts. Ils sont ailleurs, principalement dans nos coeurs.
    Merci pour les informations utiles, notamment à propos du capiton, dont j’ignorais qu’il soit obligatoire et pour quelle raison.
    Merci aussi pour « fourbanser » (qui s’écrit aussi fourbancer). Voilà un mot que je n’avais jamais rencontré jusqu’ici. J’en ai trouvé la signication et l’origine dans cette page : http://www.cnrtl.fr/definition/fourbancer
    Tu as un vrai talent d’auteure, Calpurnia. Tu ménages fort bien le suspense et me voici curieuse de savoir quel peut bien être le mystérieux bijou dont tu parles.
    Dans l’attente de te lire, pensées sincèrement compatissantes.

  2. Plein de pensées pour vous et votre famille par rapport à ces moments si difficiles …

    A lire votre récit, je me rend compte que ma maman vient de nous rendre avec mon frère un immense service en faisant placer mes arrières grands parents dans un reliquaire et en faisant agrandir leur tombe pour qu’elle et mon papa puissent y reposer un jour … D’autant plus que le cimetière ce n’est ni du sable ni de la terre mais qu’il faut creuser dans la roche …. J’avoue ne pas avoir voulu connaître les détails de la réduction ni non plus trop y penser, l’idée d’envisager aussi que ma maman ne soit plus là n’étant pas envisageable non plus (j’ai quasi l’âge de votre fille aînée).
    De tout coeur …

  3. Toujours aussi captivants tes posts, j’ai l’impression de lire un roman ( et ce n’est pas un mince compliment de ma part !) Tu as l’art d’alléger ce qui à la base n’est vraiment pas évident. Et en plus j’ai appris plein de choses dont j’ignorais même l’existence ( la réduction, ben dis donc !)

  4. Tu traverses une période bouleversante et tu parviens à nous captiver grâce à tes écrits. Tu es un auteur exceptionnel Gentille Sorcière !
    Je comprends grâce à ton récit pourquoi la tombe de la grand-mère de mon mari est si petite. Son corps a été rapatrié dans son village natal plusieurs décénies après son décès. Elle bénéficie à présent d’une pierre tombale de petit format qui m’a beaucoup troublée lorsque je l’ai vue : on aurait dit une tombe d’enfant.

  5. Bien d’accord avec les précédents commentaires, un vrai talent d’auteur…
    J’ai également appris ce qu’était la réduction de corps grâce à ma fille…
    Je me souviens de mon grand-père qui avait assisté à la même chose, il avait à peine connu sa mère (décédée jeune) et était très ému…
    Et tu as raison : « ton père n’est plus »… Expression désuète mais jolie.

  6. Titia : j’avais vraiment très peur, mais le fait (excusez-moi tous) qu’il ne reste que si peu, nous a évité d’associer ce que nous voyons avec ceux dont nous avions le souvenir.
    Merci pour mon talent, j’ai dû naître avec et en retour, je n’ai pas hérité des beaux yeux bleus 🙂

  7. Floconnette : oui elle vous a rendu un grand service. Il reste à laisser passer un peu de temps avant que maman n’aille en mairie préciser qu’elle donne d’ores et déjà l’autorisation de faire toutes les réductions nécessaires dans les deux caveaux dont elle est l’unique héritière.
    L’idée que maman ne soit plus là non plus un jour m’est difficile, alors que je n’accepte toujours pas l’absence de papa…

  8. vivi : c’est le roman de la vie malheureusement. Si j’allège, c’est parce que je le pense, je ne réalise toujours pas réellement. J’ai vécu du 2 mai au 2 juin (date de l’enterrement) dans une sorte d’état second…
    Quant aux réductions, j’en avais déjà entendu parler, et il faut être logique : il faut bien en passer par là, sinon, il n’y aurait que des cimetières…

  9. Meg : écrire m’a toujours été nécessaire, et là, c’était devenu vital pour moi de le faire, donc merci du compliment.
    Je pense que nous devrions être plus informés assez jeunes, pour ne pas découvrir certaines choses sordides voire traumatisantes, dans des moments où l’on s’en passerait bien…

  10. Louisianne : merci pour l’auteur… Non, mon père n’est plus. Je n’aurais le courage d’aller sur sa tombe que quand la gravure sera faite, mais pour moi il ne sera pas sous la pierre tombale. Il est dans nos coeur, et pour le reste, j’aimerais bien savoir, comme tout le monde.
    J’envie ceux qui ont une foi inébranlable, quand elle ne les pousse pas à commettre des horreurs…

  11. Tu as tout à fait raison, j’ai toujours pensé comme toi : mon père n’est pas sous la pierre rose : il est partout ! Dans la maison de famille, dans la maison de vacances, partout où nous avons des souvenirs avec lui !
    Mais je comprends ma mère qui a besoin d’une pierre tombale et je l’y accompagne sans plaisir, mais pour lui faire plaisir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *