Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Coup de blues'

Quand on a mal à son travail

Quand on a mal à son travail, on a mal partout. Quand on nous retire le droit de travailler sereinement ou de travailler tout court, on nous retire notre dignité.

Merci à tous pour vos gentils commentaires sur mon 300ème post dont je retire le contenu, mais qui reviendra peut-être un jour.

Edit du soir espoir : j’ai enfin compris (toujours rapide, on dirait Albert) les subtilités de canalblog dans le comptage de mes posts. J’ai tout faux…. Merci de ne pas me lapider si vous êtes du genre maniaque à compter les posts et à constater que du coup, j’ai menti sans le vouloir….

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 9 février '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Un jour sans fin…

Il s’est levé un peu en retard ce matin, mais ce n’est pas grave, rien d’important ne l’attend aujourd’hui.  Il se prépare tranquillement comme il en a l’habitude et entend vaguement que la petite est malade. 38,5°. La grippe ?

Clothilde s’inquiète comme à son habitude et appelle le médecin. Il lui demande de le tenir au courant et sort en claquant la porte comme à l’ordinaire : elle va le lui reprocher ce soir, c’est certain. Il fait doux pour un mois de janvier. Et si les théories sur le réchauffement de la planète étaient réelles ? Quel avenir pour lui, sa femme, ses enfants, ceux à venir ?

En tous cas, pas besoin de gratter le pare brise, c’est toujours ça de pris. Il respire un air doux pour la saison, il se sent bien.

Il conduit machinalement. La voiture connaît la route pour arriver au bureau.

Ne pas oublier ce midi d’aller chercher la bague qu’il a commandée pour l’anniversaire de Clothilde. Elle va être contente, elle qui déteste être née après les fêtes, à une période où tout le monde trouve pratique de l’oublier ! Demain c’est déjà vendredi, le temps passe à une vitesse vertigineuse.

Le week end qui s’annonce est super sympa. Ses beaux parents prennent les deux petits, car il a réservé un week end en amoureux avec Clothilde pour fêter avec elle ses 35 ans. Demain soir, ils partent pour Amsterdam, reviendront tranquillement lundi dans la journée : il a posé son premier RTT de l’année, sans lui en parler bien sûr.

Sa belle mère le lui a dit : il a vraiment des attentions merveilleuses pour sa femme ! Bien sûr qu’ils garderont les enfants et les mettront à l’école le lundi matin. Pas de problème. Pourvu qu’une sale maladie pour la petite n’interdise à Clothilde de partir. Il n’est pas un père indigne, mais il sait que sa belle mère peut faire face à la grippe, à la gastro et à n’importe quoi, elle a eu 3 enfants…

Il rentre tôt le vendredi, assez en tous cas pour prévenir Clothilde de faire sa valise pour où elle verra bien. Elle aura le temps de préparer de quoi partir au moins 8 jours. Il sourit. Clothilde et ses sacs et valises, c’est toute une histoire, il a renoncé à comprendre. Lui bouclera son sac en 5 sets et emmènera les petits chez ses beaux parents, le temps qu’elle hésite entre pull bleu et rose pour prendre finalement le rouge.

Il a réservé un super hôtel dans Amsterdam, et déjà le rischtaffel qu’ils dégusteront dans un restaurant réputé et dans lequel il lui offrira sa bague : elle rêve de perle depuis des années…

Dernière intersection. Il est prioritaire. Machinalement il tourne la tête vers la gauche en ralentissant un peu, par habitude. Un camion est là, sur lui, qui roule à une allure vertigineuse pour la zone, lui est déjà engagé. Tout tourne soudain au ralenti. Le camion va lui rentrer dedans c’est certain, la voiture de derrière aussi qui lui colle au cul, alors qu’il songe vaguement à ralentir sans en avoir le temps, ni de braquer follement vers la droite.

Après le crash qui dure une éternité lui semble-t-il, il se relève : un miracle, c’est un miracle qu’iil ait été éjecté de la voiture ainsi, et n’ait pas une égratignure.

Sa voiture… Mon dieu, c’est sa voiture cette chose broyée, pliée en deux, ouverte, un chaos de tôles en vrac, projeté à 15 mètres de l’impact, dans les arbres qui bordent la route….

