Petits retours en arrière…

clin-doeilQuand j’ai passé mon bac en 1976 (hélas, comme le temps passe), les terminales étaient réputées pour leur côté hippies par bien des côtés. Pour les filles c’était cheveux longs au maximum (et raides), la tunique brodée à la Véronique Samson, les sabots, etc… Pour les garçons j’ai moins de souvenirs, en dehors de leurs coiffures qui feraient frémir d’horreur les jeunes actuels…

Nous avions une particularité : nous parlions écologie, planète en danger et tout le monde se fichait de nous !

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Le somnambulisme (fin)

SomnambulismeJ’ai appris quand j’ai connu Albert, qu’une de ses deux soeurs faisait également des trucs curieux la nuit, mais qui avaient plutôt amusé la famille. Elle se souvenait très bien d’une fois, où elle avait entièrement défait le lit de sa soeur qui n’avait pas osé moufter car elle se montrait violente, pour aller vérifier à la lumière des toilettes que les draps étaient de couleur bleue… D’avoir constaté que oui l’avait réveillée Puis cela lui avait passé à elle aussi…

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Chiffre et voyances…

ExorcismeJ’ai eu envie de rééditer  ce post car depuis toujours, l’homme désire connaître son avenir. Il y a les présages auxquels les romains étaient très attachés en nous en laissant des traces au passage (merde un chat noir qui traverse la route de gauche à droite et passe sous une échelle), la boule de cristal, les cartes, tout un tas de trucs qui pourraient éventuellement nous renseigner sur notre futur, alors que souvent on se dit qu’heureusement il vaut mieux ne pas savoir.

J’avais une amie très matheuse qui s’attardait beaucoup sur les chiffres. Pour elle, dates de naissance, de mariage, étaient très importants. Elle allait jusqu’à compter les minutes et les secondes, persuadée qu’il y avait quelque chose à trouver dans le résultat final… Continuer la lecture de « Chiffre et voyances… »

1918… Mais la fin est encore si loin…

CoquelicotC’est un bleuet, sobriquet donné par les poilus à la classe 17, parce que les soldats de cette classe n’ont connu que le bleu horizon pour uniforme.

Tout jeune soldat en bleu horizon, il a déjà connu les horreurs de la guerre, et dans sa tranchée, il médite, redoutant le jour qui vient, qui, sera un 11 novembre, un jour comme les autres…

Il pense à sa fiancée à qui il a promis, en y croyant vraiment, de rentrer. Il sait maintenant que cette promesse n’était qu’une utopie. Les plus anciens dorment, réfugiés comme ils le peuvent sous des cirés venus de l’on ne sais où, dans des abris creusés,  dans la crasse imposée, en proie à la vermine qui les dévore, sous des abris de fortune pour se protéger de la pluie. La vie ici, n’a pas plus de sens que sa promesse d’innocent ne sachant plus ce que peut être « rester vivant ».

La vie ici, a moins de réalité que la mort… Mais il le sait désormais : seule la mort aura toujours gain de cause sur la vie…

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La chance…

6222-000049C’est le truc à m’engueuler avec Pulchérie à mort : le sujet de la chance.

Pour certains, la chance n’est pas un facteur (pour elle donc, qui rejoint l’héroïne du film « Abyss »). Pour moi, si. Peut-être parce que je suis une malchanceuse assez chronique et que papa me disait depuis mes 30 ans « ma pauvre puce, tu es née sous une mauvaise étoile », alors que celle qui n’est pas comme les autres n’a pas vraiment été vernie, bien pire que moi.

Je dois reconnaître en toute honnêteté que ma malchance ne va pas jusqu’au plus grave, mais on me dit souvent « oh bah, il a fallu que cela tombe sur toi, C’EST TOUT TOI !  »

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Comme une grande fatigue…

sanglotsAprès la mort de maman, il y a eu des hauts et des bas, mais surtout des bas… J’étais dans le fond du trou et je commençais à creuser… C’était normal. Nous réagissons néanmoins tous de manières différentes, et notre mode de vie compte beaucoup.

Je vis toute seule, je n’ai pas de travail, je suis plutôt bien entourée, et j’appréhendais les fêtes de fin d’année qui n’en seraient pas.

Malgré tout je me suis obligée à faire un petit quelque chose toute seule pour Noël, et avec une amie de la résidence pour le jour de l’an.

