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'Dans la série Diabolique'

Comment se pourrir la vie

Se_pourrir_la_vie_56800795Si votre vie n’est qu’un long fleuve morne et tranquille (genre la Seine qui n’a comme seul projet mirifique que celui de laver les pieds du zouave du pont de l’Alma), même pas parsemée d’embûches de temps à autre, si vous vous ennuyez, si vous êtes une femme désespérée par tant de mornitude, je vais vous expliquer comment vous pourrir la vie et lui donner un sens (enfin) et un peu de piquant.

Attention, il faut une discipline de fer si vous êtes du genre Bree dans Desperate Houswifes ce que je ne vous souhaite pas (d’ailleurs vous n’auriez besoin d’aucun conseil, n’en cherchant pas), mais il faut ce qu’il faut pour rendre la vie plus pétillante, donc :

  • Mettre systématiquement toutes les factures dans une boîte à chaussures et n’ouvrir la boîte que pour y mettre une nouvelle facture. Ignorer les autres et les rats qui vous les ont envoyées

  • Faire la sourde oreille au « dernier avis avant poursuites » envoyé par le fisc (c’est qui ce mec ?). Porter plainte contre Mr Fisc qui vous harcèle, nonobstant la tronche de celui qui reçoit la plainte.

  • Ricaner devant la lettre de l’huissier du fisc (encore lui !)  qui parle de venir pointer vos biens avant d’en faire saisie

  • Ne jamais pointer son relevé de compte

  • Faire ses comptes sur le chéquier qu’on utilise une fois par mois en oubliant les prélèvement automatiques et la carte bleue que l’on utilise elle, tous les jours. Comment qu’on est riche !

  • Aller claquer 1000 Euro alors qu’on est dans le rouge

  • Renvoyer la lettre de relance du syndic en précisant “DCD” pour voir…

  • Persister à penser qu’un retard (de règles) de 9 semaines et demie est dû à notre grippe

  • Savoir qu’Albert nous prend pour une conne mais le laisser persister sans faire de remarques

  • Laisser les enfants squatter le téléphone sans faire de commentaires « en attendant que ça leur passe » !!! (cela leur passera quand ils paieront leurs factures, dans environ 20 ans)

  • Préciser « donnez de l’autorité à un imbécile et il en profite » au flic qui nous a arrêtée parce qu’on a franchement ignoré le stop (quel stop ?). Persister à prétendre qu’une branche cachait le panneau et que fait la maréchaussée à ne pas couper la branche au lieu de tyranniser une innocente ? Tous des cons, incapables de se servir d’un sécateur ! La bave aux lèvres ils adorent alors se promener avec un bout de savon dans la voiture pour se faire bien voir, et voir après comment que la vie est pétillante.

  • Dire « je t’emmerde » au loubard qui vient de nous bousculer et qui est accompagné par 5 copains qui ont l’air aussi sympathiques que lui

  • S’il ne réagit pas lui dire qu’il est vraiment moche et a l’air très con avec ses boutons plein la figure pour voir s’il réagit

  • S’il ne réagit toujours pas (j’ai des doutes) lui proposer de le violer lui et ses copains, malgré leurs pustules, car vous voulez faire le bien autour de vous.

  • Attendre la dernière extrémité pour se rendre à reculons chez le dentiste, ce qui se produira un dimanche à tarif prohibitif

  • Prendre ses antibiotiques un jour sur deux, n’importe comment, si encore on y pense, quand on héberge un Strepto….. Staphylo… doré. On a les moyen au moins, l’argenté connaît pas, la résistance aux antibiotiques des trucs en Ocque n’étant qu’une sombre légende

  • Déchirer et piétiner la contredanse sous l’œil torve du représentant de la loi qui vient de nous la glisser sous l’essuie glace en articulant bien « mort aux vaches ! Vive Pétain ! »

  • Ecouter systématiquement le Requiem de Mozart et la Marche funèbre de Chopin quand on commence à avoir le cafard

  • Tromper Albert en semant des indices dans tout l’appart. S’il est distrait glisser un caleçon qui n’est pas le sien sous son oreiller.

  • Le réveiller à 3 heures du matin en disant “faut qu’on parle“, alors qu’on a rien à dire et exiger de sa part des explications sur rien, il va adorer.

  • Laisser grande fille et fille cadette faire leur crise d’adolescence sans manifester quelques désaccords sur certains principes

  • Laisser nos parent nous traiter à 45 ans comme si l’on en avait encore 5, ne jamais rien rétorquer et ruminer de préférence la nuit ce qu’on aurait pu leur répondre en les sciant.

  • Tomber systématiquement amoureuse (ou amoureux) du même genre de personne alors que c’est le genre qui va nous faire fatalement souffrir

  • Avaler l’huître qui a une drôle d’odeur, avec le sourire

  • Attendre d’avoir des crampes dans la mâchoire et un trismus évident pour n’importe quel étudiant en médecine de première année, pour vérifier la validité de nos vaccins, alors qu’on s’est ouvert la main sur un barbelé rouillé il y a 10 jours et que notre dernière piqûre remonte à 15 ans minimum

  • Faire comme si de rien n’était alors que le lave linge fait de plus en plus un drôle de bruit et la voiture idem

  • Ignorer le goutte à goutte de la chasse d’eau qui se transformera en cataracte un dimanche (le dimanche est un jour riche en surprises)

  • Narguer le juge pendant l’audience de conciliation alors qu’on est 200 % dans son tort (Albert)

  • Faire celui ou celle qui n’a pas reçu la « sommation à communiquer les pièces dont liste ci-après » envoyée par le juge précédemment nargué (toujours Albert qui a toujours aimé persiter et signer)

  • Boire un triple porto pour se remonter le moral, nonobstant la notice qui précise « l’absorption d’alcool est FORMELLEMENT déconseillée pendant toute la durée du traitement ». Enchaîner sur deux verres de blanc pour digérer l’huître fatale et terminer avec du pousse café sans avoir pris de café

  • Prendre pour des imbéciles les 17 personnes qui nous disent unanimement que notre meilleur « copain » leur semble avoir des vues sur nous, autre que de copinage jusqu’au jour où le meilleur copain essayer de nous violer.

