Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Coup de blues'

Ligne d'arrivée…

Le 30 novembre au soir, à 23 H j’ai été définitivement déclarée 6ème du concours. Donc, j’ai perdu.

Je remercie ici tous ceux qui sont allés me soutenir pendant le concours. Eh oui, le masculin l’emportant sur le féminin, il s’agit bien de “tous ceux”, car Marcus avec un dévouement admirable est allé se fourvoyer sur ce site 100 % greluches, et m’y a laissé des commentaires. On l’applaudit bien fort (et je le remercie de même).

J’ai été une des premières contributrices sur ce site, pour épauler Pulchérie, avec plaisir. J’abordais le concours avec optimisme, encouragée par elle, et j’ai d’ailleurs été première pendant une bonne semaine.

J’ignorais alors que dans le règlement, il ne suffisait pas d’écrire plus ou moins bien, ou plus ou moins souvent. D’autres paramètres jouaient énormément : les votes bien sûr (l’étoile de droite pour 5 points ET sur un maximum d’articles), le nombre de commentaires reçus, que l’on postait chez les autres (pas toujours envie de commenter sur la bague que l’on trouve horrible sur la photo, ou sur le dernier article torride sexo…).

Hors il apparaît que certaines ayant du temps, passaient leur vie à aller commenter PARTOUT, CHEZ TOUT LE MONDE, LE MOINDRE ARTICLE. Limite forum dans certains cas sur certains articles. Le commentaire de la gagnante sur les résultats est assez éloquent :

Génial! ça y est,nous pouvons retourner voir s’il y a toujours des oiseaux dans le ciel et s’il fait aussi frisquet que les gens le disent!Merci au café serré, au thé noir et aux Chocobons pour leur soutien inconditionnel. Bravo les filles, nous avons bien travaillé!

Je n’ai pas commenté son commentaire, car je crois que j’aurais été modérée…

Bref, j’ai perdu. 6ème c’est bof. Je n’étais pas de taille et je n’ai jamais eu l’âme de don Quichotte…

Pulchérie peut dormir tranquille : sa môman ne viendra plus l’emmerder avec le concours. Je me retrouve avec un bon d’achat dont je ne vais pas savoir quoi faire, et j’ai gaspillé des (à mon sens) bons articles qui auraient pu tout simplement contribuer à la continuation du site…

Mais surtout, merci ici à tous ceux qui m’ont soutenue, et qui l’ont fait parfois de façon anonyme… Grâce à eux j’ai pu dire “tout est perdu, fort l’honneur”…

Des bises à tous !

Posté le 2 décembre '08 par , dans Coup de blues, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Halloween…

J’en ai entendu hier sur Halloween, fête américaine qui nous est revenue (je dis bien revenue car c’est une fête celte à l’origine, que les irlandais nombreux ont exportée là-bas).

Truc à fric ! N’importe quoi ! Ce qui n’a pas empêché les mecs du boulot de se ruer sur les bonbons que j’avais apportés…

Hier soir, peu d’enfants dans les rues, peu de citrouilles vraies ou fausses allumées. Halloween meurt une deuxième fois.

Ce n’était pas le nom que lui donnait les anciens, à cette veille de la Toussaint, que beaucoup confondent avec la fête des morts qui a lieu le lendemain. La Toussaint, c’est la fête de tous les saints, de tout le monde. Et c’était une vraie fête.

J’ai connu assez de grands parents et d’arrières grands parents. Bien avant qu’Halloween ne débarque chez nous, ils en parlaient de cette fête du 31 octobre au soir.

  • Pour éviter la venue des esprits on allumait une bougie qui ne devait pas s’éteindre d’un coup de vent, à poser sur la parfois unique fenêtre donnant sur la rue.
  • Alors pour ne pas qu’elle s’éteigne, on la mettait dans un légume ou un fruit découpé : rave, betterave, potiron, grosse pomme, qu’importe. Le légume était creusé soigneusement, et laissait apparaître deux yeux et un sourire.
  • La maîtresse de maison mettait dans une assiette à la disposition des esprits, quelques gâteaux au miel, quelques caramels maison, des douceurs sortant de l’ordinaire.
  • Et les enfants se déguisaient en esprit pour aller tout manger. Et les parents faisaient semblant de ne pas savoir que les enfants avaient quitté la maison en douce, pour rentrer à minuit, heure où les vrais esprits risquaient de se manifester.

Ils portaient des galoches, des sabots, rarement des chaussures de cuir. Ils portaient leur blouse de tous les jours, leur tablier, et un mauvais manteau. Et pour faire l’esprit, rien ne valait mieux que le vieux drap refilée par l’aïeule s’amusant à l’avance, et dans lequel on avait découpé de quoi voir clair… Que de fantômes alentours…

Ils étaient du siècle d’avant le mien, nés pendant la grande guerre, d’un autre millénaire. De cette tradition, ils parlaient tous avec nostalgie, parce que tout se perdait pour eux, quand j’étais petite… Et qu’ils trouvaient dommage que leurs arrières petits enfants ou petits enfants, ne se déguisent pas en fantôme pour aller prendre des friandises partout, en faisant faussement peur à la maîtresse de maison…

Témoignages du Béri, de Bretagne, d’Alsace, du Vaucluse, de Savoie, d’un peu partout sauf du nord, parce que je n’ai pas d’ancêtres du nord.