Les sirènes… Déjà ? Il va lui dire ce qu’il pense à ce camionneur dangereux qui roulait comme un fou et lui refusait la priorité, il va lui dire… Tout le monde l’a vu, qu’on lui avait refusé la priorité. Tout le monde court sur le bord de la route, plusieurs voitures se sont téléscopées, ça crie, il y a des blessés. Tout s’entrechoque dans sa tête, il ne comprend pas, car un homme se penche sur sa voiture et vomit longtemps dans l’herbe. Personne ne semble le voir. Par contre la vision de ce qu’il y a dans sa voiture, semble faire impression.

C’est alors qu’il comprend.

C’était un jour ordinaire, un jour comme les autres, rien d’important ne l’attendait ce jour là. Le seul vrai rendez-vous qu’il avait était avec la mort. Il n’a rien senti, rien pressenti. Il n’ira pas chercher la bague, il n’ira pas à Amsterdam, il n’a pas assez dit à ses parents et à sa femme et ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs qu’il les aimait, il ne respirera plus l’air tiède d’un matin, tout lui a été retiré en une fraction de seconde, car maintenant tout est fini. Lentement il se sent aspiré vers un ailleurs qui ne lui fait plus peur.

Avec l’arrivée des pompiers, de la police, a commencé une longue chaîne téléphonique. Un pompier a pu récupérer son porte-feuille. Une femme sait tout à coup qu’elle ne reverra jamais son mari, des enfants qu’ils ne reverront jamais leur papa, des parents qu’ils ont perdu leur fils. Tout le monde va savoir et plus de gens qu’il ne l’aurait pensé vont pleurer. Des étrangers vont s’horrifier devant l’état du véhicule en se demandant comment on peut sortir vivant d’une telle horreur. On ne peut pas. Les sirènes continueront à évacuer les blessés légers, lui partant en dernier, car on ne pouvait plus rien pour lui. Du tout. On dira à madame “non, il vaut mieux ne pas le voir, gardez de lui le souvenir que vous en avez”. Quelqu’un d’autre ira à la mise en bière quand on aura remis en place les morceaux. C’est l’horreur. Lui, n’est plus qu’une chose informe que perosnne ne peut reconnaître. Et ce matin là, c’était un jour comme les autres….

Ce matin un homme est mort bêtement à 300 mètres de moi. J’ai pensé à lui toute la journée et je lui ai créé cette petite histoire pour lui rendre hommage. Nous avons été plusieurs à nous dire qu’heureusement on ne sait pas à l’avance “le jour et l’heure”, et tout le monde a conduit prudemment et été étrangement silencieux. Nous entendions tous les sirènes du matin, certains revoyaient la voture broyée et entendaient les commentaires. La version circulant était que le camion roulait vraiment trop vite pour l’endroit, a effectivement refusé la priorité et que le choc a été tellement violent que la voiture de Mr X a été littéralement projetée contre les arbres du bord de route sur lesquels elle s’est disloquée et lui avec.

Qu’importe la vérité, la priorité forcée ou refusée, et vos droits. La voiture est un engin mortel, contre lequel il n’existe pas d’interdiction. Alors faites attention… Soyez prudents.

Je n’ai pas le coeur à répondre à vos commentaires ce soir… Je vous dis donc à demain.

Une sorcière qui entend encore et encore le bruit des sirènes sans fin, du matin d’un jour sans fin pour Mr X.

Posté le 11 janvier '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Soir de blues

Femme_qui_pleure

  • J’ai trimé comme une malade au boulot, mais s’il y a du licenciement en vue, je serai forcément dans la charette, c’est écrit (bon d’un autre côté il n’y a pas de licenciement en vue). Lundi je les emmerde tous et je me pointe à 10 heures avec une excuse béton (même pas cap, l’heure c’est l’heure) (même le lendemain d’une crise de colite frénétique, je pars bosser, épuisée, mais bon)

  • Le chat fait la gueule : il est malade ? Après lui je n’en aurai pas d’autre, alors chiant ou pas, il est prié de tenir le coup. Qu’est-ce que t’as mon pépèèèère ?