  • Faire la sourde oreille aux 17 mêmes qui nous serinent de laisser tomber Marc Antoine qui nous prend visiblement pour une conne

  • Le SIDA, connaît pas, une capote c’est quoi ? Hein ?

  • Acheter un dictionnaire médical et le lire de A à Z (c’est simple : on a tout)

  • Faire son testament pour découvrir qu’on a un rang de perles, un piano et point barre

  • Répliquer “pouet pouet” au patron visiblement irrité par tout le monde et sur le point de faire quelques licenciements, qui nous suggère de classer nos dossiers qui menacent de faire s’écrouler notre bureau

  • Faire “pouet pouet” également au banquier qui nous appelle pour nous signaler que…

  • Lui raccrocher au nez en pouet pouetant, en s’arrangeant pour qu’il entende bien le “quel con celui là !” que l’on ne murmure pas en raccrochant

  • Ne pas aller chercher le recommandé dont on sait ce que c’est vu que la lettre d’origine est au fond de la boite à chaussures, et faire comme si on n’avait pas reçu d’avis (ne rien payer, récupérer l’original dans le fond de la boite à chaussures n’étant pas du jeu du tout)

  • Partir en Egypte ou en Afrique à tout le moins, sans médicaments anti tourista et boire l’eau locale sous le prétexte qu’il faut s’immuniser contre tout

  • Acheter un Danois (le chien) alors que l’on vit en studio et que l’on n’a aucune autorité

  • Faire comme si on n’avait pas vu le flic qui sifflait en nous regardant (ne jamais regarder un flic, il nous arrête illico s’il croise notre regard), et accélérer alors qu’il était indiqué “vitesse limite : 30″

  • Rétorquer “et mon cul c’est du poulet, pauvre con ?” au gendarme qui nous demande “les papiers afférents à la conduite du véhicule”

  • Acheter de l’acide nitrique, de la glycérine et… (je ne suis pas un repère de terroristes non plus, même si j’ai des souvenirs de chimie et c’est dingue ce qu’on nous apprenait) tout ce qu’il faut pour faire sauter l’hôtel des impôts, faire sa tambouille dans la cuisine alors que rien n’est plus dangereux que de la nitro-glycérine en cours de préparation (pas pour rien que Nobel l’a solidifiée)

Bon bah maintenant que vous ne vous ennuyez plus, je m’en vas aller faire du point compté devant la TV, ça occupe de broder des pastèques…

Posté le 19 septembre '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Lunettes : vade retro…

LunettesA une époque Delphine m’a tannée (le terme est exact) pour que je l’emmène chez l’ophtalmo rapport à des problèmes de vue insupportables.

Consultation donc, au cours de laquelle l’ophtalmo lui a apprit qu’elle avait une vue parfaite (consternation de Delphine, je ne voyais pas où elle voulait en venir), mais peut-être une petite fatigue dans la mesure où elle était étudiante (quoique à l’époque elle ne s’usait pas les yeux sur ses cours comme maintenant, elle usait plutôt ses oreilles avec le téléphone !). D’où prescription de lunettes de repos. Youpee !!!! Je ne comprenais toujours pas : pourquoi ces ruses diaboliques pour avoir des lunettes ????

J’ai compris en voyant Delphine chausser sa paire de lunettes chez le marchand à qui j’avais précisé “le moins cher”, n’ayant pas de mutuelle à l’époque. C’était le sosie de Sophie Marceau dans “l’étudiante”, enfin, quelque chose dans le genre. Les lunettes la rendaient encore plus jolie. D’où le besoin de lunettes. N’importe quelle paire faisait l’affaire et le marchand s’est fait un plaisir de lui en proposer plusieurs car elle pouvait porter n’importe quoi en terme de lunettes ! (Comme Mrs Morgan avec les chapeaux, moi avec un chapeau autre que canotier je fais “melon” et avec des lunettes je fais “méchante à mort, fuyez” sauf pour les lunettes de soleil que je choisis avec soin et qui me font 10 ans depuis que j’ai appris à ne plus m’assoir dessus (en les mettant dans la poche arrière du jean)).

Delphine mit ses lunettes régulièrement le soir en regardant la TV, tout en bossant (efficace pour mémoriser les cours) pendant 3 mois. Puis déménageat pour Paris et devinez ce que j’ai retrouvé dans sa chambre un jour de délire (de rangement) ? Les lunettes.

Je lui ai demandé par téléphone si ses lunettes convenaient toujours. “oui oui je les porte tous les jours” “pourquoi diantre sont-elles dans ton ex chambre ?”. Silence consterné en réponse. Le stade “Sophie Marceau” était dépassé et elle séduisait sans verres.

Mais je bavarde et je m’égare. Tout cela pour dire que moi l’instant fatidique où je vais devoir porter des lunettes approche à grand pas. Et je ne supporte pas cette idée.

Je suis née avec un oeil d’aigle. On m’a diagnostiqué un 17/10 à 30 ans sur une conjonctivite et l’impression que je perdais la vue. On va me dire : 17/10 ce n’est pas possible. SI. 10/10 c’est une vision normale. Il y a moins bien et il y a mieux. Un pilote de ligne se doit d’avoir 12/10 à un oeil, l’autre se devant d’avoir 10/10. Une américaine a fait un jour la une des journaux parce qu’elle pouvait les lire à 7 mètres de distance (même les petits caractères) et repérait bien Saturne, vu qu’elle voyait nettement l’anneau…

A l’époque du billet de 50 F, je savais que les lignes étaient des caractères énonçant des noms d’aviateurs car je les lisais parfaitement en m’approchant un peu. Et maintenant de près, tout se brouille un peu et plus je m’approche et plus c’est brouillé. Pas trop, je n’ai pas encore tendance à écarter les bras jusqu’au moment où ils seront trop courts, mais un peu, et celles dont les blogs ont des petits caractères m’obligent à mettre les lunettes de repos de Delphine ! Au boulot les myopes qui se cachent sont ma terreur, qui m’impriment du caractère 6 et s’approchent pour vérifier qu’il y a bien tout…

L’âge arrive à grand pas, et le besoin de lunettes pour lire de près se précise. J’adoooore d’ailleurs les commentaires “tu as 48 ans c’est bien tard pour des premières lunettes, ne te plains pas…”. Si je me plains, les autres je m’en fous dans ce cas précis. De loin ça va toujours et même très bien, mais mettre des lunettes… L’idée m’insupporte. Je ne suis pas Delphine et je n’ai aucun point commun avec Sophie Marceau… Je suis môôôche avec des lunettes, au secours !… En plus je lis beaucoup, je vais être beaucoup moche !

