Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Chroniques d’une vie ordinaire'

Comment se prendre le chou pour des livres… (mode d’emploi à ne pas suivre).

Mal de têteJ’ai toujours connu mes parents en train de lire (nous n’avons eu la télévision que tardivement, je devais être en 4ème) et j’ai toujours moi-même beaucoup lu. Il est vrai que vu mon grand âge, je n’avais pas d’internet, d’ordi, de smartmachin, ou autre, pour m’occuper (ni 36 chaînes TV).

Lorsque nous habitions Antony, mes parents avaient deux bibliothèques bien garnies, avec les livres les plus petits sur deux épaisseurs. Quand ils ont emménagé à Rambouillet, papa a fabriqué d’autres bibliothèques pour nos chambres. Et puis le temps a passé…

Quand il m’a fallu secouer maman qui avait vendu sa maison (signature le 7 décembre), mais ne semblait pas se préoccuper plus que cela du déménagement dans une maison de transit, je m’y suis prise comme un manche.

Far-pai-te-ment ! COMME UN MANCHE !

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Posté le 19 septembre '17 par , dans A lire, à relire, à découvrir, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

J’aime bien mon médecin…

Visite_chez_le_m_decin_53272152Quand Acromion a décidé de préparer sa retraite, il a sélectionné deux de ses anciens internes pour en faire ses associés. Au départ, j’avais choisi n°1 qui rassurait tant papa, qui est parti et donc maintenant je suis avec n° 2 depuis un petit moment.

Acromion ne pouvait que choisir un médecin taillé sur le même modèle que lui, qui ne regarde jamais sa montre, prend le temps de palper les problèmes psy éventuels, etc… Il  a pris de la rallonge par rapport à sa retraite, mais on sent bien que le 2ème associé pointe bien son nez (une femme, il l’a fait exprès, côté gynéco…) (Lire la suite…)

Posté le 18 septembre '17 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 1 Commentaire.

Demain…

Image (2)Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je ne partirai pas. Vois-tu, je sais que tu ne m’attends plus.
Je n’irai pas dans la forêt où ton souvenir reste.
Ni dans la campagne où tes ânes chéris resteront sans ton pain,
Je n’en ai pas pour eux, pour cette période sans fin,
Où tu seras absente pour toujours de ma vie.

Je pleurerai, mes yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir alentours, sans entendre aucun bruit,
Seule, inconnue, ayant peur du dehors, qui pour moi tout à coup est un endroit maudit,
Que je peine à traverser pour simplement : la vie.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe et qui me rappelle la nuit dont tu avais soudain si peur,
Ni ceux qui sont heureux, en oubliant le pire,
Et quand j’arriverai enfin, devant la dalle sous laquelle tu repose, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Et puis je penserai que tu ne seras jamais plus seule,
Que mon père et toi, vous êtes  retrouvés.
Que dans l’éternité qui vous attend vous êtes toujours ensemble.
Que tu n’as donc plus peur.

Je présente toutes mes excuses à Victor Hugo dont je viens de massacrer le poème, et aux puristes qui sont tombés dans les pommes…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Le deuil est une chose amère…

Posté le 15 septembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 3 Commentaires.

Bibliothèque pour tous…

57520741En ce moment je m’occupe quand je le peux, de trier les livres de maman. Ceux qu’elle avait voulu garder à tous prix. Il y en a que je souhaite avoir, d’autres que je mets de côté pour mon frère, et j’en ai retrouvé un que l’arlésienne a pris avec plaisir (oh, ils l’ont assez cherché : forcément il était planqué dans une bibliothèque de l’étage, en deuxième couche, j’ai halluciné en le trouvant me l’étant racheté sur Amazon* en 2010).

J’avais avec grand déplaisir, emporté plus de 2000 livres à la déchèterie, et là j’ai trouvé autre chose, suggéré par meilleure amie qui a dans son secteur une “bibliothèque pour tous”.

Je ne sais pas où exactement, mais il y a près de chez elle des étagères où l’on vient déposer les livres dont on ne veut plus. On peut se servir par contre et en prendre qui nous tentent, pour les garder ou les ramener si l’on ne souhaite pas les garder. Cela tourne bien. (Lire la suite…)

Posté le 13 septembre '17 par , dans Ah ces parents !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 8 Commentaires.