  • Les filles sont loin et vivent très bien sans moi. Je les ai bien “educare”, mais bon, finalement ça me fait chier qu’elles soient si loin, je préfèrerais qu’elles soient là tous les jours (enfin 1 WE sur 2). Je les vois demain d’accord, mais bon… Là je déprime grave : je vis mes derniers jours

  • Je suis fatiguée comme pas possible. IL est 21 H 30 et je n’ai qu’une envie : aller me coucher. Ce n’est pas normal pour un vendredi.

  • Ce n’est pas normal décidément d’être fatiguée à ce point là par un vendredi de boulot (une heure de moins à faire) : je couve un truc grave (J’ai 39,5°)

  • Une leucémie c’est certain, c’est ça !. Demain je range l’appart, que tout soit en ordre à ma mort. Ca va m’achever (de tout ranger) mais tant pis.

  • Faut que je vois le médecin pour la prescription pour la prise de sang qui va révéler forcément que mes leucocytes sont anormaux, sauf qu’avant j’ai le contrôle technique de la voiture à faire (samedi de bonne heure : je suis née sous une mauvaise étoile, le contrôleur ne pouvait pas me prendre à midi (j’ai 40° de fièvre il ne me verra pas, j’ai annulé, je vais vivre dans ll’illégalité la plus totale pendant encore une semaine)

  • Inutile de creuser le trou de la sécu : je suis perdue et je déteste les prises de sang, Autant en finir avec grâce (et des somnifères si possible, merde je dois aller voir le toubib tout de même). On ne rigole pas avec ça, les fourmies dorment et aucune ne viendra me planter son venin auquel je suis allergique à mort avant avril.

  • Le chat régurgite ses croquettes sur la moquette : il est perdu également (tant mieux, il ne me pleurera pas). Il m’emmerde léger tout de même à réguriter ses poils dans l’entrée (bilan de l’inquiétude mortelle)

  • Le téléphone déconne à nouveau. La tonalité c’est quand il veut et le boitier capricieux me fait chier. Je vais mourir seule, sans téléphone, abandonnée de tous…

  • Internet merde : je suis victime d’un complot. Mon blog dérange.

  • J’ai eu 3 pauvre coms sur mon dernier post. J’écris n’importe quoi. Je suis nuuuullle et je mérite la mort.

  • Je dois relire lundi de toute urgence (en fait c’était pour hier), le mode d’emploi de la pompe truc en français et signaler à notre distributeur italien les fautes de français (je le sens bien ce coup là et j’en ai mal à la tête : combiner une leucémie et un mal de crâne atroce dû à une traduction forcément merdique,  c’est un manque de bol incroyable)

  • Où y a-t-il un gourou pour me débarasser de mon manque de bol ?

  • Les pages jaunes c’est n’importe quoi (je cherche un exorciste, le gourou m’inspirant peu, et je ne trouve pas)

  • J’ai 3 dents de sagesse qui décident de pousser en même temps. Je les sens bien, et maintenant que le chat a bien régurgité il en pête de joie, sous mon nez, c’est divin

  • C’est combien la consultation chez le véto ? Une fortune. La prochaine fois je prends un cheval !

  • Tiens le téléphone sonne (tiens, il remarche). Connais pas le n° d’appel. M’en fous je ne décrocherai pas. J’agonise, j’ai les dents de sagesse qui poussent et qu’on me foute la paix !

  • L’autre abruti que je m’en vais plaquer bientôt a trouvé un créneau pour m’appeler de la mer du Nord et m’a laissé un message (c’était lui le n° inconnu). Les nouvelles sont top : dans 10 ans il n’y aura plus de poissons (alors qu’Internet ment prodigieusement en prétendant que c’est pour 2048 quand je serai morte). Il rentre dare dare pour demander sa mutation dans une autre administration ou je le plaque (du coup c’est fait)

  • Je tousse mortellement : un de mes collègues m’a refilé la grippe avaiire (c’est ce qu’il a, vu les symptomes).

  • Où est mon testament ?

  • Le voilà, tout va bien. Finalement je ne vais pas mourir tout de suite, j’ai mal à la gorge subitement, je viens de regarder dans le fond : c’est une angine. Heureusement le Dr Acromion habitué à mes angines éclairs me prescrit toujours de quoi avoir un traitement d’avance.