Une sorcière ronchon n’ayant pas trouvé de sort contre les yeux vieillissants…. (mais qui cherche) (mais de toutes manières la vie n’est qu’un long calvaire grrmllfumff)

Posté le 15 septembre '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le martyre de la photo d'identité

Simone_02Sur cette photo : la maman de Jean Poirotte, autrement dit ma grand mère paternelle.

Zolie vous trouvez pas ? Elle l’était effectivement, et même plus que jolie. Mais elle n’était pas folle elle, elle allait se faire photographier chez un photographe professionnel qui coûtait moins cher qu’on ne croit et lui tirait 50 exemplaires de ses nombreux portraits (tout le monde en a, dont moi 15 à tous les âges, elle est toujours sublime). Mon autre grand mère faisait comme elle, et un jour je vous la montrerai : impossible de me reconnaître dans la rue avec les photos de mes grands mères : l’hérédité n’est qu’un long calvaire et mon incognito assuré (surtout quand on sait que Delphine tiendrait plutôt de la photo et que je ne vois pas pourquoi cela saute 2 générations, même si je suis heureuse d’avoir des filles ravissantes (Pulchérie tient de l’autre grand mère…).

De nos jours il est fréquent que l’on ait besoin d’une photographie dite “d’identité” (pas comme ici), et là le parcours du combattant commence, car il est exceptionnel que l’on s’adore via ce biais.

Déjà en règle générale, on se trouve moche, donc on s’adooooore tout particulièrement en photo, surtout quand le bon copain qui fait “clic”  choisit le moment où l’on ferme les yeux en disant “bof” avec une grimace, un verre de beaujolpif à la main. C’est divin.

Donc, il faut une photographie qui nous ressemble et ne fasse pas peur au douanier pour éviter la fouille… de nos bagages. Une qui ne fasse pas douter le flic qui contemple notre permis de conduire d’un air dubitatif, et contente l’ambassade des USA qui essaye de dépister les terroristes avant de délivrer un visa (en plus la photo est fichée et fera le tour du monde).

On teste la cabine automatique. Généralement quand je récupère les clichés (on a le choix et on se trompe toujours), je me retrouve rousse alors que je suis blonde, ce n’est plus de vagues cernes que j’ai sous les yeux mais carrément des lunettes, et j’ai le nez en biais alors qu’après vérification il est normal (il faut bien que quelque chose soit normal chez moi). Je déprime donc à mort.

La dernière fois que j’ai été obligée d’aller me faire tirer le portrait en 12 exemplaires, un rat italien m’avait chourré tous mes papiers avec le portefeuille qui allait avec et le fric qu’il y avait donc dedans. Contrainte et forcée de me faire refaire : carte d’identité, permis de conduire et passeport. Direction la cabine automatique. J’en suis ressortie avec la bave aux lèvres en déchirant les clichés pour que personne ne les mette dans une sordide collection, et j’ai filé droit chez le photographe.

Une femme en sortait avec la mine d’un abominable tueur psychopathe potentiel, et j’aurais dû me méfier. Car le photographe n’a pas fait dans la dentelle, a essayé de me refourguer de la couleur à quoi j’ai dit non avec fermeté, m’a demandé de baisser la tête, m’a fait le fond d’oeil et m’a tendu 15 minutes après de quoi rameuter à mes trousses tous les flics de France et de Navarre en me précisant “vous êtes particulièrement réussie”.

Si cette chose là, sur les 12 carrés c’était moi particulièrement réussie, je n’avais plus qu’à aller m’ouvrir les veines ou aller tuer quelqu’un, comme la femme que j’avais croisée, et que j’aurais dû interroger avant de m’enfuir. Mais comme j’étais particulièrement réussie, je n’ai pas osé retenter un autre tirage : de peur que je sois ratée au deuxième essai.

Avant… Il y a très longtemps, les photographes faisaient poser avec ou sans sourire, recherchaient le meilleur profil, choisissait le fond adapté à leur modèle et même pour l’identité, ils faisaient du joli (j’étais ravissante sur mon permis qui circule en Italie, mais bon j’avais 20 ans tout en n’étant pas plus photogénique qu’aujourd’hui). Maintenant ils vous font asseoir devant 12 personnes qui attendent, font clac et vous tendent de quoi faire un serial killer de plus. C’est donc à cela que je ressemble sur tous mes papiers d’identité. Manquerait plus que le fisc nous demande notre photographie, je ne vous cause pas des 50 % qu’on se prendrait pour avoir essayé de traumatiser un honnête fonctionnaire…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 5 septembre '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

24 H chrono : que du bonheur

24_H_Chrono_ca30156L’histoire commence comme un conte de fées “il était une fois” et non pas comme un songe d’Athalie “c’était pendant l’horreur d’une profonde nuit“, ce qui est bien dommage.

Parce que sinon elle se serait méfiée Dame Venezia (elle se reconnaîtra).

(C’était pendant l’horreur d’un beau…) Un beau jour de printemps flamboyant et chaud (c’était avant le 21 juin), un homme partit un jour en gambadant, mettre en service une installation importante et urgente (tout est urgent, je vous l’ai déjà dit, un jour la terre s’arrêtera de tourner, faut suivre) qu’il avait mise au point. Manque de bol, tout était effectivement au point, mais il y avait une pièce (détachée mais à 3000 euro tout de même)  forcément importante qui s’avéra défectueuse lors de la mise en service (on ne peut pas compter sur les fournisseurs, ce sont vraiment des nuls !).

Donc besoin urgent de la dite pièce pour le vendredi 14 heures au plus tard. Un message étant envoyé par pigeon voyageur pour réception le mercredi midi “envoyer pièce pour vendredi 14 heures au plus tard – stop – sinon client bloquera règlement – stop – me la faut absolument – stop – sinon m’ouvre les veines en écoutant Dorothée – stop”.