La mort, c’est tout de même quelque chose…

Maman 1956On nous bassine à longueur de temps sur le “comment gérer nos adolescents”, ces pauvres malheureux en proie à une poussée hormonale terrifiante (mais non mortelle) et qui méritent souvent une bonne claque et un “c’est comme ça et pas autrement”, mais jamais on ne nous prépare à la mort.

La nôtre, celle de nos proches.

Je pense personnellement que c’est totalement anormal, surtout en plein papy boom qui va durer un moment, le baby boom étant daté de 1945 à 1975.

Jadis, la mort était nommée, elle n’était pas cachée, la famille la vivait à sa manière, on ne cachait pas la chose aux enfants. Porter  le deuil signifiait quelque chose. Veiller un mort à domicile aussi, et là encore, l’enfant n’était pas particulièrement épargné. (Lire la suite…)

Posté le 9 septembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 16 Commentaires.

Bon sang ne saurait mentir…

Maman 1956“Aujourd’hui j’ai mis mon mini short parce que je sais combien ça amusait ma grand-mère de choquer les vieilles dames du village avec le sien quand elle était jeune (*).

Je me souviendrai toujours d’elle comme d’une personne étonnante et douce malgré sa voix beaucoup trop grosse pour sa petite taille.

J’adorais entendre cette voix rocailleuse à table quand elle reprenait quelqu’un qui coupais son pain sans le  bon couteau (*), ou quand elle sortait une remarque drôle et déconcertante quand on l’attendait le moins.

Elle avait beaucoup de répartie , même dans les moments difficiles, elle m’a toujours beaucoup fait rire.

J’aimais la voir concentrée sur ses mots croisés ou perchée sur sa planète (*) pendant qu’on parlait tous en même temps dans la cuisine comme si elle était dans sa bulle. Elle finissait toujours par redescendre sur terre pour nous dire un truc marrant qui n’avait rien à voir avec ce qu’on était en train de dire.

Elle faisait toujours ça sans complexe avec son petit air chic et son sourire en coin. C’était son style.

Je n’oublierait jamais sa petite silhouette en marinière (*) qui déambule entre les bacs à fleurs un chapeau sur la tête et un arrosoir à la main pour s’occuper de son jardin dont elle était si fière et qu’elle aimait tant.

Elle avait ce talent naturel pour faire pousser les choses, elle avait la patience, l’amour et la bienveillance nécessaires.

Et il en fallait pour tous ses enfants dont elle s’est occupée avec son coeur gros comme ça ! Ses 4 enfants et ses 8 petits enfants.

C’était comme une 2ème maman pour moi. Et si je ferme les yeux, je peux encore entendre sa voix rocailleuse qui me chante la chanson des petites poules pour me faire manger mon oeuf coque (*)

Ma petite mamie, tu me manqueras beaucoup. TU nous manques à tous déjà beaucoup.

Et je n’oublierai jamais cette belle personne que tu as toujours été et que tu es restée jusqu’au bout.

Je t’aime”.

Pulchérie devant le cercueil de maman, sans trop se laisser perdre dans les larmes car tout venait du coeur  et de l’histoire de famille ou de la sienne.

(*) l’arrière grand-mère de maman (celle dont j’ai pris la vie), la regardait partir avec un short qui laissait voir le bas des fesses en râlant parce qu’elle était sourde et ne s’entendait pas parler “bentôt elle nous fera voir son tchul”. Papa qui adorait maman avec ce short, évidemment, adorait relater l’histoire.
(*)  pardonnez-moi, mais maman nous a tellement fait chier avec le couteau à pain à table alors qu’à table on doit le rompre, que je crois que personne n’en voudra (du couteau).
(*) tout le monde recherche TOUTES les marinières de maman qui en a lancé la mode, mais certaines ont dû terminer en chiffon (par elle).
(*) Pour la planète, moi qui situe vaguement Pulchérie vers Pluton, les bons jours, finalement on sait que cela peut être héréditaire…
(*°) faire manger Pulchérie était un long calvaire, même pour un oeuf coque. Comme quoi les souvenirs…

Merci ma puce pour cet hommage sans trop trembler à ta “mamie”. Ce qui ne veut pas dire que les  6 autres petits enfants restés silencieux n’étaient bons  à rien. Eux ne pouvaient pas, nous  les enfants non plus.

