Ma fille a bouffé du papier (ou, moins glorieux, la dernière fois où j’ai fait pipi dans ma culotte…) (1)

DODIELe mariage de Pulchérie avait été bien programmé, avec une idée que j’ai trouvée géniale : les amis arrivant pour la fête vers 22 H au lieu de repartir après le vin d’honneur.

Je sais, la photo date un peu (et le mariage également), mais bon, c’est comme ça, je suis chez moi, je fais ce que je veux.

D’abord…

J’avais prêté ma voiture et il y avait un chauffeur de prévu pour aller chercher les fêtards à la gare, et raccompagner chez eux, ceux qui auraient un peu trop bu, les arrivés tardifs pouvant dormir dans une tente, à l’endroit requis. C’était vraiment super bien organisé.Moi comme je n’avais plus ma voiture, forcément, j’ai été raccompagnée, passant, au bras du chauffeur, devant mes filles hilares sur la piste de danse, vers 3 H du matin.

Tout de même…

Même pas mal aux cheveux en me réveillant sur le coup de 12 H, juste une sinusite qui menaçait, me fallait passer un coup de fil pour que l’on vienne me chercher, car ma voiture était prise jusqu’au lendemain inclus (des groupes électrogènes à rapporter à Versailles).

Quand je suis arrivée, l’Arlésienne faisait de même, et c’était « ballot », mais elle aurait pu passer me chercher : elle habite à 200 mètres de chez moi.

Pas trop mal aux cheveux non plus  (juste un rhume des foins), mais nous avons pris un grand verre de jus d’orange chacune « pour les vitamines », sans le recracher en constatant qu’en fait c’était du punch tiède de la veille, mais en nous indignant, parce que cela aurait pu être gardé au frais…

Nous n’avons pas des vies faciles.

Il y avait encore beaucoup de monde dans le petit bois, et particulièrement Albert en train de faire griller des saucisses. Je ne sais pas pourquoi, mais Albert faisant griller des saucisses m’a toujours énervée, encore plus depuis que nous sommes séparés… En plus il était avec son père que je hais (toujours, car maintenant il n’est plus), et ma méchante belle soeur, alors j’étais encore plus énervée, et du coup j’ai repris du jus d’orange.

Heureusement Gendre n° 2 nous a apporté à ma soeur et à moi, de quoi becqueter, car commencer sa journée, certes à 12 H 30/ 13 H, direct par un punch, c’est difficile à vivre.

Puis le petit bois s’est vidé, certains lâches (je ne nommerai personne) préférant partir avant d’être mis à contribution, et nous nous sommes retrouvés à une bonne quinzaine, à boulotter et picoler autour d’une table, en contemplant l’ampleur des dégâts et le travail qu’il restait à faire…

Mais avant de faire ce travail il y avait des restes à terminer, et puis à nous amuser un peu…

C’est ainsi que j’ai appris que Pulchérie avait un jour bouffé du papier…

Au moment où ma mère arrivait pour voir « où nous en étions ». Mrs Bibelot a toujours l’art d’arriver au bon moment…

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