Dame Venezia ne pouvait laisser son chef s’ouvrir les veines dans de telles conditions et mit dont tout en oeuvre pour que la pièce arrive en temps et en heure, après avoir envoyé pigeon voyageur à son tour ” ne pas t’ouvrir les veines – stop – surtout pas Dorothée – stop – m’occupe du problème – stop – te tiens informé – stop – laisser pigeon me revenir donc ne pas lui donner de maïs – stop”.

Après envol du pigeon, appel au fournisseur pour lui faire savoir qu’il était scandaleux qu’une pièce neuve de ce prix ne soit pas apte à fonctionner au premier coup de manivelle. Faut tout de même penser aux chinois qui pédalent dans la cave NDD !

Appel en retour (le jeudi 12 H) du fournisseur, en Angleterre nord quart nord est !  “il est effectivement anowmal que la pièce soit défectueuse, nous vous en faisons pawvenir une de wemplacement immédiatement à nos fwais, elle sewa à Pau vendwedi midi au plus tawd, le twansporteuw nous l’a assuwé” (Non ce n’est pas autant en emporte le vent, c’est l’accent anglais !) – “nous adrwesser la pièce défectueuse en wetour” (n’a pas perdu le nord quart nord est)

Le vendredi matin, dame Venezia se connecta donc sur Internet pour suivre le colis dont les coowdonnées lui avaient été données par le fouwinsseuw qui avait fait son maximum. A Boeing transport maintenant d’agir via le n° 38562985 bis agémenté d’un AZ 49 B 65 HNJNTZ (n° à transmettre en cas de réclamation) .

24 H chrono c’était annoncé. Ils pouvaient le faire (les transporteurs, donc boeing transport).

Donc le colis parti le mercredi à 18 heures fit : Schrulg – Manchester – Manchester – Londres – Londres – Paris. Jusque là tout allait bien. De Paris à Pau, il ne manquait qu’un bond. D’autant que le colis était à Paris le vendredi à 1 heure du matin. Ces braves gens des transports tout de même… Nous étions émues dame Venezia et moi même (moi je pistais un portable oublié dans un TVG mais nous compatissions mutuellement à nos malheurs, le sien dépassant le mien)

Car après ce fut : Paris – Franckfort – Franckfort – Rennes (??????) (les choix des transporteurs sont impénétrables)

Le colis coincé à Rennes à 10 heures, Dame Venezia envisageat de prendre son cheval et d’aller le récupérer elle même. Trop tard. Le colis était parti par avion pour…. Toulouse.

OK. Toulouse/Pau ce n’est pas la mer à boire. Sauf que le transporteur appelé précisat que Pau n’était pas un aéroport desservi par la compagnie boeing transport “quel est le crétin qui vous a dit que cela pouvait être livré aujourd’hui à midi ?” Ben vous… Au fournisseur (vérifier, il y avait bien un mail attestant des affabulations du transporteur au fournisseur). En fait Toulouse/Pau se fait en cariole à âne et le vendredi c’est limité, les chauffeurs de carioles étant en RTT tous les vendredi AM pour se préparer au WE. Livraison prévue pour lundi 14 heures au mieux (prévoir qu’un âne se mette à boiter).

Dame Venezia me demanda si j’avais du Dorothée sous la main pour s’ouvrir les veines sans regret vu qu’elle avait perdu quasiment 24 heures à pister le colis, pour rien. Non… Moi une fourmi me suffit… (z’avez qu’à suivre). L’homme de l’art décrétat à 15 heures qu’il était grand temps pour lui de regagner son foyer (Pau/Paris en cariole à âne), et que cela attendrait bien finalement… D’ailleurs le client n’avait pas vu la fuite (habilement redirigée dans sa botte gauche inondée) et avait payé (si mon syndic pouvait être aussi aveugle !!!).

Mais sinon c’est juré : en 24 H chrono, ils peuvent le faire pourvu que l’aéroport soit bon et qu’ils pensent à vous préciser si oui ou non c’est OK sans se tromper…

De toutes manières ils vous diront toujours que c’est OK. C’est après qu’un homme enfin honnête vous demandera quel est le crétin qui vous a assuré que Boeing transport avait une liaison avec Triffouillyes les oies… A vous tout de même de payer le dit transport…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 24 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Mon P.D.B.D.M de tiroir de cuisine

Femmes_bricolant_jk7163_001Lorsque j’ai emménagé dans mon appartement, j’ai bénéficié d’une réduction considérable sur la cuisine neuve que j’achetais. En fait je pense que les rats vendeurs de cuisine voulaient se débarrasser de ce modèle et qu’ils ont été bien contents de me le refourguer.

Jean Poirotte me l’a installée et je précise qu’étant menuisier de métier, il n’a pas fait n’importe quoi. Elle n’est pas mal mais blanche (je déconseille, une trace de papatte de Diabolos se voit sur l’évier comme un furoncle sur le nez).

Passé un délai trop bref, me voilà un beau matin tirant sur un tiroir (c’est fait pour) avec l’idée saugrenue d’attraper une petite cuillère. Et voici le tiroir qui se décompose et la façade avant me dégringolant sur le pied. Ca fait mal.

C’était samedi, je suis donc partie en éructant direction Castorkarma pour acheter colle à bois, clous multiples, que ça à faire.

Récupération du contenu du tiroir, et des morceaux le composant. Fastoche me suis-je dit devant les morceaux à assembler, j’adore les puzzles (surtout les 6000 pièces représentant une montagne et 1000 sapins enneigés, je le sais que je suis folle). Un peu de colle à bois et tout ira bien. Sauf que quand la face avant du 5 pièces était emboitée la face arrière se débinait, que le fond du tiroir s’était vrillé, que quand les deux faces avant et arrière étaient correctes, les côtés faisaient la tronche… Après deux heures de gros mots, le tiroir était comme neuf, et interdiction aux filles d’y toucher, le temps que la colle à bois sèche (48 heures sans table de cuisine sur laquelle j’avais mis la chose à sécher, et les filles menacées des galères se tenant à carreau pour une fois).