Je suis quelqu’un de très tolérant, jusqu’à présent, et je peux aisément comprendre que nous puissions être incapable de s’exprimer sans broncher lors de l’enterrement d’un proche.

Posté le 3 septembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 4 Commentaires.

Des nouvelles du front… (1)

ClaudeC’est dans un “Angélique”, qui reste ma saga préférée et qu’il faut réellement lire, que j’ai lu “quand le mauvais se met en route, rien ne peut l’arrêter”.

Comme c’est vrai. Je m’en veux de vous avoir délaissés, mais je m’en veux aussi de ne pas respecter mon propre contrat “blog”.

On peut dire que les choses mauvaises ont commencé avec la mort de papa (j’en ricane tellement c’est CON à dire).

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Posté le 25 juin '17 par , dans Ah ces parents !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues, Coup de gueule, Dans la série Diabolique, Des nouvelles du front. 10 Commentaires.

Promenade solitaire… (2)

Fort_La_Latte_1915219Je suis partie comme ça, sur un coup de tête après un bref coup de téléphone. J’ai pris 1 H pour préparer mon sac, ce qu’il fallait pour le chat pour deux jours en eau et en croquettes, et j’ai filé, telle une voleuse, sans prévenir personne. J’ai juste précisé à ceux qui pouvaient attendre ma visite que j’étais en plein remaniement de mon appartement (déjà) et qu’on me reverrait le lundi… En rajoutant en plus que mon fixe merdait un peu, oh la menteuse ! (le portable restait rare et moi  je n’en avais pas) (Lire la suite…)

Posté le 19 février '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 11 Commentaires.

Et encore des vacances…

6222-000049Parfois j’ai l’impression d’être née à la préhistoire, alors que j’ai vu le jour juste avant la 5ème république (il serait temps d’en changer, c’est mon avis et je le partage, parce que comme moi, elle aurait besoin d’un lifting complet).

En écoutant d’une oreille distraite les infos ce soir,  j’ai appris que c’était à nouveau les vacances Comme je n’ai plus d’enfant à charge scolarisé à la maison depuis longtemps, je suis cela très vaguement. Comme le temps passe…

Par contre tout de suite à suivi l’épisode “sports d’hiver qui vont rapporter un max”.

Cela m’a rappelé les dernières vacances scolaires, qui débutaient mal à deux jours près, parce que les petits chéris, doivent travailler X semaines et se reposer 2 semaines… Et qu’il n’était donc pas question de les faire terminer un vendredi soir au lieu du mercredi, parce qu’à 2 jours près, on n’aurait pas pu compter les morts… Perte sèche parait-il pour le secteur du tourisme, aucun rapport n’ayant été fait sur l’absentéisme qui a résulté de cette idiotie digne d’un énarque…. (Lire la suite…)

Posté le 2 février '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Crise de nerf. 19 Commentaires.

Mon opération de l’appendicite…

Pulch_rie_est_malade_55948987Autant vous faire rire, car si maman est championne actuellement en tant que “médecin” pour savoir ce qu’elle a ou non, elle n’a pas toujours été à la hauteur (comme maintenant d’ailleurs, même si sa culture médicale est assez bonne).

Rien que de voir cette femme contemplant un thermomètre me ramène 48 ans en arrière…

Comme le temps passe…

A sa décharge elle ne pouvait pas savoir que certains de ses enfants tiendraient de papa qui ne faisait de la température qu’exceptionnellement. Je suis du lot, et seuls les virus me font grimper le thermomètre. Devant une infection balèze, je résiste, à la grande surprise des médecins qui constatent l’infection, mais pas de fièvre. Papa était pareil et sa dernière infection, sans température, l’a tuée au bout du compte… S’il avait eu les 40° que cela méritait, on n’aurait jamais perdu autant de temps.

De plus, je l’ai découvert en faisant des courbes de température quand je voulais concevoir, j’ai une température de base assez basse (à peine 36). 37,5 le matin, c’est pour moi de la fièvre. (Lire la suite…)

Posté le 28 janvier '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 18 Commentaires.