Alors c’est un peu en pensant à eux que j’ai allumé ma fausse citrouille ce soir d’Halloween.

Et que j’ai acheté des bonbons pour les morfales de mon nouveau taf !

Ce que je trouve dommage c’est la tradition qui s’est perdue, qui est revenue via une poussée “consommation”. C’était la tradition d’une vraie/fausse crainte des esprits, une complicité parents/enfants ignorée par les enfants, un lien qui durait depuis longtemps, venu des Celtes. C’était une tradition qui avait défié le christianisme et dieu sait qu’il était risqué de défier l’église à certaines époques, Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la Toussaint a été instaurée le 1er novembre, pour faire oublier la fête des esprits.

Maintenant on nous a tellement fait “la promotion” de cette “nouvelle” fête, que nous commençons à la mépriser.

C’est peut-être dommage…

Posté le 1 novembre '08 par , dans Coup de blues. 20 Commentaires.

Soyez positifs qu'ils disaient…

  • J’ai vu des dauphins torturés, crier pour échapper à la mort et peut-être demander pitié
  • J’ai vu des enfants au ventre gonflé et aux membres squelettiques attendre tristement la mort
  • J’ai vu des loups chassés faire front à un hélicoptère avec courage, autant de courage que le tireur dans l’hélico…
  • J’ai vu des images tellement atroces sur tous les camps de la mort et les génocides qu’elles m’en donnent toujours des nausées
  • J’ai vu des tigres et des panthères traqués pour leur fourrure, se battre jusqu’au bout pour sauver leur vie, et des chiens écorchés vifs dans certains pays pour que leur chair soit meilleure
  • J’ai lu des témoignages de guerre tellement prenants que j’ai refermé les livres pour un bon moment, et songé devant le mémorial de Verdun, en regardant tous ces cranes dans une tour, qui avaient été des hommes aimant la vie
  • J’ai vu un tas d’animaux euthanasiés par la SPA qui attendaient de partir vers un crématoire fait pour eux
  • J’ai lu des crimes, des tortures, la folie des hommes un peu trop souvent, et rien ne va en s’arrangeant
  • J’ai croisé le regard d’un animal abandonné, attendant de comprendre pourquoi
  • J’ai trop lu de ces enfants torturés, de ces filles violées par leur père, de ces horreurs que l’on ne comprend pas
  • J’ai vu des chevaux dont on avait crevé l’oeil pour qu’ils aillent bien à l’abattoir
  • J’ai vu la souffrance et le désespoir que la médecine se refusait à traiter vraiment pour éviter l’accoutumance à anxyolitique et morphine, chez une personne de 90 ans
  • J’ai vu le regard horrifié de l’animal à l’abattoir qui comprend, qui sent, qui sait, qui a peur
  • J’ai vu des reportages qui font que l’on se demande si l’on peut continuer à regarder la télévision
  • J’ai vu un homme battre en riant un cochon qui refusait de se laisser embarquer dans le camion qui l’emmenait vers la mort
  • J’ai entendu un orphelin africain dire “je suis trop grand pour être adopté” des larmes plein les yeux, et j’ai éteint le poste, parce que moi, je ne pouvais pas assumer un enfant de plus.
  • J’ai vu une éléphante abattue pour 2 défenses, et son petit essayant de la réanimer, le reste de la troupe avec
  • J’ai trop lu l’histoire, ses tortures, ses bûchers, ses guerres, ses horreurs quasi ordinaires qui font honneur à l’imagination humaine.
  • J’ai trop vu les résultats de ces catastrophes naturelles, ces tsunamis, ces tremblements de terre, ces éruptions volcaniques, et leurs victimes innocentes, en me demandant si peut-être la terre ne se vengeait pas de ses seuls vrais méchants enfants.
  • J’ai vu des hommes couper les ailerons des requins avant de les rejeter vivants à la mer

C’est stupide, c’est idiot, ce n’est pas logique, c’est ce reportage qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai fait un bilan bref de l’inhumanité de l’humanité. J’ai bien été obligée d’admettre que la cruauté humaine est sans limite. Je me suis demandé comment on pouvait. Je me suis demandé comment un être soi-disant évolué, à tel point qu’il prend généralement soin de ses morts à sa façon, qui croit généralement en un être supérieur, pouvait se prétendre humain en agissant dans beaucoup de circonstances, comme il agit.

Mais il paraît qu’il faut positiver… Alors positivons.

Pourquoi aujourd’hui ? Parce que nous célébrons la fête de la liberté, de la république, de la laïcité, parce que nous célébrons paraît-il, le jour où le peuple a décidé qu’il était temps de changer, et pour un monde meilleur.