3 ans passent (déjà ?) et un beau matin, vlabadaboum, le tiroir décide de se révolter pour une raison obscure. Face avant sur le pied (l’autre) et tout à refaire, sauf que Jean Poirotte me déclare qu’il ne faut pas remettre de colle sur de la vieille colle (sans proposer ses services, quelle ingratitude !). Faut gratter. C’est passionnant de gratter de la vieille colle dans des recoins inaccessibles au son de “quand c’est qu’on mange ?”, après être allée faire 2 heures de queue chez Castorkarma pour du papier de verre. Recollage du tiroir révolté avec de la super glu (faut ce qu’il faut), au fur et à mesure du remontage. Impec. Consigne absolue : ouvrir ce tiroir avec délicatesse et en lui parlant gentiment. Mais quand une mère/épouse donne des consignes, elles ne sont jamais suivies ou pendant seulement 8 jours (au mieux). Donc ce qui devait arriver arriva : le 14 juillet le tiroir décida que c’était aussi ma fête et se répandit sans grâce sur le sol de la cuisine (une fourchette plantée dans le pied, une, et c’est toujours sur moi que cela tombe)

A moi les grands moyens, vu l’état du pied. Colle, clous, et scotch fort pour soutenir la structure d’ensemble (très esthétique quand le tiroir est ouvert, le scoth marron). Et ce matin…. Devinez qui s’est rappelé à moi, alors que je l’ouvre avec délicatesse et componction depuis 4 ans, en soutenant le fond d’une main ? (restant méfiante)

Je ne sais pas pourquoi le scotch ne s’est décollé qu’aux endroits où il était utile. Parce qu’ailleurs il tient fort bien, trop bien même, je suis asphyxiée par l’acétone… Je hais ce tiroir, mais ne le lui répétez pas : pour une fois, il ne m’a pas blessée… Jean Poirotte a fait la sourde oreille, mais j’ai comme l’intuition qu’un jour il va se retrouver avec le tiroir à me remettre à neuf.

M’en fous pour l’instant, j’ai des clous pour charpente, de la super glu, de la colle 2 faces, du scotch, et toute la journée devant moi pour gratter et décoller ce P.D.B.D.M de scotch avant de coller l’autre… (que ça à faire)

La vie n’est qu’un long calvaire.

PS :Farty vient terrasser la fuite du lave linge entre 10 et 13 H demain, nananèreeu (je leur fait voir mon tiroir ?)

Posté le 23 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Ingrédient indispensable…

Couple_et_disputesUne sciatique mal venue m’ayant clouée sur mon canapé (on échoue où on peut) pour 2 jours (j’ai toujours du bol pendant mes vacances), j’ai été dans l’obligation de me refaire quelques vieux films. Enfin certains ont 10 ans, voire même 15, c’est dire les niaiseries que je peux regarder. Et puis j’ai pris ce qui me tombait sous la main.

J’avais sous le coude quelques films catastrophes et autres, tous américains, et il m’est apparu, à les visionner les uns après les autres, qu’il y a un ingrédient quasi indispensable pour réussir un film catastrophe.

C’est le couple qui ne s’entend pas – plus – en instance de séparation – déjà séparé – divorcé.

Sans cet ingrédient miracle comme le coriandre dans les champignons à la grecque, le film sera un échec.

  • Le couple ne s’entend plus, mais rapport à un enfant forcément difficile (vu l’ambiance familiale), reste ensemble (“Le jour d’après” où le père est tout le temps barré aux pôles d’où une certaine lassitude de l’épouse, la garce !). On sent dès le début que cela va craquer de toutes manières, sauf catastrophe annoncée qui sauvera le ménage en ruinant la planète.

  • Le couple est déjà séparé. L’homme vit sous l’eau (“Abyss”) ou à la recherche d’un typhon (“Twister”).

  • Le couple est divorcé. Il se partage la garde des chiens (“Alerte”), non sans disputes l’un n’étant pas là comme prévu pour prendre les fauves quand c’est sa semaine, et vice versa (pour faire plausible on prend des terres neuves)

  • N’ayant pas non plus revu 42 films, je m’arrête là.

Une catastrophe va leur tomber dessus : une glaciation accélérée, un typhon, une tempête, un sale virus, liste non exhaustive. Bien évidemment au cours de cette catastrophe, le couple sera héroïque. L’un d’eux sauvera le monde (lequel ????) voire même leur association qui leur fait prendre conscience qu’ils ont eu tort de se disputer pour des histoires de chaussettes sales et de lavabo non rincé (on n’ose imaginer le héros ne rabaissant pas la lunette des toilettes).

Dans pas mal de cas, le couple travaillait ensemble avant de ne plus s’entendre (“twister” où ils se retrouvent, l’un courant après l’autre pour lui faire signer les papiers du divorce le remariage urgeant) (“Abyss” où il dirige la station sous-marine qu’elle a conçue). Leur non entente reste un mystère qui ne sera pas élucidé (à moins de se rabattre sur les hypothèses ci-dessus). Ce n’est pas important d’ailleurs, ce qui est important c’est de savoir si :

  • Ils vont se réconcilier

  • S’ils vont au moins faire crac crac une fois avant “the end” ou tout au moins s’embrasser laissant présager que…

  • Si l’un des deux va sauver l’autre tout finissant bien.

  • Si l’un des deux sauvera l’autre en y laissant sa vie, mais ce n’est pas grave parce qu’au dernier moment il s’entendra dire “je t’aime”. N’empêche qu’on est émus et qu’on se demande si le survivant n’ira pas s’enfermer dans un monastère tibétain (trop tard).

  • Si à eux deux ils vont résoudre le problème et chasser ce vilain typhon ou cette grippe aviaire, voire remonter à la surface sans respecter les palliers de décompression indemnes… (bon là d’accord il y a l’intervention des extra-terrestres, mais c’est un autre débat, je parlerai des extra-terrestres un jour)

Le suspense du film réside là. On sait bien que le volcan va sauter, que le typhon va passer, que le virus va sévir, que la station va couler, la glaciation s’installer. Ce qui compte c’est l’héroïsme comme dans “le jour d’après” où le père si peu présent, et pour une fois qu’il est là, est obligé de rallier New York avec deux potes pour sauver son fils coincé dans une bibliothèque. On ne se demande pas s’il va y arriver : il y arrivera. Ce que l’on se demande c’est comment sa femme prendra la chose (plutôt bien : ouf !, elle n’a pas attendu de coup de fil pendant tout le film pour rien) et combien d’états il aura parcouru au bout du compte, avec un traineau et des skis de fond, en semant des cadavres partout (oui les deux potes n’arriveront pas, c’est écrit d’avance).

