Certains font la gueule… (le ravage des maladies tropicales)… (2)

Mal de têteMrs Bibelot avait beau dire que voir quelqu’un faire la gueule l’indifférait,  elle  mentait honteusement.

Comme avec mon frère, qui tout à coup déclarait « puisque c’est comme ça je ne mangerai pas de dessert ». (ON S’EN FOUT ! )

Je m’énervais à la voir insister « j’ai fait de la tarte mon chéri », « tu adore le riz au lait mon chéri », je n’ai eu ma vengeance tardive  qu’un jour où il avait fait cette pétante déclaration en lui répondant : « cela  tombe bien, la tarte est plus facile à couper en 8 qu’en 9 ». Personne n’a insisté pour lui en donner un morceau, et cela lui a passé. Continuer la lecture de « Certains font la gueule… (le ravage des maladies tropicales)… (2) »

Certains font la gueule… (le ravage des maladies tropicales)… (1)

Mal de têteJ’ai eu une amie, en première et terminale, enfin, une amie, on appelle cela comme cela avant de réaliser que quand on a cela dans la vie, on n’a pas besoin d’ennemis, qui, avant d’avoir comme glorieux projet après le bac (si on l’avait loupé, ce qui fut son cas) d’aller nous jeter TOUTES LES DEUX SOUS LE TRAIN POUR FAIRE CHIER NOS PARENTS, avait un père qui faisait la gueule. Je pense que si je m’étais jetée sous le train la première, forcément, elle se serait loupée… MAIS c’était réellement son projet… Continuer la lecture de « Certains font la gueule… (le ravage des maladies tropicales)… (1) »

En avril… (pour mars je n’ai rien)…

neige-en-avril-copierTout le monde semble indigné, voire totalement surpris par la vague de froid qui est en train de passer, et la neige qui est tombée à 3 jours du printemps. Il faut dire qu’avec les histoires de réchauffement climatiques, on devait être en droit d’attendre le moment de la canicule sans doute…

Donc, revenons à l’ancien adage « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Un adage dont je ne fais pas fi, réchauffement climatique ou pas, depuis qu’une certaine année  qui s’éloigne de plus en plus, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire). Là nous sommes encore en mars…

C’était donc un mois d’avril débutant chaud, très chaud, « au delà des normes saisonnières », ensoleillé, etc… Continuer la lecture de « En avril… (pour mars je n’ai rien)… »

Petits retours en arrière…

clin-doeilQuand j’ai passé mon bac en 1976 (hélas, comme le temps passe), les terminales étaient réputées pour leur côté hippies par bien des côtés. Pour les filles c’était cheveux longs au maximum (et raides), la tunique brodée à la Véronique Samson, les sabots, etc… Pour les garçons j’ai moins de souvenirs, en dehors de leurs coiffures qui feraient frémir d’horreur les jeunes actuels…

Nous avions une particularité : nous parlions écologie, planète en danger et tout le monde se fichait de nous !

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Le somnambulisme (fin)

SomnambulismeJ’ai appris quand j’ai connu Albert, qu’une de ses deux soeurs faisait également des trucs curieux la nuit, mais qui avaient plutôt amusé la famille. Elle se souvenait très bien d’une fois, où elle avait entièrement défait le lit de sa soeur qui n’avait pas osé moufter car elle se montrait violente, pour aller vérifier à la lumière des toilettes que les draps étaient de couleur bleue… D’avoir constaté que oui l’avait réveillée Puis cela lui avait passé à elle aussi…

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Chiffre et voyances…

ExorcismeJ’ai eu envie de rééditer  ce post car depuis toujours, l’homme désire connaître son avenir. Il y a les présages auxquels les romains étaient très attachés en nous en laissant des traces au passage (merde un chat noir qui traverse la route de gauche à droite et passe sous une échelle), la boule de cristal, les cartes, tout un tas de trucs qui pourraient éventuellement nous renseigner sur notre futur, alors que souvent on se dit qu’heureusement il vaut mieux ne pas savoir.

J’avais une amie très matheuse qui s’attardait beaucoup sur les chiffres. Pour elle, dates de naissance, de mariage, étaient très importants. Elle allait jusqu’à compter les minutes et les secondes, persuadée qu’il y avait quelque chose à trouver dans le résultat final… Continuer la lecture de « Chiffre et voyances… »

1918… Mais la fin est encore si loin…

CoquelicotC’est un bleuet, sobriquet donné par les poilus à la classe 17, parce que les soldats de cette classe n’ont connu que le bleu horizon pour uniforme.

Tout jeune soldat en bleu horizon, il a déjà connu les horreurs de la guerre, et dans sa tranchée, il médite, redoutant le jour qui vient, qui, sera un 11 novembre, un jour comme les autres…

Il pense à sa fiancée à qui il a promis, en y croyant vraiment, de rentrer. Il sait maintenant que cette promesse n’était qu’une utopie. Les plus anciens dorment, réfugiés comme ils le peuvent sous des cirés venus de l’on ne sais où, dans des abris creusés,  dans la crasse imposée, en proie à la vermine qui les dévore, sous des abris de fortune pour se protéger de la pluie. La vie ici, n’a pas plus de sens que sa promesse d’innocent ne sachant plus ce que peut être « rester vivant ».

La vie ici, a moins de réalité que la mort… Mais il le sait désormais : seule la mort aura toujours gain de cause sur la vie…

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La chance…

6222-000049C’est le truc à m’engueuler avec Pulchérie à mort : le sujet de la chance.

Pour certains, la chance n’est pas un facteur (pour elle donc, qui rejoint l’héroïne du film « Abyss »). Pour moi, si. Peut-être parce que je suis une malchanceuse assez chronique et que papa me disait depuis mes 30 ans « ma pauvre puce, tu es née sous une mauvaise étoile », alors que celle qui n’est pas comme les autres n’a pas vraiment été vernie, bien pire que moi.

Je dois reconnaître en toute honnêteté que ma malchance ne va pas jusqu’au plus grave, mais on me dit souvent « oh bah, il a fallu que cela tombe sur toi, C’EST TOUT TOI !  »

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Comme une grande fatigue…

sanglotsAprès la mort de maman, il y a eu des hauts et des bas, mais surtout des bas… J’étais dans le fond du trou et je commençais à creuser… C’était normal. Nous réagissons néanmoins tous de manières différentes, et notre mode de vie compte beaucoup.

Je vis toute seule, je n’ai pas de travail, je suis plutôt bien entourée, et j’appréhendais les fêtes de fin d’année qui n’en seraient pas.

Malgré tout je me suis obligée à faire un petit quelque chose toute seule pour Noël, et avec une amie de la résidence pour le jour de l’an.

C’est le 3 janvier que c’est arrivé. Une grande fatigue comme je n’en avais jamais ressenti. Depuis un an, je vivais des nuits anarchiques : un coup bonnes, un coup mauvaises. Et puis après la mort et l’enterrement, beaucoup de cauchemars, des réveils quasi toutes les heures, de temps à autres une bonne nuit qui me donnait de l’espoir, puis : rechute.

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