De quelle liberté bénéficions nous dans un monde vraiment meilleur ? De celle d’être le plus nuisible des animaux ? Il paraît que NOUS, nous avons une âme. C’est peut-être cela qui fait toute la différence…

Posté le 14 juillet '08 par , dans Coup de blues, Coup de gueule, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Elle était malade…

Lorsque j’ai été contrainte et forcée de rester chez moi en arrêtant mon travail, j’ai comme tout un chacun modifié mes horaires et mes habitudes. J’ai entre autres pris celle de faire mon “plein” le samedi à l’heure du déjeuner au Rampion du secteur qui me tient à l’abri des plus grandes tentations et me suffit tout à fait.

A 13 heures il n’y a que peu de chats à arpenter les allées et les têtes de gondoles. Un samedi de novembre, une femme de mon âge environ, accompagnée d’une jeune fille que j’ai remarquée immédiatement car elle me faisait songer à Delphine. Enfin l’ombre de Delphine, l’ombre d’une ombre, le regard cerné de noir et un peu vide, la silhouette fragile qui, quoique engoncée dans une doudoune ne paraissait pas bien grosse.

Cette jeune fille était de toute évidence malade et je n’ai pu m’empêcher de la plaindre et de plaindre sa mère qui lui parlait doucement, la prenait par le bras pour la diriger. De temps à autre elle lui caressait gentiment les cheveux, avec un amour évident. Son regard était triste et non pas vide, mais abominablement désespéré.

Elles sont passées à l’unique caisse ouverte avant moi. S’alignaient des steacks les plus chers, des plats en sauce, des salades riches, des quiches, et je n’ai pu m’empêcher de songer que la maman devait avoir hâte de voir sa fille se remplumer un peu.

Quand elles sont parties, la caissière n’a pu s’empêcher de soupirer. Cela me regardait-il ? Sûrement pas. Mais j’ai donc appris que cette jeune fille était malade d’anorexie, qu’elle avait été déjà hospitalisée 3 fois, dont la dernière fois dans un état grave. Il fallait que l’état soit effectivement grave, car pour la laisser sortir dans l’état dans lequel je l’avais vue, et donc allant mieux et ayant repris du poids, il fallait qu’elle soit arrivée à la dernière extrémité avant.

Un de mes collègues a perdu sa fille il y a deux ans de cette maladie. Elle vivait seule et quand ses parents sont venus lui rendre visite pour la trouver à 32 kg pour 1,78 m, ils l’ont faite hospitaliser immédiatement, mais trop tard : les reins étaient bloqués et le coeur n’en pouvait plus.

J’ai croisé la mère et la fille assez régulièrement. Parfois la fille avait les joues plus rebondies, semblait plus vivante, avait perdu ses cernes. D’autres fois on pouvait entendre sa mère insister gentiment pour de la blanquette, de la crème au chocolat et pourquoi pas une ou deux tablettes, et de la crème fraiche ma chérie, toi qui adorait cela. Toujours à une heure creuse, toujours un peu en douce, toujours un peu en faute.

Et puis avant hier, à l’ouverture toujours calme, la mère toute seule, le regard vide, prenant machinalement le strict nécessaire. J’ai pensé que sa fille était repartie pour l’hôpital mais je me trompais. Ma caissière me l’a confirmé : l’anorexie l’avait eue la petite qui semblait flotter tristement au travers des rayons, et elle avait été enterrée la veille. Je me suis sentie glacée par cette nouvelle de la mort d’une pour moi inconnue un peu trop vue. J’avais peine pour elle, pour sa maman surtout, car le calvaire de perdre un enfant et de le voir souffrir, dépérir, m’a toujours semblé le pire que l’on puisse vivre.

Ce jour là, Marcus avait mis sur son blog une chanson des Carpenters, ces Carpenters qui ont bercé ma jeunesse entre autres groupes. Et je me suis souvenue en revoyant cette jeune fille au regard aussi brun que celui de Delphine, que Karen Carpenters était morte des suites d’une longue anorexie, qu’elle n’avait que 32 ans, que le succès et le talent ne protègent pas de tout. Je ne sais pas comment s’appelait mon inconnue, mais pour moi elle restera Karen et je sais que fugitivement je la reverrai quand j’écouterai mon groupe de jadis.

N’y a-t-il que des hasards ? Pourquoi mourir pour une image ? Malgré les récentes interventions sur cette maladie, nos images sur papier glacé n’ont pas changé. Combien faudra-t-il de morts pour que l’on s’inquiète vraiment ?

Posté le 23 mai '08 par , dans Coup de blues, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

On l'appellera Lilly…

Vous savez, comme dans la chanson de Pierre Perret… Lilly.

Elle avait 48 ans Lilly, quand tout a commencé à aller mal. Son mari ne supportait plus sa fille adolescente à qui il ne passait rien. Lilly vivait entre les engeulades du père flic et de la fille révoltée, à faire le tampon, à s’en prendre un oeil au beurre noir un jour parce que le père s’était trompé de cible.

Elle était contente de venir bosser Lilly et de parler de ses problèmes un thé à la main pendant la pause. Elle ne savait pas, comme moi, qu’on voulait sa peau à Lilly. Elle savait juste qu’il fallait qu’elle divorce Lilly, alors elle mettait de l’argent de côté en allant faire des ménages le samedi en douce pour remplir son petit bas de laine.