Dans “Alerte” Dustin Hoffman se bat vraiment pour sauver son ex avant tout, donc il piste tous les singes qui passent avec un flair infaillible. Dans “Abyss” c’est à qui se sacrifiera pour l’autre (je me noie, non toi, non moi mon amour, heureusement que tu es là, etc…).

C’est ce qui rend la catastrophe émouvante : de voir que le pire nous rend meilleurs. Surtout dans la stricte légitimité car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les films américains, le couple qui ne s’entend plus, est toujours marié (ou l’a été, d’où remariage en vue) : on ne concubine pas aux USA.

Je serais complètement perdue si au départ d’un film comme cela, je ne pouvais pas repérer les héros à leurs disputes (souvent au téléphone d’ailleurs au début, pour brouiller les pistes (qui c’est ? – Ce doit être son mari – t’es sûr ?- Oui c’est dans le résumé du film).

Ma sciatique allant mieux, je ne suis pas en état de vous faire un compte rendu plus complet sur les couples à disputes des films catastrophes. Il y a aussi dans d’autres films, le couple non marié qui s’engueule dès la première rencontre : on peut prédire à coup sûr un mariage pour la fin…

PS : ce message est programmé pour partir le 17 août à 13 H 30 car ce jour, j’suis encore à Paris…

Posté le 17 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

L'expédition parisienne ou les beautés des sites de renseignements

Retour_voyageComme vous pouvez le constater, me voici bien rentrée de mon expédition parisienne qui s’est bien passée (même pas dépensé de sous dans les boutiques des filles).

Par contre j’en ai après un site dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de publicité imméritée.

Ce site fonctionnait très bien jusqu’au moment où un anonyme plus intelligent que les autres a décidé de l’améliorer. Hors je fais partie des gens qui pensent que le mieux est souvent l’ennemi du bien.

J’avais donc consulté mes horaires de train sur Internet, et annoncé un départ 11 H 08, donc arrivée 12 H 30 environ à la station “cité”.

C’était sans compter avec mon aptitude diabolique à être toujours prête 2 H trop tôt. Me voila vérifiant sur Internet et annonçant à ma méchante qu’en fait je prends le train de 10 H 38.

Bien évidemment, me voilà à la gare avec 20 minutes d’avance dès fois que (…j’ai avalé une horloge).

Le train annoncé pour 11 H 38 était en fait à 11 H 45. Soit attendre 27 minutes. Ca tombait bien, j’avais mon parapluie mais oublié mes lunettes de soleil dans ma voiture. Restait 20 minutes à tuer en pestant contre le site, car l’horaire qu’il m’avait annoncé correspondait à un départ dans le sens inverse de Paris.

Le train a été à l’heure, même pas soif, et aucun loubard en vue. Je ne me suis pas perdue à la gare Montparnasse qui a tellement changé depuis ma folle jeunesse. J’ai pu prendre les tapis roulants sans me tôler (encore qu’au retour c’était limite sur le tapis à grande vitesse au moment de passer sur la zone de ralentissement). Enfin tout s’est hyper bien passé.

Rentrée ce matin, me voici voulant en avoir le coeur net sur ce maudit site, et partant à la recherche d’horaires pour aujourd’hui. Et j’ai découvert ce qui s’était passé.

Pour mon départ : préciser le lieu et la ville. Bon moi j’avais mis “gare SNCF” en bonne cruche et arrivée également à “Gare Montparnasse” Paris (faut-il être bête). Je réitère aujourd’hui, et bingo le voici qui me demande (le site) de préciser mon lieu de départ : “avenue de la gare”, “tabac”, “laboratoire”. Je clique sur l’avenue de la gare comme avant hier, le choix “gare SNCF” n’existant pas. Pour Paris “gare Montparnasse”, préciser “avenue du maine” “gare SNCF” “rue du départ”. Sans doute pour le cas où des sièges éjectables dans le train permettraient d’atterir directement “avenue du maine” (je ne vous dis pas le bon qu’il faudrait faire).

Et me revoici avec un horaire à 14 H 08 alors que je sais que c’est 14 H 15. Mais moi avant hier, stupidement je n’avais pas demandé le détail du voyage et juste regardé l’heure du départ (pour moi du train), ce que j’ai fait aujourd’hui pour découvrir “allée de la gare, rendez-vous à la gare SNCF (7 minutes) et prendre le train ZIPPO à destination de Paris Montparnasse, heure de départ 14 H 15″.

Alors là c’est vraiment le pompon. Combien d’abrutis arrivés à l’avenue de la gare décident-ils d’obliquer vers le troquet du coin, nonobstant l’indication “gare SNCF ?”. Et pouvez-vous me dire pourquoi le lieu de départ “”gare” n’existe pas ?

Moi je ne sais pas, je ne suis pas technocrate…

Posté le 12 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Aujourd'hui j'suis à Paris

ValiseAujourd’hui, je suis à Paris. Eh oui, prévoyante pour une fois, j’ai préparé ce post hier…qui doit automatiquement s’éditer à midi, pour que vous sachiez pourquoi je ne vous réponds pas ce jour (prière de suivre).

Donc je suis partie voir la méchante et son chéri. J’ai donc tout bien prévu, parce que moi aller à Paris, autant dire que je file en Chine en stop.

  • J’ai acheté mon billet de train hier pour éviter de subir les “je vais à Strasbourg, après je file chez ma soeur à Nantes, d’où je file direct chez mes parents à Bordeaux pour revenir à Paris le 4 septembre”

  • J’ai pris une petite bouteille d’eau pour ne pas mourir de soif dans le train (je monte dedans c’est la pépie instantanée)

  • J’ai pris mes papiers d’identité dès fois que je me perde et que je perde ma tête aussi, on saura qui avertir, d’ailleurs…

  • J’ai mis un post it dans mon sac “personne à prévenir en cas d’accident” pour le cas où le sac rescaperait du déraillage.

  • J’ai emprunté le portable de mes parents pour appeler Pulchérie au secours, reste à savoir si je saurais m’en servir (finalement non, info de dernière heure : ils n’ont plus de crédit, je n’ai plus qu’à me débrouiller et c’est l’horreur)

  • J’ai pris un cran d’arrêt au cas où je ferais une mauvaise rencontre (même pas peur)

  • J’ai tout bien noté sur un post it comment que c’est compliqué d’aller chez Pulchérie (direct Montparnasse, descendre à “cité” (à ne pas confondre avec “cité universitaire”)

  • J’ai mis le post it tout de suite dans mon sac pour ne pas l’oublier.

  • J’ai consulté Météo France tout comme il faut

  • J’ai pris une réserve de clopes dès fois que mon train soit détourné vers Cuba et qu’à Paris il n’y ait pas de tabac d’ouvert en août (par chez moi c’est le désert sur ce plan là, restons vigilante)

  • J’ai laissé à Diabolos de quoi boire et manger pendant 3 jours en cas de grève des aiguilleurs SNCF et il faudra du temps à Mrs Bibelot pour réaliser que j’ai un chat et qu’elle a mes clefs

  • Pour le retour je ne balise pas trop : j’aurais une protection rapprochée avec la présence de la méchante et du gentil qui viennent prendre le vert. D’ailleurs pour me remettre je dors chez papa maman ce soir…

Quand je pars à l’étranger ? Euh non, je vérifie juste que j’ai bien mon passeport et mon écran total (sauf pour la Suède l’hiver, c’est toujours ça de gagné sur le plan du poids de la valise).

Posté le 11 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Deux belles mères pour le prix d'une : comment ne pas être avare

Belle_m_re

A multiplier par deux SVP


Quand j’ai rencontré Charles Hubert, j’étais en pleine recomposition de mon moi existentiel. En plus il ne me restait qu’un plant de basilic de vivant (et vivace) après les 3 qui avaient crevé (3 rencontres justement) (d’où le moi existentiel), donc j’étais certaine que c’était LUI (comme disait Brassens, quand on est con, on est con). Du coup je me suis reconstruite de travers et je l’ai surtout aidé à se reconstruire, mais ce n’est pas drôle alors je passe.

Je ferai un jour un post exclusif sur Charles Hubert qui vous amusera autant que “quand on n’a rien dans la tête”. Tout le monde va bien rigoler, sauf lui s’il se reconnaît au passage (j’vous dis pas les mails que je vais recevoir si c’est le cas, dans le genre “je disjoncte à 8 heures du matin + 36 bières à 8 heures du soir, c’est sympa, surtout au boulot).

Charles Hubert comme tout le monde avait un père et une mère. Divorcés. Et le papa (homme charmant par ailleurs qui bénéficiera d’un post exclusif ou “comment rédiger une procédure”) avait eu la bonne idée de se remarier.

Donc je me suis retrouvée avec deux belles mères. J’en avais déjà eu une qui m’avait largement comblée, et là je n’étais plus trop disposée à me laisser marcher sur les pieds, voire même plus disposée du tout à me laisser pourrir la vie par une belle mère donc deux = résolutions que j’ai tenues (oui ça arrive).

La première, la vraie (la maman de Charles Hubert) avait l’air tout à fait convenable au premier abord, derrière ses lunettes de  myope (je ne critique pas, ce n’était pas de sa faute). Sauf que régulièrement, au deuxième abord elle donnait l’impression d’avoir pris 2 tranxènes 50 + une bouteille de rhum + éventuellement un flacon entier d’anti-dépresseur. Les filles n’ont jamais pu la voir sans avoir l’impression qu’elle était shootée à mort (je n’y faisais plus attention, honte à moi).

Elle picorait 3 feuilles de salade, allait se faire vomir (même pas discrètement) dans les toilettes, et entretenait une relation longue durée avec son ex belle mère ce qui m’a toujours semblé suspect (moi appeler la mère d’Albert pour lui demander de ses nouvelles ne m’effleure jamais l’esprit, et je suis toujours ravie de savoir, via les filles qu’elle a fondu un fusible “une fois de plus”).

Elle recevait très bien. C’était toujours bon, bien préparé, bien présenté. Le hic c’était de la voir se pointer juste après avoir déposé le plateau de fromages, en pyjama, robe de chambre, et chaussettes (très important les chaussettes, Charles Hubert ne se couchait jamais sans, même en pleine canicule), et annoncer “je vais me coucher, le dessert est dans le frigo”. Je n’ai jamais osé faire ce coup là, même si l’envie m’en prenait en cas de coup de pompe subit, avec mes propres invités (suis-je normale ? et “vous descendrez les poubelles en partant et n’oubliez pas de nourir le chat”…)

Elle m’appelait pour me faire part de ses soucis rapport à Charles Hubert. Elle n’avait pas vraiment tort, mais avec un an d’avance ou dix ans de retard (en fait les deux). En plus elle me faisait part régulièrement de la dernière conversation qu’elle avait eu avec son ex belle mère (la grand mère de Charles Hubert, le Bubon (furoncle étant réservé à ma belle mère n° 1)) et me demandait de l’appeler à mon tour. N’importe quoi ! Je fuyais Mrs Bubon comme la peste, et je suis allée à son enterrement pour être certaine que je ne la reverrais JAMAIS, sans avoir vérifié au passage si c’était bien elle dans le cercueil : j’ai un boulot et les mises en bière me bouffant un RTT pour un bubon, merci bien (Dieu ait son âme : le pauvre).

Bien évidemment, la mère de Charles Hubert détestait à mort la deuxième femme de son ex qu’elle vouait aux gémonies. Après 20 ans de séparation je trouvais cela pitoyable (Albert peut se les faire toutes, je m’en fous, voire même je préfère qu’elles soient sympa avec les filles, (mais j’aime bien savoir qu’il se morfond tout seul…))

Hors la deuxième femme de l’ex c’était ma belle mère n° 2.

Celle-ci, psychologue de métier (d’ailleurs mon ex beau père n° 2 avait épousé sa psy), ne se shootait pas du tout. Même un aspirine était exclu… Elle était maigre comme un coucou (visualisez une grande planche avec des cheveux sur le dessus) et était obsédée par “la ligne” sans se demander en psychologue si elle n’avait pas un problème relationnel avec le bourrelet (qu’elle n’avait pas). Comme j’étais un peu rondelette, Charles Hubert aimant les femmes potelées, je ne me sentais jamais visée par ses allusions à la ligne… Elle et Beau papa n° 2 avaient adopté  une fille (elle s’était fait ligaturer les trompes après sa fille aînée et n’avait jamais pu les faire rescaper) qui était adorable le jour diabolique de mon second mariage. Tout le monde l’avait trouvée parfaite mais elle regardait les photos en précisant “elle est beaucoup mieux maintenant, elle a perdu 10 kg (et finit par en reprendre 30 histoire qu’on lui fiche la paix)”. Pour elle squelette façon rescapé de camp de concentration, c’était l’idéal.