C’est le 3 janvier que c’est arrivé. Une grande fatigue comme je n’en avais jamais ressenti. Depuis un an, je vivais des nuits anarchiques : un coup bonnes, un coup mauvaises. Et puis après la mort et l’enterrement, beaucoup de cauchemars, des réveils quasi toutes les heures, de temps à autres une bonne nuit qui me donnait de l’espoir, puis : rechute.

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Il n’est pas si tard que cela…

Lumières Noël 1Pour vous dire non pas « une bonne année », ou bien « tous mes voeux » (je les réservais à beau papa, à qui je souhaitais le pire, aujourd’hui je serais plus indulgente).

Non je vous souhaite juste une année non pas la meilleure possible, parce qu’après vous n’auriez plus rien à attendre, mais la moins pire possible.

Je vous souhaite une année sans calamité, sans deuil douloureux, sans mauvaises nouvelles, sans… Bref, vous m’avez comprise. Sauf que c’est une illusion, il y aura forcément des merdes, ou une grosse merde. C’est la vie dit-on…

Parfois on se passerait bien des adages et des fatalistes « c’est la vie », alors que vous affrontez une mort.

Et je pense que vous aurez tous compris pourquoi  j’ai mis du temps à vous parler de 2018. Je vous souhaite donc tout de même cette « bonne santé » que nous ne comprenons pas, gamins, qui est pourtant tout.

J’oublie volontairement les : « du fric », « du boulot », « l’amour » parce que rien n’est éternel que l’avant nous et l’après nous. Pourtant tous ces désirs ont du sens, mais on peut tenir l’un d’eux depuis tellement longtemps, et le perdre…

2018 que je ne veux faire rimer avec rien, de peur de me tromper de rime, sauf si je parle de suite…

Peut-être qu’un jour j’aurai le courage de parler de ces « fêtes » qui n’en furent pas : beaucoup comprendront.

En 2015 maman tenait à sa réunion de Noël, malgré l’absence définitive de papa. Nous n’en n’avions pas TROP souffert, QUOIQUE…

Bref… Que 2018 soit pour vous et pour tout le monde, la moins maléfique possible.

Car n’oubliez pas que la vie n’est qu’un long calvaire… Mais que je vous aime tout de même 🙂  Et que cet amour (qui ne retire rien à mes filles) que je ressens pour tous mes lecteurs, même les silencieux qui pourraient pour une fois sortir de leur mutisme, me soutient autant que celui de mes proches, ceux qui téléphonent, qui prennent des nouvelles.

Sincèrement.

TMC : la chaîne pour le papy boom atteint d’Alzheirmer

Mal de têteTMC était une chaîne que je ne regardais qu’exceptionnellement, avant que maman ne se casse le bras droit en décembre dernier et que je parte de chez moi pour m’occuper d’elle. Pendant qu’elle était à l’hôpital à Houdan pour une bronchite/infection urinaire carabinée (en plus de son bras à immobiliser), je me suis retrouvée coincée chez elle pour m’occuper du chat…

Il lui manquait plein de chaînes par rapport à chez moi, et j’ai pris l’habitude de changer mes habitudes et de regarder TMC en trois temps. Pour un séjour de 6 mois dans sa maison de transit, nous n’avions pas jugé utile d’acheter des amplis-trucs et machins chouettes pour tout voir en même temps ou choisir sa chaîne. La (fausse) totalité c’était à l’étage où je dormais, mais où il faisait un froid de canard… Continuer la lecture de « TMC : la chaîne pour le papy boom atteint d’Alzheirmer »

Un Noël de rêve pour terminer l’année « chouette »

Lumières Noël 1Je ne faisais pas la tête, ni la fête d’ailleurs, mais depuis le 1er décembre, j’avais l’impression de revivre notre début de calvaire de l’an dernier, car tout a commencé quand maman s’est cassée le bras droit le 1er décembre.

Personne n’avait vraiment le coeur à « fêter » quelque chose. En 2015, le premier Noël sans papa avait été difficile, mais maman tenait à sa réunion de famille et en gros cela s’était bien passé. L’an dernier je préférais l’oublier mais il s’imposait à moi à longueur de temps… Continuer la lecture de « Un Noël de rêve pour terminer l’année « chouette » »