Et puis la situation s’aggravant à la maison, elle a trouvé une solution Lilly et envoyé sa fille chez sa mère. Oh tout près : à Bayonne. Facile pour se voir le week-end. Facile à vivre pour une maman que de perdre un peu sa fille, devant un père ravi de la solution. Elle continuait frénétiquement ses ménages en douce Lilly. Elle pleurait pendant la pause Lilly. En nous disant “heureusement que vous êtes là les filles”. Elle ignorait qu’il y en avait une (qui aura son post) qui voulait sa peau.

Et puis la situation s’est dégradée chez Truchon pour elle. Ce n’est pas une peau de banane qu’elle devait éviter chaque jour Lilly. C’était le régime de bananes tout entier. Elle a commencé à dépérir en même temps que moi et d’autres Lilly. A ne pas pouvoir manger, à surveiller comment elle s’habillait la vache de comptable la taxant de pute, car elle avait un décolleté avantageux, (ce à quoi j’échappais).

Et puis son mari est parti et elle s’est retrouvée seule Lilly. En sachant que son homme de 50 ans si prompt à faire la morale à sa gosse, en avait fait un à une jeune de 30 ans et qu’il se promenait avec elle comme s’il avait trouvé la 8ème merveille du monde.

Son fils était loin à Lilly, et sa fille aussi qui ne voulait pas revenir en cours d’année, ni l’année suivante d’ailleurs, tellement elle était bien à Bayonne. Et puis “t’avais qu’à mieux me défendre”. Elle avait tous les torts Lilly. Au boulot et chez elle, où elle se retrouvait seule, son garçon s’inquiétant d’elle, mais du Canada, c’était insuffisant…

Elle a résisté au boulot Lilly, sa démission, Truchon ne l’aurait point. Elle prenait des pilules roses Lilly, comme beaucoup. Moins une par jour. On ne sait jamais on peut avoir besoin d’une réserve dès fois qu’il y ait la guerre… Et puis un jour Truchon l’a appelée Lilly. Elle est redescendue de son bureau en nous faisant juste “au revoir”. C’était 5 mois avant moi.

Elle a quitté la chambre conjugale Lilly, elle ne supportait pas d’être seule dans le grand lit Lilly. Elle pleurait toute la journée et vidait son compte en banque à appeler sa fille qui petit à petit lui pardonnait et acceptait de revenir pour juin 2008, les examens passés et réussis. Elle était condescendante et pardonnante la fille de Lilly, mais toujours absente.

Elle s’est installée sur le clic clac du salon Lilly. Elle y dormait quasi toute la journée, la TV en bruit de fond, la couette bien autour d’elle pour la protéger du monde. Elle pleurait beaucoup. Nous ne pouvions jamais l’appeler sans la trouver en larmes. Elle se refusait à sortir Lilly, c’est une voisine, une vague amie qui lui faisait ses courses à Lilly. C’est une amie qui s’est inquiétée que le ménage ne soit plus fait du tout, que Lilly ne fasse rien. Lilly ne sortait que pour sa visite mensuelle au médecin et avoir son ordonnance non salvatrice finalement.

Elle n’avait pas besoin de manger Lilly, car elle restait blottie avec son lapin nain si affectueux qu’elle ne mettait plus jamais dans sa cage, sur son canapé, à l’abri du monde Lilly. Il y a longtemps qu’elle ne relevait plus sa boîte aux lettres Lilly, trop peur de ce qu’elle y trouverait.

Elle n’encaissait donc plus les chèques du traître Lilly. A quoi bon ? Voir son nom une fois de plus ? Voir un jour un courrier d’avocat ? Non, elle n’ouvrait plus sa boîte à lettres Lilly.

Un jour pourtant, elle a pû sortir Lilly autrement que pour aller voir le médecin. Sa voisine et amie était partie en vacances pour quelques jours. Elle a acheté du rhum et du gin Lilly, et puis des bougies, car EDF avait tout coupé le matin même. Heureusement qu’elle s’était faite belle la veille Lilly. Elle a compté toutes les pilules accumulées au cours des mois précédants, et elle a tout pris Lilly.

On dit que ça ne marche pas… Mais pour Lilly cela a marché. C’est la voisine et amie rentrant de vacances qui l’a trouvée endormie pour toujours, le visage détendu et vaguement souriant, avec le lapin cherchant à la réchauffer, juste à temps pour qu’elle soit encore belle Lilly.

Maintenant elle ne pleurera plus Lilly.

Posté le 12 février '08 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Les fêtes sont là;…

Noel_tristeNoël a perdu de sa magie pour moi depuis longtemps.

C’était la fête des enfants. Maintenant c’est cadeaux obligatoires pour tous, les médias se chargent de nous le rappeler chaque jour et cela m’énerve profondément.

Dans la famille il y a longtemps que les cadeaux sont réservés aux plus jeunes. Mes filles ont oublié l’époque où seuls les enfants trouvaient ce qu’il fallait au pied du sapin.

