Ma chienne… part 3

Elle a hurlé donc, toute la première nuit. Le lendemain matin Albert hagard me signala qu’il nous fallait la prendre dans notre chambre. Pas question ! on commence comme ça, et on se retrouve 7 mois plus tard avec un malinois dans le lit et le mari dans le panier… (moi hors de question que je pieute dans un panier et c’était déjà moi la référence)

Fallait familiariser la petite mère avec d’autres endroits, d’autres chiens. Je partis donc chez mon grand père avec les deux filles en train de yoyotter dans la voiture des « la petite Chloé à ses soeurs-soeurs ! ». La petite Chloé fut ravie de découvrir d’autres chiens (3) même non malinois, et passa sa journée à sursauter au moindre bruit dans l’indifférence générale. Premier principe : ne pas consoler un chien qui a peur, sinon il pense tout bêtement qu’il a bien raison d’avoir peur et il a de plus en plus peur.

Le coup des hurlements à la mort la nuit fit blêmir Jean Poirotte. Moi j’étais naturellement livide, n’ayant pas fermé l’oeil de la nuit. Il se voyait lui, rentrant chez lui pour se faire expulser pour cause de « tapage nocturne » (c’en était un, tapage…).

Albert ayant décidé de faire jouer la clause « pénalités de retard », le maçon (curieusement en retard) se grouillait tout à coup. Notre emménagement n’était plus qu’une question de jours, et de nuits… Comment faire ? Pour l’avenir Chloé devait dormir un premier temps dans la chambre du rez de chaussée (en travaux) puis, une fois propre, la moquette déjà ruinée pouvant être définitivement arrachée et remplacée, dans la véranda. Elle pourrait toujours hurler à la mort nous ne l’entendrions pas. Mais là, tout l’immeuble en profitait…

Mrs Bibelot la voyant blottie contre sa deuxième chienne eut une idée de génie. Qu’à cela ne tienne, mais Aïté allait faire la nounou. Je l’emmènerais le soir (chez elle, sans ses parents d’accord, mais tout de même chez elle), et je la ramènerais le lendemain matin pour qu’elle passe la journée à la campagne.

Le plan marcha diaboliquement bien. Chloé munie d’une nounou ne pleurait pas la nuit. Je passais moi, juste mon temps à faire des aller et retours pour :

  • Ramener la nounou chez elle en déposant les filles à l’école (la rentrée avait eu lieu et le maçon chef de travaux était maudit jusqu’à la 7ème génération de sa race (c’est rare))

  • Récupérer les filles à l’école

  • Retourner pour chercher la nounou

Je me suis toujours posé la question : sans cette nounou, les autres font comment ? Et bien pour éviter l’émeute, le chien termine sur leur lit. D’où l’avantage certain de choisir un petit chien…

Parce qu’avec un dogue de Bordeaux qui ressemble à son père, son père à son frère et son frère… Albert aurait été mal barré (et moi donc !)

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