Pour elle être bien c’était être anorexique vivant dans une maison modèle. J’étais à moins 5000 dans sa notation.

En effet mettre les pieds chez elle, c’était regretter d’avoir des pieds et n’importe quoi d’autre à caser : maison modèle façon “maison, loisir et création” c’était son truc, déplacer la télécommande de 2 mm c’était risquer sa vie. Hors je déteste les maisons modèles qui manquent de vie et y risquer la mienne.

Elle détestait également sa belle mère (un point commun avec l’autre), qu’elle avait surnommée “la reine mère”.

Toutes les deux me demandaient régulièrement des nouvelles de “l’autre”. Que je ne manquais pas de donner, les pires qui soient, pour le plaisir de leur voir enfin une mine épanouie.

Je ne peux pas dire qu’elles me manquent vraiment, mais j’ai peut-être tort…

 

Posté le 25 juillet '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

J'ai avalé une horloge

HorlogeJe ne sais comment mes parents s’y sont pris pour me la faire ingurgiter, mais une chose est certaine : j’ai avalé une horloge.

Bon je fais partie d’une famille où les retardataires sont rares et se prennent forcément une réflexion en cas d’abus. Cela a dû jouer.

J’ai le souvenir de l’école maternelle fermée, parce que j’étais en retard (elle était à 30 mètres de l’appartement et maman me surveillait de la fenêtre), ce qui m’avait traumatisée (pourtant l’école ce n’était déjà pas mon truc). Après je ne sais plus.

L’heure c’est l’heure, avant c’est trop tôt et après c’est trop tard (surtout quand on prend le train ou un avion).

Moralité, je passe ma vie à poireauter dans des endroits multiples. Chez le dentiste par exemple. Rendez-vous pris à 19 heures. Il est à 3 km, mais dès fois que je crève, dès-fois-que la voiture me lâche et que je sois obligée de terminer à pied, dès-fois que je croise un fou en voiture et que l’on doive m’y emmener en civière… Moralité je sonne à 18 H 30 et comme il n’a pas fini de charcuter la personne précédente dont les gémissements me terrorisent, quand il se décide à s’occuper de mon cas, j’ai perdu 3/4 d’heures (à lire “Voici” c’est ma seule occasion, dites moi pourquoi il y a toujours ce genre de lectures chez les dentistes et non pas : Historia ?).

Idem quand je dois (rarement) prendre le train. Le train est à 10 H 15, j’ai 2 mn en voiture pour y aller (oui quand je reviens de Paris j’ai les pieds en compote et je suis incapable de me traîner de la gare à la maison). A 9 H 50 je suis en train de prendre mon billet, ayant prévu les problèmes de voiture pré-cités et la personne diabolique qui réserve juste avant moi Paris-Tours/ Tours-Vezoul/ Vezoul-Frankfort/ Frankfort-Paris en changeant tout le temps d’avis (cela m’est arrivé une fois, moralité j’ai pris mon train sans billet et je n’ai même pas été contrôlée). Je passe donc 20 minutes à attendre le train et il fait moche. Et 20 minutes à contempler une voie ferrée, c’est long…

Invitée par des amis à un WE en touraine, et m’étant précisé que j’étais attendue “vers midi”, j’ai décollé à 7 H 30 de chez moi au cas z’où (250 bornes c’est la mort pour ma caisse). Pour moi il n’y a pas de “vers midi”. Midi c’est midi et c’est la honte si je pointe à 12 H 05 ou 11 H 55. J’ai été obligée de me résoudre à prendre la RN 10 pour perdre beaucoup de temps et ne pas arriver avec deux heures d’avance.

Le matin également, je pointe normalement chez Trucmuche/Truchon & Co à 8 H 30. J’ai pris la fâcheuse habitude d’y arriver vers 8 H 10, pour papoter avec les collègues en buvant un chocolat (je hais le café). Et bien si jamais je me lève en retard ou autre, la simple idée d’arriver à l’heure (8 H 30) me rend quasi hystérique. C’est pathétique.

Ce qu’il y a d’irréel même, c’est que si je suis en retard malgré mes précautions (the big accident sur l’autoroute), passé 5 minutes tout le monde s’imagine qu’il m’est arrivé quelque chose de grave. Oui c’est grave, je suis coincée dans un bouchon, le samu est là et les pompiers avec, je n’ai toujours pas de téléphone portable et je ne peux prévenir personne. Ne me reste qu’à souhaiter que cela se tasse avant que famille, amis, et autres, n’aient rameuté tous les hopitaux et morgues du secteur…

C’est aussi un cas de brouille indiscutable quand on a une amie qui elle est systématiquement en retard. Attendue chez moi entre 19 et 20 H elle se pointait à 22 H 30 avec toujours une bonne excuse, devant une assemblée exaspérée (mes amis sont à l’heure généralement). Et pendant les 3 H 30 où je l’attendais, je la détestais (ben oui j’avais dit 19 H aussi…). Etant toujours à l’heure je la trouvais systématiquement sous la douche ou en train de s’épiler et le poireautais à nouveau. J’ai résolu le problème le jour où elle s’est vexée chez moi d’arriver en même temps que le plateau de fromages. Et pour un réveillon c’était très fort de sa part.

Je me souviens aussi d’un ex à moi, champion du monde, que j’ai attendue des heures et des heures à de multiples occasions, jusqu’au jour fatidique où il m’avait promis d’arriver à midi pour m’aider à déménager. Il s’est pointé à 20 H après m’avoir téléphoné 5 fois pour me donner des excuses même pas bidons, et pour rouspéter qu’il n’aimait pas les sardines grillées…

Enfin de temps à autres j’aimerais bien pouvoir être en retard… C’est bête mais je n’y arrive pas, malgré une psychothérapie poussée.

Une sorcière pleine de défauts (décidément c’est ma fête en ce moment)

 

Posté le 25 juillet '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.