Cette année cela se présente plutôt bien, pour moi qui déteste la période des fêtes depuis 2003 (inclus). Famille réunie au grand complet, cela risque d’être plutôt bien. Sauf qu’entre adultes on ne se fait plus de cadeaux depuis belle lurette (nous allons être 19 dont seulement 3 enfants encore en âge de les apprécier (encore que si j’avais questionné mon neveu de 10 ans “tu veux quoi mon chéri”, il m’aurait très certainement répondu “du fric”…)

Même si cela se présente bien pour moi, qui ne me poserai pas la question de savoir si je vais être licenciée ou non (c’est déjà fait), je ne peux m’empêcher de songer à ces années où pour moi c’était tristesse plutôt, même entourée. J’ai mes raisons mais la vie nous réserve parfois de mauvaises surprises… Sur la fin de l’année je n’ai de joyeux souvenir que la naissance de Pulchérie (une fois la côtelette expulsée) et les Noëls des filles petites qui y croyaient dur comme fer au papa Noël.

Alors je voudrais, je vais avoir une petite pensée pour ceux qui en cette période souffrent. J’ai appris le décès d’un de mes ex-collègues qui sera inhumé le 24 décembre. J’imagine à peine ce que représentera ce jour pour sa femme et ses enfants et ce, pour toujours. Je vais avoir une petite pensée pour ceux qui se sentiront encore plus seuls au monde dans cette ambiance de “joie obligatoire”. Je vais avoir une petite pensée pour ceux qui attendent le 2 janvier avec impatience parce que cette période c’est la traversée du désert pour eux.

Je vais avoir une petite pensée pour ceux qui n’ont pas un radis à dépenser et qui sont submergés d’images de bouffe extraordinaire, de recettes merveilleuses et de très beaux cadeaux qu’ils ne peuvent ni offrir ni recevoir. Pour ceux qui sont vraiment seuls. Pour ceux que la fête n’atteindra pas.

L’an passé j’avais pensé à tous ces solitaires pour le jour de l’an (ici). Là j’y pense malgré moi dès l’avant Noël… Que de joies, que de fêtes, mais également que de détresses, de solitudes absolues. Et une ambiance de fêtes gâchée par le “vendre toujours plus”. Le commercial a bouffé la magie d’antan quelle qu’elle ait pû être… (religieuse ou non).

Et hommage à tous les bénévoles qui vont répondre à des appels en détresse (je le ferai un jour, je pense), aux pompiers, aux urgentistes qui vont affronter la vague de tentatives de suicide jamais aussi haute qu’à cette époque de l’année.

C’était mon moment “méchante sorcière”. Mais de tout coeur, je vous souhaite un joyeux Noël !!! Je vous l’espère.

Posté le 22 décembre '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Adieu ma titine…

Je roulais donc avec Titiiine depuis 1994. 13 ans à 3 mois près, une occasion achetée parce que l’on m’avait volé ma five.

L’assurance me remboursait 27.000 F (ben oui ça date). Je n’avais pas un centime de plus à mettre dans une nouvelle voiture. Je demandais à Jean Poirotte de m’accompagner dans ma quête d’une voiture d’occasion.

  • “Je n’y connais rien en voiture ma chérie, et surtout rien en moteur”

  • “Papa tu viens avec moi, tu ne dis pas au garagiste que tu n’y connais rien… Forcément il va penser que si je suis accompagnée de toi, c’est que tu y connais quelques chose”

  • “Je n’y connais rien…”

  • “Eh bien tu n’y connais rien en silence”. Ce qu’il y a de bien avec Jean-Poirotte c’est qu’il analyse le motif et dit “OK”… sans faire son têtu…

Visite de deux ou trois garages et là, l’occasion apparement rêvée. 1000 F de moins que ce dont je dispose, 40.000 km, une première main, comme neuve (appartenait à un vieux monsieur décédé, le pauvre…). Papa la regarde sous toutes les coutures et demande à voir le moteur d’un air très professionnel. Le vendeur s’exécute ravi, il a raison : tout est nickel chrome… Affaire conclue… La voiture datait de 1991, nous étions en 1994 et l’achat me semblait bon. C’était une Seat Ibiza 1300 et quand le vendeur de Copine (celle dont j’ai pris possession aujourd’hui) m’a proposé un “ancien modèle Ibiza”, j’ai ricané et je lui ai fait voir le mien, d’ancien modèle… (ma Titiiiiine !) : voici un ancien modèle Ibiza… Le malheureux s’est figé…

Elle ne m’a jamais trahie ma Titiiine. Elle m’a emmenée où je voulais, quand je voulais. Jamais de grosses pannes subites (sauf un décès de batterie sur une nationale, mais comme c’était à plus de 50 km, prise en charge par l’assistance de tout, sauf du prix de la pièce…). Juste du normal à changer de temps à autre, mais moins souvent que pour certaines voitures neuves… Et elle roulait péniblement mais roulait tout de même avec une durite à changer en urgence (ça puait l’essence, mais je pensais que cela venait du bouchon du réservoir, quand le garagiste a vu l’état de la durite il a fait “GLUPS” et n’a jamais voulu me laisser repartir : ça pouvait exploser (et moi avec, une blogueuse de moins). Pièce changée en une heure, on admire)

Elle a vieilli, comme moi. Elle représente toute une époque. J’étais encore une jeune femme (de 36 ans) quand je l’ai achetée, et j’étais encore pleine d’espoirs et d’illusions. Le prochain cap ce sont les 50 ans, le prochain 9 mai où je serais couchée avec une bouillotte sur la tête après m’être prise une biture parce qu’il faut bien le faire un jour… Et ma Titiiine ne sera plus là. Je le pensais pourtant, même si l’on se moquait de moi avec ma “Ford T” (vous connaissez la bande dessinée ?)

J’avais le choix après un bilan serré : pour la deuxième fois : courroie de distribution + frein à main à refaire (je me garais systématiquement “en prise”) + un soufflet de cardan + un rétroviseur à changer enfin + quand même des piqûres de rouille là où dans le moteur est inscrit “système Porsche”, mais un problème vraiment grave impossible à résoudre paraît-il : la ventilation. J’ai perdu chez Titiiine le n° 3 de la ventilation il y a 2 ans. En mai j’ai perdu le n° 1 et voyez-vous mesdames et messieurs, contre cela aucun garagiste ne peut agir : c’est un truc trop compliqué à changer (ce qu’ils disent). Je me voyais affrontant le prochain hiver qui sera rigoureux (prédiction de sorcière), avec la ventilation n° 2 qui lâche un matin de gel. A cause de cette ventilation, j’ai été dans l’obligation de vouer Titine à une mort certaine, et renoncer à faire encore deux ans avec elle après quelques mises au point nettement moins coûteuse qu’un nouveau véhicule… (elle avait passé le contrôle technique, vous avez suivi ou non ?). Voir donc après bilan négatif, avec la banque comment m’acheter une nouvelle voiture sans avoir gagné au loto. Avec assurance chômage sur le prêt (je le sens bien ce coup là… même si j’ai presque 9 ans de boîte)…

Aujourd’hui j’ai été chercher ma nouvelle voiture (d’occasion) qui je l’espère me rendra autant de services, pendant aussi longtemps (mais j’ai des doutes) que ma Titiiiine. Finalement on m’a offert 400 euros pour ma Titiiine dont les pneus sont neufs et le pot d’échappement aussi (je pense que l’on sentait très fort que j’hésitais pour la courroie de distribution et autre, et que j’étais prête à inventer ou m’acheter un séchoir à piles pour le dégivrage). Je ne sais pas si l’on s’occupera de la petite araignée qui habite derrière la vitre de mon rétro extérieur gauche (le droit est niqué depuis longtemps). Que deviendra donc Sophie (la petite araignée !) ? J’espère qu’elle aura l’instinct de se carapater en vitesse quand on mettra Titiiine sous presse après en avoir pris les organes qui étaient encore valides, soit certainement pas grand chose… (rien qu’à cette évocation, mon sang se glace, mon coeur fait une pause, mon foie se fige, mes trompes s’emmêlent, et j’emmerde Freud et les psy sur ce coup là…)

J’aimais la conduire ma Titiiine, son dynamisme de vieille malgré tout… Elle tenait la route et j’avais l’impression d’avoir une vieille complice un peu assoiffée mais bon… Je l’ai regardée avec émotion une dernière fois, au risque de passer pour une cinglée, mais bon, moi je m’attache durablement généralement contrairement à ce que j’ai pu dire et que vous n’avez pas cru…

Sanglots… Et bienvenue à Copine (je fais confiance, elle a intérêt à tenir la route celle-là) ! Caroline c’était ma five, Eglantine c’était un de mes chats, et Titine restera Titine…

On l’aura compris : je n’ai pas l’amour démentiel des voitures en règle générale : d’ailleurs quand on m’a présenté Copine j’ai posé the question fatale “c’est quoi”. Réponse “une Fiat Brava…” Sur le témoignage en cas d’accident de voiture, je suis nulle à n’en plus finir…

Adieu ma Titine, tu valais ton post, et tu l’a eu… Peut-être que dans mon paradis à moi, je te retrouverai un jour, sans qu’un garagiste vienne s’interposer entre toi et moi avec une ventilation à la c… Et Sophie sera toujours là, toute contente de me voir.

La vie n’est qu’un long calvaire, même si l’assureur (la banque désormais), m’assure qu’avoir gardé un véhicule 13 ans, c’est super chouette… Snif…

Maintenant il faut que je m’habitue à Copine avec toutes ses options auxquelles je sens que je vais très vite m’habituer (à peine fait 15 km que je trahis Titiiiine). Ma belle-soeur me suggère de la passer au polish, mon beau-frère de me préoccuper des poignées de portières (déjà !), mais sinon tout le monde a été unanime : Copine est très classe et on espère que je n’y cultiverai pas de la mousse. Inconvénient : plus personne ne me reconnaîtra à 1 km…

Posté le 17 août '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Waterloo morne plaine…

SourireMaintenant que je ne scrute plus les résultats sur le festival machin truc bidule auquel j’ai participé avec innocence (sans réussir à voir mes résultats, certainement heureusement), je scrute à nouveau mes stats. Je compatis avec Lampe au Néon Pelle à Tarte devant Waterloo morne plaine…  (Si vous ne savez pas de qui il s’agit, me contacter directement ce sera mieux pour votre image de marque)

Le WE c’est mort et je découvre que pendant les vacances scolaires c’est idem… Pourtant j’ai débuté mon blog en juin 45 et vu tout de même des commentaires en juillet et août…  Là, les commentaires se font rares. J’ai donc dans l’ordre :

  • Fait une crise de paranoïa aigüe en me disant que je n’écrivais plus que de la merde… Donc moins de com, moins de lecteurs… La mort à brève échéance.

  • Pour laisser tout en ordre à ma mort, j’ai donc vérifié mon testament, tout va bien, je n’ai pas envie que les filles se battent pour une gourmette en or et un rang de perles roses… J’ai confié Diabolos à mes parents, ils vont être ravis…

  • La méchante me signale que c’est normal, ce sont les vacances. Je n’avais pas percuté, voilà ce que c’est que de ne plus avoir d’enfants en âge scolaire, et voilà pourquoi ça roule bien le matin. Tous mes lecteurs commentateurs sont en vacances, c’est scandaleux, est-ce que je suis en vacances moi ?

  • Je constate que vacances ou pas, elle a plein de commentaires, elle. Je suis donc bien nulle… Re-crise de paranoïa et re-vérification du testament

  • Je prends la décision de faire grève, outre le dimanche (sauf aujourd’hui, mais je fais ce que je veux d’abord), pendant toutes les vacances scolaires.  Pendant les vacances scolaires je vous ferai un post par semaine (ou deux hein…) et je préparerai le futur. NA ! Et Pouêt (marque déposée par Pulchérie, sur la blogosphère on ne rigole pas avec ça, je ne veux pas que mon trésor adoré me demande des droits d’auteur…)

Pourtant  je vous vois passer, innocents que vous êtes.  Vi je suis accro aux commentaires et aux stats… D’abord je suis accro à ce que je veux… Quand je vous vois tous, je n’ai plus besoin de pilules roses, de rien du tout… Juste de vous… D’ailleurs les pilules roses, je n’en abuse pas du tout : Truchon a pris des vacances (hélas sans couper son mail).

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 25 février '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Quand on a mal à son travail

Je sais que je ne serai pas seule sur ce coup là, mais là la coupe est pleine…

Il a arrêté de fumer, sa femme le trompe, il a un troisième testicule qui pousse ou été séropositif à la grippe aviaire, on s’en fout. Trucmuche a pété un plomb et tout le monde trinque.

Alors qu’il a 6 mois tout le monde était prêt à se mettre en 4 pour lui, parce que l’ambiance était chouette et qu’on l’aimait bien, il a décidé de rappeler à tout le monde qu’il était le grand chef, l’unique chef et que cela allait chier.

Et effectivement ça chie un max. Et nous sommes prévenus en plus : ce n’est qu’un avant goût du pire qui nous attend… On a touché le fond, mais il a prévu une pelleteuse pour creuser.

Maintenant on équipe les voitures de société (m’en fous j’ai ma vieille caisse, mais je déteste le principe)  d’espionnage par satellite dès fois que les plus fous de boulot soient en fait dans une maison close et non pas en clientèle à l’heure dite (à la demande générale, tu parles Edgard). Ca réjouit tous ceux qui bossent samedi et dimanche et sont capables de poster un mail à 22 H 40 alors qu’ils ont femme et enfants.

Maintenant on demande à chacun de faire le ménage sur le serveur, alors qu’il y a 6 mois c’était “gardez tout !!!”. Sauf que de garder tout, ça prend une place pas possible. Et le ménage il faut le faire en 5 minutes… Tout en faisant son boulot du jour d’ailleurs qui s’entasse… On a tort de se donner du mal, le ménage il le fait : il ne sait pas ce que c’est : supression directe.

Maintenant ça gueule sur tout le monde. Avant c’était convivial, désormais on ne croise que des visages livides, décomposés. Depuis quelques temps il dit vaguement bonjour d’un air haineux, ne sert plus les mains, et gueule sur tout le monde, sans aucun respect. Depuis qu’il est zen, il a donné à tous une tâche qui ne rentre absolument pas dans ses attributions, à faire en plus, quand on peut, il ne veut pas le savoir. C’est réunion sur réunion, réorganisation totale, décidée de manière unilatérale par lui. Il trouve un dossier sur le serveur qui l’énerve parce qu’il a la flemme d’aller voir de quoi ça cause ? Poubelle. 3 mois de travail de perdu pour celle à qui il avait dit “mettez le là, je vais le classer”.

On bosse et tout à coup le fichier disparait : il ne sait pas ce que c’est, il jette. Il traque tout et il a accès à tout, passe sa journée à espionner tout le monde, d’ailleurs nous sommes prévenus, nos téléphones auront des mouchards et internet aussi. Beaucoup savent qu’ils payent pour ceux (très rares) qui ont abusé, mais là c’est lui qui abuse. Car comme il a accès à tout il sait bien qui va consulter “Je redoute” à l’heure du déjeuner ou bien “petites cochonnes.com”  après retour à 22 H 30, en récoltant un virus qui plante l’ordi….

