Ma chienne… part 4

Plus besoin de nounou un beau jour. L’escalier était terminé, la maison aussi (enfin c’est une façon de voir, il fallu 2 ans au maçon pour faire 2 appuis de fenêtre oubliés quand il faisait la façade,et parce que je l’appelais tous les soirs à 22 H 30 et que quand il ne répondait pas je laissais sonner jusqu’à plus soif). Nous étions enfin chez nous !

Chloé apprécia moyen la jolie chambre (en travaux) que nous lui proposions le soir pour aller faire dodo sans nounou. Elle n’était pas propre encore et je peux donc certifier que l’urine de chien pour décoller la moquette est un truc à connaître. Elle hurlait à la mort. De l’étage on l’entendait vaguement. Heureusement que c’était vaguement, car elle s’est obstinée à hurler toute la nuit 1 mois complet

Le soir elle venait se coucher à côté de moi sur mon fauteuil pour regarder la TV avec intérêt. Autre erreur. Elle était petite mais devait grandir. Donc éviter de prendre sur ses genoux ou à côté de soi un chien qui est amené un jour à avoir besoin de toute la place. Cela s’est bien passé avec elle, elle était juste interloquée de ne plus tenir à côté de moi comme avant, reniflait le fauteuil (est-ce bien celui-là ?), et finit par se résigner à aller dans son panier où elle avait toute la place qu’elle voulait.

Elle n’eut pas le temps de s’ennuyer : l’arrivée du chat eut lieu 4 semaines après notre emménagement. Elle avait enfin une copine même non nounou, et je commençais à découvrir l’intéressant caractère du malinois jour après jour.

  • Chien sportif, à proscrire quand on vit en appartement. Tous les jours je l’emmenais promener, lui apprenant le rappel et plein de trucs au passage. Elle passait son temps à courir et passa beaucoup de temps à courir, à une vitesse impressionnante, tout au long de sa vie.

  • Chien de berger à l’origine, c’était certain : aller me promener avec les filles + Mrs Bibelot ou Albert, en s’égaillant pour chercher des champignons, déclenchait chez la chienne des angoisses mortelles. Il fallait qu’elle rassemble son troupeau et n’était jamais aussi heureuse que quand nous restions groupés. Elle ne mordillait pas gentiment les mollets des filles pour les ramener près de moi parce que je le lui avait interdit, mais le regrettait fort. Idem pour Albert ou Mrs Bibelot : tout le monde rester groupir nonmaiheu !

  • Chien très attaché à ses maîtres effectivement. Surtout moi. D’ailleurs le maître c’était moi. Elle n’écoutait et n’obéissait qu’à moi. Ce qui ne l’empêchait pas d’adorer les autres (Albert, les filles), mais sans leur obéir une seconde. Pratique tout de même : qu’un mec s’approche des filles en promenade, la chienne prenait son air le plus aimable (le peigne) en faisant Grrr ! Quant à moi, à l’époque où je pouvais encore tenter un satyre, elle en mordit un assez violemment (bien fait !). Elle sentait quand j’avais peur et là, ne me lâchait pas d’un cm.

  • Chien de garde oui : le maçon qui n’avait jamais de retard par contre pour se faire régler ses dernières factures (« vous pouvez vous brosser pour le crépis de la maison tant que les appuis de fenêtres ne seront pas faits »), qui avait pris l’habitude de rentrer chez moi n’importe comment pendant toute la durée des travaux, en fit les frais un matin où il ouvrit le portail puis posa la main sur la porte d’entrée sans aucune gêne (et sans avoir sonné). J’étais furieuse parce que je sortais du bain et qu’il aurait pu me voir à poil, mais la chienne qui batifolait dans le jardin le vit tout à coup s’apprêtant à rentrer. Un fond de pantalon de plus en moins, j’ai pu expliquer au maçon que sa manière de rentrer sans prévenir était insupportable maintenant que nous étions en place. Il ne moufta pas et repartit en me faisant voir un petit morceau de son cul

  • Chien d’intelligence rapide : pas besoin de lui expliquer 3 fois un truc, ou un jeu. Le tout étant de faire du dressage un moment marrant. C’est la raison pour laquelle elle a ingurgité avec plaisir tout un tas de corvées (couchée, assise, au pied, pas bouger, etc…). La seule chose qu’elle n’a jamais voulu comprendre c’était qu’il était interdit d’aller chercher à manger sur la table, le buffet ou carrément dans la poêle. Mais là ce n’était pas de la bêtise, c’était juste qu’elle préférait avoir bouffé le poulet et se faire gronder, que de faire celle qui avait compris.

  • Et surtout, à l’époque difficile où je pleurais Albert : chien fidèle et aimant. Je me souviens des soirs où j’attendais que les filles dorment pour me mettre à pleurer. Coup de museau sous le bras, et la chienne venait se blottir sous mon bras après un bref jappement « je suis là moi ! »

Et elle a toujours été là, et ne m’a jamais trahie.

Une réponse sur “Ma chienne… part 4”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *