Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Coup de gueule'

Des nouvelles du front… (1)

ClaudeC’est dans un “Angélique”, qui reste ma saga préférée et qu’il faut réellement lire, que j’ai lu “quand le mauvais se met en route, rien ne peut l’arrêter”.

Comme c’est vrai. Je m’en veux de vous avoir délaissés, mais je m’en veux aussi de ne pas respecter mon propre contrat “blog”.

On peut dire que les choses mauvaises ont commencé avec la mort de papa (j’en ricane tellement c’est CON à dire).

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Posté le 25 juin '17 par , dans Ah ces parents !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues, Coup de gueule, Dans la série Diabolique, Des nouvelles du front. 10 Commentaires.

Et encore des vacances…

6222-000049Parfois j’ai l’impression d’être née à la préhistoire, alors que j’ai vu le jour juste avant la 5ème république (il serait temps d’en changer, c’est mon avis et je le partage, parce que comme moi, elle aurait besoin d’un lifting complet).

En écoutant d’une oreille distraite les infos ce soir,  j’ai appris que c’était à nouveau les vacances Comme je n’ai plus d’enfant à charge scolarisé à la maison depuis longtemps, je suis cela très vaguement. Comme le temps passe…

Par contre tout de suite à suivi l’épisode “sports d’hiver qui vont rapporter un max”.

Cela m’a rappelé les dernières vacances scolaires, qui débutaient mal à deux jours près, parce que les petits chéris, doivent travailler X semaines et se reposer 2 semaines… Et qu’il n’était donc pas question de les faire terminer un vendredi soir au lieu du mercredi, parce qu’à 2 jours près, on n’aurait pas pu compter les morts… Perte sèche parait-il pour le secteur du tourisme, aucun rapport n’ayant été fait sur l’absentéisme qui a résulté de cette idiotie digne d’un énarque…. (Lire la suite…)

Posté le 2 février '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Crise de nerf. 19 Commentaires.

Des nouvelles du front (X sur X)

Femme horrifiéeBen comment dire, cela ne va pas être le top.

2015 n’a pas été l’année du blog rapport à la mort de papa, 2016 ne fera guère mieux… Pourtant je voudrais TELLEMENT pouvoir me consacrer à vous…. Et donc à moi également, mais je suis d’un égoïsme monstrueux.

  • En gros maman s’est fracturé l’humérus droit, mais cela vous le savez, ce qui lui a immobilisé son bras moteur pour au moins trois semaines. Priez avec moi, mes frères et mes soeurs, et si j’avais un marteau, que le 22 décembre prochain on puisse lui annoncer une consolidation certaine, à rééduquer avec modération (avec elle on ne le répètera jamais assez).
  • Donc j’ai fait garde malade, avec fracture le 2, déménagement le 5 et signature de la vente le 7. Si l’arlésienne n’existait pas, je pense que je l’aurais inventée…
  • J’étais en effet totalement épuisée de supporter et d’aider maman nuit et jour. Ma soeur qui bosse, ELLE, a fait tout ce qu’elle a pu pour me ménager des heures de sommeil.
  • Et puis lundi, on était quel jour du mois de décembre lundi ? Maman s’est totalement écroulée de souffrance rapport à sa sciatique, et il m’a fallu appeler le SAMU et passer avec elle 6 heures aux urgences.
  • Après des débats pas possibles avec le médecin qui la voyait LUI, Très BIEN, rentrer chez elle (qui est devenu mon chez moi contre mon plein gré), il a (le médecin) décidé de la garder car même l’emmener pisser ce n’était pas possible.  J’avais en effet, suggéré, de ma voix la plus sirupeuse possible qu’IL l’accompagne lui-même aux chiottes. Il n’a pas apprécié, mais bon il n’a pas eu le choix. Je suis très désagréable quand il le faut… (Lire la suite…)

Posté le 17 décembre '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule. 10 Commentaires.

Le ravage du “j’entasse” qui saute généralement une génération… (1)

fouillis-copierVous remplacez le bordel par des bouquins, et vous éviterez ainsi de venir m’agresser en me demandant comment il se fait que les livres de ma mère ne sont toujours pas triés (Pulchérie avait un jour mis en illustration une photo de 2 bibliothèques de mes parents, mais je ne l’ai pas retrouvée…)

Et évitez-vous de sauter une page, ce serait dommage…

Si je dis que le “j’entasse” saute généralement une génération, ce n’est pas pour rien.

