La chance…

6222-000049C’est le truc à m’engueuler avec Pulchérie à mort : le sujet de la chance.

Pour certains, la chance n’est pas un facteur (pour elle donc, qui rejoint l’héroïne du film « Abyss »). Pour moi, si. Peut-être parce que je suis une malchanceuse assez chronique et que papa me disait depuis mes 30 ans « ma pauvre puce, tu es née sous une mauvaise étoile », alors que celle qui n’est pas comme les autres n’a pas vraiment été vernie, bien pire que moi.

Je dois reconnaître en toute honnêteté que ma malchance ne va pas jusqu’au plus grave, mais on me dit souvent « oh bah, il a fallu que cela tombe sur toi, C’EST TOUT TOI !  »

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Comme une grande fatigue…

sanglotsAprès la mort de maman, il y a eu des hauts et des bas, mais surtout des bas… J’étais dans le fond du trou et je commençais à creuser… C’était normal. Nous réagissons néanmoins tous de manières différentes, et notre mode de vie compte beaucoup.

Je vis toute seule, je n’ai pas de travail, je suis plutôt bien entourée, et j’appréhendais les fêtes de fin d’année qui n’en seraient pas.

Malgré tout je me suis obligée à faire un petit quelque chose toute seule pour Noël, et avec une amie de la résidence pour le jour de l’an.

C’est le 3 janvier que c’est arrivé. Une grande fatigue comme je n’en avais jamais ressenti. Depuis un an, je vivais des nuits anarchiques : un coup bonnes, un coup mauvaises. Et puis après la mort et l’enterrement, beaucoup de cauchemars, des réveils quasi toutes les heures, de temps à autres une bonne nuit qui me donnait de l’espoir, puis : rechute.

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Il n’est pas si tard que cela…

Lumières Noël 1Pour vous dire non pas « une bonne année », ou bien « tous mes voeux » (je les réservais à beau papa, à qui je souhaitais le pire, aujourd’hui je serais plus indulgente).

Non je vous souhaite juste une année non pas la meilleure possible, parce qu’après vous n’auriez plus rien à attendre, mais la moins pire possible.

Je vous souhaite une année sans calamité, sans deuil douloureux, sans mauvaises nouvelles, sans… Bref, vous m’avez comprise. Sauf que c’est une illusion, il y aura forcément des merdes, ou une grosse merde. C’est la vie dit-on…

Parfois on se passerait bien des adages et des fatalistes « c’est la vie », alors que vous affrontez une mort.

Et je pense que vous aurez tous compris pourquoi  j’ai mis du temps à vous parler de 2018. Je vous souhaite donc tout de même cette « bonne santé » que nous ne comprenons pas, gamins, qui est pourtant tout.

J’oublie volontairement les : « du fric », « du boulot », « l’amour » parce que rien n’est éternel que l’avant nous et l’après nous. Pourtant tous ces désirs ont du sens, mais on peut tenir l’un d’eux depuis tellement longtemps, et le perdre…

2018 que je ne veux faire rimer avec rien, de peur de me tromper de rime, sauf si je parle de suite…

Peut-être qu’un jour j’aurai le courage de parler de ces « fêtes » qui n’en furent pas : beaucoup comprendront.

En 2015 maman tenait à sa réunion de Noël, malgré l’absence définitive de papa. Nous n’en n’avions pas TROP souffert, QUOIQUE…

Bref… Que 2018 soit pour vous et pour tout le monde, la moins maléfique possible.

Car n’oubliez pas que la vie n’est qu’un long calvaire… Mais que je vous aime tout de même 🙂  Et que cet amour (qui ne retire rien à mes filles) que je ressens pour tous mes lecteurs, même les silencieux qui pourraient pour une fois sortir de leur mutisme, me soutient autant que celui de mes proches, ceux qui téléphonent, qui prennent des nouvelles.

Sincèrement.