  • C’est écrit chez Hélène : je ne sais pas me maquiller (n’ayant jamais suivi tous ses conseils), j’ai râté ma vie.

  • Merde, je n’ai à nouveau plus la tonalité

  • Le chat a faim maintenant : il a des croquettes

En fait, je suis allée chez le dermato ce vendredi soir. Il m’a brûlé des tas de trucs qui pouvaient tourner moche (éviter le mot cancer, même s’il plane). Dans le dos je m’en fous. Sur le bras aussi. Sur l’épaule également. Encore que ça fait vachement mal, j’ai l’impression d’être une pustule géante (en plus de l’angine déclarée).

Mais mes chers lecteurs adorés : sur le visage ça ne me plaît pas du tout : je ressemble à une vache normande (ou un dalmatien au choix). D’où la déprime de ce soir où bien sûr tout va mal, après m’être croisée dans le miroir en rentrant chez moi (dans le rétroviseur je n’avais pas trop vu les dégâts et cet homme intelligent n’a pas de miroir chez lui… (quel rat, d’un autre côté il était trop tard, il avait oeuvré)
Et l’idée qu’il va me falloir sortir samedi et dimanche avec cette tronche (je ne vous parle pas de mon arrivée glorieuse au boulot lundi) me déprime à mort.
En plus l’homme de l’art m’a prévenue après que les brulages sur le front pouvaient éventuellement engendrer un gonflage des paupières (et forcément chez moi, ça va le faire tout à fait)

J’en entends qui ricanent : ce n’est pas charitable

PS du samedi matin : les paupières sont bien gonflées, je ressemble à une vache normande qui aurait fait de la boxe. J’espère que je ne suis pas la seule à qui ce genre de chose arrive…

Posté le 25 novembre '06 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Jour de tristesse

Le petit chat est mort…

Posté le 8 novembre '06 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

C'était hier…

C’était hier…. Ce sera peut-être un peu décousu, mais je pleure en même temps alors…

    * Ils étaient tous là et maintenant je les visite au cimetière et quand je leur dis qu’ils me manquent, ils ne répondent pas
    * Papa était fort et immortel et il ne pouvait rien m’arriver tant qu’il serait là
    * Maman savait tout
    * Je voulais être grande
    * Mes puces chéries avaient besoin de moi
    * Je pensais que je vivais un grand amour
    * Les pêches du jardin étaient bonnes
    * Il y avait plein de vacances et les étés étaient différents
    * On ne mangeait pas n’importe quoi et il n’y avait pas de date de péremption
    * Les toilettes étaient au fond du jardin et la campagne c’était la campagne
    * Il n’y avait que de l’avenir
    * J’étais jeune et con et je voudrais pouvoir traverser le temps pour l’être encore
    * J’étais enceinte et c’était super
    * J’étais une jeune maman
    * Je me disais que l’an 2000 c’était vachement loin
    * Je ne savais pas ce que c’était que la mort : je me croyais immortelle
    * J’ai souffert le martyr pour mettre fille aînée au monde, mais je retournerais bien à ce jour là quand même
    * Je pensais que tout irait bien, que la vie était un long fleuve tranquille…
    * Je n’avait pas qq rides et les paupières qui commencent à s’avachir
    * Je pensais que fatalement je réussirais tout comme mes parents
    * Je ne pensais pas que je divorcerais, me remarierais, re divorcerais
    * Le débarquement ce n’était pas si loin de ma naissance. Maintenant tous ceux qui l’on vécu sont morts
    * J’avais mon bac, le monde m’appartenait
    * Il y avait plein de cerises chez mon grand père
    * On ne parlait pas de changement de climat
    * Ma cihienne était jeune et je ne pensais pas que je la pleurerais un jour. Et mon petit chat qui s’entendait super bien avec elle était là aussi pour toujours….
    * J’avais du fric et le banquier m’appelait pour me proposer des placements et non pas pour me rappeler à l’ordre
    * Je pensais devenir un grand écrivain
    * J’étais jeune….

Posté le 18 juin '06 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.