En effet, j’ai pu constater que la grand-mère maternelle d’Albert jetait un peu tout et n’importe quoi. En réaction sa fille gardait tout, et en réaction ses filles jetaient un peu tout et n’importe quoi et Albert idem.

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Posté le 26 octobre '16 par , dans A lire, à relire, à découvrir, Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Crise de nerf. Pas de commentaire.

Le désertique mois d’aout (enfin, tout dépend où vous vous trouvez)…

aoutLes terroristes ont-ils réussi leur coup, en mettant notre pays KO ????

Non, c’est le mois d’août… J’ai déjà gueulé en 2009 au sujet du mois d’août, mais cela ne fait qu’empirer.

Si que j’avais été dans le coma jusqu’au 1er août, j’aurais pu me situer dans l’année, en me réveillant, rien qu’en regardant le parking de ma résidence. 3 voitures sur 4 manquent à l’appel, ça fait vide. Moralité on perd l’habitude de faire un créneau et à la rentrée on conduit comme une quiche… Tous les commerçants sont fermés PARTOUT, sauf U, c’est grandiose. (Lire la suite…)

Posté le 14 août '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Dans la série Diabolique. 10 Commentaires.

Le fils imaginaire… (1)

Chromosome XYC’est assez joli à regarder, mais c’est le reflet d’une triste réalité : naître XY dans notre monde, c’est mieux que de naitre XX.

Loin de moi de vous parler de tout ce qui peut être négatif qui attend les XX (parfois la mort dès la naissance), sauf qu’encore maintenant, dans les pays développés, on prend en règle générale les femmes pour des connes, dès qu’elles ne sont pas accompagnées d’un HOMME.

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Posté le 21 juillet '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule. 12 Commentaires.

La vengeance ne nous appartient pas toujours…

6222-000049J’en ai un peu marre pour le moment, de la CNAV qui est actuellement dans mon collimateur (mais je j’ai pas de bazooka), qui vous raccroche au nez dès que vous demandez des explications-j’attends, bref, on reviendra aux papiers plus tard (car ce n’est pas terminé).

Après Truchon qui m’avait remerciée après 9 années de bons et loyaux services, et sur lequel je reviendrai, pour les nouveaux, j’avais eu la chance extrême de retrouver du travail au bout de 8 mois. A 50 ans, c’était un exploit…

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Posté le 20 janvier '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Dans la série Diabolique. 14 Commentaires.

Bon ben ce n’est pas le tout…

Nous sommes le dimanche 10 janvier, l’année n’a pas vraiment démarré sur des chapeaux de roues, mais il va falloir que je m’y remette, car bon, les vacances, cela va un peu, mais il faut bien en terminer un jour.

J’ai tellement à râler (pour l’instant) contre notre chère administration, que je ne sais pas par quel bout la prendre… J’ai découvert en effet certaines lois et surtout leurs effets pervers, tellement aberrantes que je me demande COMMENT IL EST POSSIBLE QUE PERSONNE N’EN PARLE JAMAIS !

En tous cas, je sais par quel bout vous prendre, et j’espère pouvoir le faire avec humour.

Juste une petite demande de ma part : si vous êtes ou vous sentez concernés par ce qui suivra dès demain (ou après-demain), n’hésitez pas à commenter, cela me fera du bien et pourra peut-être faire avancer le schmilblick… Quand je gueule, c’est tout de même aussi pour cela : faire bouger si possible les choses (vaine illusion ?)

Merci pour vos voeux (toujours pas le coeur à dire “bonne année”), et donc, au plus tard, à mardi…

Posté le 10 janvier '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule. 2 Commentaires.

Quand je serai grande, je serai écrivain.

Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivainecrivain-3.

Coucou
Je lisais ton post ce matin, et ça m’a fait rire (c’était l’oeil qui fait pouêt).
Et je me suis dit que tu écrivais décidément trop bien pour te cantonner à ton blog. (le reste nous appartient, sauf que j’ai dû rectifier deux fautes de sa part, et que le “décidément trop bien” c’était un peu trop pour moi…. Si vous ne l’avez pas compris, je me hais…).

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Posté le 17 décembre '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 37 Commentaires.

Il y croyait… 11 novembre 1918 – 8 mai 1945

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Il y a eu un jour 3 frères très proches, qui s’adoraient. Une enfance de rêve malgré la tourmente passée et celle à venir.

Des enfants de la soeur de Louis, pas d’Alphonsine. Des enfants de Léontine.

Des garçons. A une époque la famille côté maternel pour moi, ne savait fabriquer que ça. D’ailleurs de tous les côtés, il n’y avait que cela : des garçons.

Et les cris ont commencé bien avant 1940. Les hurlements de 3 hommes juste adultes et pas d’accord du tout du tout. Léontine en tremblait dans sa chambre de ses fils s’insultant tout à coup, se détestant, chacun étant certain de détenir la vérité.

Il y avait l’aîné qui avait gardé une jambe raide depuis la guerre d’Espagne à laquelle il avait participé de son plein gré, soutenu par le petit dernier et un silence poli de la famille. Il y a des silences OUI et des silences NON, c’est ainsi dans la vie… Là, le silence poli c’était “oui” et il se savait totalement soutenu.

Hurlant plus fort que les autres :  le cadet, résolument pour la grande Allemagne, une Europe déjà, promise pour un Reich de 1000 ans.

Alors ça gueulait tous les soirs,  l’aîné obligé de se servir d’une canne pour marcher et menaçant le cadet avec, le petit dernier étant admiratif, et l’autre criant au boiteux qu’il avait choisi le mauvais camp, qu’il boitait pour rien, pour du faux, que l’avenir était dans la dictature, l’ordre strict, l’épuration ethnique. Alors cela hurlait encore plus. Et entre frères c’était la haine. Il y en avait toujours 2 ou 1 qui manquaient pour le dîner sacré du soir, ils avaient pu juste s’entendre sur ce point très particulier.

Et Léontine en était malade, chaque soir. Son mari, grand blessé de 18 n’entendait quasiment pas, sauf le mot “allemagne” qui lui déclenchait des crises d’épilepsie. Ses fils attendaient que lui, dorme enfin, avant de s’affronter, comme 3 fauves, dans l’arène du salon familial, la haine aux yeux, la voix rauque, les muscles gonflés prêts à servir pour du vrai…

Son opinion, le cadet l’a tenue jusqu’au bout du bout, du tout.

Il est vrai que pour toute la famille, être rentré dans la résistance ou être resté neutre (il n’y avait que peu de héros finalement, sauf Robert Benoist (ICI)) était le mieux que l’on puisse faire. Mais il était seul contre tous. Peut-être que cela a été une vraie motivation. En tous cas il avait choisi son camp en étant sincère. Il y croyait. C’est ce qu’il a dit à sa mère avant d’être fusillé en 1944. A une époque tellement troublée qu’on ne sait pas qui avait tort ou raison.

Il y croyait vraiment, aux forces mauvaises des juifs, aux races inférieures, à l’horreur des francs maçons. Il le pensait vraiment que les allemands se battaient pour du pur. Il voyait vraiment les bolchéviques sur le sol français. Il oubliait tout simplement que des francs-maçons, il y en avait beaucoup dans la famille et qu’ils ne voulaient de mal à personne, sauf qu’ils ne lui ont pas, au moment crucial,  pardonné de trahir leur camp car rien n’est neutre dans les temps troublés. Tous les francs maçons de la famille se sont élevés contre lui, se sont révoltés contre une image fausse d’eux qu’il renvoyait. Juste comme ça, juste avec des attitudes, des négations bien montrées, sans rien de plus. Eviter de lui parler, faire celui qui ne l’a pas vu, pour ne pas répondre à une provocation, pour oublier de l’inviter à un anniversaire, une fête de famille.

Il oubliait et reniait tout, parce qu’il y croyait vraiment.  Il avait été avalé par la doctrine, subjugué par la grande Allemagne. Il revivait l’ancienne guerre à sa manière. Mais il y croyait et se sentait tellement seul chez les siens, qu’il a trouvé une autre famille.

Il n’a pas reculé devant ses vraies croyances. Disparaissant devant ses frères pour tout de même ne pas trop en savoir et ne rien avoir à dire, il a été un collabo actif, avant d’entrer dans la milice, sa vraie famille désormais,  avec au coeur, l’idée qu’il avait raison. Il y a cru jusqu’au bout.

Toute la famille, même ses frères, ont eu tout de même de l’admiration pour lui, jusqu’au bout. Parce qu’il s’était battu pour un idéal auquel il croyait. Pour la famille c’était important, même si tout le monde pensait qu’il se trompait, et qu’en se trompant, il avait approuvé trop d’horreurs qu’il appelait des erreurs.

Beaucoup de ses proches se sont détournés de lui. Pour aller le voir en prison, juste avant son exécution, il n’y a eu que sa mère (mais une mère reste une mère, et la résistance l’a laissée passer),  le benjamin qui pourtant s’était battu de l’autre côté du miroir, donc on l’a laissé passer également. Pour s’entendre dire : “tu t’es trompé”.

Et un oncle grand maître d’un ordre qui lui a tendu la main de la franc-maçonnerie en se refusant de juger, restant fidèle lui aussi à lui-même et à ses croyances profondes. L’aîné avait disparu avec sa canne dans “nuits et brouillards” pour revenir en 1945, mais tout le monde disait qu’il serait allé malgré tout voir son frère, la veille et le jour de son exécution. Il l’a confirmé en rentrant, fantôme survivant au bout du compte et au bout des erreurs de son frère.

Et celui qui croyait a répondu, fidèle en ses croyances : “non c’est vous qui vous trompez… Moi j’y croirai jusqu’au bout”.

“Pourquoi papa n’est-il pas venu ?, pourquoi ne m’a-t-il pas écrit ?”.

Le père, mutilé de 18, avait renié son fils, mais “faisait” comme s’il ne s’en rendait pas compte. L’a-t-il regretté ? nous ne le saurons jamais. Sans aucun doute a-t-il entendu de loin la salve, tueuse de la chair de sa chair et en a-t-il été anéanti. Car il n’était pas loin du lieu d’exécution en ce petit matin blême où celui qui croyait ou n’y croyait pas, a refusé qu’on lui bande les  yeux pour affronter ses bourreaux, tous ceux qui se trompaient…

Parce que le fils croyait, lui, qu’il avait raison et ne s’était pas battu inutilement… Qui peut accepter de s’être battu pour rien ? Qui meurt pour rien ?

Il y croyait, tout le monde s’en souvient. L’oncle grand maître a décrété que chaque opinion est valable quand elle se vit jusqu’au bout et qu’il n’y avait pas à renier le sang de son sang. Jamais il n’a dit quoi que ce soit contre le sang de son sang, contre une pensée réellement sincère, même si, nous l’avons compris bien après, cela avait dû lui peser.

Mais dans la famille, cette foi obstinée  faisait penser aux inquisiteurs de jadis. Eux aussi pensaient qu’ils avaient raison.

Où est la vérité ? Quand tout bascule autour de nous ?

Il n’avait pas de tombe, alors les franc-maçons de la famille honnis par lui, lui ont érigé un petit mémorial, quelque part dans la forêt, à un endroit que seuls ceux qui ont du coeur et connaissent l’histoire familiale peuvent retrouver.

Curieusement, ce mémorial n’est pas loin de l’endroit où Madeleine a choisi d’en finir.

Destinée ?

Il n’a pas su, le 8 mai 1945, qu’il faisait parti du camp des perdants, il s’était déjà anéanti dans la terre d’une fosse commune, avec toujours la foi chevillée au corps, la certitude d’être une victime… Alors que le monde d’après le 8 mai 1945 faisait de ses frères les vrais héros.

Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps, d’avoir à choisir un camp.

Je sais que certains m’en voudront de rendre hommage à un homme qui avait tout faux et que d’autres en profiteront pour venir me dire que ce post rend enfin hommage à la vérité. Je les mets tous dans le même panier : allez voir ailleurs… Ce blog n’est pas politique mais juste le reflet de vies ordinaires…

Posté le 8 mai '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule. Pas de commentaire.