C’est tout le monde soudain qui a envie de lui flanquer un coup de fusil dans le café. Tout le monde qui vient en marche arrière. Bien sûr il y a ceux qui savent qu’ils trouveront ailleurs dès hier s’ils le veulent et envisagent de partir. Mais il y a les autres… Comme moi, qui vit (mal) de mon seul salaire. Je ne suis pas la seule. Et à l’aube de la cinquantaine il n’y a rien pour une secrétaire, même chevronnée…

Il y a tous ceux et de plus en plus nombreux qui carburent à la pilule rose pour tenir le coup, car ils ont l’impression justifiée (ou non) qu’il veut les pousser à la démission. Tous ceux qui ne dorment plus ou si mal, qui partent de chez eux avec des nausées le matin et qui vomissent le dimanche parce qu’il faut y retourner demain… Les kg qui sont perdus ou pris actuellement, suivant que l’angoisse coupe ou augmente l’appétit, personne ne veut en faire le compte.

Il y a tous ceux qui sont malades de leur travail et sur qui on hurle “si cela ne vous plaît pas, vous n’avez qu’à aller voir ailleurs !!!”. Il y a votre sorcière qui en est tombée à moitié dans les pommes l’autre matin parce qu’il gueulait comme un malade qu’elle n’était “même pas fichue” d’accrocher le tableau dont il avait besoin en urgence dans son bureau, et à qui il a dit qu’il mettait la pression et que ce n’était qu’un début. Il y a celle dont il a flanqué l’armoire par terre en lui intimant de tout ranger en 5 minutes. Il n’y a plus que de l’angoisse à y aller, le dimanche à être malade en pensant au lendemain. Parce qu’il traque tout le monde pour le moindre “s” manquant, du boulot encore et encore en plus, à faire sinon c’est la porte, ou la faute provoquée, parce qu’il a accès à tout et peut tout modifier.

Il y a les mails que l’on s’envoit chez soi en espérant que le disque dur ne pètera pas un câble, comme lui, avec les copies écran de ce que l’on a fait, parce que le lendemain cela a disparu… Il y a un des délégués du personnel qui se prend la tête, parce que c’est le choeur des lamentations.

Si on pouvait la prendre cette porte, volontairement… Comment qu’on lui déposerait la clef sur le bureau en lui disant “je ne reviens pas demain démerdez-vous”. 30 manquants sur 52 tout à coup, ça lui ferait les pieds, mais il sait que ça ne risque pas de lui arriver.

Si euromillion fait fortune… C’est grâce à des gens qui ont mal à leur travail, l’interdiction de s’en plaindre parce qu’eux ils en ont un, et qu’en France le patron peut faire tyran quand il veut…

Et on se demande pourquoi le français est le premier européen à consommer de la pilule rose… (moi sur ce coup là je peux faire exploser les stats). Au lieu de faire un constat, il faudrait se demander pourquoi… Dans ma boîte, la consommation de pilules roses a fait un bond soudain, depuis que le big boss a pété un plomb… Nous sommes désormais une majorité à en consommer pour tenir le coup… Car si l’on s’absente c’est être dans le colimateur pour 6 mois, lui ne s’arrêtant jamais.

Quand on a mal à son travail on a mal partout. Moi j’hiberne en faisant des cauchemars, mais tout à coup sans l’aide de la Faculté, je ne pourrais même plus dormir…

Et c’est aussi regarder le mal que l’on s’est donné, que l’on nous demande de multiplier par deux en précisant hors témoin “sinon c’est la porte”.

Bref c’est une histoire somme toute ordinaire, mais justement, il n’est pas normal qu’elle devienne ordinaire…

Une sorcière sur le point de s’ouvrir les veines pour avoir autre chose à faire qu’à mal dormir… En fait, du coup je suis partie contribuer au déficit de la sécu en allant voir le Docteur Acromion, alors à ce soir…

Edit du retour : une sorcière à qui le docteur Acromion a bien remonté le moral. Ben oui, il me faut des pilules roses, mais la sorcière ne s’arrêtera pas de travailler, ne donnera aucun motif à Truchon pour lui en vouloir, et tiendra jusqu’au bout. Si un jour il veut la guerre, il l’aura…

Posté le 10 février '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.

Quand on a mal à son travail

Quand on a mal à son travail, on a mal partout. Quand on nous retire le droit de travailler sereinement ou de travailler tout court, on nous retire notre dignité.

Merci à tous pour vos gentils commentaires sur mon 300ème post dont je retire le contenu, mais qui reviendra peut-être un jour.

Edit du soir espoir : j’ai enfin compris (toujours rapide, on dirait Albert) les subtilités de canalblog dans le comptage de mes posts. J’ai tout faux…. Merci de ne pas me lapider si vous êtes du genre maniaque à compter les posts et à constater que du coup, j’ai menti sans le vouloir….

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 9 février '07 par , dans Coup de blues. Pas de commentaire.